Chapitre 4

Hello, merci pour les reviews envoyés. Voilà le chapitre suivant, espérant qu'il vous plaise.

Bonne lecture.

Chapitre 4 : Ce ne sera pas moi.

Drago se réveilla. Il était six heures. Il avait rêvé de ça tout l'été. Depuis que Christina était revenue et le baiser de la veille n'avait rien arrangé. Il avait essayé de refouler ce moment de sa vie et y était parvenu jusqu'à ce qu'il la revoit devant lui en début Juillet.

-Tu peux me dire ce qu'on fait ici, Blaise ?

-Tu verras après. Mais tu me promets que tu n'en parleras à personne.

-Pourquoi ?

-Je ne sais pas moi non plus, mais j'ai fait cette promesse, alors toi aussi. Promets-le.

-Pas t'en que tu ne m'auras pas dit ce qu'on fait ici.

-Promets-le !

-Je le promets...

Blaise frappe contre une porte blindée et s'ouvrit pour faire place à un homme auquel Blaise sourit.

-Mon Dieu, vous n'avez pas changé. Blaise, Drago Malefoy.

-Oncle Karl.

A ce moment là, Drago compris ce qui se passait et eut un mouvement de recule.

-Entrez, Drago n'ait pas peur. Elle sera tellement contente. Ma puce, tu viens deux minutes !

Et elle est apparu devant lui, plus grande, plus femme et plus jolie. Et tout lui était revenu en tête. Ce qui lui était aussi revenu en tête, c'était le jour où son père l'avait vu pleurer parce qu'elle était partie. Il lui avait lancé un Doloris en lui disant « Les hommes ne pleurent pas pour les femmes, les femmes pleurent pour les hommes et doivent souffrir d'eux ».

-Malefoy, t'as finit ? Hurla Hermione derrière la porte de la salle de bain.

Dans la salle commune des Serpentard, Christie était sur le canapé entrain de dormit. Pourquoi ? Et bien parce qu'il y avait une des filles de son dortoir qui ronflait horriblement fort. Quand elle ouvrit les yeux elle vit Blaise.

-Qu'est-ce qui s'est passé cousine ?

-Elles ronflent comme des porcs.

- Pourquoi tu n'es pas venue me voir ?

-Je n'y ai pas pensé à vrai dire.

-Aller va te préparer. Je t'attends. En fait, ça s'est bien passé avec Drago ? Vous avez pu parler ?

-Oui.

Quand elle sortit de la salle de bain, elle vit les trois filles se maquiller devant leur miroir. Christina prit son sac et s'apprêta à partir quand Pansy lui posa une question.

-On peut savoir où tu as passé la nuit ?

-Pourquoi tu t'en soucis ?

-On est de la même maison, il faut bien qu'on discute, répondit Millicent.

-Si vous voulez tous savoir… j'ai… j'ai passé la nuit avec Drago. Toute la nuit et c'était… waw.

Les trois filles la regardèrent et Christie fit un petit clin d'œil à Pansy. Ça lui apprendra à être trop curieuse. En arrivant dans la grande salle avec Blaise, elle se mit devant Drago avec un large sourire. Il aurait bien voulu faire pareil mais il connaissait ce sourire et ça ne présageait rien de bon.

-Quoi ?

-Tu vas voir.

Peu après, Pansy et ses deux copines arrivèrent le visage complètement déformé par la rage.

-Comment as-tu osé Drago ?!

-Quoi ? Osé quoi ? Qu'est-ce que j'ai encore fait ? dit-il d'un ton las.

-T'as pas perdu ton temps, hein ? On est à peine rentrée et toi… toi… tu couches avec la nouvelle !

Tout le monde regarda la table des Serpentard à ce moment. Blaise et Drago regardèrent Christina alors qu'elle était prête à exploser de rire.

-Moi ça fait des années et des années que j'attends ça et tu ne me vois même pas !

-Des année, répéta Christie. Tu es vraiment un cas désespéré.

-Mais de quoi tu parles Pansy ? Je n'ai jamais couché avec Christina et je préfère ne pas y penser.

-Mais ne le nie pas Drago. Toi et moi, cette nuit. C'était fabuleux.

-Quoi mais…

Christina lui pinça la cuisse pour qu'il comprenne son petit jeu. Blaise tentait de cacher son rire. Sa cousine était vraiment un cas par moment.

-Comme quoi j'avais raison, dit Ron.

-Parce que tu la crois ? Elle raconte des bobards juste pour faire rager Parkinson. Et ça marche.

-Mais elle était bien dans sa chambre hier ?

-Oui, et elle en est très vite sortie. Par contre Malefoy, je ne sais pas ce qu'il a, mais depuis hier soir il est bizarre.

