Ah là là, on arrive bientôt à la conclusion, j'en ai peur… Nan je blague ! Enfin, il doit rester trois chapitres avant la fin, donc…
Partie quatre, bonne lecture !
Les Transports en Commun IV
Lorsqu'ils échouèrent, haletants, dans le hall d'entrée d'un vieil immeuble, Byakuya grelottait de froid. Ils avaient couru peut-être bien cinq minutes à perdre haleine sous la pluie et Byakuya avait rapidement senti l'humidité et le froid couler sous ses vêtements, le gelant jusqu'à la moelle.
Ses cheveux dégoulinant d'eau s'étaient glissés insidieusement entre la naissance de son cou et son pull, provoquant de réguliers frissons dans sa poitrine et son dos. Le jeune homme avait vraiment l'impression que même sa température interne avait chutée de quelques degrés. Seul son cœur restait chaud, étouffant de chaleur et de bonheur à dire vrai, un peu comme sa main nichée dans celle d'Ukitake.
En levant les yeux, Byakuya eut pendant quelques secondes l'envie de rire face à la tête que celui-ci faisait. Ses longs cheveux blancs étaient complètement trempés et de l'eau dégoulinait de ses tempes jusque sous son menton et sa bouche. Byakuya eut du mal à ne pas observer fixement le déplacement d'une goutte d'eau partant des cils de l'homme, passant sur sa joue rebondie avant d'atteindre le coin de sa bouche. Byakuya resta estomaqué en voyant soudainement une langue taquine sortir et attraper la goutte pour l'avaler.
Le rire mélodieux d'Ukitake le sortit de ses pensées honteusement perverses découlant du trajet de la goutte.
« Haha, tu verrais ta tête, on dirait un petit chat sortant du ventre de sa mère ! »
Byakuya sentit la chaleur du rougissement monter jusque ses joues et il fusilla l'homme du regard, très vexé.
« Attendez de vous voir, vous rirez après. »
Ukitake se mit à rire de plus belle et Byakuya s'accorda un micro-sourire.
« Allez viens, j'habite dans un studio au quatrième, alors prépare tes jambes ! »
Byakuya soupira et suivit son nouvel ami qui commençait à monter les marches des escaliers.
Quelques minutes plus tard, Byakuya se trouvait devant une vieille porte de bois avec le numéro huit cloué dessus. Le nom 'Ukitake Jûshiro' était inscrit sur du papier dans l'étiquette en dessous.
Ukitake sortit un trousseau de clés de son sac et ouvrit la porte.
« Entre, je vais te donner une serviette et tu pourras aller prendre une douche si tu veux. »
« Merci beaucoup. C'est très gentil. »
Le jeune homme entra et se retrouva nez à nez avec une porte. Surpris, il eut un mouvement de recul. Ukitake le contourna et poussa la porte qui donnait sur une salle de bain. Il ouvrit une commode, sortit deux serviettes, en prit une avec lui, sortit de la salle de bain et poussa Byakuya à l'intérieur, fermant la porte derrière lui.
« Je te prêterais des habits, mets-toi à ton aise et prends vite ta douche histoire que je puisse prendre la mienne après toi le plus tôt possible. »
Byakuya observa la petite salle de bain attentivement. L'odeur des cheveux d'Ukitake était partout, le papier peint représentait des bambous alignés verticalement et la douche semblait assez spacieuse pour une douche de studio. Le jeune héritier se déshabilla rapidement et entra dans celle-ci, fermant le rideau derrière lui.
L'eau chaude sur son corps le brûlait tellement il était frigorifié et afin de mieux faire circuler son sang, il se mit à sautiller sur place en tournant sur lui-même. Il ouvrit ensuite l'unique bouteille de shampoing posée sur un rebord de la douche et inspira lentement le parfum qui en ressortait.
