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ENVIE
Son ombre bouge et il daigne enfin sortir de dessous la table, à quatre pattes qui plus est, pas très Malefoy tout ça. Je me retiens de rire, voulant juste qu'il parte pour que je sois enfin seule et que je puisse réfléchir en paix. Ma chaise positionnée à au moins un bon mètre de la table, il se redresse devant moi, de toute sa hauteur.
- Qu'est-ce que tu me veux encore Malefoy ? Dis-je un peu énervée.
C'est vrai que me veut-il à me suivre depuis hier ? Il n'a pas d'autre personne de mon aspect à embêter ? Je ne suis pas la seule nés-moldus, ni la seule bonne élève, dans tous Poudlard. Alors qu'est-ce qu'il a à me poursuivre à la fin ? Il n'a vraiment pas d'autre chat à fouetter ? Comme le dit si bien une expression moldu. Il m'observe froidement, pour ne pas changer on va dire. Sa lui arrive jamais de rigoler, de sourire, d'avoir des émotions, d'être humain ? Je suis sotte, il ne faut pas oublier le principal tout de même. La seule et bonne raison pour qu'il n'exprime rien, jamais le moindre petit sentiment, c'est qu'il est un Malefoy, un foutu petit merdeux de Malefoy. Un être au sang si purs, fils unique de Papa et Maman, un parfait petit Malefoy en somme. Rien que son nom me donne le dégoût. Foutu bourges avec leurs sangs si pur, avec leurs traditions à la con, être purs, il n'y a que cela qu'ils les intéressent.
- Je n'avais pas besoin de ton aide, je peux me défendre tous seul Granger, dit-il hargneux.
- Tu te répètes Malefoy, dis-je d'un ton posé.
Pour un petit bourge bien éduqué, il n'a pas de conversation. Y en a marre de son visage figé avec son éternel expression, toujours les mêmes traits tiré sur sa figure neutre. Un masque imperturbable d'indifférence, d'insensibilité, de désintéressement total. Il ne peut pas sortir de ses gongs de temps en temps à la fin ? Je commence à lui parler d'un ton bas, on est à la bibliothèque quand même, rappelons-le.
- Si tu n'en avais pas besoin, pourquoi t'es là ? Fais attention Malefoy, si on te voit traîner avec moi, un sang si impur que le mien. Ta réputation va en prendre un coup. D'ailleurs je me demande ce que diraient les autres, s'ils savaient que tu as osé m'embrasser ?
- La ferme Granger, dit-il froidement sur le même ton bas. Tu ne sais rien, rien de rien. C'est le comble quand même pour toi, une miss je sais tous ! Toujours fourrée dans cet endroit, un vrai petit rat de bibliothèque. Tu me diras, t'as déjà les cheveux épais comme leur fourrure, puis tes dents, c'est d'une monstruosité. Comment es-tu capable de sortir avec un physique pareil ? Alors tu peux raconter ce que tu veux, jamais personne ne te croiras. Puis je ne pense pas que tu le crieras sur tous les toits de Poudlard. Oublies-tu qui sont tes amis ? Saint Potter et Weasmoche. Je ne pense pas qu'ils sauteraient de joie s'ils viennent à l'apprendre. Je ne suis pas d'humeur à me salir les mains avec eux. Même s'ils seraient à terre avant qu'ils sont eût le temps de dire Quidditch ! Alors t'es menace, je m'en balance, me crache-t-il à la figure.
Je me suis affaissée à chacune de ces paroles, mon corps c'est replié sur lui-même dans cette foutue chaise et pourquoi ? Pourquoi ces paroles me font si mal au fond de moi ? Parce que c'est la vérité, je sais tous, je réponds à chaque question que les professeurs posent. Je sais que mon physique est ingrat, qu'avec ma masse de chevelure, je ne ressemble à rien, encore pire avec ces foutus dents de lapin. Même si Mme Pompresh a essayée de me les raccourcir en deuxième année, après ma transformation en mi-chat, mi-humain après l'ingurgitation du Polynectar. Puis c'est vrai, je ne dirais rien, car à part Harry et Ron, il n'y a personne d'autre. Aucun autre ami que ce soit en tant que fille ou que garçon, bien sûr il y a bien Ginny, Neville, Luna ou d'autres comme eux, mais ce ne sont pas des vrais amis à proprement parler, vers lesquelles j'irai me confier instantanément. Et je ne suis pas du genre à cancaner sur qui a fait quoi et avec qui. Alors oui il a raison, mes menaces ne servent à rien, car je ne dirais rien, d'une façon ou d'une autre, je me tairai. Je n'ai personne à qui me confier. Personne. Mais je ne suis pas faible et je ne me laisse pas si facilement abattre et encore moins moralement.
