Partie 4

Loft, New-York, 22h30

En entrant dans l'ascenseur, main dans la main, et trempés, ils riaient encore d'avoir dû courir depuis le taxi, sous le déluge de pluie et l'orage qui s'étaient abattus sur la ville. Rick attira aussitôt Kate contre lui, comme s'il ne pouvait se résoudre à ce qu'elle restât loin de lui.

- Mon Dieu … ce temps … une minute sous la pluie et je suis trempée …, constata-t-elle.

Il ne dit rien, contemplant silencieusement son large sourire, et la regarda, les mains sagement posées sur sa taille, dénouer son chignon pour détacher ses cheveux mouillés. Elle secoua légèrement la tête pour faire retomber ses cheveux sur ses épaules, et ce geste d'une sensualité délicieuse attisa un peu plus encore son envie d'elle.

- Tu es si … torride quand tu fais ça, sourit-il, alors qu'elle passait ses doigts dans ses longs cheveux pour les démêler.

- Seulement quand je fais ça ? fit-elle mine de s'étonner avec un petit sourire, consciente du désir qu'elle faisait naître chez son homme.

- Pas seulement, non … Tu le sais …

Il la regarda se recoiffer maladroitement, ne pouvant résister à la tentation de laisser ses mains vagabonder sur elle. A travers le tissu de sa robe, il caressa les courbes généreuses de ses hanches, effleura ses fesses, remonta dans son dos jusqu'à sa nuque, pour attirer son visage au plus près du sien.

- Laisse tes cheveux comme ça …, lui fit-il doucement. Ça fait sauvage … J'adore …

Elle sourit, son front contre le sien, sa bouche effleurant légèrement la sienne, sans pourtant l'embrasser. Silencieusement, ils échangèrent sourires et regards, conscients qu'ils partageaient un de ces moments, où maîtriser leurs désirs devenait difficile, et presque douloureux.

La porte s'ouvrit sur leur étage, les ramenant à la réalité, et les obligeant à se séparer quelques secondes, pour quitter l'ascenseur. Ils s'avancèrent, silencieux, jusqu'à l'entrée du loft, mais Rick s'arrêta avant d'ouvrir, enlaçant sa muse par la taille pour, d'un geste viril, la prendre de nouveau dans ses bras.

- Encore quelques secondes …, lui fit-il. Dieu seul sait ce qui nous attend à l'intérieur …

- Rien d'autre que mon père et Eliott … je suppose, sourit-elle.

- Hum … J'espère qu'il va se rendormir tranquillement, répondit-il l'air un peu soucieux, et nous laisser profiter encore l'un de l'autre …

- Tu es inquiet ?

-Un peu … les bébés ont un don pour ça … je te l'ai dit, ils sont programmés pour empêcher leurs parents de prendre du bon temps …

- Mais non …, répondit-elle, j'ai dit à Eliott que sa maman avait besoin de papa ce soir …

- Et tu crois qu'il a compris ? lui fit Rick, avec un sourire.

- J'en suis sûre …, sourit-elle. Je lui ai fait mon regard intransigeant …

Il sourit, amusé, et déposa un baiser sur ses lèvres, avant de la laisser s'échapper de ses bras pour ouvrir la porte.

Quand ils entrèrent, ils trouvèrent Jim assis dans le canapé, son petit-fils éveillé dans les bras.

- Ah les voilà …, sourit Jim à l'intention d'Eliott, je t'avais bien dit que maman et papa allaient bientôt rentrer …

- Tout s'est bien passé, Papa ? demanda Kate, s'approchant aussitôt de son père et de son fils.

- A la perfection … ce petit gars vient juste de se réveiller …, expliqua Jim. Il a pleuré un peu … mais ça va mieux …

- Cet enfant est un amour, sourit Rick en se débarrassant de sa veste.

- Vous avez passé une bonne soirée ? demanda Jim, en déposant Eliott dans les bras de Kate, heureuse de retrouver son petit garçon.

- Une merveilleuse soirée …, sourit Kate, en embrassant son fils, qui ouvrait des yeux tout ronds, en suçant son poing.

- Alors je suis content, répondit Jim. Pour nous aussi, la soirée a été excellente …

Jim se leva, et attrapa sa veste posée sur le dossier du canapé.

- Ma mère n'a pas été trop insupportable ? demanda Castle.

