Coucou me revoici avec la suite de ce texte un peu particulier. Je ne l'ai pas préciser dans les premier chapitre parce que le rating M s'imposait de lui-même, mais autant le faire à présent :

WARNING : ce texte traite de sujet comme l'homosexualité, l'identité sexuelle, la torture psychologique, les traumatismes et le seeeeeeexe.

Donc maintenant que ceci est dit je pense que je peux rajouter :

One Piece appartient à Oda. Si vous n'êtes pas au courant, lisez mieux.

Bref voilà, voilà. Je pense qu'il était important que je finisse par le préciser. Bref alors maintenant :

Bisouuuu à Asuka D Rukusa, Aurysadik, KekimJ, Vemaria et Celimage pour leur mise en Follow/Favorie!

Je remercie de tout mon cœur les personnes qui la commente ( et qui suivent aussi mine de rien! ) :

J'embrasse Safira-chan, Traffy-D-Lamy et Griseldis ! Kissy spécial à Momolive pour sa gentille review. Z'êtes les meilleur(e)s !

J'ai beaucoup de retard mais j'espère que cela vous plaira.

4eme Partie

Crocodile était assis au bord du lit, fixant avec plus ou moins d'intérêt ses longues mèches noires qui coulaient de son front jusqu'à devant ses yeux d'or.

Il respirait avec précaution, un peu de sueur dégoulinait sur ses muscles déliés. L'air sentait le sexe et les phéromones et une impression suintante roulait contre sa peau, tel un serpent malingre et venimeux. Cette sensation était répugnante et envahissait sa peau.

Ses yeux examinèrent un instant ses mains. Pâles et tremblantes. Il n'avait jamais pensé que cela se déroulerait ainsi. Le sexe au féminin... c'était... étrange. Et bien que le garçon ais été assez innocent sur la question ses attouchements maladroits et parfois même craintifs ou même sa manière de toucher le corps sous lui en étaient la preuve. Et pourtant...

Il regarda son nouveau sexe. Humide. Un peu gluant à cause du sperme qui s'était écoulé dedans, il béait sur le drap et une sensation étrange restait dans son estomac.

Tout ceci était trop étrange pour être qualifié simplement d'événement oubliable. Mais au moins il avait enfin son dû.

Il s'était rapproché la soirée avançant, l'avait saoulé un peu en commandant bouteille sur bouteille – lui supportait fort bien l'alcool, merci beaucoup. Il l'avait entrainé doucement dans les danses de comptoirs qui font si bien le charme de ce genre de taverne et finalement il l'avait ramené dans ce petit hôtel bas de gammes, où ils s'étaient retrouvés tout deux, nu l'un en face de l'autre, les corps échauffés par la soirée.

Pour une fois ces muscles lui avait fait défaut car lorsqu'il avait contracté ses puissants abdominaux, la charge et le poids du Marine fut compliqué à gérer de l'intérieur.

Mais il avait une façon rude et imposante de l'embrasser et il avait répliqué avec toute la sauvagerie que sa jeunesse lui permettait et finalement ce fut doux. Un brin d'innocence et de maladresse restait comme lorsqu'il avait trébuché sur le lit de tout son long, exposant ses fesses et ses cuisses sculptées dans l'or à un Crocodile qui n'en demandait pas tant. Le jeune homme était sculpté absolument partout, fourbu aux nombreux entraînements Marines, quelques lacérations récentes auxquels s'ajoutait une multitude cicatrices diverses trop anciennes pour provenir de son emploi actuel.

Le visage du jeune homme dégager quelque chose de vaguement aristocratique et de lointainement hautain mélangé à un air de bête traquée qui glissait parfois sur ses traits pas vraiment définissables pour un trop jeune Crocodile et au fond – et malgré tout – trop pur.

Crocodile n'avait pas connu beaucoup d'homme. Les corps nus masculins lui inspiraient rarement une quelconque volupté et durant ces années adolescentes il avait eu trop honte de sa personne pour assumer son orientation sexuelle au complet, se contentant d'étreintes charnelles avec les douces et coûteuses prostituées qui hantées les ports.