- Alors, on ne sait plus quoi dire Granger ? Ricane-t-il.
- Ta gueule Malefoy ! M'exclamai-je. Tu te crois mieux que moi peut-être ? Regarde toi, t'es qu'un mouton, un fils à Papa et Maman. Tu ne penses pas par toi-même. Tu répètes inlassablement ce qu'on t'a appris, avec ton éducation de petit bourge au sang si pur. À croire que vous avez que ça en tête, la pureté ! Et tes amis ? C'est même pas des amis, ce ne sont que tes larbins, ils te suivent parce que t'es un Malefoy. Mais au fond ils s'en foutent de toi. Tu pourrais crever, qu'ils s'en foutraient comme de l'an quarante. Ils préféraient sauver leur peau plutôt que la tienne. Ouvre les yeux Malefoy, t'es sûrement plus à plaindre que moi.
Essoufflée et par un énorme manque d'air, je m'arrête de parler. Qu'il ne me reproche rien, il l'a bien cherché celle-là. Depuis le temps que je voulais lui sortir ses quatre vérités. Je me lève de ma chaise énervée et je commence à marcher un peu pour me reculer de lui, je le trouve un peu trop près à mon goût. Je le regarde fixement, rien toujours rien, aucune trace d'émotion dans son regard, rien, le néant totale, allez faire plus froid que lui. Mais c'est quoi sont problème à la fin ? Non de non, à se demander s'il a une âme.
- Putain, mais c'est quoi ton problème Malefoy ? Chuchotai-je bassement et tout en étant colérique à la fois. Tu n'exprimes jamais rien, pas la moindre petite émotion, aucune colère, aucun humour, aucune joie. T'es aussi froid qu'un Détraqueur, c'est dire ! M'exclamai-je.
Je lui tourne le dos et je serre mes poings, je dois me retenir, mais l'envie me démange tellement. Lui redonner un coup comme en troisième année ne vas pas lui faire grand mal, vu qu'apparemment il ne ressent aucune émotion. Agacée qu'il ne crache pas encore son venin de serpent, je vais pour me retourner mais un souffle d'air dans mon cou m'en empêche. Paralysée par la peur, je ne bouge pas, je reste aussi immobile qu'une poupée de cire. Ces mains glissent le long de ma chevelure et les attrapent dans une seule pour les maintenir sur ma droite. Son souffle me caresse le cou, comme un chatouille. En un pas son corps se colle lentement contre le mien. Chaud, son odeur m'enveloppe à nouveau, comme si nous étions dans une bulle. Cet effluve boisé me transperce une nouvelle fois les narines, l'odeur humide de la forêt, et cette touche d'herbe, comme s'il s'était roulé dans un endroit fraîchement coupée. Apaisée et penaude par son essence, je m'exile au tréfonds de mon âme, ne savant plus où je suis, qui je suis et avec qui je suis, seul l'instant présent compte. Il me souffle encore dans le cou, pose une main sur ma tempe sous l'oreille gauche. Ses doigts sont glacés ce qui me fait sursauter, et me ramène par le même coup à la réalité. Je me retourne et je lui hurle à la tête.
- Non mais ! Qu'est ce qui te prend ? T'es malade ou quoi ? Ne me touche pas, comment tu peux...
Mais je n'eus pas le temps de finir ma tirade car je me fis couper le sifflet par Mrs Pince, la bibliothécaire, la maîtresse des lieux qui chérie ses livres aussi fort que Dobby tient à sa liberté.
- Puis-je savoir ce que vous faites dans ces lieux ? Prononce-t-elle d'un ton sec comme si on avait profanés un endroit sacré, ce qui est sûrement le cas pour elle.
- Nous révisions pour nos Aspics, assène Malefoy d'un ton froid.
- Vos Aspics ? Un Serpentard et une Gryffondor ? Et vous croyez que je vais vous croire ? M'avez-vous bien regardée jeune homme ? Ai-je l'air ignorant ou simple d'esprit ? Questionne-t-elle.
- Nous nous en y allons, lâche-t-il.