A sa grande déception, l'odeur n'avait pas tout à fait la même qualité que lorsqu'il la sentait sur le corps d'Ukitake. Déçu, il en versa un peu dans sa main et s'appliqua à se laver les cheveux, puis le corps, avant de totalement se rincer et de sortir de la douche pour s'essuyer. Il s'aperçut alors que des vêtements avaient été déposés à son attention sur la commode à côté de la porte.
Il les prit, les enfila, s'attacha les cheveux et sortit de la salle de bain.
Dans le couloir d'entrée, il fit à peine deux pas (dépassant une deuxième porte à sa gauche) qu'il se retrouva aussitôt dans la pièce principale, qui constituait salon (sans canapé)-cuisine-salle à manger sur quatre mètres sur trois. Ukitake tournait le dos à Byakuya, semblant affairé avec quelque chose sur le feu. Une odeur de soupe à la tomate se répandait lentement dans les airs alors que l'autre homme touillait lentement la préparation. Il finit par se retourner et sourire à Byakuya.
« Hey. Tu as déjà fini ? Bon, alors tu veux bien m'éteindre le feu dans cinq minutes, s'il-te-plaît ? »
« Bien sûr. »
« Merci. Je vais me doucher alors ! »
Et il disparu dans le couloir. Byakuya observa un instant la pièce. Il y avait une gazinière, un four, un évier, un vieux frigo ronronnant, une table sous la fenêtre avec quelques chaises, un ordinateur portable silencieux et fermé sur la table et divers accessoires de cuisine. Le jeune homme se dirigea calmement vers un placard et l'ouvrit.
Bingo. Les assiettes et les verres étaient piles là où il pensait qu'ils seraient. Il en prit deux de chaque et alla les disposer sur la table. Puis, il ouvrit un tiroir situé à côté de la gazinière.
Re-bingo. Les couverts étaient tranquillement à leur place.
Byakuya se sentait bien dans ce studio, même s'il était plutôt petit, il appréciait la sobriété simple et pourtant lumineuse du décor, ainsi que l'aspect confortable que donnent toujours les lieux et meubles anciens. Il éteignit le gaz, disposa la soupe sur la table et s'assit pour regarder à travers la fenêtre d'un air songeur.
Dans la salle de bain, Ukitake achevait hâtivement d'essuyer ses longs cheveux pour éviter qu'ils ne gouttent. Il enfila un pantalon léger et un T-shirt vert pâle avant de sortir de la salle de bain pour entrer ensuite dans sa propre chambre. Il attrapa le sèche-cheveux dans la commode et se dirigea ensuite vers la cuisine.
Il ne put réprimer un sourire plein de tendresse en voyant que le jeune homme qu'il avait ramené avait mis le couvert et semblait à présent être pris dans des songes très profonds, tellement profonds que son visage en semblait apaisé et que sur ses lèvres se dessinait un sourire tranquille.
Ukitake s'approcha silencieusement derrière le jeune homme et se pencha derrière lui pour brancher le sèche-cheveux. Lorsqu'il se redressa, il croisa le regard de Byakuya qui s'était retourné et il lui sembla pendant un instant que le garçon arrivait à lire dans son esprit, avec ses grand yeux perçant couleur orage. Instantanément, il se sentit rosir.
« Euh… Tu veux que je te sèche les cheveux ? C'est vraiment pas agréable d'avoir les cheveux mouillés la nuit sur son oreiller. »
Le jeune homme lui jeta un regard surpris et légèrement rougissant avant d'acquiescer et de se remettre dos à lui. Ukitake cacha un sourire amusé et mit le sèche-cheveux en marche.
Il commença par sécher en surface, ses doigts soulevant à peine les boucles brunes du jeune homme, les frôlant tout au plus.
Puis, il passa sa main sur la joue du jeune homme, frôla son oreille en soulevant une mèche de cheveux, avant de recommencer encore et encore. L'homme appréciait la texture des cheveux de Byakuya, non seulement ils étaient fins, mais en plus ils étaient doux, très doux, incomparables à quoi qu'il puisse exister sur la planète.
