TATADADAAAA me revoilà !
Sans plus attendre, THE SUITE !
Enjoy !
XxXxXxXxXxXxXxX
Elle ne pouvait pas croire qu'elle s'était évanouie ! D'accord l'ambiance nocturne de la cabane avait de quoi effrayer n'importe qui… Et puis les types qui l'entouraient n'avaient rien de rassurant, mais quand même ! Ce n'était pas du tout dans son caractère…
Elle venait juste de reprendre conscience. Apparemment ils n'avaient pas jugé utile d'essayer de la ranimer… Il faisait maintenant jour. Elle se tortilla pour se redresser un peu et se cala contre le mur en vieille pierre. La pièce principale était vide. Ce n'était pas ça qui allait l'aider à s'enfuir… Les nœuds étaient solidement faits, le bâillon tenait toujours aussi bien et avec les mains dans le dos elle ne pouvait pas faire grand-chose pour y remédier. Elle se résolut donc à attendre le retour des ravisseurs.
Cela ne prit pas longtemps. Elle ne tarda pas à entendre des voix s'approcher, et bientôt le panneau de bois faisant office de porte se déplaça et la femme qu'elle avait vue la veille pénétra dans la cache, suivie des deux autres résistants.
Le dernier, celui à la cicatrice, s'aperçut qu'elle s'était réveillée. Il s'approcha d'elle, se débarrassa de son fusil et s'accroupis à son côté. Le jour elle avait moins peur, mais Dieu seul savait comment il allait se comporter avec elle, aussi elle se recula le plus possible.
-Pfouh ! Quel regard… J'ai la vague impression que si je vous détache vous allez me sauter à la gorge… Bon, d'abord, je voudrais savoir quelque chose… Est-ce que vous comprenez le français ?
Un peu qu'elle le comprenait ! Elle vivait en France bien avant l'occupation ! C'est à peine si elle avait un accent lorsqu'elle parlait cette langue… Lentement elle hocha la tête.
-Très bien ! Bon alors ce qu'il faut que vous compreniez, c'est que normalement on ne vous fera pas de mal… Bon, bien sûr, il va mieux valoir éviter de jouer au plus malin avec nous parce que vous aurez vite fait de vous retrouver avec un couteau ou une balle dans la nuque.
En disant ces mots il s'était mis à jouer avec un couteau de chasse de belle taille.
-Voyez-vous fraulein, vous n'êtes pas tombée entre les mains de n'importe qui… Je me permets de nous présenter… Nous sommes une unité d'élite au service de divers réseaux de résistance… L'attaque surprise, la pose de bombe, le meurtre, l'enlèvement, la filature… Nous sommes passés maîtres dans tous ces domaines… La plupart des attentats dont vous avez entendu parler, nous en sommes responsables…
Il voulait peut-être se montrer rassurant, mais c'était sacrément raté ! Les yeux de la jeune Allemande passaient tour à tour sur chacun des terroristes avec un peu plus d'appréhension. Qu'est-ce qu'elle avait fait au ciel pour mériter ça ?
-Je suis le chef de la bande… Là vous ne voyez que mes deux lieutenants, mais nous sommes assez nombreux… Soyons gentleman, je commence par la… heu, allez on va dire dame…
La femme manqua de lui flanquer un coup de crosse sur la tête.
-C'est notre spécialiste des armes et notre lien avec tous les réseaux d'armement.
Liselotte la détailla. D'allure garçonne elle portait une veste d'homme beige sur un chemisier gris et une jupe beige trop courte pour être vraiment décente. En plus de son fusil, elle portait un pistolet à long canon à la ceinture. Elle avait relevé ses cheveux d'ében en une couette haute. Tout en elle n'était qu'énergie et efficacité.
-On l'appelle Vipère. Mais son vrai nom c'est Anko.
-Appuyé contre ce mur, le bavard du groupe, notre expert en explosif… continua le chef. Ce qu'il connaît, je ne suis même pas sûr que vos chimistes boches en connaissent la moitié…
L'homme en question ne réagit même pas à cet éloge. Entièrement vêtu de bleu marine, il portait une casquette de la même couleur à l'envers, la fine visière lui cachant la nuque. Il mâchouillait sans relâche une brindille pointue.