- Oh non … On a réussi à ne pas s'étriper, sourit Jim, en enfilant sa veste. Et j'en ai appris de belles …

- A ce point-là ? sembla s'étonner Rick, l'air un peu inquiet de ce que sa mère avait bien pu encore raconter sur sa vie.

- Si j'avais su, Katie, je ne sais pas si je t'aurais laissé épouser cet énergumène …, plaisanta Jim.

- Je ne sais pas si c'est une bonne chose que ton père côtoie ma mère …, constata Rick avec une petite moue.

- Allons, Richard, je vous taquine …, répondit Jim, en lui tapotant affectueusement l'épaule. Je n'aurais pas pu rêver mieux pour ma fille …

Rick sourit, content du compliment, qui, il le savait, venant de Jim, plutôt avare en paroles, était précieux.

- Allez, je vous laisse, vous devez être épuisés … et il faut s'occuper de ce petit homme …, leur fit Jim.

- Merci pour tout …, répondit Castle. La prochaine fois, on essaiera de vous prévenir plus tôt …

- Oui, merci, Papa …, ajouta Kate, adressant un sourire à son père.

- C'est un plaisir …, répondit-il, se baissant pour déposer un baiser sur le front de son petit-fils, puis un autre sur les cheveux de sa fille. A bientôt …

- A bientôt, Papa, répondit Kate, alors que Rick conduisait son père vers la porte.

- Richard … bonne nuit, lui fit Jim en lui serrant la main.

- Merci, rentrez bien …, sourit Rick, en la regardant s'éloigner dans le couloir.

- Bon … on va pouvoir renouveler l'expérience, constata Kate, en se levant, Eliott blotti dans ses bras. Tout le monde est heureux … Les grands-parents, les parents, et même notre petit ange qui est tout calme …

- Oui … qu'est-ce qu'il est beau …, s'extasia une fois de plus Rick, caressant de son doigt la joue de son fils, qui commençait à téter dans le vide, et à frotter son nez contre la poitrine de Kate. Et qu'est-ce qu'il a faim …

- Je vais lui donner le sein dans la chambre ...

- Profites-en, fiston … après, maman est à moi …, sourit Castle, embrassant Eliott, puis Kate.

Il la regarda s'éloigner, attendri par la facilité avec laquelle elle passait de sa femme sexy et sensuelle, à la maman douce et tendre de son fils, et inversement.

Quelques minutes plus tard …

Quand Kate rejoignit le salon, Rick avait plongé la pièce dans la pénombre, et disposé quelques bougies sur la table basse. Installé dans le canapé, il pianotait sur son téléphone, écrivant un message.

- Il dort déjà ? s'étonna-t-il, en la regardant venir s'asseoir tout près de lui, dans le canapé.

- Oui …, répondit Kate, alors que Rick éteignait et déposait son téléphone.

- Parfait, sourit-il. Ma mère voulait savoir si nous étions bien rentrés, et si son « petit amour » avait survécu à sa dernière heure avec Jim …

- Nos parents sont complètement gagas d'Eliott, non ? répondit-elle avec un sourire, se blottissant au creux du bras qu'il lui offrit.

- On dirait bien …, comment ne pas l'être ? Mais pourquoi ma mère ne m'a jamais appelé son « petit amour » moi ? s'étonna Rick, comme s'il en prenait tout à coup conscience.

- Elle a bien dû le faire … mais tu ne t'en souviens pas …, le rassura Kate, ou alors elle ne le faisait pas devant toi …

- Ou alors, j'étais trop terrible pour l'attendrir …, répondit-il avec une petite moue.

- Même quand tu es terrible, tu es attendrissant … mon amour …, lui fit-elle avec douceur.

- Heureusement que tu es là, toi …, sourit-il, se penchant pour l'embrasser. Il est rapide … et obéissant notre petit ange quand même … Maman lui demande de dormir, et hop il dort … A croire que toi-aussi tu parles à l'oreille des bébés …

Elle sourit, effleurant sa joue d'une caresse, frottant doucement son nez contre le sien, pour à son tour déposer un baiser sur ses lèvres.

- Je ne crois pas non … mais mon regard intransigeant a cet effet-là sur mes deux hommes …, ils obéissent au doigt et à l'œil …, répondit-elle, caressant sa bouche de petits baisers, tout en l'enlaçant.

