Finalement je n'ai pas pu mettre le chapitre plus tôt. Snifffffffff
Profiter bien des derniers moments de gaieté qu'il y a dans ce chap… ça ne va pas durer.

J'ai changé mon pseudo, j'espère qu'il y en a qui ne se sont pas perdu en chemin.

Disclaimer : Ils ne sont toujours pas à moi, et je commence franchement à désespérer de les obtenir.

Warning : heu, les pros nekos ne me tuaient pas…

Réponse aux review :

Ayana : ben d'accord !

Chaya : Je te remercie ! Mais tu n'es pas au bout de tes surprises…

Sophie77 : Tu vas voir où elle vous amène ma fic, un peu de patience ! Et oui, Kyô bave et il n'en a pas finit d'en baver.

Nana : La voila la suite !

J'aime toujours autant les reviews !


Chapitre 4 :

"On est rentré !"

"Oyayou, Tohru-chan !"

Le chien, dans son éternel kimono, semblait les avoir attendu dans le corridor depuis un bon moment ; puisque, contrairement à son flegme légendaire, il arriva promptement à la rencontre de la jeune fille. A sa mine décidée, on pouvait s'assurer sans se tromper qu'il avait quelque chose à dire, ou tout du moins à vérifier auprès de celle-ci.

Cette dernière n'en remarqua rien et continua comme si de rien était.

"Vous avez l'air bien reposé, Shigure-san."

"…"

Ce n'était apparemment pas ce qu'attendait le chien de la part de la jeune fille, mais, avec un magnifique aplomb, il reprit sans rien laisser paraître.

"Ah bon, tu trouves ? Pourtant, je n'est pas vraiment passer mon temps à ça… Il faut croire que même le week-end que j'ai passé en compagnie d'Aya n'a pas put altérer ma beauté légendaire…"

Il prit ensuite sa pose 100 pour 100 gigolo devant une « boulette de riz » toute sourire, et un « peuh ! » dédaigneux et inaudible de la part de Kyô.

S'arrêtant en plein milieu de son sketch, comme se rappelant soudainement une chose importante, il lui dit d'une manière étrangement calme et posé :

"Au fait… J'ai apprit pour ton grand-père…"

"… Ah…"

"…Désolé pour ne pas avoir été là à ce moment là…"

Comme un Shigure sérieux et un Shigure anormal qui ne dure donc jamais longtemps, ce n'est qu'à moitié étonnée que Kyô entendit se changer brutalement son ton serviable en ton larmoyant digne d'un grand tragique grec. (c'est pour tout dire…)

"Je m'en veux… Tu ne peux pas savoir à quel point je m'en veux…"

"AHH… EUH…"

Il ne serait pas en train de la draguer là ?

Théâtral jusqu'au bout, il avança, la main sur le cœur, jusqu'à la jeune fille qui ne savait plus où se mettre en voyant l'état dans lequel son bienfaiteur était par sa faute.

"Je ne mérites pas ton amour…"

"AHH…EUH…""

Il a dit quoi là ?

Le chien s'agrippa désespérément au bras de Tohru, le visage débordant de larmes factices…

"Je n'ai pas était là pour t'aider à surmonter cette terrible épreuve…"

"AHH…EUH…"

Mais il va la lâcher oui ?

… avant de s'effondrer lamentablement devant une fille horriblement gênée que prenait la tournure des événements par sa faute. (c'est qu'elle y croit en plus…)

"Me pardonneras-tu ? Me pardonneras-tu ? Me pardonneras-tu ?…"

"AHH…EUH…"

"Tu te répètes Tohru, tu te répètes…"

Je tape, je ne tape pas, je tape, je ne tape pas, je tape, je ne tape pas…

"Au fait…comment vous le savez ?""

Miraculeusement remit de son échec sentimental, de son sentiment de culpabilité, ainsi, par la même occasion de ses larmes de crocodiles et de tout le tintoin, il lui demanda :

"Savoir quoi ?"

"Ben, que mon grand-père est…"

"A ça… C'est Yuki qui me l'a dit !"

"Ah bon, il est ici ?"

"Non pas vraiment…"

"Comment ça se fait que vous l'ayez su ?"

"Tu sais le portable ça existe Tohru."

"C'est vrai ?"

Un ange passe…
Deux anges passent…
Trois anges passent…
Quatre anges passent….

Kyô se demanda si elle pensait réellement ce qu'elle disait…
Mais au vu de la tête émerveillait qu'elle faisait, comme découvrant le plus grand secret du monde, des petites fleurs gravitant tout autour d'elle…

Il se dit que oui, elle le pensait réellement.