- Oui déguerpissez, avant que je décide d'appeler Mr Rusard, nous menace-t-elle. Et que je ne vous vois plus traîner dans les parages. Jamais, assène-t-elle.
Terrifiée, je remballe mes affaires en quatrième vitesse. Je voie du coin de l'œil Malefoy partir dans les rayons sombres de la bibliothèque en direction de la sortie. Me laissant seule avec cette vieille harpie, folle furieuse en plus de ça.
- Vous savez, je ne suis pas dupe Miss Granger, j'ai des yeux et une très bonne vue malgré mes lunettes et mon âge avancé. Souvenez-vous en, je ne suis pas dupe Miss, je voie bien ce qui se passe ici.
Horrifiée, je la regarde, ne voyant plus que son dos se diriger dans les recoins obscurs de la bibliothèque. Elle croit vraiment ce que je crois ? Croit-elle vraiment que je sors avec Malefoy ? Avec ce petit con égocentrique ? Elle n'a sûrement pas une vue aussi correcte qu'elle le prétend. Vraisemblablement pas. Blessée qu'on peut croire cela de moi, que je sorte avec cette fouine de Malefoy, cet individu étriqué, égoïste, insensible, ingrat, impassible, frigide... Cet être abject ! Je peux citer tous ses défauts, il les porte sûrement tous. Mais comment peut-on croire que moi, Hermione Granger, j'aime le fils Malefoy, de la haute aristocratie sorcière bourgeoise et au sang si pur ? Comment une personne comme Mrs Pince, que je croyais sensée, peut-elle croire une telle chose ? Encore plus énervée et coléreuse que je l'étais envers Malefoy, quelques minutes plus tôt, je me dirige à mon tours dans l'obscurité, en direction de ma salle commune, plus chaleureuse que dans ces lieux. Cet endroit qui était il y a quelque seconde encore mon havre de paix et qui maintenant m'était interdit à cause de lui. Enragée, je disparais dans le noir.
⁂
J'avance dans les couloirs, les uns plus sombre que les autres, il n'y a même pas un flambeau pour éclairer les lieux à des mètres à la ronde. Puis je ne vais pas allumer ma baguette, manquerait plus que je me fasse repérer par Rusard et que je passe le reste de la nuit à récurer les coupes de la salle des trophées. Même si je suis préfète, je n'ai pas l'autorisation de sortir après le couvre-feu, après vingt heures, une heure que j'ai sûrement dépassée depuis un bout de temps. Peu rassurée, je ramène mes livres contre ma poitrine et raffermit d'une main la prise sur mon sac de cours et je tends l'autre à l'aveuglette pour ne pas me cogner contre une armure ou un mur. Pendant quelques temps j'avance comme ça puis sans crier gare, on m'attrape la main, prise de peur j'en lâche mes livres. Pour qu'on m'empêche d'hurler, on me plaque une main sur la bouche et cette même personne me planque dans un recoin du mur, derrière une quelconque armure.
C'est là que j'entendis un miaulement, ce terrible miaulement que tous les élèves redoutent quand ils sont dans un endroit où ils ne devraient pas être, à une heure ou on est censé être tranquillement allongés dans son lit, bien au chaud à se pelotonner sous ses couvertures, à dormir, complètement insouciant de ce qui se passe ailleurs. Miss Teigne. Je retiens ma respiration, apeurée, car si la chatte de Rusard est là, lui ne se trouve jamais très loin. Je ne me préoccupe pas de la personne qui m'a engouffrée dans cette cachette, trop préoccupée par Rusard pour le moment. Cet inconnu se presse contre mon corps, comme pour se fondre dans le décor et ainsi se combiner au mur, chose bien évidemment impossible.
- Et bien et bien ma belle ! Tu as trouvée quelques choses ou bien quelqu'un ? Questionne Rusard envers sa chatte.
La chatte ne lui répond que par un faible miaulement. Je bouge un peu la tête et entre aperçoit Rusard avec une lampe tendu au bout de son bras, regardant avec ces yeux scrutateur dans tous les sens.
- Montrez-vous petits vauriens ! Beugle-t-il. Je sais que vous êtes là ! Vocifère-t-il.
