Coucou, me revoilà! Désolée pour le retard, j'ai été assez occupée en début de semaine. Aller hop, la suite.
Chapitre 3
À l'étage, la jeune villageoise avait entreprit de vêtir Rose de vêtements plus chauds.
- Le temps est rude ici pour ceux qui n'ont pas l'habitude. Mais je n'ai jamais vu personne porter une tenue aussi légère. D'où venez-vous pour pouvoir vous habiller ainsi ?
- Je viens d-d-d-d-d-de loin. Je ne sais pas exactement où dans l'U-u-u-u-nivers, mais je sais que c'est loin d'ici. Nos hivers sont pl-pl-plus doux.
- Ce doit être agréable. Voilà, bientôt vous vous sentirez mieux.
La jeune femme avait terminé de vêtir la fille de Donna. Celle-ci portait un épais pantalon de laine blanche qui lui collait à la peau. Elle avait gardé son pull de laine, mais, par dessus, venait une longue et ample robe faite d'un tissu lie de vin semblable à du tweed. Des bottes fourrées et une cape de toile noire vinrent compléter la tenue. Quelques minutes plus tard, Rose se sentait parfaitement bien.
- Comment vous appelez-vous ?
- Kira. Kira Malo. Mais bientôt ce sera Kira Toresco.
Son visage était radieux. Tout son être rayonnait à l'idée de ce mariage.
- C'est prévu pour quand ?
- Dans dix jours. Ils ne me reste plus que quelques bijoux à ajouter à ma robe.
Rose se sentait aussi excitée que Kira. Elle avait toujours aimé les mariages, et particulièrement leur préparation. Elle tenait ça de sa mère. Ce qui pouvait être assez surprenant, Donna ayant toujours été malheureuse en mariage. Cependant, toutes les femmes de sa famille avaient toujours été folles de mariage.
- Je peux voir la robe ? Si ça ne contrarie pas vos traditions, bien sûr.
La future mariée, tout sourire, se dirigea vers l'armoire et en sortit une magnifique robe blanche. On aurait pu jurer qu'elle était faite dans un nuage. Kira détailla à Rose les significations de chaque ornementation.
- Et cette broche, c'est ma meilleure amie qui me l'a prêtée. Pour me porter chance. Le voile a été acheté spécialement pour le mariage. La tiare qui le tiendra me viens de ma mère, qui le tenait elle-même de la sienne. Elle se transmet de génération en génération depuis 200 ans.
Soudain, on entendit une course frénétique à l'extérieur et la porte d'entrée s'ouvrit avec fracas. Une ombre passa dans les yeux de Kira, et Rose vit clairement que le cœur de la jeune femme s'était serré, tant la peur d'une mauvaise nouvelle était grande. Mais la jeune femme ne pouvait imaginer ce qui pouvait causer une telle frayeur chez la future mariée. Celle-ci déposa la robe sur le lit et sortit de la pièce, suivie de Rose.
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- Que se passe-t-il ?
La nouvelle arrivante, essoufflée, pris la place que le Docteur mis à sa disposition, et inspira plusieurs fois avant de prendre la parole.
- Un autre a disparu Alyse.
- Qui ?
- Ivan.
- Nooooooon !
Ce cri, déchirant de désespoir, avait été poussé par Kira. Elle s'effondra au sol, en larmes. Rose tenta vainement de la soutenir, jusqu'à ce qu'une dizaine de femmes viennent la remplacer auprès de l'éplorée. Alors la jeune femme rejoignit le Docteur.
- Que se passe-t-il ?
- Les hommes du village disparaissent tous les uns après les autres.
Tout en disant cela, le Gallifréen passa son manteau et se dirigea vers la porte. Mais Rose, plus rapide, lui barra le passage.
- Et où allez-vous ?
- Suivre la piste laissée par Ivan.
- Je viens avec vous !
- Hors de question. Vous restez ici !
Le Docteur tenta de contourner la jeune femme, mais celle-ci se plaça de nouveau devant lui.
