Place au quatrième chapitre.


Je vous raconte pas le réveil à 5h30 était un peu dur. La tête dans les fesses, comme on dit. A l'arrivée, Carlisle est frais et dispo. Il me salua et l'on parla un peu de la soirée, avant de se mettre au boulot. 2 accidentés de la voie publique venaient d'arriver.

16h. Je rejoins Bella chez elle. Elle se trouve seule avec Alice. Les autres sont partis en camping, d'après ce que j'ai pu comprendre.

Bon, passons les détails, cette après-midi, fût mille fois plus crevant qu'une journée de boulot, et c'est peu dire. Alice a du nous faire faire au moins une bonne trentaine de magasins. Bien entendu, je n'ai pas leur budget, je ne pouvais donc pas mettre d'extravagances. C'était bien entendu, sans compter sur Alice, qui paya le reste de mes achats.

- Mais, si Sérénity c'est ton cadeau de bienvenue !

- Mais non, enfin Alice, c'est une somme énorme. Aussi cher que ma voiture, je te signale !

- Peu importe. Façon c'est moi qui choisi.


Bref, 19h, fin des magasins à mon plus grand soulagement. Avec tout mes achats je n'avais plus qu'à acheter au moins deux nouvelles armoires, afin de pouvoir tout ranger.

Nous rentrons donc chez Bella. Après un verre de coca, je prends congé des filles et rentre à ma maison. Une fois arrivée, je remarque que la moto de Sam se trouve dans l'allée, mais pas de Sam à l'horizon.

Je m'installe devant la télévision, avec une sensation plaisante aux creux de mes reins, rien qu'à l'idée de penser à Sam.

« Je ne comprend vraiment pas ce qui m'arrive. Pourtant, j'en ai déjà vu des hommes magnifiques…, mais lui, rien qu'à penser à son nom et je me retrouve comme une gamine amoureuse… Quel merde, j'avais bien besoin de ça maintenant, tiens… »

DRIINNNNNNNNNNNGGGG !

« Bon, allez ma grande. T'as survécu à pire que ça ! Sois courageuse ! Ouais, c'est ça courageuse ! Quoi qu'il veuille, tu dis non ! »

J'ouvre la porte et tombe donc sur Sam, qui me sourit. Toujours torse nu comme à son habitude. Il s'avance et pose ses lèvres sur les miennes, mais se recule aussitôt pour éviter de m'effrayer. Ça y est je n'ai plus de souffle encore une fois…

- Bonjour. Dis ce soir, tout les Quileutes mangent ensemble chez moi. Je me demandais si tu voulais venir ?

- Euh…

« Allez, dis non … »

- Pourquoi pas !

« … Ouais, laisse tomber, on repassera pour le courage ! »

- Parfait, je te laisse t'habiller et on y va ? dit-il avec un petit sourire en coin.

- M'habil… ? je descends le regard sur moi.

« Oh, mon dieu, j'ouvre la porte en pyjama… »

Enfin, si on peut appeler ça un pyjama. Je porte un short de taille xxl au moins, un vieux tee-shirt, sans oublier la paire de chaussettes en laine pour assortir le tout. Ben, oui j'ai toujours froid aux pieds…

- Euh, oui, ok… Bon je vais … m'habiller, hein.

- Oui, mais tu sais tu es ravissante dans n'importe quelle tenue.

Ca y est je me remets à rougir, je lui ouvre la porte et lui demande de m'attendre sur le canapé le temps de m'habiller convenablement. Je monte l'escalier en quatrième vitesse, fouille dans mes nouveaux sacs pour trouver quelque chose de potable. J'opte pour les nouveaux sous-vêtements en dentelle noir qu'Alice m'a choisi et un jean noir avec un cache-cœur rouge. Tout ce qu'il y a de plus simple. Je descends rapidement les escaliers et tourne l'escalier pour arriver sur le salon, mais je rentre en contact avec une surface dur et manque de tomber par terre. Les bras de Sam me retiennent contre lui.

- Eh ben, décidément, tu aimes être contre moi ?

- … Oui, je suis un peu maladroite, sans doute, dis-je en remettant ma mèche de cheveux derrière l'oreille.

- Ce n'est pas grave, j'aime bien aussi, je t'avoue…

Quelques secondes plus tard, je suis toujours dans ses bras, à se jauger mutuellement du regard.

- Bon et si on y va ?

- Oui, allons-y. Ils vont nous attendre.


Arrivée à la réserve, je fais la connaissance du père de Jacob, et de la mère de Sam, Lulla. Celle-ci me traite presque comme une princesse, se souciant du moindre de mes besoins. Sam me sourit, tout en parlant avec Jacob, tandis que moi je suis en pleine conversation avec Lulla sur mon travail. Après quelques instants, Sam met son bras autour de ma taille.

- Maman, je te la pique quelques instants. Je dois lui parler.

- Bien sûr fiston.

Tandis que l'on se dirige dehors, celle-ci me fait un petit clin d'œil et retourne discuter avec les autres. Sam s'assoit sur la première marche et me fait pivoter afin de m'installer sur la deuxième marche la tête posée contre son torse, ses bras entourant mon corps.

Autant vous dire, que la chaleur à grimpé de quelques degrés. C'est étrange, car chacun de nos gestes, me paraisse naturel, comme si l'on se compléter l'un l'autre.

- Je sais que tu ne sais pas quoi penser de nous deux. Et que tu trouves peut-être même étrange ce que tu ressens envers moi alors que cela fait à peine une semaine que nous nous connaissons.

- Oui, c'est étrange, murmurai-je.

- Mais, ne t'en fais pas. Tu sauras bientôt toute l'histoire.