- Hum … C'est vrai que tu peux faire peur …

Elle ne dit rien, captivée par la douceur de leurs baisers, et l'intensité du désir qu'ils attisaient en elle. Elle sentit les doigts de Rick caresser son épaule, et elle frissonna. Il sourit contre sa bouche, amusé et ravi de la voir si sensible. Elle avait besoin de le toucher, elle-aussi, de sentir la chaleur de sa peau sous ses mains, de le voir s'abandonner sous ses caresses. D'une main, elle déboutonna sa chemise, alors que leurs lèvres jouaient à se chercher et se retrouver, mêlant baisers et sourires.

Quand Kate posa sa main sur son torse, le caressa, puis la fit glisser jusqu'à la carrure de ses épaules, il ne put contenir un murmure de contentement qui, à son tour, la fit sourire. Il abandonna doucement ses lèvres, pour venir enfouir sa bouche dans son cou, y déposer des baisers, tout en faisant glisser la bretelle de sa robe. Sentir l'envie de Kate, sous ses mains qui enveloppaient son torse de caresses, dans ses soupirs de plaisir quand il effleurait sa peau, la goûtait de sa bouche et de sa langue, le rendait fou de désir. Il posa sa main sur sa cuisse nue, faisant remonter le tissu de sa robe jusqu'à sa taille, et d'un geste viril, il la prit par la taille pour l'attirer sur lui, et l'asseoir à califourchon sur ses genoux.

Caressant doucement ses cuisses, il la contempla un instant, alors qu'elle faisait glisser sa chemise dans son dos. Souriante, elle le regardait, passant doucement ses mains sur son torse, dessinant de ses doigts le contour de ses muscles, de son ventre. Et sans qu'il sache vraiment pourquoi, sans doute à cause de son regard, de ses cheveux encore humides, de la sensualité de ses gestes, une image ancrée dans son cœur à tout jamais resurgit dans son esprit.

- Ça me rappelle notre première fois …, lui fit-il, doucement, passant ses doigts dans ses cheveux, pour écarter quelques mèches sur sa joue.

- Quoi ?

- Tes cheveux mouillés … toi …

- Oui …, sourit-elle. Il y avait cet orage … et j'avais passé un bon moment à réfléchir sous la pluie …

Cette image, son sourire, enveloppèrent son cœur de tendresse, et il passa une main dans son dos pour l'attirer tout contre lui, presser son corps contre son torse nu, et l'embrasser encore et encore.

- Tu sais ce qui est fou ? reprit-il entre deux baisers, tout en caressant son dos et la serrant dans ses bras.

- Dis-moi …

- Ce soir, je suis aussi impatient que la première fois … enfin, je suis toujours impatient …

Elle sourit.

- Mais ce soir, c'est comme si j'allais découvrir un monde merveilleux …, que je connais pourtant par cœur … mais que je redécouvre à chaque fois …, expliqua-t-il de sa voix chaude et envoûtante, tout en faisant glisser sa deuxième bretelle.

Elle savourait l'instant, la douceur des gestes de Rick et de sa voix, qui contrastait avec la fureur du désir qu'elle voyait dans ses yeux, et dans cette façon qu'il avait de l'embrasser fougueusement, et de la serrer contre lui, comme si jamais elle ne serait assez proche pour qu'il ne soit rassasié d'elle.

- Et cela fait trois semaines que je n'ai pas pu y goûter …, continua-t-il, alors oui, c'est presque comme la première fois …

- Sauf qu'on sait ce qui nous attend …, et c'est encore plus excitant … de savoir …

Il fit glisser le haut de sa robe vers son ventre pour dévoiler sa poitrine, et la contempla découvrant les nouveaux dessous qu'elle avait choisis pour lui. Le jeu des dentelles et du satin de ce soutien-gorge rouge-carmin sublimait la volupté de sa poitrine si généreuse.

- Waouh … voilà ma surprise …, sourit-il, la dévorant des yeux.

- Oui … ça te plaît ?

- Tu es magnifique … c'est diablement sexy … Merci …., répondit-il, l'air totalement envoûté, en relevant les yeux vers elle, pour apprécier son sourire ravi.

- C'est un plaisir de te faire plaisir …

- Je peux ? demanda-t-il, posant délicatement un doigt sur le galbe de son sein, effleurant la dentelle.

Il savait combien sa poitrine était sensible avec l'allaitement, et appréhendait ce moment. Ces dernières semaines, à plusieurs reprises, Kate avait eu mal quand il l'avait prise dans ses bras, ou serrée un peu trop fort contre lui. Alors, timidement, il préférait demander l'autorisation, et s'assurer qu'elle prendrait du plaisir à ce qu'il embrasse et caresse cette poitrine dont il était follement amoureux.

