Voilà la suite et merci pour vos reviews drôlement rapides et chaleureuses ! Bref…

Carottal : merci pour ton commentaire et oui Ryûk est génial *.* ! C'est mon deuxième perso préféré. Et non, Blake et Wesley sont juste deux prénoms que j'adoooore. Un Harry adopté par Sirius ? Hein ? Enfin bref, ce sont juste deux persos venus tout droit de mon imagination ^^ Et toujours merci pour ta review qui contribue à me motiver.

Chie Kazune : erreur rectifiée ! Mis à part ça, merci pour le commentaire !

Haru-chwan : merci pour tes reviews *lui tends une pomme*

DISCLAIMER : crédits à Takeshi Obata et Tsugumi Ōba.

RATING : T

WARNING : un peu UA mais rien de bien méchant.

Bonne lecture.


Ryûk passa la tête entre ses jambes et observa Blake qui écrivait les différents noms sur l'Eraser Death, de la sueur perlant de son front pour tracer un sillon sur sa joue et partir se cacher dans son cou. Le dieu de la mort se retint d'exploser de rire et continua juste d'observer ainsi, la tête en bas. Et dire que ce pauvre humain croyait dur comme fer qu'il le tuerait si jamais il ne lui obéissait pas. Concrètement, ce n'était pas des ordres, mais le brun avait tellement les jambes qui s'entrechoquaient qu'il ne refusait jamais rien au shinigami. Celui-ci dévorait une énième pomme, le fait qu'il ait la tête entre les jambes ne semblant nullement le déranger. Au contraire, il se délectait de la terreur qui émanait du jeune homme et en même temps, il voyait qu'il hésitait. A quoi ? Ryûk ne savait pas, mais il était à peu près certain qu'il désirait écrire un nom sur l'Eraser Death.

Seulement quelques minutes après que Ryûk lui eut épeler les noms et qu'il ait inscrit leur endroit de « réapparition », il relevait la tête, l'air inquiet. Bizarrement, le dieu de la mort était persuadé qu'il se disait qu'il allait le jeter comme une vieille chaussette moisie après l'avoir utilisé. Mais Ryûk n'en avait pas encore terminé. Après tout cela, il restait le petit bazar que cela enclencherait et c'était précisément pour cette raison qu'il était descendu sur Terre. Observer et se délecter, un panier de pomme en main, à la manière d'un humain et du pop-corn devant un film palpitant. Cette fois-ci, il espérait que tout le monde ne mourrait pas comme la dernière fois. Surtout que Near n'était pas drôle à rester toujours impassible. Une poignée de porte aurait été plus intéressante à observer. Non, le shinigami voulait que les deux grands ennemis se retrouvent une nouvelle fois face à face et règlent leurs problèmes. Face à face. Dans une même pièce close. Comme Blake l'avait inscrit sur le papier. Et là, ça risquait d'être amusant.

Ryûk partit d'un rire joyeux tout en croquant une seconde pomme bien juteuse, prêt à se diriger dans la chambre fermée à clé que Blake avait tout spécialement préparée en leur honneur.

oOo

- Ah, ma tête, grogne Light en se relevant péniblement.

Les souvenirs affluèrent en lui et sa main se crispa sur sa poitrine, mais il n'y avait nulle trace de sang. Il s'observa sous toutes les coutures, avant de conclure qu'il avait été au moins entubé dans une machine du futur pour ressortir sans une égratignure. Même s'il savait pertinemment que c'était (très) tiré par les cheveux, il ne voyait aucune autre solution plausible. D'ailleurs… pourquoi avait-il été sauvagement criblé de balles par des policiers ? Qu'est-ce qui s'était passé ? Son cœur tambourinait durement contre ses côtes et ses yeux cherchaient autour de lui un quelconque indice capable de le mettre sur une piste.

Il était entouré d'un lit, poussé contre le mur du fond, double aux couvertures blanches et que l'unique fenêtre de la chambre éclairait d'une lumière tamisée, les nuages gris au-dehors masquant en partie le soleil. Un bureau en bois de chêne était disposé contre le mur opposé et il y trônait un tas de paperasse assez conséquent. Au-dessus de celui-ci était accroché un portrait de deux personnes, deux hommes, qui avaient chacun passés un bras autour des épaules de l'autre. Le plus grand avait des cheveux auburn courts, des yeux chocolat surmontés de fines lunettes et un visage qui avait quelque chose d'enfantin, d'innocent. L'autre, plus petit, avait des cheveux d'un brun semblable à des ailes de corbeau, dont une mèche plus longue que les autres lui barrait la joue gauche. Son visage était d'une pâleur effrayante et d'une grande finesse. Ses yeux vairons, marron et bleu, semblaient n'avoir qu'uniquement le reflet de son ami gravé dans la rétine.

L'amnésique Kira épousseta sa veste noire et tourna sur lui-même, avant de se figer totalement devant la personne qui lui faisait face. Sa bouche s'entrouvrit sous le choc mais il la referma bien vite en se remémorant les bonnes manières ancrées en lui. Non ! Impossible ! Il était mort ! Il se souvenait l'avoir prit contre lui quand son cœur l'avait abandonné.

Rien n'avait changé en lui, pourtant.

Le dos arqué, un jean et un tee-shirt blanc froissé, les pieds nus, une tignasse noire ébouriffée, non, coiffée avec un pétard, une peau laiteuse, des yeux de panda totalement fascinants, telles deux billes noires brillantes surlignées de profonds cernes sombres qui vous sondaient inlassablement. Toujours la même vivacité dans le regard, la même intelligence perceptible dans la façon qu'il avait de scruter les gens.