Et la sensation des cheveux sur ses doigts provoquait chez lui un tempérament emprunt d'une douceur qu'il n'avait pas ressenti une seule fois depuis qu'il avait quitté ses frères et sœurs pour venir en France.
Byakuya avait été surpris quand le lumineux propriétaire du magasin de costumes lui avait proposé de lui sécher les cheveux. La pensée de sentir les doigts de l'homme contre son crâne, sa nuque avait provoqué chez lui un frisson qu'il avait eu du mal à faire passer inaperçu.
Il avait dit oui, bien sûr et il ne le regrettait pas du tout à présent. Il se sentait au paradis, les doigts fins de l'homme aux cheveux blancs glissant sur sa tête, le massant presque inconsciemment, induisant en force le sommeil dans sa conscience et provoquant chez lui une sorte d'assoupissement léger qui clarifiait sa pensée et lui donnait l'impression de vivre d'une façon éthérée et complètement décontractée.
Quelques minutes plus tard, les doigts se retirèrent comme à regret et Byakuya rouvrit les yeux. Il se redressa légèrement et se retourna pour remercier l'homme. C'est alors qu'il s'aperçut que celui-ci avait toujours les cheveux mouillés et qu'il s'appliquait à les sécher consciencieusement.
Alors Byakuya se leva, posa sa main sur le sèche-cheveux et pressa ses doigts sur ceux de l'homme qui lui faisait face et le regardait d'un air surpris.
« Je vais vous le faire. Asseyez-vous. »
L'homme lui sourit en remerciement et s'assit sur le tabouret à la place de Byakuya. Celui-ci se positionna derrière lui et activa le sèche-cheveux.
Les doigts de Byakuya commencèrent à frôler les cheveux de l'autre en tremblant d'anticipation et de fébrilité. Le sèche-cheveux peinait à soulever les lourdes mèches du crâne étant donné leur longueur et leur poids additionné à celui de l'eau.
Byakuya finit par complètement fourrer sa main dans la chevelure blanche, soulevant les cheveux ici et là pour faciliter l'accès à la chaleur produite par le sèche-cheveux. Bientôt, ses mouvements se firent plus sensuels, glissant sur le crâne, puis sur la nuque sensible, avant de venir rassembler les cheveux en glissant ses doigts devenus agiles derrière les oreilles de l'autre.
Ukitake eut une réaction plutôt inattendue en sentant l'index de Byakuya caresser presque langoureusement le creux à la base de son cou derrière son oreille. Il ferma les yeux en s'agrippant au socle de la chaise et rejeta légèrement la tête en arrière, faisant remonter de délicieuses fragrances au nez du jeune homme.
Byakuya en profita également pour attraper les mèches rebelles qui tombaient sur le visage d'Ukitake et les rassembler avec les autres. Dieu, que ses cheveux étaient doux… A cause de la chaleur du sèche-cheveux, ses doigts avaient perdu de leur moiteur et par conséquent, à chaque passage dans les cheveux d'Ukitake, Byakuya avait l'impression de sentir de la soie coulante entre ses doigts. Il en devenait ivre de bonheur et d'exaltation.
Ukitake avait ouvert les yeux à demi et observait le plafond d'un air songeur. Il avait une sensation qui ne lui était pas familière du tout, une sensation très agréable cependant, une sensation qui grandissait en lui à chaque caresse du jeune homme sur sa nuque. Était-ce du désir ? Ca y ressemblait vraiment beaucoup en tout cas.
Au fur et à mesure que Byakuya le touchait, Ukitake sentait ses émotions devenir de plus en plus confuses et son désir de toucher l'autre de la même façon qu'il le touchait, le caressait, le frôlait, ne cessait de grandir afin de lui rendre au centuple tous les plaisirs que le jeune homme provoquait sur sa chair mise à vif par tant d'attentions.