Crocodile ne considérait pas que portait la vie avait un quelconque prestige. Il n'y avait jamais vu l'aboutissement de quoi que ce soit et avait parfaitement conscience que son besoin maladif de paternité était né de manque et de privation. Il voulait avoir un enfant. Plus que l'or, le pouvoir, ou d'autre chose futile.

Crocodile s'estimait mature et puissant. Il le savait. Il avait été obligé d'apprendre à commander tôt, à bien se battre, à être un bon frère pour sa sœur, un bon commandant pour ses compagnons.

Il ne savait ce que voulait dire être un bon fils, ou d'autres connerie que ce soit.

Barbe blanche n'avait pas été tendre à ce sujet. Il voulait une famille alors il l'avait rapidement mis au rebut, lui son fils unique et le seul qui été digne e porter ce titre.

Mais son père s'obstinait, encore et toujours, plus de brigands, de voleurs, pilleurs, violeurs, pirates, tous plus viles les uns que les autres. Et tous indigne de cette fraternité fictive.

Crocodile n'avait jamais eu de mère et il ne s'en souciait pas. Son existence lui importait peu malgré les quelques questionnements hautement philosophiques au sujet d'une compagne imaginaire de Barbe Blanche qui été purement dérangeant – l'humour d'Haruta rendait tout salace.

Qu'est-ce qu'était une mère ? Il n'en avait pas la moindre idée. Ses exemples féminins dans son existence se limitait aux infirmières et à Shakky. Et toutes avaient de quoi terrifier.

Ses exemples masculins par contre Barbe Blanche n'offrant de sourire que pour les autres et cousant ses gestes de reproches, Izou dont la sexualité lui avait toujours paru ambigüe malgré l'évidence de ses ébats avec Satch mais qui l'avait toujours consolé lors de ses carences affectives et dieu, elles étaient fort nombreuses, Marco trop attaché à la figure paternelle pour comprendre parfaitement la détresse d'un adolescent du haut de ses quelques siècles.

Haruta surtout, lui manquait. Réellement. Elle, elle comprendrait l'effet d'être dépossédait de son statut genré. Lui ne voulait cette apparence que parce qu'il souhaitait un enfant, alors que la petite elle on lui avait imposait cela par la force. A présent, il se demandait où il en était. Qu'était au final. Il aurait son enfant. Sans aucun doute. Et ainsi il pourrait prouver qu'il était meilleur que son...

Bref. Ne pas penser à lui alors qu'il venait de baiser comme une bête avec un jeune puceau.

Il finit par se lever adroitement, se dirigea vers la salle de bain, entra dans la petite zone de douche, alluma le jet et enfin, laissa le froid coulait sur lui, savourant avec délectation la sensation qui s'emparait de sa peau. Malgré le fait qu'il s'agissait de son point faible, il adorait l'eau. Il avait grandi sur un navire et le roulis de la mer était un bruit continuel à ses oreilles. Alors ne plus nager...

Au moins ainsi sous la douce morsure du jet d'eau il ne finissait pas en sable. Il était devenu totalement solide et les parties de son corps habituellement en train de se mouver dans un éternelle valse avait cessé.

Il savait que les deux ne pouvaient cohabiter, il ne pourrait jamais avoir l'eau et son pouvoir. Aucun utilisateur d'un fruit du démon ne le pouvait… enfin… à part s'il existait quelque part dans un endroit oublié un fruit du démon permettant l'utilisation d'eau… Naaaaan, ce serait complètement stupide et illogique. Entre ce qu'il aimait et son rêve... son rêve sans aucun doute passerait au-dessus. Ses plans étaient déjà en route et rien ne viendrait l'entraver.