Erald Coyle. Deneuve. Ryûga. Ryûzaki. L.

Et Light avait toujours la même envie de savoir ce qui se tramait. Comment était-ce possible ? Il était censé être mort depuis belle lurette ! Lui aussi, en tout logique. A moins que seulement quelques jours ne se soient écoulés depuis la dernière fois qu'il avait fermé les yeux. Il était étalé sur des escaliers, son regard s'éteignant doucement jusqu'à ce que le vide ne se fasse dans sa tête et que ses yeux ne voient que le noir infini. Il était mort ce jour-là, il en était sûr. Pourquoi alors tous deux étaient-ils debout dans cette pièce, face à face ? Etait-ce ça, l'Enfer ? Mais son partenaire de cellule avait-il fait quelque chose de suffisamment grave pour s'y retrouver ? Non, pas l'Enfer. Ni le Paradis. Ils étaient bien vivants. Le décor était trop banal. Mais qui les retenaient donc ici ? Pourquoi ? Comment ?

Il aurait bien voulu savoir si la porte était fermée à clé mais la main pâle comme la mort (remarquez l'ironie) de son compagnon d'infortune le vérifia pour lui et la poignée ne laissa pas la porte s'ouvrir. Alors il se tourna en soupirant vers le châtain, ses yeux de nuit l'observant comme un vulgaire écran noir, le visage impavide.

- J'ai une question à te poser, Light.

Malgré le fait qu'on l'ait interpelé, il ne répondit pas, préférant se murer dans le mutisme, trop incertain de sa situation.

- Dis-moi… si je ne suis pas mort, comme se fait-il que mon meurtrier se trouve en face de moi ?

- Arrête avec cette histoire, je ne suis PAS Kira ! s'écria le concerné, les poings serrés.

- Pourquoi suis-je mort, dans ce cas ?

- Si j'avais été Kira, j'aurais eu besoin des yeux de dieu de la mort pour te tuer.

- En effet, murmura le brun, posant son doigt sur sa lèvre inférieure dans la même mimique enfantine qu'il avait toujours eu. Je soupçonne alors Misa Amane de t'être venu en aide.

- J'ignore si Misa est encore vivante. Je suis censé être mort, moi aussi.

- Intéressant. Et d'après toi, où sommes-nous ?

- Dans une chambre, répondit vaguement le châtain. Mais nous sommes en vie, si j'en crois le fait qu'aucun type auréolé ne soit venu nous voir. Ou même le Diable, va savoir.

- Intéressant, répéta son interlocuteur. Comment es-tu mort, Light ?

- Je… je suis mort par balles. C'est cet enfoiré de Matsuda qui m'a descendu ! J'ignore pourquoi.

- Tôta Matsuda, murmura Ryûzaki, pensif. J'aimerais bien connaître ses motivations, même si j'ai déjà quelques petites idées.

- Si tu continues avec cette histoire de Kira, je te mets mon poing dans la figure. Et cette fois, aucune chaîne stupide ne me ferait basculer.

- Je te retournerais un coup de pied, dans ce cas, sourit L.

Light eut un infime sourire et observa son ami avant de soupirer.

- Où pouvons-nous bien être ? questionna le châtain, les sourcils froncés.

Soudainement, la porte se déverrouilla et le jeune homme brun de la photo accrochée au mur apparut, un Death Note à la main. Le regard de L s'illumina brusquement et Light écarquilla les yeux.

- Donne-moi ça ! s'exclama t-il en se jetant sur leur détenteur.

Celui-ci le lui donna sans rechigner, ce qui paraissait tout de même assez étrange, mais rien ne pouvait arriver seulement en touchant un Death Note. Il le prit donc entre ses mains et L observa sa réaction, mais rien ne se passa et aucun souvenir n'afflua dans l'esprit de Light. Il y eut seulement Ryûk qui apparut, couché sur le ventre et étalé sur le lit, la tête entre les mains et les jambes en l'air, ses yeux brillants d'excitation.

- Ben ça fait un bail dis donc !

- Ryûk ! s'écria Light. J'aurais dû me douter que tu étais à l'origine d'un truc aussi tordu.

- Désolé de te contredire, mais habituellement, ce n'est pas moi qui fabrique des machinations tordues.

Ryûzaki eut un sourire en coin, victorieux au fond de lui. Ça voulait tout dire.

- C'est à mon tour de te contredire, idiot. Je n'ai jamais été Kira, tu devrais le savoir.

- Je n'ai jamais dit que ma phrase t'était destinée. Pourquoi ? Tu te sens visé, Light ? ricana le shinigami, ravi de provoquer de futures disputes croustillantes.

Light poussa un grognement à son intention et se mordit la lèvre, se demandant si L le croyait capable de faire une telle chose, de le trahir, lui, son ami. Mais son expression était toujours aussi impassible. Une curieuse sensation s'installa en lui. Un peu comme du remord. De la tristesse aussi.

- Ryûzaki, finit-il par dire.

Celui-ci releva la tête, l'air sincèrement curieux.

- Je ne suis pas Kira.

Il ne réagit pas et ne fit que se détourner.

- Dis-moi, dieu de la mort, Ryûk, c'est ça ?

- Oui.

Il posa un doigt sur sa lèvre inférieure, les yeux brillants.

- Il y a quelque chose de sucré à grignoter, ici ?


Fin du troisième chapitre. J'espère que vous avez tous apprécié ! ^^

Merci de m'avoir lue et j'espère vous revoir pour la suite !

*Ryûk : pomme POWAA !*