Shigure, avec quelques gouttes en plus derrière la tête, décida de vite changer de sujet pour échapper à l'ambiance quelque peu refroidit depuis l'intervention trèèèèès idiote de la seule fille présente.

"Mais… Et toi… Tu en as mise du temps pour rentrer…"

"Moi ? "(nan le père Noël…)

"Oui toi… Yuki m'as appelé vers 16h30 avec son portable pour me mettre au courant sur ton grand-père… et à ce moment-là d'après lui, tu étais déjà partie… Il ne faut quand même pas 1h30 pour rentrer ?"

"Non, pas du tout… Mais, j'en ai profité pour aller faire des courses avec Kyô-kun !"

"Ah bon, il est là aussi ? Ah ben t'es là toi aussi !"

Vas y… Surtout fait pas semblant de ne pas m'avoir vu…

"Ouais."

GRAND SILENCE.

Avec un étonnement non dissimulé et la courtoisie d'un éléphant, le chien le questionna :

"Et alors ?"

"Et alors… quoi ?"

"C'est tout ?"

Il voulait que je fasse quoi ?

"Ben ouais."

"C'est pas normal ça ! CE N'EST PAS DU TOUT NORMAL CA ! Tu es de trop bonne humeur !"

Attends de te recevoir la table sur la tête et tu verras qui est de bonne humeur…

"Pas d'engueulade, pas de crise de colère…"

Non, calme, self contrôle, tu ne vas pas rentrer dans son jeu, non ? Ne pas frapper…

"… les quatre murs sont encore là ainsi que le plafond. Qu'est-ce qui c'est passé pour qu'il soit dans cet état ?"

Ne pas frapper… ne pas frapper…

Une ampoule s'alluma. Ses doigts, anciennement plantés sur son menton, étaient à présent haussés dans un geste accusateur sur le chat qui n'en demandait pas temps.

"Je… Je sais ! Kyô… Co… COMMENT AS-TU PU PROFITER AINSI DE LA NAIVETE DE NOTRE TOHRU ! (1)"

GRAND BLANC

La concerné nageait en plein brouillard, ne comprenant absolument rien à ce que sous entendait l'adulte.

Kyô, lui, avait pour une fois parfaitement comprit on voulait en venir, mais, même malgré cela, il ne bougeait pas d'un centimètre.
Non, il ne faisait que se concentrer sur la rengaine auquel il pensait depuis un bon moment déjà :
Ne pas frapper, ne pas frapper, ne pas frapper, ne pas frapper, ne pas frapper…

"Vraiment Kyô, je n'aurais jamais cru ça possible de toi ! Tu cachais bien ton jeu , s'écria Shigure faussement indigné."

« Heuuuuu…. », fut la seule chose cohérente que réussit à dire Tohru pour manifester son envi de savoir de quoi on parlait.

"Je ne savais pas que tu t'intéresser à ça !"

GRAND BLANC

"Ca quoi ?"

Le chien ignora totalement l'interrogation de la jeune fille et continua :

"Alalala, que de surprises… En tout cas, je peux t'aider : j'ai des tas d'idées si jamais tu veux en mettre en pratique !"

"Ca quoi ?"

Kyô remercia intérieurement le ciel que Tohru soit si ignorante en matière de sexualité et d'idées mal placées. C'était bien la seule chose qui lui permettait d'échapper un petit peu à la honte qui l'assaillait, mettant à rude épreuve ses bonnes résolutions donc par extension, ses tendances meurtrières.

Les jointures de ses mains, craquèrent d'autant plus dangereusement lorsqu'il remarqua que son abruti de cousin s'était glissé imperceptiblement vers Tohru.

Ne pas frapper, ne pas frapper, ne pas frapper, ne pas frapper, ne pas frapper…

"Mais franchement, tu as de drôle de goût ma petite Tohru ! Vouloir faire ça avec lui alors que tu as sous la main un beau mâle dominant sous la main !"

"Ca quoi ?"

"Mais tu sais cela peux toujours s'arranger ; ici là et mainte…"

BAOUMMMMMMM

Kyô, dont les « ne pas frapper » avaient soudainement changés en « il faut que je frappes ! », embrigadait de force Tohru -qui ne comprenait strictement rien depuis bien longtemps déjà- dans les escaliers pendant que Shigure tentait de s'extirper comme il pouvait de dessous la commode que soncousin lui avait balancé à la figure ; ce qui était assez difficile s'il voulait préserver un tant soit peu le sang qui lui restait et qui ne s'était déversé sur le tapis lors de l'impact.