Mais il fallait arrêter ça. Ils étaient tous deux fatigués et cette fatigue encouragée par les attouchements dont chacun avait été victime les excitait plus qu'autre chose, les forçant à donner leur dernières forces avant la nuit, les épuisant.
Byakuya finit par arrêter le sèche-cheveux et par se pencher pour le débrancher. Ukitake émergea finalement de sa douce torpeur et se redressa avec quelques étourdissements.
Byakuya alla poser le sèche-cheveux sur la commode à côté du frigidaire et vint s'asseoir à côté d'Ukitake.
« Hum… J'espère que ça ne te dérange pas de manger à une heure trente du matin… »
« Je n'ai pas eu le temps ni l'envie de manger hier soir donc ça ne me dérange pas outre-mesure. »
Le silence s'installa, légèrement tendu à cause de la scène assez brûlante du sèche-cheveux. Les deux hommes commencèrent à manger leur soupe sans rien dire quand soudain Ukitake redressa la tête d'un air alerté.
« Ah… Je viens de réaliser que je n'ai pas de canapé où te faire dormir… Je ne reçois pas souvent du monde à dire vrai… »
Silence.
« Ce n'est pas grave, donnez-moi une couverture et je dormirai par terre. »
Un air horrifié s'inscrivit sur le visage de l'hôte.
« Quoi ?? Non ! Ca ne se fait pas. »
Silence.
« Il est hors de question que vous me laissiez votre lit, si c'est ce à quoi vous pensez. »
Ukitake eut l'air légèrement mal-à-l'aise et soudain s'empourpra légèrement.
« Euh… Il y a- Il y a peut-être une solution. Mais euh… »
Il se tut. Byakuya lui jeta un regard empli d'incompréhension.
« Mon lit est un lit deux places. »
Silence. Ukitake semblait toujours aussi gêné alors que Byakuya le fixait attentivement.
« … Ca peut être une solution. Si ça ne vous dérange pas de dormir avec moi, je veux bien partager votre lit. »
Ukitake eu l'air brusquement soulagé.
« Bon, alors c'est réglé. En plus le pyjama que je t'ai passé semble être à ta taille, donc ça ira comme ça. »
Byakuya baissa les yeux sur ce qu'il portait. L'ensemble était bleu pâle et on ne lui voyait pas les chevilles. C'était parfait.
« Merci beaucoup. Je ne sais pas dans quel état j'aurais été si vous n'aviez pas été là. »
Ukitake se figea alors qu'il s'apprêtait à porter la cuillère à soupe à sa bouche.
« Euh… Oui, à ce sujet… Vu que je t'ai prêté un pyjama, que nous avons soupé de la même soupe et que nous allons partager le même lit, tu penses que tu pourrais essayer de me tutoyer ? Parce qu'après-tout, Shunsui et moi avons le même âge, tu sais. »
Byakuya cligna des yeux puis hocha la tête.
« D'accord, c'est vrai. J'oublie souvent que Shunsui a redoublé deux classes et qu'il a actuellement trois ans de plus que moi… »
« Oui, d'ailleurs il arrive à bluffer beaucoup de monde comme ça, c'est une sorte d'orgueil qu'il se plaît à entretenir. »
Ils échangèrent un sourire complice et Jûshiro fut saisi par le changement que ce simple sourire provoqua sur le visage de Byakuya. Son visage s'était comme temporairement illuminé, ses yeux s'étaient mis à briller légèrement et le spectateur qu'était l'homme aux cheveux blancs avait senti son cœur se serrer d'émotion et son sang jaillir avec force dans ses veines.
Quelques minutes plus tard, Jûshiro avait donné une brosse à dent jetable ,trouvée au hasard en farfouillant dans les tiroirs, à Byakuya et s'était appliqué à débarrasser puis à faire la vaisselle. Finalement, il était lui aussi allé se laver les dents avant de rejoindre Byakuya dans sa chambre. Il le trouva face au lit, les bras croisés d'une façon assez étrange.