Après quelques minutes de ce traitement classieux si rares sur les navires, il rouvrit ses yeux qu'il avait inconsciemment clôt. Du bout des doigts il éteignit le flux. Débarrasser des odeurs de la nuit, il esquissa un léger rictus narquois devant son reflet de femme dans le miroir. Grande, musclée et belle. Pour un peu s'il avait rencontré une dame avec ce port-là, il n'aurait pas hésité une seconde, pour un peu qu'elle ne soit pas trop farouche. Oui, Crocodile se trouvait beau. Avec un côté autoritaire et dominant, et il pensait que cela faisait craquer les midinettes. De ce côté-là le fils de Barbe Blanche n'avait pas à s'en faire. il avait développé un léger côté égocentrique et l'embrassait totalement.

Il attrapa quelques affaires qui traînaient là, les agita pour les faire retrouver un semblant de netteté abandonné dans la frénésie du moment.

Il se vêtit, tira sur les habits, boucla ses bottes et tira les élastiques de son futal, et alors que ces doigts allaient s'emparer de son manteau de fourrure, un bruit interrompit son geste.

Le garçon s'était relevé et ses yeux chocolat le fixaient doucement, avec cet air impassible qui semblait caractérisait le jeune homme lors de son état non orgasmique. Ses cheveux étaient ébouriffés d'une manière absurdement adorable, partant vers le haut en trois courbes irrationnelles, ses muscles filaient sous sa peau encore humide et sa cage thoracique se soulevait avec une régularité de métronome. Le trémolo de son cœur revint en force, vague brusque dans le poitrail de Crocodile.

Le garçon fit un geste de la main que Crocodile interpréta facilement comme une demande de rester :

- Nan gamin, une fois pas deux. C'était passable mais là, j'me tire.

Il aimait bien le mot passable, un bon nominatif qui ne correspondait aucunement au plaisir intense qu'il avait ressentie. Bien plus fort que lorsqu'il était un homme. Mais en même temps il n'avait jamais été pris dans cette position. Il était celui qui était au dessus. Il dominait les échanges de manières général, le plan d'égalité n'existait pas dans le sexe pour Crocodile. Même là, bien qu'il se soit fait prendre, il avait dominé.

Mais quand même c'était une première.

...Dieu, que ces couilles lui manquaient !

Le blondinet agita à nouveau la main mais cette fois le geste était un peu trop complexe pour lui malgré toutes ses bonnes volontés, il n'avait jamais pris la peine d'apprendre le langage* des signes. Izou lui saurait... mais à priori Izou savait tout faire.

Comprenant que l'air hébété de l'autre ne signifiait rien de plus qu'une incompréhension, il se pencha sur son paquet de frusques personnelles, en fit jaillir un bloc note et un fusain noir. En un rien de temps, il gribouilla quelques mots sur le papier vierge et le retourna :

Juste pour dormir. Pas de sexe.

Crocodile grimaça... il était hors de question qu'il dorme avec un plan cul. Ce gamin démontrait encore une fois qu'il en était à sa première fois règle numéro un, ne pas emmerdait sa rencontre du soir lorsqu'elle se barre. Mais en même temps la perspective d'être avec cet homme dans le même lit, juste, sans la volupté et seulement la chaleur...

Des mois qu'il ne dormait avec personne. Lorsqu'il était sur le navire, il partageait sa cabine avec Haruta. L'habitude leur était venu enfant et depuis lors, ils continuaient à pioncer dans la même pièce dans deux hamacs séparés mais pas loin. Juste au cas où les cauchemars de la jouvencelle au sujet des foutus dragons célestes ne la rattrapent. Ils la prenaient en plein milieu de la nuit, s'enroulant comme des serpents autours de son esprit fragile, et elle hurlait si fort, que lorsqu'elle se réveillait enfin, arraché à ses rêves fous, elle crachait du sang. Et doucement les deux jeunes gens se pressaient l'un contre l'autre, épaule contre épaules, dans une vaine tentative de se réconforter.