Terrifiée de me faire prendre à traîner dans les couloirs je recule ma tête juste au moment où le faisceau de lumière passe devant nous, sans nous découvrir. Mais cette milliseconde de luminosité, me laissa discerner une chevelure blonde. Un blond donc le soleil serait pâle de jalousie, Malefoy. C'est là que reprenant ma respiration, son odeur me frappe de plein nez. Il me tient dans ses bras, son corps collé au miens dans une position qu'on ne devrait pas avoir lui et moi, jamais. Son souffle roque me tambourine l'ouïe, mon sang me palpite aux oreilles. Sa chaleur corporelle m'entoure, m'étouffant à en suffoquer. Me rendant bien compte dans quelle situation on est je ne proteste pas, trop effrayée que Rusard ou sa chatte nous surprennent. En tous cas pas pour le moment, je ne conteste pas. Malefoy lève la tête, son haleine transperçant mes narines à chaque bouchée d'oxygène qu'il relâche. J'entends à peine la voix de Rusard.
- Viens, il n'y a personne ici, dit-il à sa bête de malheur.
Je le vois partir du coin de l'œil, sa lumière s'affaiblissant à chaque pas qu'il faisait, se dirigeant dans les profondeurs obscur du château. Pourtant ce n'est pas pour autant que je me mets à hurler sur Malefoy, me demandant de me relâcher comme une furie. Je ne me pousse pas pour me dégager de son étreinte plus qu'explicite. Je ne fais rien de tout cela, quelque chose malgré moi m'en empêche. Une force inconnue jusqu'ici, je n'arrive pas à mettre un nom dessus. Je me laisse emporter par cette envie qui me pousse vers Malefoy, vers ses caresses le long de mon échine. Ses doigts remontant mes épaules, pour prendre mon visage dans ses mains si froides, si fines, si douce. Paralysée par ce que je pense, je reste abasourdis, pétrifiée comme si je venais de faire quelque chose d'interdit, mais un interdit dangereux, mauvais, vicieux, pervers mais en même temps magnifique, merveilleux, songeur et à la fois magique.
Complètement ailleurs entre ce laps de temps où il m'a touché le visage de ses doigts et ses pensées que je viens d'avoir. Il pose ses lèvres sur les miennes, délicatement, posément, subtilement. Il se recule un peu, nos respirations essoufflées se mêlant ensemble. Il revient vers mes lèvres mais cette fois-ci pour un baisser plus franc, plus passionné, beaucoup plus électrique. Un baiser au goût de l'interdit. Enfiévrée par ce simple contact, je me rapproche de lui quand il se retire quelque seconde après. Pas le moins du monde intimidée, je me presse contre lui, plus qu'avant, mes doigts vont chercher quelques-unes de ses mèches de cheveux si blonds. Je lui fais face, complètement aveuglés par l'obscurité, je m'approche de lui doucement, calmement. Et je l'embrasse avec fougue, une fougue que je n'ai jamais eue, pour aucun autre garçon.
Comment est-ce possible ? Plus tard les questions et les regrets, je veux juste profiter de l'instant présent. Je veux juste ses caresses sur moi, je veux juste m'imprégner de la chaleur de son corps. De sa bouche si douce, j'entrouvre finement mes lèvres, sa langue frôle la mienne délicatement, comme si elles veulent voir si elles peuvent s'accorder ensemble. Je caresse sa joue marquée par une crevasse profond, sa mystérieuse blessure, il en laisse échapper un gémissement de douleur, contrainte je pose ma main sur ses épaules. N'en pouvant plus d'attendre, je prends les choses en mains et je l'embrasse comme jamais je n'ai embrassé. C'est un baisser passionné, comme un feu qui s'embrasse, complètement grisée par cette sensation voluptueuse, apaisante, je soupir de désir, aussi bizarre que ça puisse paraître.
C'est donc cela ? J'éprouve du désir pour Malefoy, prise dans cet effluve de sentiment contradictoire, je ne m'en préoccupe pas pour le moment, plus tard, j'aurais tous le temps de m'interroger. Je veux juste jouir du moment, de ses bras qui me serre comme si je suis son point d'accroche. Je veux juste son souffle roque contre mon front, de ses lèvres qui ne demande qu'à être embrassées encore et encore. Il baisse la tête dans mon cou, m'embrassant par de petit baiser du bas vers le haut, jusqu'à ma lobe d'oreille. Complètement extasiée par ces simples petits baisers, je gémie de plaisir dans son oreille. Je lui caresse le dos, son dos si musclé par ses séances de Quidditch. Ses cheveux me chatouillent les joues, me faisant gesticulée un peu. Cela pourrait durer des heures, je ne m'arrêterais pas, c'est quelque chose qui me libère de je ne sais quelle poids depuis trop longtemps. Quelque chose d'interdit, d'impensable, d'inimaginable. Il se recule mais cette fois-ci franchement.
