Tout d'abord, je remercie mes lecteurs et lectrices et aussi Sakka sensei et FuryFury pour les reviews.
J'espère continuer sur ma lancée et que l'histoire vous plaira toujours.
Séjour à Suna
Je me réveille aux premières lueurs du soleil et m'étends doucement. J'ai pour une fois bien dormi et me sens reposée. Aucuns cauchemars ne sont venus me hanter. Je me prépare et rejoins Temari qui m'attends assise dans la cuisine en buvant un thé. Elle me fixe et me souris avant de me tendre une tasse de thé chaud.
- Ce matin je te fais visiter Suna et cet après-midi nous irons jusqu'à l'hôpital où tu seras présentée à la meilleure équipe médicale du village, me dit-elle
- C'est un excellent programme pour la journée à venir. Merci
- Les médecins ont été mis au courant et répondront à toutes tes questions. Tu auras accès également aux documents que tu voudras étudier
- Merci énormément. Cela ne gêne pas que j'étudie toutes vos procédures ainsi ?
- Tu as l'accord du Kazekage, sourit elle.
- Oh...
J'ai réussi dans mes études, j'ai tout fait pour. Certes je n'ai pas eu la chance d'étudier auprès de Tsunade comme Sakura, mais pour autant j'ai obtenu la seconde place dans toutes les matières médicales. J'ai vu ma camarade comme une rivale mais dans le bon sens du terme, je voulais prouver que je pouvais y arriver sans avoir eu un maître comme elle a eu. C'est chose faite et j'en suis fière.
Nous nous mettons finalement en route pour la visite guidée de Suna. Ce village est différent de Konoha certes mais sur certains aspects, je le trouve bien plus chaleureux. Peut être que tout ce que j'ai vécu dans mon propre village l'a rendu plus hostile pour moi finalement. Je prends mes repères afin de ne pas me perdre si jamais Temari devait s'absenter. Elle ne pourra pas toujours être là, derrière moi, et je me vois mal demander la présence de Gaara comme baby-sitter alors qu'il a beaucoup de responsabilités en tant que Kazekage.
Nous passons devant l'académie ninja et nous arrêtons un peu. Nous nous installons dans un parc et en profitons pour discuter un peu. Temari est une jeune femme qu'on pourrait croire dure aux premiers abords mais elle est vraiment adorable. Elle pose des questions sur moi tout en restant discrète, elle cherche sincèrement à mieux me connaître. Que puis je dire sur moi sauf les banalités telles que je suis orpheline, que je vis chez ma tante, qu'elle ne m'a scolarisée à l'académie que parce qu'elle y a été contrainte... ce que j'espère au plus profond de moi, c'est de ne pas faire de cauchemar car je ne saurais pas lui expliquer ces horreurs que je vois. Et pour une fois, cela m'ennuie car j'apprécie sincèrement ma nouvelle amie et lui mentir me pèse.
Mais je sais également que je partirais d'ici dans quelques temps pour LE trouver et ça, personne, pas même elle ne me comprendrait. Comment les gens pourraient concevoir que je veuille retrouver un nukenin de son genre ?
Je sursaute en me rendant compte que j'étais perdue dans mes pensées et que Temari m'attends pour me guider jusqu'à l'hôpital où nous sommes attendues. Je lui souris et m'excuse en rougissant de mon absence momentanée. Elle rit et me demande si je pense à mon « amoureux » de Konoha. J'écarquille les yeux et rougis de plus belle en déniant cette hypothèse. Moi ? Amoureuse de cet homme qui hante mes nuits en les maculant de sang, de morts... Impossible et puis je ne le connais pas après tout. Comment peut on être amoureuse de quelqu'un à qui on a jamais adressé la parole ?
Nous entrons dans l'hôpital où nous sommes reçues aimablement par le médecin en chef. Temari me laisse avec lui pour la visite des lieux. Elle a des choses à voir avec le Kazekage et m'informe qu'elle passera en fin d'après midi pour me retrouver. Je la remercie et suis le médecin qui sera entre autre mon interlocuteur à l'hôpital.
La visite est intéressante et me permets déjà de savoir me diriger dans les nombreux couloirs. Je retiens surtout le chemin pour aller dans la pièce où sont consignées toutes les méthodes médicales utilisées ici. Je me demande si je pourrais accéder aux documents des procédures également abandonnées, je pourrais y trouver des choses intéressantes et pourquoi pas reprendre certaines idées.
L'après-midi passe à une vitesse incroyable et j'avoue avoir du mal à quitter la salle où je me suis installée avec les procédures les plus simples dans un premier temps. C'est Temari qui entre dans la pièce en souriant qui me fait lever les yeux des rouleaux.