« Un problème ? »
« Non, aucun. Je me demandais juste comment vous aviez fait pour faire entrer un lit aussi grand dans cette pièce. Il n'aurait jamais pu passer par la porte, n'est-ce pas ? »
« En fait, il était en plusieurs pièces quand il est arrivé, c'est un ami et moi qui l'avons monté. Mais on a du plier le matelas en deux pour réussir à le faire rentrer, je l'avoue. »
« C'est bien ce que je me disais. C'est un 'king size' non ? »
« Non, ça ne rentrait pas. J'ai pris la taille juste en dessous du coup. J'aime bien les grands lits. »
Silence. Puis Jûshiro grimpa sur le lit.
« De quel côté dors-tu ? »
« De préférence à droite. »
« D'accord. »
Byakuya éteignit la lumière et vint s'allonger à côté de l'homme aux cheveux blancs qui s'était déjà enfoui sous la couette. L'obscurité était presque complète.
« Bonne nuit Byakuya. »
« A toi aussi. »
Il ne resta plus que dans l'air, la respiration apaisée et apaisante des deux hommes.
Mais Byakuya ne parvenait pas à s'endormir. La simple pensée que l'homme qui avait le pouvoir de tordre son cœur de façon complètement archaïque était à quelques centimètres de lui le faisait frissonner intérieurement. Et l'exquise odeur qui s'échappait de sa gauche ne facilitait pas les choses, bien au contraire, elle le faisait trembler légèrement de la tête aux pieds.
Finalement, ni tenant plus, il se tourna vers l'autre homme et l'observa avec fascination. Il avait la tête tournée vers lui et les yeux fermés, il semblait véritablement dormir ou être sur le point de s'endormir.
Byakuya tendit lentement et silencieusement la main vers les cheveux qui débordaient sur l'oreiller et il caressa doucement une mèche avant de la prendre dans ses doigts. C'était une mèche à double-tranchant. En effet, quand on la caressait en remontant vers la racine, elle semblait racler contre la peau, alors que quand on la laissait couler entre ses doigts, elle semblait tellement douce qu'on avait l'impression qu'elle était presque irréelle.
Fasciné par la blanche mèche, Byakuya remarqua tardivement que l'homme avait rouvert les yeux et l'observait. Le regard qui croisa le sien bloqua dans sa gorge les mots qu'il allait prononcer car ils semblaient non pas dérangés par la caresse mais plutôt re-demandeurs. Jûshiro sourit tranquillement et referma les yeux, sans faire le moindre commentaire oral.
Le sommeil s'abattit alors sur Byakuya comme le faucon s'abat sur sa proie. En moins de dix minutes, il s'était endormi et sa respiration s'était ralentie à un rythme profond.
Ukitake Jûshiro caressa doucement la main qui tenait sa mèche de cheveux avant de l'agripper, de la soulever et de la déposer sur sa hanche. Puis, il se rapprocha de Byakuya et l'entourant de ses bras, il le serra contre lui, inspirant l'odeur de son propre shampoing à travers les cheveux du garçon.
Oui, Jûshiro n'avait désormais plus aucun doute. Il désirait Byakuya et il ferait tout pour que le jeune homme le comprenne.
A suivre…
(Oui, je sais, Byakuya s'est endormi trèèèèsss rapidement. L'auteure a dû lui lancer un sort… XD)
Dans le chapitre précédent, il y avait, pour reprendre Hoshiyo-chan qui a parfaitement résumé la situation:
"Tousen qui promène Komamura, Ikkaku qui sort avec Yumichika, Renji qui roule un patin d'enfer à Kira et Hisagi qui regarde le tout!" (dixit la review laissée pour le chapitre trois... Bien joué à ceux qui ont trouvé !)