Du côté des Serpentard, Drago essayait de se remettre de ce qui venait de se passer. Déjà qu'il avait du mal à effacer ce qui s'était passé la veille au soir, alors, ça il n'allait pas l'oublier. Surtout venant de Christina. Mais bien sûr, il ne le montra pas.

-Non mais t'es dingue ou quoi ? Tout le monde va croire que je me tape la cousine de mon meilleur ami.

-C'est si joliment dit. Je m'en fiche, du moment que Parkinson y croit. Elle est tellement bête.

-Mais pourquoi t'as dit ça ?

-Elles m'ont demandé où j'ai passé la nuit.

-Et pourquoi tu n'as pas passé la nuit dans le dortoir des filles ?

-Parce qu'il y en a une qui ronfle à en réveiller les morts.

-T'es pas croyable, lui dit Blaise.

-Je les déteste.

-Ça fait à peine deux jours que t'es là.

-Et alors, je les déteste.

Christina regarda la table des Gryffondor et sourit à Hermione qui lui rendit son sourire.

-Hermione a l'air sympa.

-Granger.

-Quoi ?

-Elle s'appelle Granger, ou alors sang de bourbe si tu veux, compléta Drago.

-Je n'aime pas ce mot.

-Blaise fait quelque chose, demanda-t-il désespéré.

-Je n'ai pas envi d'avoir des hématomes.

Hermione ne comprenait vraiment pas pourquoi cette fille était à Serpentard. Elle était souriante et semblait avoir la joie vivre pas comme les autres. Même si elle traînait avec Zabini et Malefoy, elle était différente.

-Je pense qu'on pourrait bien s'entendre toutes les deux, finit-elle par dire.

-Ah non Hermione, ça va pas ?

-Si très bien. Elle a l'air plus chaleureuse que les autre.

-Plus folle surtout, insista Ron. Je te signal qu'elle n'est pas Serpentard pour rien Elle est « remplie de noirceur ». Harry t'en pense quoi ?

-Malgré-elle, Ron !

-Moi ? Je pense qu'on ne devrait pas aller vers elle mais la laisser venir vers nous, si elle veut vraiment être notre amie. Enfin « ami », c'est un grand mot.

-Bon, j'ai compris, dit Hermione en se levant. Elle avait l'intention d'aller devant sa salle de cours.

-Hermione est têtue. Elle va chercher à lui parler.

-Je le sais bien.

Le trio des Serpentard était entrain de faire la même chose qu'Hermione et ils la trouvèrent devant la salle de cours.

-Alors Granger, on est toute seule ? Où sont tes gardes du corps ?

-Je n'ai pas besoin d'eux pour me déplacer, Malefoy. Dis donc, sacré scandale avec Parkinson tout à l'heure. On saura toujours avec qui tu couches. Que ce soit vrai ou faux, finit-elle en regardant Christie. Salut ça va ?

-Ouais et toi ?

-Christie, ferme-la un peu.

-Eh Malefoy, je t'interdis de ma parler comme ça, c'est clair ? Blaise dit quelque chose, je suis ta cousine !

-Oui, tu es ma cousine, dit-il en souriant. Mais bon sang Christie, tu es à Serpentard, agit en tant que telle !

-Mais arrête Zabini ! Tu es complètement malade de la secouer comme ça. C'est ta cousine !

-Mêle-toi de tes affaires Granger.

Ils arrêtèrent leur discussion car des élèves arrivèrent vers eux pour le cours de métamorphose.

Pendant le reste de la journée, Christie n'avait pas parlé aux deux garçons. Le fait que Drago lui ait dit de la fermer et que Blaise l'ait secouer ne lui avait pas du tout plu. Elle était à la bibliothèque entrain de faire une dissertation pour l'histoire de la magie. Cela faisait déjà deux heures qu'elle y était quand elle vit Hermione s'installer en face d'elle.

-Salut.

-Salut.

-Tu t'en sors, lui demanda la Gryffondor.

-Pas vraiment. J'ai l'impression que ma tête va exploser.

-Je connais ça. Tu veux de l'aide ?

-Ne te vexe pas mais je préfère me débrouiller toute seule. Je n'aime pas quand on m'aide pour un devoir.

-Je te comprends.

-D'après Blaise et Drago, tu es la meilleure élève du château. Ils t'admirent tu sais.

-Ils… ils m'admirent ?

-Oui. Durant tout l'été ils n'ont pas arrêté de me parler de toi. Surtout Drago. Ça dépendait des jours. Parfois c'était assez élogieux, en disant que tu étais super intelligente, mais ça enchaînait par sale sang de bourbe et tout le tralala.

-Ça ne m'étonne pas. Mais bizarrement, ça me flatte.

-Tu ne devrais pas rester ici, dit soudainement la Serpentard.

-Pourquoi ?