- Je crois qu'on va devoir demander à ce que la porte soit verrouillée à partir d'une certaine heure si on veut te voir sortir de cette pièce, plaisante t elle
- Je n'ai pas vu le temps passer, quelle heure est il ? Dis je en souriant
- Assez tard pour dîner et que les gens ici s'inquiètent pour venir me chercher
- Pardon, j'étais absorbée par cette mine d'information
Elle sourit à nouveau et croise les bras sous sa poitrine en attendant que je me décide à me lever et à la suivre. Nous rions en sortant de l'hôpital et je me rends compte à cet instant qu'en effet, il est tard. Il fait déjà nuit noire lorsque nous arrivons chez ma colocataire. Nous cuisinons ensemble et nous mettons à table, chacune racontant sa propre journée.
Nous passons une grande partie de la soirée à parler de tout et de rien autour d'une tasse de thé avant de nous retirer pour dormir un peu. Je m'endors un léger sourire sur les lèvres, heureuse d'avoir une amie telle que Temari.
Je me réveille en pleine nuit en sueur, la main sur la bouche pour étouffer un cri. Je déglutis difficilement au souvenir de tout ce sang dans mon cauchemar et sursaute en entendant la porte de ma chambre s'ouvrir brusquement. Ce qui m'angoissait le plus en vivant avec Temari vient de se produire. Elle a à la main son grand éventail et est déjà prête à combattre celui ou celle qui m'attaque, cependant il n'y a personne. Il n'y a que moi, encore choquée par mon rêve. Elle vérifie autour d'elle avant de s'agenouiller face à moi pour capter mon regard.
Je baisse la tête honteuse et n'ose la regarder. Comment lui expliquer ce qui se passe ? Je ne peux malheureusement pas. J'ai bientôt 18 ans et à cet instant, je suis telle une petite fille, apeurée par les monstres de la nuit. Elle s'assied en silence près de moi et pose sa main sur mon épaule, silencieuse, comme pour m'indiquer qu'elle ne posera aucune question. C'est à moi, ou non, de parler, lui dire ce qui se passe. Je finis par la regarder et soupirer.
- Désolée Temari... j'aurais du t'avertir que je fais des cauchemar... mais il est difficile pour moi, à mon âge, d'avouer cette faiblesse
- Ce n'est rien, me dit elle en souriant gentiment... j'étais prête à en découdre au pire
- J'ai vu ça et je te remercie...
- Si tu veux en parler, je suis là... mais sache aussi que si tu ne veux pas, je respecterais ça
- Je n'aime pas en parler, je suis désolée, vraiment. En parler, me force à y repenser et ça les rends plus réels. Je ne veux pas leur laisser cette emprise sur moi. C'est déjà assez dur.
Je me lève et me dirige vers la cuisine pour y faire chauffer du thé. Je souris tristement à mon amie qui m'a suivie et finit par pouffer de rire en voyant sa chevelure toute ébouriffée. Elle soulève un sourcil avant de me suivre dans mon fou rire. Au moins, ça a le mérite de détendre l'atmosphère en un rien de temps. Bien entendu, ma chère amie me menace si jamais je venais à divulguer une quelconque information quant à ses cheveux au réveil.
Nous buvons notre thé en silence avant que je ne me décide à la remercier concernant son attitude clairement protectrice après cet épisode un peu gênant. Elle me rassure et me sourit avant de regagner sa chambre. Je m'installe près de la fenêtre et regarde un long moment le ciel étoilé, me demandant pourquoi mes cauchemars sont de plus en plus sanglants ces derniers temps. Est ce un signe pour me presser dans ma quête ?
Le lendemain matin, je retrouve une nouvelle fois Temari dans la cuisine, qui elle, est fraîche comme si rien ne s'était passé, contrairement à moi qui n'a pas pu fermer l'œil après. Je bois mon thé et la rassure sur mon état, à part la fatigue, je me porte à merveilles. Il est temps pour moi de retourner à mes investigations à l'hôpital, pendant qu'elle rejoint ses frères dans le bureau de Gaara.
Je ne vois de nouveau pas la journée passer, complètement absorbée par les recherches sur les poisons, les divers diagnostics et solutions à ceux-ci. Je lève une nouvelle fois le regard vers la porte qui s'ouvre et suis étonnée de voir le Kazekage en personne. Je me lève et m'incline pour le saluer.
- Bonsoir Gaara sama
- Bonsoir Aiko chan, me dit il en souriant alors que je suis gênée par cette façon de me saluer. Temari m'envoie te chercher et te sortir de cette pièce.
- Elle m'a dit hier qu'elle ferait verrouiller la porte si je continuais, dis je en riant.