- Oui … doucement mon cœur …, répondit-elle, glissant ses mains dans sa nuque pour accompagner le baiser que Rick vint déposer sur son sein.

Sans rien dire, il joua à effleurer la dentelle du bout des lèvres, caressa de la pointe de sa langue ses tétons, sous le satin. Elle soupira de plaisir, et avec une infinie douceur, il posa ses mains sur les rondeurs de ses seins. Il les caressa encore et encore, de sa bouche, de sa langue, sentant combien Kate était sensible à ses caresses, peut-être plus encore que d'habitude. Les mains enfouies dans ses cheveux, pressant sa tête contre ses seins, elle soupirait de plaisir, et s'abandonnait complètement au désir qui la submergeait.

- Tu n'as pas mal ? s'inquiéta-t-il doucement malgré tout, dégrafant son soutien-gorge d'une main, sans cesser de couvrir sa poitrine de baisers.

- Oh non … Tu es si doux … c'est divin …, chuchota-t-elle, savourant la sensation excitante des lèvres et la bouche de Rick glissant amoureusement sur sa poitrine.

- Je suis fou de tes seins …, murmura-t-il, relevant la tête vers elle pour la regarder dans les yeux. Eliott a de la chance que j'accepte de partager avec lui ...

Elle sourit, amusée, effleura sa bouche de ses lèvres, lui offrant un baiser aussi sensuel que gourmand, alors que ses mains continuaient de caresser, encore et encore sa poitrine, qu'il n'avait pu toucher depuis trois semaines.

- Tes seins sont parfaits …, chuchota-t-il d'une voix suave, alternant baisers et quelques mots susurrés contre sa bouche. Ils sont doux … tendres … chaleureux … si ronds sous mes mains … ils ont ton parfum … envoûtant … excitant … Si tu savais combien de fois j'ai rêvé de pouvoir les prendre dans mes mains, les goûter, leur donner du plaisir … avant … quand tu n'étais que ma muse …

- Ah oui ? Je pensais que tu fantasmais davantage sur mes fesses et mes jambes, murmura-t-elle, cessant de l'embrasser pour sonder son regard, intriguée, séduite par cet aveu, cette déclaration d'amour pour sa poitrine.

- Aussi …, sourit-il. Je fantasmais sur tout à vrai dire … sur toi … Mais j'avoue que deviner leur jolie rondeur sous tes tee-shirts, ou entrapercevoir un petit bout de ta peau dans ton décolleté avait un pouvoir aphrodisiaque … terrifiant … toujours aujourd'hui d'ailleurs …

Elle déposa un baiser sur ses lèvres, avant qu'il ne baisse les yeux vers ses seins gonflés de désir, pour les caresser du bout des doigts, la faisant frissonner.

- Ils me disent aussi combien tu as envie de moi … mais ce n'est pas juste sexuel et érotique … c'est … je ne sais pas … il y a ta petite cicatrice … juste là …, fit-il doucement, posant sa main au creux de sa poitrine, sentant le battement de son cœur contre sa paume. Alors ils sont un peu aussi l'essence de ce que tu es, de ce que tu as vécu … ils sont la vie … encore plus maintenant que tu allaites notre fils …

Elle aimait l'entendre conter ainsi son amour pour elle, pour son corps. Elle aimait ces moments où ils prenaient le temps de faire l'amour, et où les mots, ce qu'ils se disaient, ce qu'ils échangeaient, avait autant d'importance que leurs baisers et caresses. Rick lui disait parfois qu'il aurait pu écrire un livre entier pour décrire la beauté de son corps, et la sensation que lui procurait chaque parcelle de sa peau. Elle le soupçonnait d'en être vraiment capable. Et elle adorait ça.

- Oui, je suis fou de tes seins, conclut-il avec le sourire, les pressant de nouveau délicatement sous ses mains. Et ils m'ont manqué …

- Tes caresses m'ont manqué …., répondit-elle, l'embrassant avec tendresse. Tu m'as manqué …

Leurs bouches, leurs langues se caressèrent, s'effleurèrent, se goutèrent avec douceur et volupté.

Lentement, Rick fit descendre la robe de sa femme plus bas encore, jusque ses cuisses, dévoilant son ventre. Il posa ses mains sur sa taille, et la pressa contre lui, lui faisant sentir à quel point il avait envie d'elle. Elle sentit alors ses appréhensions refaire surface, redoutant le regard de son homme sur son ventre, qu'elle trouvait encore un peu trop rond. Elle savait combien c'était stupide, tant Rick était fou de désir pour elle, mais c'était une crainte irrationnelle et incontrôlable. Il dut le sentir, car il délaissa doucement sa bouche, et la regarda, son front contre le sien, sa main caressant doucement son dos, glissant depuis sa nuque jusqu'à ses fesses.