-Pour être honnête on n'a jamais réussi à lui trouver de surnom… Il s'appelle Genma.
Plus il parlait, moins Liselotte comprenait. Ou plutôt plus elle avait peur de comprendre. S'ils se permettaient de lui en faire savoir autant sur eux c'est qu'ils avaient l'intention de la garder un moment… Voire même jusqu'à ce qu'ils l'éliminent.
-Et enfin, il y a moi ! Résistant de la première heure, je dois ma place à mon talent de… disons de mercenaire… Je suis le meilleur dans la filature et… hem… le meurtre.
Ça ne l'étonnait même pas. Il était vêtu d'un large pantalon noir rentré dans ses bottines, et revêtait une ample chemise bleu marine fermée par un foulard vert foncé au col. Il avait ajouté un béret noir sur ses cheveux qui à la lumière du jour se révélait être prématurément gris.
-Je m'appelle Kakashi.
O
-Bon, fraulein, je voudrais vous enlever votre bâillon, l'ennui c'est qu'il y a toutes les chances que vous vous mettiez à crier, ce qui serait plutôt désagréable. C'est vous qui voyez, ou vous vous mettez à hurler et là, non seulement je vous le remets, mais vous ne le quitterez plus et il vous faudra faire preuve de créativité pour manger avec, ou… vous êtes raisonnable…
Elle le fixa un instant, droit dans les yeux. Un peu décontenancé, il décida de prendre ça pour un oui et lui enleva le bâillon.
Liselotte expira un grand coup puis enchaîna deux ou trois grimaces pour détendre sa mâchoire.
-Pas de cris ? s'étonna le résistant aux cheveux gris.
-Pour appeler qui ? demanda-t-elle ironiquement avec un très léger accent.
-Très juste ! s'exclama-t-il avec bonhomie. Bon, que diriez-vous d'un peu de café ?
Elle le regarda effarée. Non mais qu'est-ce que c'était que ce type ? Pour un peu elle se serait crue à l'hôtel ! Bon d'un autre côté elle n'allait pas s'en plaindre… Ils avaient l'air un peu moins cruels que ce qu'elle craignait… Tant qu'elle ne faisait pas de bêtise elle pourrait arriver à rester en vie.
Elle se tortilla de manière à faire passer ses bras sous ses fesses pour les avoir devant elle. Ses trois ravisseurs la regardaient faire en silence.
« Ne m'aidez pas surtout ! »
Au bout de quelques minutes ce fut chose faîte et le dénommé Genma lui apporta une vieille tasse métallique dans laquelle il versa un peu de liquide noir.
Elle ne prit pas la peine de le remercier et commença à boire sans les regarder.
Certes ils n'étaient pas totalement affreux, n'empêche qu'elle ne pouvait pas rester là éternellement ! L'ennui c'était que sa seule porte de sortie était son cousin… S'ils l'avaient enlevée c'était forcément pour en faire une monnaie d'échange, sauf que… Sauf que Deidara n'aurait aucun scrupule à la leur laisser. Mais si elle le leur disait, elle pouvait aussi bien dire au revoir à sa vie, puisqu'ils se retrouveraient avec une prisonnière inutile sur les bras dont ils n'hésiteraient pas à se séparer…
Oui, elle était dans une mauvaise passe…
OoOoOoOoO
-Bonsoir !
La surprise le fit sursauter et il se mit automatiquement en position défensive, ce qui lui arracha une grimace de douleur.
La tête rieuse de sa « sauveuse » entrait par le vasistas et elle le regardait en souriant.
-Bien dormi ?
-Si on veut, se contenta-t-il de répondre tandis qu'elle sa glissait par l'étroite ouverture et atterrissait sur le sol en souplesse.
-TADA ! s'exclama-t-elle en brandissant un panier en osier d'où s'échappaient un bout de saucisson, l'extrémité d'une baguette de pain ainsi que le goulot d'une bouteille de vin.
Le soldat ouvrit de grands yeux alléchés et sans prendre la peine de la remercier il tendit la main vers les victuailles. Malheureusement pour lui il avait affaire à une jeune femme vive et un rien perverse. Elle écarta prestement le panier de la portée du blessé et secoua la tête.