- Elle m'en a informé, et je vais peut être y réfléchir. Surtout qu'elle va devoir partir pour Konoha demain pour quelques jours.
- Je saurais me sortir d'ici et me débrouiller pour les jours à venir, inutile de t'ennuyer à jouer le guide pour moi. Tu dois avoir assez de travail pour ne pas avoir à t'occuper de moi en plus, Gaara sama.
- Tu me tutoies mais tu ne peux t'empêcher d'utiliser sama.
- C'est trop difficile... gomen, j'ai l'impression de te manquer de respect.
- Je te le demande, comme un ami.
- Très bien
Nous sortons de l'hôpital et retrouvons Temari et Kankuro qui nous attendent en souriant. Je rougis et bouscule gentiment mon amie blonde qui se moque de moi, ravie de m'avoir envoyé le Kazekage pour me faire sortir plus vite. Nous marchons un moment en ville jusqu'à nous retrouver tout les quatre devant un repas au restaurant. Temari part au matin et je serais seule chez elle. Elle me regarde et je peux lire un peu d'inquiétude dans son regard, surtout après la nuit de la veille.
Nous rentrons et je profite de me retrouver seule avec elle pour la rassurer. Je lui promets que si je me sens en danger, je n'hésiterais pas à faire appel à ses frères. Je lui jure également de lui reporter si l'un d'eux ne se comporte pas bien à mon égard. Je ris de la voir protectrice envers moi, il est vrai que je n'en ai pas l'habitude mais j'apprécie grandement.
Je suis levée bien avant Temari le lendemain et lui ai préparé un bento pour son voyage ainsi qu'une missive pour Tsunade dans laquelle je lui fais part de mes recherches et la rassure en même temps. Je ne compte pas partir de Suna pour l'instant même si je sais que je ne resterais pas six mois ici. J'accompagne mon amie jusqu'aux portes de Suna et la laisse prendre la route. Je prends ensuite la direction de l'hôpital pour une nouvelle journée d'étude et de travail.
Trois jours se sont écoulés depuis le départ de Temari pour Konoha. Les journées se ressemblent assez : maison, hôpital, maison. Je n'ai pas revu Kankuro ou Gaara pour le moment mais je ne m'inquiète pas surtout qu'ils doivent être très occupés. J'ai fini par demander à accéder aux techniques abandonnées et il a fallu qu'une demande soit faite auprès du Kazekage justement.
Je lève la tête en entendant la porte de la salle où je passe le plus de mon temps s'ouvrir. Je souris en voyant le regard vert de Gaara rencontrer le mien et me lève pour venir le saluer. Il sourit en retour et s'installe sur la chaise qui fait face à la mienne.
- Bonjour Gaara.
- Bonjour Aiko. Comment te portes tu ? Je suis désolé, je suis un bien piètre hôte depuis le départ de Temari, me dit gentiment le Kazekage. Je manque à ma parole
- Ne t'inquiète pas, je vais très bien et je sais que tu es occupé par tes responsabilités.
- J'avais pourtant dis que je serais présent... mais je suis là et je viens moi-même te donner l'autorisation d'accès aux techniques abandonnées comme tu l'as demandé.
- C'est une manière de te faire pardonner de m'avoir abandonnée à mon triste sort ? Dis je en riant
- Peut-être. Et je me suis dis que nous pourrions sortir un peu de cet hôpital, histoire que tu voies un peu le soleil ?
- Tu veux me voir griller c'est ça ?
Nous plaisantons naturellement, comme si nous nous connaissions depuis toujours. Gaara est quelqu'un d'attachant, enfin je le vois ainsi. J'ai bien entendu dire que les gens l'avaient longtemps craint avant qu'il ne devienne adoré par son peuple en tant que Kazekage. Moi je me contente de l'adorer, comme un frère que je n'ai jamais eu. Je me lève et lui fais signe de me précéder vers la sortie.
Nous passons l'après-midi à marcher à travers le village. Je finis par me tourner vers lui et demande si ils ont un terrain d'entraînement disponible. Il paraît surpris mais je lui explique que j'ai besoin de me défouler un peu et sourit en lui proposant un peu d'exercice avec un combat en toute amitié. Il accepte et nous conduit vers un terrain gigantesque.
Nous passons une bonne heure à nous combattre, et j'avoue que je suis heureuse d'être son amie et non son ennemie. Il est terriblement puissant et je peux le ressentir dans tout mes muscles endoloris. Il a combattu de manière fair-play mais n'a pas non plus trop retenu ses coups. Bon au départ il se refrénait trop et je l'ai donc un peu bousculé pour qu'il me prenne au sérieux. Je m'écroule à genoux, la respiration coupée et je souris en mettant le bras en l'air pour montrer que l'affrontement est terminé.