- Kate ? Quelque chose ne va pas ? demanda-t-il, alors qu'elle le serrait contre elle, de ses bras enlacés autour de son cou.

Un instant, elle hésita à répondre. Elle était si bien, c'était si bon de retrouver toutes ces sensations enivrantes. Elle ne voulait pas que son appréhension gâche ce moment.

- Dis-moi …, insista-t-il, glissant ses doigts dans ses cheveux.

- Ça va, mon cœur, ça va même très bien, sourit-elle, pour le rassurer. C'est juste que …

- Tu as peur d'avoir mal ? lui fit-il, comprenant les inquiétudes qu'elle pouvait avoir après l'accouchement.

- Non ..., ne t'inquiète pas … Je n'ai pas peur d'avoir mal.

- Si tu ne te sens pas prête … on peut …

- Je suis prête … J'ai envie de toi, Rick … tu me manques … ton corps me manque … J'ai attendu ce moment toute la journée … une vraie midinette …

Il sourit, attendri. Il savait, oui, combien elle avait envie de lui, combien elle était si sensible elle-aussi à chacune de ses caresses.

- Mais quelque chose te tracasse …

- Je suis différente …, avoua-t-elle. Enfin j'ai l'impression d'être différente …

- Tu n'es pas différente. Quelques petits détails ont changé …, comme cette poitrine absolument divine qui fait mon bonheur …, sourit-il, venant déposer un baiser sur chacun de ses seins.

- Et mon ventre …, ajouta-t-elle avec une petite moue.

- Quoi ton ventre ? s'étonna-t-il.

- Tu ne vois pas ?

Il baissa les yeux vers son ventre, avec un sourire, et en caressa tendrement la petite rondeur.

- Ton ventre est parfait. Je l'adore ce ventre, moi ... Ce ventre a porté mon fils, Kate … Il est le symbole de mon amour pour toi, de ton amour pour moi … Tu sais combien j'aime les symboles … Et tu es belle … tu es si belle … tellement épanouie en tant que maman que je te désire plus encore …

Elle sourit, se demandant comment elle pouvait encore arriver à avoir des appréhensions avec les déclarations d'amour constantes de son homme.

- Mais si ce n'était plus comme avant ? reprit-elle, préférant lui dire tout de suite tout ce qu'elle avait sur le cœur.

- Quoi ?

- Parfois, après un accouchement, certaines femmes ne prennent plus de plaisir …, expliqua-t-elle.

- Parce que leur mari n'est pas moi, fit-il fièrement.

- Elle sourit, amusée.

- Ne t'inquiète pas … Tu vas prendre du plaisir … c'est impossible qu'il en soit autrement …, reprit-il, les yeux plongés dans les siens, sans cesser de la couvrir de caresses.

Rick avait raison. Elle le savait au fond d'elle. Quand il lui faisait l'amour, elle basculait totalement dans ce monde merveilleux qu'il lui avait décrit quelques minutes plus tôt. Il ne pourrait en être autrement ce soir. Tout son corps, tout son être le réclamait. Ce soir, le moindre de ses baisers, la moindre de ses caresses, avaient attisé son désir comme jamais. Sa poitrine lui faisait mal, et pourtant, quand Rick la caressait, l'embrassait, la titillait de sa langue, c'était un plaisir sans nom, et un appel à plus encore de volupté. Elle avait besoin de cette union charnelle, de ces sensations uniques, indescriptibles, qu'ils partageaient quand ils faisaient l'amour.

- Kate …, souffla Rick contre sa bouche. On fait ce dont tu as envie comme tu en as envie …

- J'ai envie de toi … de toi … et encore de toi …, chuchota-t-elle, prenant son visage entre ses mains pour l'embrasser.

D'abord, avec douceur, lui offrant un de ses baisers qui voulaient dire combien elle l'aimait. Puis fiévreusement, leurs lèvres se happèrent, leurs langues se caressèrent avec délice. Il sentit avec plaisir les mains de Kate glisser dans sa nuque, agripper ses cheveux. Enivré, il répondait à son baiser brûlant avec la même ferveur qu'elle, tout en couvrant son corps de caresses, effleurant chaque parcelle de sa peau, se délectant dans ses soupirs et gémissements de plaisir.