- Quelle histoire ? soufflai-je

- Chut, il est encore trop tôt pour ce genre d'histoire, susurre-t-il à mon oreille avant de poser un baiser sur mon oreille.

Je ne peux dire combien de temps l'on resta l'un contre l'autre à regarder les étoiles.

- Bon, les amoureux, vous venez manger ! Ce n'est pas tout ça mais je crève de faim, crie Quil.

On se lève doucement, profitant de notre étreinte. Une fois à table, Jacob se mit en tête de trouver comment me faire rougir le plus possible en peu de temps, en me taquinant sur Sam et moi.

- Bon, t'as fini ? demandai-je à Jacob. Si tu continues je vais t'écraser comme un moucheron.

- OUH ! Maman, mais c'est qu'elle est terrible cette petite tigresse… me taquina Quil.

- Bon, vous arrêtez de l'embêter, dit Lulla. Elle est mon invitée alors laissa-là tranquille. Mange mon petit chou.

- Oh, mon petit chou, rajoute Jacob en riant.


Sam me ramena chez moi et me raccompagna jusqu'à la porte. Avant de se séparer, il me prit dans ses bras et huma mon odeur, tout en déposant de légers baisers sur mon cou. Les frissons parcoururent tout mon corps. Qu'est-ce-que c'est bon… Il se recula et déposa un baiser plus appuyé que les autres sur mes lèvres.

Et là… mon corps s'enflamme. Je me presse le plus près possible de son corps, je perds pratiquement le contrôle de mon corps. Mes lèvres s'ouvrent à Sam complètement. Sa langue part à la découverte de la mienne, dans un balai de sensualité. Mes bras entourent sa nuque afin de le rapprocher au plus. Ses mains glissent le long de ma taille et commencent à remonter en me caressant le dos. Je ferme les yeux, laissant les émotions envahirent mon corps.

Je crois bien n'avoir jamais ressenti un tel plaisir qu'à ce moment et pourtant nous étions soft. Il resserre son emprise sur moi, ses mains glissent sous mes fesses, je me laisse faire, il me porte, mes jambes enserrant sa taille. Il me colle contre le mur et continue à m'embrasser. Ses lèvres redescendent vers mon cou. Il me lèche le cou avant de poser ses lèvres en une multitude de baisers. Je pousse un léger gémissement de plaisir, avant d'ouvrir les yeux …

Je repousse légèrement Sam.

- Excuse-moi, Sam…

- Non ce n'est rien. C'est moi qui suis désolé de t'avoir sauté dessus, me dit-il en posant son front contre le mien.

Je laisse échapper un rire doux et le regarde dans les yeux.

- Je vais rentrer me coucher, je crois.

- Oh oui, bien sûr.

- Euh… pour ça tu devrais peut-être me déposer à terre Sam.

En effet, nous sommes toujours dans la même position contre le mur. Il me dépose à terre, me fait un dernier baiser et me souhaite bonne nuit, avant de repartir vers la réserve.

Je suis enfin dans mon lit, au chaud sous les couvertures, je pense à Sam et au plaisir que j'ai ressenti à être seulement avec lui, même sans que l'on s'embrasse.

« Je ne peux pas me permettre ça… Tu le sais bien, ce qu'il risque… »

L'on dit que la nuit porte conseil, sur ses paroles, je m'endors. Le hurlement d'un loup lointain me berce…


Aujourd'hui, journée de repos. Vu que je travaille ce week-end de nuit. J'aime bien travailler la nuit, les choses paraissent différentes, tout est plus calme et en même temps plus agité si l'on peut dire.

Dix heures du matin, je me lève tranquillement, prend un petit déjeuner dans la cuisine, quand quelqu'un tape à ma porte. Je me lève tout doucement, marchant un peu au radar, je l'avoue.

- Bella ! Ca va ?

- Oui bien et toi ?

- Je me suis dis que tu aimerais bien parler avec une amie de tout ce qui t'arrive en ce moment.

- C'est vrai que je suis un peu perdue avec Sam, mon arrivée dans la ville et tout...

- Allez, prenons une petite tasse de café en écoutant tes malheurs.

Je laisse échapper un sourire et m'installe à la table avec Bella devant un bon café fumant.

- J'ai jamais ressentie ça de toute ma vie, je ne sais pas quoi faire. Hier j'ai carrément failli le violer devant la porte !

Bella se mit à rire sans pouvoir s'arrêter.

- Enfin, Sérénity, un viol il faut qu'il y en ait un qui ne soit pas consentant. A mon avis, ça ne devait certainement pas être le cas de Sam

- Oui, c'est vrai, renâclai-je. Mais bon, je n'ai jamais fait ça de toute ma vie. On aurait dit une pulsion, un besoin … vital !, m'exclamai-je.

- Oui, je comprends. Sam ne t'as rien dit ?

- Non, il m'a juste dit qu'il aurait bientôt une histoire à me raconter, pourquoi ?

- Tout te paraîtra beaucoup plus limpide à ce moment là. Ne t'en fais pas, va. Tu vas vivre sans doute la vie la plus magnifique que tu aurais pu rêver. Car Sam aura envers toi l'amour le plus pure qui puisse exister.

- Tu sais, Bella, des fois j'ai l'impression que vous parler tous en latin. Je ne comprends rien à ce que vous me dites…

Elle éclate de rire et fixe avec douceur.

- Ne t'en fais pas, c'est tout ce que je peux dire. Sam est la meilleure chose qui puisse t'arriver, et ça c'est une certitude…

Je lui lançai un petit sourire.

« Oui, mais moi, je dois être la pire chose qui pouvait lui arriver… »


Fin du quatrième chapitre. J'espère qu'il vous a plu. Le prochain chapitre arrive dans très peu de temps. Je suis de nuit, donc j'ai les après-midi de libre pour écrire la suite.^^