Je prends la main tendue et ris en voyant que nous sommes tout les deux poussiéreux. C'est à cet instant que Kankuro nous rejoins et manque s'étouffer en nous regardant. Apparemment peu de gens se frottent à Gaara même pour un simple entraînement. Je ris en voyant le frère aîné venir s'assurer que je ne suis pas blessée, en houspillant son cadet et en lui disant qu'il n'aurait pas du. Gaara rit de bon cœur et je ne tarde pas à le rejoindre dans son hilarité.
Nous rentrons chacun de notre côté tout en se promettant de faire une revanche. Je prends une douche et souris encore alors que mon corps me rappelle qu'il est fatigué et malgré tout blessé, même si c'est très superficiel. Je prends le temps de me soigner avant de me coucher totalement éreintée.
Je me réveille au petit matin, encore fatiguée de la veille mais de bonne humeur. Je prends tôt le chemin de l'hôpital afin de me mettre enfin à travailler sur les techniques qui ont été abandonnées pour diverses raisons dans ce village. Peut être que je trouverais quelque chose que je pourrais reprendre et pourquoi pas faire aboutir la technique, là où les autres ont préféré renoncer.
Je m'installe à la table de travail et commence à ouvrir chaque parchemin, ils sont tous intéressants mais je comprends vite pourquoi, à chaque fois, tout a été annulé. Une seule technique éveille ma curiosité et je ne sais pas vraiment pourquoi à cet instant précis, je me décide à l'étudier à fond. Celle-ci a été finalisée mais interdite, jugée trop dangereuse pour l'utilisateur qui met sa vie en jeu si il l'utilise. Je passe une nouvelle journée à étudier, sans vraiment voir la lumière du soleil mais je suis bien trop absorbée par ce que je lis sur la « transmigration de son énergie. »
Cela fait presque quinze jours que je suis installée à Suna désormais. Tsunade semble particulièrement satisfaite de me savoir toujours au même endroit et j'avoue que je me plais vraiment ici. Je sais que Temari doit arriver de Konoha cet après-midi justement, après sa dernière mission. Je me dirige vers le terrain d'entraînement et souris en y trouvant mon adversaire favori. Je ne le préviens pas de mon arrivée et lui lance directement plusieurs kunai, tout en sachant qu'il les évitera facilement, comme à son habitude.
Une gerbe de sable s'élance tel un bouclier et arrête mes armes en vol. Je souris de plus belle et évite une main sableuse qui tente de m'attraper. Je m'écarte et me jette sur Gaara qui évite mon assaut un léger sourire sur les lèvres. Le combat dure une bonne heure avant que nous soyons interrompus par Temari qui arrive avec Kankuro sur les talons. Je ris en voyant l'air horrifié de mon amie en me voyant crasseuse et pleines de légères marques.
- Non mais Gaara... tu es fou ? Regarde dans quel état elle est, s'exclame Temari
- C'est superficiel , regarde moi Tema... il retient ses coups, mais pas moi, dis je en riant
- En effet, c'est moi le plus à plaindre au final, dis calmement mon ami Gaara
Nous rions tout les deux en retournant vers le village, avant de nous quitter et de nous donner rendez vous pour le dîner. Une fois chez Temari, celle ci est enfin calmée et finit par sourire en me disant qu'elle est heureuse de voir son frère comme ça. Il n'accepte jamais un combat, trop inquiet de blesser son adversaire même si il est très précautionneux.
Mon séjour à Suna a été d'une grande richesse, aussi bien personnelle que dans mes recherches. Je suis finalement arrivée au bout de ce que je voulais étudier. Je sais qu'il reste encore beaucoup de choses à apprendre mais je reviendrais, c'est sur. J'annoncerais ce soir au dîner que je compte partir d'ici quelques jours, il est temps pour moi de retourner sur les routes.
La nouvelle de mon prochain départ, bien que mes amis voudraient me voir rester, est bien accueillie et comme je m'y attendais, Gaara m'annonce que je serais toujours une invitée dans son village, dès que je le souhaite. Je les remercie et commence à préparer mes affaires pour quitter Suna. Le départ est prévu pour dans deux jours car j'ai encore quelques personnes à saluer avant de mettre cette étape derrière moi.
Aiko va enfin reprendre la route pour continuer son périple. Elle a apprit beaucoup personnellement et au niveau médical.
Alors plusieurs informations sur le prochain chapitre : je vais vous faire découvrir l'affinité d'Aiko en ninjutsu. Je vais prendre les compétences d'un grand ninja mais que je vais adapter à ma petite demoiselle.
Et je vous donne le titre du prochain chapitre : peur sur la route... ça vous intrigue j'espère