-Même si je n'ai pas vraiment de les voir, Drago et Blaise vont venir me parler et puis, ils ont raison. Je suis à Serpentard et en tant que telle, on n'est pas censé se parler.

-Non ils ont tort ! On pourrait s'entendre toute les deux. Je ne te demande pas d'être mon amie mais qu'on discute comme ça, c'est tout.

-Non, je ne crois pas. Je ne peux pas, ils m'ont bien fait comprendre que si je te parlais à toi à Potter ou à Weasley, ils ne m'adresseraient plus la parole.

-Même ton cousin ?

-Oui.

-Mais ils sont…

-… à Serpentard. C'est dur mais je les adore tout les deux et ne pas leur parler me fait mal. Sauf pour aujourd'hui. C'est l'exception, dit-elle en rangeant ses affaires. J'aimerais beaucoup être amie avec toi, vraiment. Mais tout compte fait, mon amitié pour Drago et mes liens avec Blaise sont trop forts et je n'ai pas envi de briser les chaînes. Je suis désolée Hermione.

-C'est Granger.

-Heu… oui si… si tu veux. La Serpentard s'en alla et croisa Harry et Ron qui allèrent voir Hermione.

-Vous avez parlé ?

-Oui.

-Et ?

-Elle préfère être amie avec des êtres totalement abjects plutôt que moi.

-C'est vrai, demanda Harry totalement étonné.

-Je ne vaux pas l'amitié qu'elle a avec Malefoy.

-Tu vois, Serpentard dans l'âme. Laisse-la Hermione, elle ne vaut pas mieux que les autres filles de cette maison. Une Serpentard reste à Serpentard et une Gryffondor…

-… reste à Gryffondor, dit-elle en soupirant, déçue de sa conversation avec Christina.

Justement, le jeune Serpentard était dans le couloir et se dirigeait vers la grande salle pour finir son devoir. Quand elle entendit qu'on l'interpellait, elle pressa le pas en reconnaissant la voix de Drago. Elle n'avait pas envi de lui parler. Mais il en avait décidé autrement et se plaça devant elle.

-Où est Blaise, il n'est pas avec toi ? Vous êtes tout le temps collé l'un à l'autre pourtant. Un vrai petit couple.

-Arrête d'être de mauvaise foie.

-Je suis de mauvaise foie maintenant. Salut.

-Attends. Je voulais m'excuser de t'avoir dit de la fermer. J'ai remarqué que je te parlais très mal, mais je suis comme ça, c'est dans mes habitudes.

-Tu t'excuses, c'est nouveau. Je croyais que les Malefoy ne s'excusaient pas.

-Tu ne m'aides pas là.

-Je ne vois pas pourquoi je le ferai. Elle s'éloigna de lui commençant à en avoir assez.

-Attends j'ai pas finit.

-Quoi encore !

-Je… euh… écoute… je…

-Drago, tu vas bien ? T'as l'air bizarre.

-Euh… je…

Et sans prévenir, il l'embrassa devant quelques élèves qui passaient par là dont les trois Gryffondor qui en restèrent bouche bée, sauf Ron bien évidemment, qui l'avait vu venir. Christina prise de panique se recula et se retint de ne pas lui donner une gifle.

-Non mais t'es malade Drago ! Qu'est-ce qui te prends ? J'étais sérieuse hier quand je disais que mes goûts ont changé.

-Je me teindrais les cheveux, dit-il en se penchant vers elle.

-Quoi ? Mais t'as bu ou quoi ? Ressaisis-toi mon vieux.

-Tu m'as demandé de me souvenir. Je l'ai fait et je me suis dit que ça serai pas si mal de…

-Je t'arrête tout de suite. Ce n'était pas le but de mon baiser d'hier.

-Je m'en fiche…

-Malefoy reprends-toi ou je te jure que tu vas t'en prendre une et une belle. Oh non non non, dit-elle en le prenant par le bras pour l'emmener à l'extérieur.

-Je vous l'avais dit, ajouta Ron. J'en connais qui vont avoir des problèmes. Regardez.

Dans un coin du couloir il y avait Blaise totalement pétrifié par ce qu'il venait de voir. Dans le parc, Christie força Drago à s'asseoir et comme la veille, elle faisait les cent pas.

-Mais t'as vraiment rien comprit toi ! Je ne t'ai pas demandé de te rappeler de nous mais de toi, petit ! Mais qu'est-ce qui t'a prit, mais qu'est-ce qui m'a prit ?!

Drago prit sa tête dans ses mains et réalisa la gourde qu'il venait de faire. Lui qui disait savoir ce que voulaient les filles, il avait vraiment mal interprété que voulais lui dire Christina. Il s'en voulait terriblement.

-Pardon. Je ne sais plus où j'en suis. Toi qui reviens, les souvenirs, Tu-Sais-Qui qui prends du pouvoir et mon père qui…

-Quoi ? Ton père quoi ?