- Qui vous dit qu'il y a une trace ? Si je viens avec vous et qu'il n'y a rien, vous n'aurez pas à venir ici pour moi.
- Il n'y rarement aucune trace.
En disant ces mots, il essaya une nouvelle fois de la contourner. Et une nouvelle fois, Rose se plaça devant lui. Il avait un mauvais pressentiment et préférait la savoir loin du champ de bataille. Mais il n'aurait jamais le courage de le lui avouer.
- Et si vous vous faites prendre ?
- Alors vous me serez plus utile ici.
- Mmmmiiiiip! Mauvaise réponse, homme de l'espace.
Il réessaya l'autre côté. Mais sans succès.
- Je vous serais plus utile là-bas. Croyez-moi !
Et pour être sûre qu'il ne partirait pas sans elle, elle se colla à la porte d'entrée. Le regard agacé du Docteur rencontra celui déterminé de Rose. Ils s'affrontèrent ainsi pendant cinq bonnes minutes. Cinq minutes d'un silence rompu seulement par les sanglots de Kira.
- Rose !
- Docteur !
Finalement, le Gallifréen céda. Même s'il lui avait faussé compagnie - ce qui aurait été on ne peut plus simple en passant par la porte de derrière - elle l'aurais suivi. Au moins, en l'acceptant à ses côtés, il pouvait veiller à sa sécurité.
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La maison d'Ivan était la plus isolée du village. La décoration, simple et sobre, était égayée par quelques bibelots présents pour le mariage. C'était une maison où il y faisait bon vivre. Seuls une chaise renversée et un bol brisé sur le sol témoignaient de l'incident qui avait eu lieu quelques temps plus tôt.
Insensibles à tout cela, le Docteur et Rose cherchaient des indices, le premier avec son fidèle tournevis, la seconde, avec ses yeux.
- Je capte un très faible rayonnement énergétique. Mais vu la quantité, on devrait tout de même en trouver des traces.
- Beurk ! Vous voulez dire quelque chose comme ça ?
Rose venait de marcher dans une espèce de purée verdâtre. L'odeur qui s'en dégageait était absolument infâme. Aussi, la jeune femme attrapa le morceau de tissu le plus proche, et entreprit de nettoyer sa botte. Le Gallifréen s'était accroupi à côté de la chose. Il y plongea un doigt qu'il porta ensuite à sa bouche pour goûter. Rose était écœurée.
- Vous êtes aussi infâme que les propriétaires de ce... cette... de ça.
- Un goût métallique. C'est du sang. On dirait que notre ami s'est débattu. Et ça date d'environ cinq heures. Le sang commence à coaguler.
- En quoi cela peut-il nous aider ? Vous avez identifié l'agresseur ?
- Non. Ce sang m'est parfaitement inconnu. Et c'est assez inquiétant.
- Pourquoi ?
- Je connais toutes les espèces de l'Univers. Mais il n'a pas été soigné ici. Donc sa blessure doit laisser des traces.
Et effectivement, Rose trouva le même sang - en quantité moindre - un peu plus loin dans la maison. Alors ils suivirent la piste, le Docteur ouvrant la marche, son tournevis à la main pour ne pas perdre la trace. Malgré leurs efforts, la piste s'arrêta au pied d'un grand bâtiment sombre. La hauteur des tours et des remparts, les créneaux et les meurtrières, la noirceur des murs, c'était l'exacte réplique du château du Chevalier Noir. Où du moins, c'était l'idée que Rose s'en faisait.
Ils longèrent la muraille jusqu'à une vieille porte rouillée. Cette porte, la jeune femme ne l'avait même pas remarquée. Le lierre et les mauvaises herbes la cachait trop bien. C'est le Docteur qui la trouva. Rose nota mentalement de demander à son ami comment il avait fait pour la voir. Encore un comment à ajouter à la longue liste déjà existante.