Le reste de la soirée se passa sans grand encombre, à part que le chien essayait de ne plus se trouvait sur le chemin du chat et de ses colères douloureuses.

Le climat lourd au possible prit fin lorsque la porte d'entrée s'ouvrit laissant le passage à Yuki. Le chien, ravi d'avoir quelqu'un d'autre à asticoter et après avoir comprit que le chat n'était vraiment pas d'humeur, fut content de voir une nouvelle tête arriver.

"Yuki ! Dis donc tu arrives pas très tôt ! Presque 19 heures !"

"J'avais beaucoup de chose à faire."

"…"

"…"

"…"

"Shigure, tu sais que tu as des dents en moins ?"

"Oui, oui, c'est bon je sais…""

Sur cette grande découverte de la part de la souris, Tohru vint mettre son grain dans la conversation et, après avoir saluer le nouveau venu, s'empressa de les informer que le dîner était près.

Il prirent place pendant que la jeune fille montait quatre à quatre les marches de l'escalier pour informer le dernier larron de venir manger.

Elle toqua discrètement à la porte, et, n'obtenant pas de réponse, se décida à rentrer.

Tohru se figea sur le palier. Elle eu tout d'abord du mal à distinguer le garçon dans la pénombre ambiante de la pièce… mais elle finit par le voir prostré dans un coin, la tête entre ses jambes et les mains derrière la tête.

La jeune fille ne savait pas quoi faire, c'était tellement pitoyable et inhabituel de le voir ainsi, lui qui en temps normal courait partout, qu'elle ne savait pas comment se comporter.
En vérité, ce changement plus qu'anormal lui faisait peur, très peur : toute la journée, Kyô avait été sujet à des crises de colère ponctuées de moment d'angoisse ; il n'avait cessé de se ronger les ongles, mais, même ça n'avait pas pu caché les intenses tremblements dont avaient souffert ses bras.

Cette donc avec une prudence et une appréhension toute particulière, qu'elle s'approcha du chat.

"Kyô-kun, le dîner est prêt."

"…"
« Tu m'as l'air bien confiant dis-moi… »

"Kyô-kun…"

"…"
« … ne te fais pas d'illusion… »

"Kyô, il est temps d'aller manger…"

"…"
« Sans faute… »

"Kyô-kun…"

"…"
« … sinon je ne serais pas content, et tu c'est ce qui se passe lorsque je ne suis pas content… »

"Kyô-kun tu m'entends ?…"

"…"
« … tu ne voudrais pas que ça recommence… hein… Kyô… »

"Kyô…"

"FERME LAAAAA ! BORDEL DE MERDE, FERME LA !"

"…"

"… To… Tohru… ?"

Les yeux subitement agrandit sous le choc du hurlement, la fille en question avait reculé précipitamment de quelques pas lorsque le garçon lui avait crié dessus.

Elle eu juste le temps de se rendre compte que le chat avait déjà passé le pas de la porte et, sortait de son sillage.

"Kyô… MAIS… Attends !"

Trop tard. Elle s'était précipitée à sa suite mais son ami descendait déjà les escaliers en courant.

"Kyô…"

Après avoir prit un temps démesurément long pour descendre la dizaine de marches qui séparait le premier étage du rez-de-chaussée, elle décréta à elle même qu'il était tant de rejoindre les Sômas. C'est pour cela, que lorsqu'elle arriva à la table, le dîner était bien entamé. Elle eut, à peine un instant pour jeter un coup d'œil au chat qui mangeait silencieusement son bol de riz, avant que la voix de Shigure ne l'apostrophe :

"Et bien Tohru ! On se demandait si tu allais finir par nous rejoindre."

"Ah… oui…"

La soirée se passa donc comme ça ; la jeune fille se sentit légèrement vexée devant le manque de confiance de Kyô à son égard : elle préférait encore qu'il lui dise directement la question qu'il semblait vouloir lui poser, plutôt que de sentir son regard braqué sur elle en permanence, et le voir détourner les yeux à chaque fois qu'elle tournait la tête vers lui.

Il n'avait pas arrêté de triturer ses doigts comme essayant de trouver assez de courage pour lui parler.

Elle crut qu'il avait enfin réussit quand il commença à dire :

"Euh, Tohru, euh…"

"Oui ? L'encouragea-t-elle de sa voix."

"Ton… ton grand-père il a… il a vu son agre… ?"

Il ne put terminer sa phrase, Yuki l'en empêcha en lui envoyant son poisson dans les yeux.