Corps contre corps, retrouvant avec délice ce contact peau-à-peau dont ils avaient été privés pendant quelques temps, ils succombèrent à cette vague de désir qui les emportait.

Une heure plus tard …

Blottis dans les bras l'un de l'autre dans le canapé, ils savouraient les retombées de cette douce extase. Kate avait posé sa tête contre le torse de Rick, y faisant courir ses doigts, caressant son ventre, tandis que le nez contre ses cheveux, il la câlinait tendrement.

- C'est la meilleure deuxième « première fois » de tous les temps …, constata Rick, avec un soupir de contentement.

- Hum … oui … c'était plutôt extraordinaire, sourit Kate, comblée.

- Carrément extraordinaire même … Tu es rassurée ?

Elle se redressa, en appui sur le coude, pour le regarder avec un grand sourire.

- On ne peut plus rassurée …, oui …, répondit-elle.

- C'était … comme avant ? demanda-t-il, soucieux de s'assurer que tout était parfait pour elle, même s'il avait pu constater tout le plaisir qu'elle avait pris dans ses bras.

- Oui … aussi intense … aussi … magique … Et pour toi ?

- J'ai retrouvé mon monde merveilleux …, sourit-il, d'un air enchanté.

- Ça m'a manqué … beaucoup … je veux dire, pas juste le sexe et le plaisir … enfin si, aussi …

Il sourit, la regardant tendrement, tout en jouant à caresser son épaule et son bras.

- Toi, nous … ça m'a manqué …, reprit-elle. J'étais un peu accaparée par Eliott, et je suis désolée …

- Mais ne sois pas désolée …, répondit-il, avec un sourire rassurant. C'est normal … moi-aussi, j'étais accaparé par Eliott … ces trois semaines étaient nécessaires … et importantes pour nous trois …

- Et je suis devenue maman …

- Et moi papa …

- Mais je suis toujours la même …, sourit-elle.

Bien-sûr, tu n'as jamais cessé d'être la même, Kate … Et bien plus encore …

Attendrie et touchée, elle se pencha pour déposer un baiser sur ses lèvres.

- Tu es extraordinaire …, chuchota-t-elle, caressant sa joue du bout des doigts.

- Vraiment ? fit-il mine de s'étonner, avec un petit sourire.

- Oui …, répondit-elle, le regardant avec cet air si sérieux et si doux à la fois. Tu es le seul et l'unique, mon cœur …, le seul et l'unique être au monde à m'avoir jamais fait ressentir tout ça … ce plaisir … ce bien-être, cette plénitude … ce bonheur …

Il sourit, heureux, savourant cette jolie déclaration de sa femme.

- Toi-aussi, Kate, tu es la seule et l'unique …

- A son tour, elle sourit, tant elle savait combien c'était vrai.

- Alors … oui, tu es extraordinaire, reprit-elle, sans cesser de le regarder dans les yeux. Et j'aimerais qu'Eliott devienne quelqu'un comme toi …

- Tu veux dire séduisant, intelligent, redoutablement futé ?

- Tout ça oui … mais aussi incroyablement aimant, attentionné, tendre …, drôle et … je continue ? sourit-elle.

- Vas-y … fais-toi plaisir …, rigola-t-il.

- Non … Je crois que ça fait bien assez de compliments d'un seul coup ! s'exclama-t-elle, en riant. Tu vas prendre la grosse tête !

Il la regarda rire, souriant, complètement sous le charme, la serrant dans ses bras.

- Eliott sera un peu de toi … et un peu de moi …, alors bien que je sois extraordinaire, c'est vrai, reprit-il avec un petit sourire, il sera bien plus que quelqu'un comme moi …

- Il sera quelqu'un comme nous …, sourit-elle.

- Oui … notre plus belle réussite.

- Dis … notre petite réussite dormant encore paisiblement … peut-être qu'on pourrait en profiter …

- Tu crois ? sourit-il, effleurant son sein du bout des doigts.

- Hum … oui … si tu as encore des forces bien-sûr …, le taquina-t-elle, caressant son ventre, ses cuisses, et savourant le désir naissant de son homme.

- Oh oui j'ai encore des forces ! s'exclama-t-il. Je peux te combler toute la nuit si tu en as envie …

- Des mots, toujours des mots …

- Tu vas voir …., sourit-il, se jetant passionnément sur sa bouche.