-Mon père qui… qui est en prison. En fait, ce n'était pas du tout ce qu'il avait l'intention de dire mais ses ennuies de la concernait pas. Christina se sentit coupable de s'être énervée contre lui et s'assit prêt de lui. Les élèves qui passaient étaient presque en était de choc. Ils n'avaient jamais vu Drago comme ça.

-Déguerpissez !

Quoique non. C'était normal après tout.

-Bon, j'ai compris que même si tu te souviens du petit Drago tu ne changera pas comme ça. Mais que les choses soient bien claires, je ne suis pas faîte pour toi et je ne suis pas amoureuse de toi. Je ne le suis plus, du moins.

-Moi non plus, avoua-t-il, mais que veux-tu, l'erreur est humaine.

-Tu es entrain de dire que je suis une erreur. Fait attention à tes paroles. Ecoute, je voulais te dire aussi, à propos des filles, ce n'est pas bien de jouer avec elles comme ça. Je veux dire, je sais qu'on est jeune et qu'il faut parfois profiter de la vie mais, trouve-toi quelqu'un de bien. Ces filles ne cherchent qu'une chose, un regard, une parole, une nuit. Mais en fait, c'est plus elles qui jouent avec toi que le contraire. Elles savent que tu ne cherches rien de sérieux, que tu veux t'amuser, alors elles en profitent. Mais arrête ça, cherche une relation stable avec une fille qui te plaira vraiment.

-Il n'y a pas de fille faîte pour moi ici.

-Bien sûr que oui, il y en a. Il y a une fille faite pour toi comme il y en a une faite pour Blaise et un garçon fait pour moi. Qui sont-il ? On n'en sait rien, mais quand ils se présenteront, on comprendra.

-Tu en connais un rayon dit donc, dit Drago en plaisantant pour cacher son malaise.

-Tu es en manque d'amour Drago.

-N'importe quoi, je suis pas en manque d'amour. Toutes les filles m'adorent.

-Ce n'est pas ce qu'il y a au fond de toi qu'elles aiment et tu le sais. C'est pour ça que tu agis comme un Casanova. Même Parkinson, après tout ce qu'elle dit, elle n'est pas amoureuse de toi. En parlant d'elle, je pourrais toujours dire qu'on couche ensemble, j'adore quand elle est dans une rage folle, ajouta Christina d'un ton léger.

-Si ça peut te faire plaisir.

-Tu trouveras une fille faite pour toi.

-Peut-être.

Christina le prit dans ses bras comme pour le réconforter d'un mal qu'elle ne connaissait pas. Blaise arriva avec le visage déformé par la colère.

-Enlève tes pattes de ma cousine !

-Blaise attend, on va tout t'expliquer.

Et le petit récit commença pour Blaise qui écoutait attentivement ce que lui disait son meilleur ami et sa cousine préférée. Il semblait se calmer au fur et à mesure de l'histoire.

Il faisait nuit, Drago était dans son lit et pensait à cette folle journée. Il se demandait ce qui lui était passé par la tête. Il n'était pas amoureux de Christina, c'était ridicule et il le savait. D'ailleurs, il ne savait pas ce que c'était que d'être amoureux. Il était juste en état de choc depuis cet été et avait fait ce qu'il avait voulu faire depuis qu'il avait revu, c'est-à-dire l'embrasser. Comme la première fois. C'était en 1989, pour l'anniversaire de Christina. Pour ses 9 ans. Drago lui avait offert un cadeau.

Quelque part, loin des adultes…

-Tiens, c'est pour toi.

-Qu'est-ce que c'est ?

Christina ouvre le paquet, et vois un joli collier avec son nom dessus.

-Oh merci Drago, il est super beau. Merci beaucoup. Mais je savais pas que t'avais autant d'argent à ton âge.

-C'est… c'est maman qui ma l'a acheté, mais c'est moi qui l'ai choisit.

Elle l'embrasse. Drago fait semblant de mourir et s'écroule sur l'herbe. Christina éclate de rire.

-Drago ? Drago t'es mort ?

Il ne répond pas.

-J'ai compris. Tu es le Prince au Bois Dormant, moi je suis la Princesse Charmante et je dois t'embrasser pour te réveiller.

Elle le fait et Drago se réveille enfin.

-Je suis amoureux de toi.

-Moi aussi je suis amoureuse de toi. On s'embrasse encore ?

-D'accord.

C'était de bons souvenirs, mais maintenant, il devait plutôt penser au présent, maintenant que son problème était résolu. D'ailleurs il pensait, il n'avait pas vu Christina avec son collier autour du cou. C'était donc une page qui se tournait pour en laisser apparaître une autre… encore blanche : Le vraie raison de son départ.

Fin du chapitre.

Dîtes-m'en des nouvelles. A la semaine prochaines.