-Désolée, mais ce n'est pas pour tout de suite ! Il faut d'abord répondre à mes questions !
Aussitôt le visage du jeune homme redevint méfiant et renfrogné. Que cachait cet interrogatoire ?
-D'abord, dit-elle en rapprochant son grand fauteuil, je me présente ! Je m'appelle Sakura !
Avec un sourire éclatant elle lui tendit une main qu'il ignora royalement. Elle faillit la lui envoyer dans la figure mais se retint. Elle soupira :
-Dites, il va falloir y mettre un peu du votre… Bon, est-ce que vous pouvez me dire ce qui vous a pris de survoler Paris ?
Il la regarda avec un air qui ne lui laissa aucun doute.
-Oui bon, j'avoue que je n'y croyais pas trop… Pff… Vous avez quel âge ?
Il leva les yeux au ciel mais, considérant sans doute qu'il s'agissait d'une question moins dangereuse et répondit :
-23
Satisfaite, elle lui tendit un morceau de pain sur lequel elle avait posé du camembert. Il s'en saisit aussitôt. Tandis qu'elle se constituait un sandwich de saucisson elle continua ses questions sur le ton de la conversation :
-Qu'est-ce qui vous a amené à vous rendre en Angleterre ? Parce que je suppose que c'est de là que vous avez décollé…
-Beaucoup de choses, se contenta-t-il de répondre avant de faire un effort et d'ajouter :
-J'y suis partit avec des amis… l'un d'entre eux avaient des contacts là bas, on s'est vite fait enrôlé… Ils manquent de volontaires…
-Est-ce que vous avez vu… (sa gorge se serra)… le général ?
Il la regarda un instant puis dû admettre que non.
-Malheureusement il ne peut pas recevoir tous les Français…
-Non, bien sûr que non, fit-elle en lui tendant un grand verre de vin et une grosse rondelle de saucisson.
Ils finirent de manger en silence puis elle remballa tout, après avoir sortit un paquet enveloppé d'un linge blanc du panier. Elle ouvrit la bouche comme pour lui dire quelque chose puis fronça les sourcils, regarda autour d'elle et se décida. Sous le regard intrigué du soldat elle entreprit de faire pivoter un pan de décor en bois. Bientôt elle obtint un paravent tout-à-fait convenable. Elle attrapa le paquet blanc et se glissa derrière.
Ce n'est qu'en voyant le large pantalon de toile qu'elle portait jusqu'à présent passer par-dessus le décor qu'il comprit ce qu'elle faisait.
Elle réapparut bientôt, vêtue d'une jolie robe vert eau à pois blancs, dont la taille était marquée par une ceinture blanche. Le col était rond et blanc, les petites manches étaient bouffantes, elle avait remis ses chaussettes blanches et ses sandales compensées.
-Alors ? Qu'est-ce que vous en pensez ? demanda-t-elle en tournant sur elle-même pour faire voler la jupe.
Il pensait que cette robe, en plus de lui aller comme un gant, faisait ressortir ses magnifiques yeux verts… Qu'elle était très féminine et vraiment jolie, vêtue ainsi… L'ennui c'est qu'il ne se rendit même pas compte de ce qu'il pensait, et qu'à la place de la complimenter il haussa l'épaule qu'il pouvait bouger et regarda ailleurs.
Horriblement vexée elle voulut crier, mais encore une fois elle se retint. Elle enfila nerveusement deux petits gants blancs, cala un béret vert assortit à sa robe sur sa tête et attrapa un sac à main blanc caché au fond du panier.
Il la regarda faire sans comprendre, mais lorsqu'il la vit monter sur la table basse et se glisser par le vasistas il s'écria :
-Hé ! Où allez-vous ?
Elle ne lui accorda pas un regard et disparut sans un mot.
-Raaah ! s'exclama-t-il, en se renversant en arrière, frustré. Décidemment mon vieux Sasuke va falloir revoir ton relationnel…
XxXxXxXxXxX
TADAAAAAAA !
Sasuke ! Bam ! Comme ça ! En parachutiste pas cool ! L'aviez vu venir ? ^^
Bref Merci à mes reviwer/euses ! J'espère en avoir d'autres ! (oui je suis pire qu'un gosse la veille de Noël)
