Deuxième thème du 02 juin, 22h-23h : Atmosphère ! Alors laissez moi vous prévenir : PRÉSENCE D'UNE RELATION HOMOSEXUELLE, ou plutôt d'un sous-entendu et sexuelle en plus. Donc HOMOPHOBES PASSEZ VOTRE CHEMIN ! Maintenant que vous êtes prévenus, je peux vous souhaiter une agréable lecture. Et les fautes seront corrigées ultérieurement...
Disclamer : Rien de m'appartient tout est à Oda !
TEXTE CORRIGÉ LE 03/06/2018
Dès qu'ils s'étaient rencontrés, il avait senti l'air se charger d'électricité. Cette impression ne l'avait plus jamais quittée, et chaque fois que leur chemin se croisaient, l'air était à nouveau saturé.
Marco l'avait eu dans la peau dès qu'il l'avait aperçu sur cette plage, une flamme dansant dans sa main et dans ses yeux. Et plus leur relation s'améliorait, plus le blond sentait cette tension sournoise montée dans son corps, comme une batterie sur le point d'imploser.
Il n'était pas le seul à être tombé pour l'homme de feu. Ace ne le remarquait peut être pas, mais lui voyait les regards plus ou moins discrets qui lui envoyaient certains de leurs "frères". Malgré son côté possessif viscérale, le Phénix ne pouvait leur en vouloir, l'ancien capitaine des Spades passant toutes ses journée torse nu.
Pouvoir admirer le corps de la nouvelle recrue de l'équipage était autant un plaisir qu'une torture pour le premier commandant. Marco goûtait le jeune pirate avec ses yeux, il scrutait le roulement des muscles de son camarade à chaque fois que celui-ci s'étirait lentement et la carnation de sa peau. Cependant ses mains, impuissantes et désespérées, étaient condamnées à se crisper sur la rambarde quand la sueur et le sel mettaient le torse du jeune homme en valeur. Il n'avait pas le droit de le toucher.
Presque chaque nuit, Marco rêvait de lui. Et chaque matin, l'oiseau de feu retournait à la réalité. Cette routine insupportable fut troublée par un événement quasi inespéré, quand on prend en compte les débuts de Portgas D. Ace au sein de l'équipage. Oyagi l'avait nommé Commandant de la Seconde flotte. Mais après que l'alcool ait coulé à flot et que toutes les chansons paillardes furent chantées, le blond prit conscience d'un détail. Ils allaient partager la même cabine.
La descente en enfer de Marco commença réellement quand son havre de paix dans la tempête de son quotidien fut foulé par la Tentation.
Ace était une personne incroyable, un homme courageux et un guerrier féroce.
Mais par-dessus tout, il était le feu, indomptable et sauvage, il ravageait et obsédait. Définitivement, Marco était obsédé par le jeune homme. Le matin, il n'avait qu'une crainte, avoir gémi le nom du pirate pendant son sommeil. Chaque fois qu'il se rendait dans leur salle de bain, il ne pouvait s'empêcher d'imaginer le corps de Portgas sous la douche. Et chaque fois qu'il rentrait dans leur cabine, l'odeur du jeune homme le détendait immédiatement, comme un drogué après avoir reçu sa dose.
Cependant, le pire n'était pas de vivre avec Ace et d'être confronté à lui toute la sainte journée. Le pire, c'était quand leur peau se touchaient. Le phénix sentait alors un interminable frisson parcourir son épiderme et courir le long de sa colonne vertébrale. Son rythme cardiaque s'accélérait et sa température augmentait, aussi incontrôlable qu'un brasier attisé par les vents.
Et l'air se chargeait un peu plus qu'à l'accoutumée. L'atmosphère s'alourdissait imperceptiblement, comme si un orage se préparait à l'horizon, loin derrière les nuages. Dans ces moments où le temps semblait suspendu, Marco avait l'impression futile qu'il n'était pas le seul à s'enflammer. Quand Ace frôlait sa peau pour prendre un rapport sur son bureau, le blond avait la vague impression que le désert s'était invité dans leur cabine ; et quand leurs regards se croisaient... Voyait-il vraiment du désir dans les orbes en fusion ou était-ce seulement un fantasme ?
Ce jour-là, Marco avait faillit saisir la brun par les hanches pour le plaquer contre le bureau. En quelques secondes, il s'était imaginé prendre d'assaut les lèvres du plus jeune pour les mordiller et les lécher. Le Commandant avait presque senti le bassin d'Ace tout contre le sien et sa main tâtait le torse si alléchant. Durant sa brève hésitation, il n'avait eu aucun mal à entendre les gémissements indécents du pirate ou encore à visualiser ses yeux voilés par le désir intenable.
Mais Marco n'avait pas bougé ce jour-là. Il n'avait pas saisit son camarade et ne l'avait pas plaqué. Il avait laissé Ace rompre leur échange et se retirer, sans sourciller malgré l'envie qui lui brûlait le bas ventre.
Avait-il regretté ? Bien entendu ! Comme il avait regretté de ne jamais être entré dans la salle de bain par surprise, pour honorer le corps de Hiken contre la parois. Comme il avait regretté de ne pas l'avoir embrassé quand il lui avait avoué le nom de son père...
Et si Marco espérait jour après jour, s'il ne se résignait pas à embrasser leur relation actuelle, c'était parce qu'un détail l'en empêchait.
Parce que cette atmosphère, qui s'installait insidieusement à chaque fois que leur corps se rapprochaient, était si palpable qu'il était incapable de la renier.