"BAKA NEKO ! Ca ne va pas de demander des choses pareilles !"

"Non voyons ! Ce n'est rien, ce n'est rien !"

"Alors il l'a vu ?"

"SHIGURE ! Tu ne vas pas t'y mettre toi aussi !"

"Je t'ai déjà dit que ça ne m'était égal Yuki ! En fait… d'après ce que j'ai comprit, non il n'a rien vu… Son agresseur l'a prit à revers : il était derrière lui lorsqu'il lui a taper la tête avec une pierre…"


Non décidément, il avait beau faire comme si cette question lui était égale, ce n'était pas vrai.

Il pensait que la réponse que l'adolescente venait de formuler allait lui soulager d'un poids considérable, mais non, elle n'avait pas été à la hauteur de ses espérances.

Elle n'avait pas non plus balayé la ridicule hypothèse qui avait germé dans son esprit, la seule.

Mais à part celle-là, il ne voyait vraiment pas comment Akito avait pu savoir que Tohru n'était pas là le week-end précédent.


Tohru s'inquiéta de voir que Kyô ne participait pas. Elle avait pensée qu'une fois qu'elle lui aurait répondu, le garçon se sentirait mieux…mais non, il s'était de nouveau renfermé sur lui-même et ne semblait plus se rendre compte de se qui se passait autour de lui.

"Et toi, Tohru-chan ?"

"Hein, euh… Quoi ?"

"Tu es dans la lune !"

"Oui un peu, s'excusa-t-elle."

A la vue de ses colocataires riant du malaise de la jeune fille, le chat se dit qu'ils avaient vraiment de la chance… beaucoup, beaucoup de chance…

"Yuki m'as dit que vous aviez eu énormément de contrôles c'est dernier temps…"

La chance de n'avoir pas à supporter d'incessantes brimades…

"… il m'as dit aussi qu'il était pratiquement certain d'avoir tout réussi…"

La chance de ne pas être la risée de tous…

"Oui, c'est normal, Yuki-kun est très bon en cours."

Tout simplement la chance de ne pas être naît «chat»…

"... Oui mais quand même…"

La chance de ne pas se morfondre pour une chose qui pouvait très bien se révéler être une simple coïncidence…

"…on ne sait jamais…"

Mais surtout, la chance de ne peut avoir à le re…

"… c'est pour ça que je lui ai dit de n'être pas trop confiant…"

Confiant ?

« Tu m'as l'air bien confiant dis-moi… »

« Ne te fais pas d'illusion… je ne te lâcherait pas… »

« …Jamais… »

« Je veux qu'on se revoit… »

« …demain, tous les jours jusqu'à ce que j'en décide autrement… »

« … dans la clairière aux morts… »

« … tu la connais… n'est ce pas ? »

« …tu la connais, il ne peut pas en être autrement… »

« Demain, après-demain, jusqu'à ce que mort s'en suive… »

« … à 21heures… »

« Sans fautes… »

« …sinon je ne serais pas content, et tu sais ce qui se passe lorsque je ne suis pas content…»

« … tu ne voudrais pas que ça recommence… hein Kyô ? »

« Demain à 21heures à la clairière aux morts… Tâche d'être là… »

« Sans quoi tu recevras une punition bien méritée. »

"Et toi Kyô ?"

"…"

"Ououh, Kyô !"

"…"

"Laisse tomber Shigure. Si ce baka n'a pas envie de parler, ce n'est certainement pas nous qui allons l'en dissuader !"


"Tu sors ?"

"Ouais."

"Mais voy…voyons Kyô-kun, il est bientôt 21heures !"

"Et alors ! Qu'est-ce que ça peut faire ?"

"Tu ne peux pas sortir, il fait bientôt nuit !"

"Bien sur que si !"

Un « non ! » catégorique s'échappa des lèvres de la jeune fille tandis qu'elle se plaça devant lui, ses bras faisant écran pour lui barrer le passage.

"Il fait très froid en ce moment ! Si tu sors, tu risques de tomber malade !"

"Dégage… De toute façon qu'est-ce que t'en a foutre ?"

"J'en ai à foutre comme tu dis, que tu es mon ami ! Ca me ferait mal de te voir clouer au lit avec 39 de fièvre !

Son ami… ? Je suis seulement son am… ?

"CASSE TOI !"

"Ce que je fait et ce que je ne dois pas faire ne te regarde en rien ! Ce n'est pas tes oignons !
… Alors…CASSE TOI MAINTENANT !"