Un coup de tournevis sonique et la porte fut ouverte, laissant place au couloir le plus sombre que Rose ai jamais vu. Il y régnait la même odeur abominable de sang. Le Gallifréen sortit une torche de la poche de son manteau et ils s'avancèrent dans le couloir. Immédiatement, les deux amis furent agressés par un froid polaire, comme si ils avaient pénétré dans un congélateur.
Au bout d'un moment, la fille de Donna eut comme une impression de déjà-vu. Cet endroit lui était familier. Alors qu'elle cherchait dans ses souvenirs, une nouvelle migraine pointa son nez. Un flash et elle sut.
- On dirait l'antre des Cybermen! Vous croyez qu'ils sont derrière tout ça ?
- Les carcasses métalliques en moins. Je doute de leur implication dans cette affaire. Ça fait plus de cent ans que la planète est dans cet état. Ils auraient été des milliers à arpenter les rues. Or nous n'en avons croisé aucun. De plus, ils enlèveraient des hommes et des femmes indifféremment. Enfin, il faudrait d'abord qu'ils arrivent à sortir du Voïd.
Soudain le Docteur s'arrêta et se tourna vers Rose.
- Attendez ! Qui vous a parlé des Cybermen ?
- Docteur, attention !
Il n'eut pas le temps de se retourner, le choc l'assomma et il s'effondra au sol. Il fut bientôt rejoint par Rose, qui subit le même sort.
OoOoOoOoOoOoOoOoOoO
Sa tête lui faisait mal. Elle ouvrit péniblement les yeux. Le noir, elle ne vit que le noir. Était-elle devenu aveugle ? Elle cligna plusieurs fois et sa vue s'adapta à la pénombre environnante. Rose était allongée sur un sol granuleux. Doucement elle s'assit et palpa son crâne. Ses doigts rencontrèrent une protubérance douloureuse. La jeune femme grimaça. Elle avait hérité d'une bosse de la taille d'une balle de golf.
Son regard détailla la pièce dans laquelle elle se trouvait. Les murs semblaient faits de la même pierre que celle des remparts. La présence de mousse et de champignons dans les joints n'étaient que l'expression de l'humidité ambiante. La seule percée dans les murs de cette cellule - en dehors de la minuscule meurtrière mal orientée - était la lourde porte à l'opposé de la pièce. Bien que moisie, les nombreux barreaux qui la ceignait ne laissait aucun doute quant à sa solidité. À quelques pas à peine de la porte gisait une ombre, allongée sur le sol. Une ombre qui semblait familière à la jeune femme. Elle plissa les yeux pour mieux voir. Le Docteur.
Inquiète, Rose tenta de se lever. Et tomba. À quatre pattes, titubant, la jeune femme le rejoignit. Il reprenait connaissance quand elle arriva près de lui.
- Arrrgh! Ma tête !
- Docteur ! Vous allez bien ?
- Ça pourrait aller mieux. Et vous ?
- Ça va.
Ils n'eurent pas le temps d'en dire plus. La porte s'était ouverte avec fracas, laissant apparaitre deux géants tout en muscles. Par réflexe, le Gallifréen se plaça devant son amie. Mais il ne put rien contre la force herculéenne des deux mastodontes. Ceux-ci attrapèrent chacun un prisonnier et les trainèrent à travers un nombre incalculable de couloirs, tous aussi sombres les uns que les autres. Seules quelques torches à la croisée de deux couloirs amenaient un peu de lumière. Mais en quantité trop faible pour réellement vaincre l'ombre. Malgré cela, les torches permirent à Rose de remarquer que son geôlier était blessé au bras. Une longue estafilade verdâtre. Elle jeta un rapide coup d'œil au Docteur, et celui-ci lui fit signe qu'il l'avait également remarqué.
Après un énième changement de direction, ils arrivèrent devant une porte qui semblait exsuder d'une lumière vive.
Tellement vive que le Docteur et Rose durent fermer les yeux quand la porte s'ouvrit. Les deux gorilles les poussèrent à l'intérieur de la pièce et la porte se referma derrière eux avec un bruit de porte de prison.
Voilà c'est tout pour cette fois. J'espère que ça vous a plu (Review ?). À la prochaine!