- Bonne nuit, me souffle-t-il rauquement.
Il s'écarte de moi, relâche notre étreinte trop fusionnelle et s'en va comme ça. Un peu effarée, je reprends peu à peu mes esprits. Je le regarde pour voir ou il est, mais je ne vois rien avec cette fichue noirceur. Tout à fait réveillée, l'effervescence commençant à se dissiper, je prends mon sac et tout en tâtonnant le sol, je récupère mes cahiers qui se sont écroulés tout à l'heure et que par chance Rusard n'a pas découvert. Je me dirige vers ce qui me semble être mon dortoir, un peu déboussolée, j'avance à petit pas. Non mais quelle sotte je peux être ! Quel petit con ! Il joue à quoi à la fin ? Pleines de questions, je m'enfonce dans les couloirs sombres de Poudlard.
Vendredi 18 octobre 1996 – 21 heures 13.
Si je les hais tant que ça, c'est parce que j'aimerai être à leur place. Eux, ils ont le droit de te parler, de te toucher, de rigoler avec toi. Si ses deux êtres me répugne tant que ça, c'est à cause de cela. De la jalousie pure et simple. J'aimerai tellement être à leur place quand tu ries, te réconforter quand tu ne vas pas bien, te parler pour te redonner du courage. J'aimerai être à leur place pour être rien qu'avec toi. Ils ne savent pas la chance qu'ils ont de t'avoir. Il y a une chose que j'ai eue avant eux tout du moins. Un baiser, un magnifique baiser. J'ai eu plus que je l'espérai, beaucoup plus. Si pour t'embrasser, il faut que tu sois en colère, je saurai le faire. Après tout, ne suis-je pas la personne que tu détestes le plus ? Tu me l'as bien fait comprendre. Mais tu ne peux pas savoir à quel point chaque injure que je te fais me donne mal. Je ne suis pas un être sans cœur. Je ne suis pas un étriqué à cause de l'éducation de mes parents. Je ne suis pas comme tu le crois. Ce n'est qu'un voile d'illusion. Si seulement tu savais tout cela. Tous ce que j'endure pour toi, pour te protéger. Si seulement... Je repense à ce qui vient de se passer i peine quelque temps. Mes lèvres sur ta peau si douce. Une odeur merveilleuse de beurre de cacao et d'huile de coco. La senteur du pain grillé le matin au petit déjeuner mêlé à cette délicieuse pâtes caramélisée et à la fois fortement chocolaté, ainsi que la chaleur du soleil sur ta peau, cela me rappelle le sable fin d'une plage magnifique. Tes cheveux, si doux, je ne pensai pas ce que je t'ai dit sur eux loin de là. C'est ce qui fait ton charme. Je n'arrive pas trop à décrire leur effluve. Est-ce de la vanille ou de la pêche ? Ou bien les deux ensembles ? Fusionner pour ne faire qu'un seul ensemble, comme j'aimerai être avec toi. Je n'ai qu'une envie, c'est de ne faire qu'un avec toi. Un seul être, une seule âme. Un jour viendra... J'ai bien réussi à t'embrasser encore une fois et je crois que tu n'étais pas contre ce soir. Ne t'es-tu pas raccrocher à mon cou pour approfondir ce baiser ? N'en as-tu pas quémandée un peu plus ? N'as-tu pas soupirée de plaisirs dans le creux de mon oreille ? Je pense que le moment arrive, tu ne vas plus me résister longtemps, tu vas bientôt succomber, tu commences déjà à fléchir.
Songeur après avoir posé son journal au même endroit que d'habitude. Drago réfléchit et pense invariablement à elle. Elle, son fruit interdit, qu'il aime tant croquer. Elle pour qui il ferait tout, il laisserait tout tomber pour elle si elle oserait lui demander. Sa famille, sa vie, son monde, tout, réellement tout. Il se tourne sur le côté de son lit et s'endort paisiblement, rêvassant d'elle inlassablement.
Juste pour votre bon plaisir, pour bien commencer la semaine et parce que je suis bien en avance dans ma correction.
Bonne soirée à vous, les gens :)
3lle.