Elle lui avait raconté les ténèbres. Comment un jour de découverte du monde s'était changé en halles de mort. Comment les joutes avec des bout de bois pour le plaisir de hurler '' touché '' avec Margaret et les autres petites filles s'étaient changé en luttes pour la survie. Comment les après-midis à manger des morceaux de miel en cachette, à courir les marches du palais en les dévalant jusqu'au Chute de Jade, à rire de tours pendables, avaient disparu pour n'être soit des combats incessants ou le sang ruisselait sur le sable d'une arène ou alors enfermé dans une cage, les poings attachés, les yeux fixant l'immensité du vide.

A quel point ce foutu système de malades était détraqué dans toutes ses formes et dans toutes représentations.

Balancé dans une arène géante, pour un pauvre enfant arraché à la bulle protectrice qu'était Amazon Lily, elle avait appris à se battre avec prestige, avec fastes, exagérant les gestes. Elle avait été un soldat plutôt apprécié par l'élite et plusieurs autres drogues – en plus de celle qui opérait pour empêcher sa croissance et qui permettaient son obéissance – avaient été ajouté c

Elle se battait avec une épée et transperçait ses adversaires en leur crevant le ventre, en leur coupant la tête car lorsque l'on ordonnait, il fallait exécuter. Et surtout ne pas perdre. Jamais. Alors elle avait vaincu. Transperçait le monde et vaincu.

Un jour elle lui avait dis son nom de l'époque : Obéron. Un nom terrible pour un enfant. Un nom adulte pour une petite qui ne voyait que le sang de ses victimes.

Et surtout qu'à jamais lorsque ses yeux étaient fermés, l'image terrifiante d'une main manucurée aux osseuses métacarpes se saisissant d'elle lui apparaissait.

Souvent ils se levaient tout deux et allaient sur le pont et finissaient par se battre pour oublier. Rapière contre sable. Dans un match pseudo amicale pour chasser les derniers lambeaux de cauchemars, jamais vraiment oublier, toujours présent et terrifiant. Une valse fratricide et silencieuse qui les avaient souvent blessé bien plus qu'il n'était nécessaire.

Et lorsque l'aube pointait Joz les choppaient par leurs cols détrempés de sueurs ou d'eau de mer – selon- et les traînaient à l'infirmerie sans un mot, déposant juste un baiser parfois au hasard sur les mèches auburn, se contentant d'une petite claque sur le dos de Crocodile car Joz avait quelques habitudes machistes incontrôlables qui déplaisaient à tout le monde mais que tout le monde laissait passer.

Alors oui, cela manquait à Crocodile, le souffle régulier d'une créature vivante et absolument et définitivement doucement endormie. Malgré les cauchemars.

De plus le blond était la tentation incarné, beau, blond et grand, chaud et stable, muet qui plus est – donc pas moyen qu'il ne sorte des âneries plus grosses que lui. Il pourrait s'enfuir au petit matin, son dû dans le ventre et tout cela serait définitivement terminé... à quelques neuf mois près. Et puis il avait été doux. Doux et maladroit mais doux quand même il semblait même excessivement doux. C'était une chose que Crocodile n'avait pas vu depuis au moins deux ans et...

Il soupira un instant, se traitant d'idiot sentimental, déboucla ses bottes et sa ceinture d''un geste fluide, laissa retomber le manteau et se glissa au côté d'un jeune homme aux visage impassible mais dont les yeux chauds lui inspiraient le sommeil.

Ils se boudinèrent ensemble, sans un mot, juste la respiration de Crocodile et la langueur du sommeil les faucha.

XOX

*a l'époque la langue des signes est considéré comme un langage. Donc il est logique que Crocodile n'en sache rien.

Bref Voici le nouveau chapitre, j'espère que vous avait apprécié. Y a pas mal de digressions, je m'en excuse mais tout sera justifié bientôt. Le retard… syndrome de page blanche malheureusement. Je le déplore et m'en excuse sincèrement.

Voilà, voilà, j'espère que vous avez apprécié. Faite le moi savoir^^ Votre avis compte réellement!