Il poussa légèrement Tohru qui du s'écarter par la force des choses…

Mais, à peine eut-il le temps de s'approcher un peu plus de la porte d'entrée, qu'il sentit une pression tirer irrésistiblement son bras vers l'intérieur de la maison.

"Non, il ne faut pas !"

En grande partie grâce à ses excellents réflexes, dut à la pratique intensive d'art martiaux ; il put sans grande difficulté, parer du plat de la main l'assaut de la jeune fille qui avait tentée de se jeter sur lui.

C'était à ses yeux, claire comme de l'eau de roche : une tentative ratée pour qu'il se transforme lors de l'éventuelle étreinte, et, ainsi éviter qu'il ne fasse sa ballade nocturne.

Elle ne comprend rien… Elle ne comprend rien DU TOUT !
Il faut qu'elle me lâche !
Je dois y aller !… Je dois…
Je vais être en retard…
… il va…
... IL VA …

"Kyô-kun soit raisonnable !"

Voir la jeune fille s'obstiner à le garder et à lui faire perdre son temps pour rien, le rendait malade.
…complètement malade.

Elle ne savait pas… elle ne savait pas ce qu'il allait se passer si… s'il n'arrivait pas à l'heure au rendez-vous…

"Mais lâche… LÂCHE-MOI ! Il faut que… IL FAUT QUE J'Y AILLE ! SINON… sinon…"

Ce qui frappa le plus Tohru fut le changement de ton brutal de la part du garçon : de la colère… on était passé à un ton beaucoup plus… désespéré, totalement désespéré.

C'était limite si le garçon n'avait pas fondu en larme au milieu de ses balbutiements.

Après avoir pesé le pour et le contre… la jeune fille décida –non sans regrets- de le laisser partir.

Ce dernier apparemment soulagé de quelque chose et délesté d'un poids énorme, se rua pratiquement vers la porte qu'il ouvrit précipitamment.

Il se figea juste –après un temps de réflexion- quelque seconde à la grande stupeur de sa locutrice, pour lui adresser une dernière parole : « Ne me suis pas. »


"Honda-san ? Qu'est-ce que tu fais là ? "

Yuki semblait curieux –et à juste titre- de voir la jeune fille faire le pied de grue devant l'entrée.

"Ah… Euh… J'attends Kyô."

La souris remarqua au tein blanc de son visage, que la jeune fille n'avait pas l'air spécialement prédisposée à entamer une conversation où à faire quelque chose tout court.

"Tu sembles soucieuse… Ca va ?"

-pas de réponse-

D'acordddddddddd
Il y avait un truc qu'il n'allait pas… où alors c'est lui qui débloquait ; ce qui était tout a fait possible parce qu'il se sentait un peu fiévreux.

Il fit un pas vers la jeune fille en réprimant au passage un petit malaise qui l'assaillit… petit malaise qui ne passa pas inaperçu aux yeux de cette même jeune fille, qui s'empressa d'aller lui porter secours.

Après quelques « Ca va ? » de la part d'une boulette de riz inquiète et un « Oui, c'est rien. Ca va passer, ça m'arrive tout le temps ». Cette première accompagna la souris jusqu'à sa chambre pour être sure et certaine qu'il puisse y arriver indemne.

"Bonne nuit."

"Bonne nuit, à toi aussi Yuki-kun."

Ce ne fut qu'en descendant qu'elle aperçut une silhouette furtive aux cheveux orange ouvrir la porte d'entrée, pénétrer dans la maison et la refermer silencieusement.

En un clin d'œil, elle se glissa derrière lui et lui attrapa la chemise en lui adressant sur un ton de reproche et de soulagement :

"Enfin ! Je commençais à m'inqui…".

Elle relâcha brutalement le bout de tissus, et cru voir de la peur passer sur le visage de Kyô.

Elle ne fit qu'un micro tour sur elle même lorsqu'il partit en quatrième vitesse s'enfermer dans sa chambre.

Mais ce n'était pas de sa faute : elle n'avait pas pu, ni s'enlever l'image de sa bouche saignant abondamment, ni de son visage blanc, entièrement recouvert d'ecchymoses et d'atroces blessures puant le sang et la sueur.


(1) c'est une allusion de Shigure donc forcément c'est pas très facile à comprendre (hou le mauvais argument !) : en fait, le chien croit que Kyô est de bonne humeur parce qu'il à fait quelque chose (si vous voyer ce que je veux dire) pendant le temps d'1h30 qu'il leur a fallut pour faire -soi disant d'après lui-les courses.