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CHAPITRE 4 : Severus et Hermione

Poudlard était en train de changer. Severus Rogue avait beau se dire que non seulement il n'y avait là rien de bien étonnant mais qu'encore en plus ce n'était peut-être pas un mal. Après, il savait que l'année allait s'achever sur la mort d'Albus Dumbledore, si tant était que Malfoy se décide enfin pour sa mission. Encore un peu, et il allait tout faire capoter celui-là.

Et puis, il y avait le poste de professeur de défense contre les forces du mal. C'était presque jouissif de se dire qu'il avait enfin réussi à l'obtenir après tant d'années à presque supplier Albus à genoux. Cette année serait peut-être la dernière avant de terribles bouleversements mais en tout cas, ça n'allait sûrement pas être la moins intéressante.

Il fit le tour de son cachot en un coup d'œil. Ici, tout était prévu pour le repaire d'un maître des potions. Nombreux auraient été ceux qui auraient douté qu'un professeur de défense contre les forces du mal y avait élu domicile. Et pourtant, il n'avait jamais été question pour lui de troquer son cachot contre un bureau plus conventionnel. Parce qu'au fond, il y tenait à ses chers philtres et potions.

Il passa une main sur une rangée de fioles, sur un établi. Il préférait de loin la défense contre les forces du mal, principalement à cause de la magie noire et puis il avait comme un compte à régler avec la matière depuis que Lupin avait occupé le poste. Mais au fond de lui, l'art des potions, parce que c'était un art, nul ne devait en douter, restait celui où il excellait le plus celui où, faisant fi des apparences, il serait toujours meilleur que tous les James Potter et les Sirius Black du monde.

Il soupira. Penser à Potter l'amenait toujours à penser à Lily. Il aurait tout donné pour elle, jusqu'à la lune et les étoiles. Et si on lui assurait que c'était impossible eh bien tant pis, il se serait débrouillé pour trouver le moyen d'y parvenir quand même. Potter s'était cependant montré bien plus convaincant et bien plus attirant que lui et il était resté de côté. Pourtant, elle avait été en sécurité avec lui. Enfin, il y avait cru jusqu'à l'odieuse trahison de Pettigrow. Lui aussi avait été profondément ébranlé par ce qui était arrivé. Lily était morte ! Et Merlin savait à quel point il s'en voulait de ne pas avoir prévu que ce petit imbécile de rat la piège ainsi. Pire encore, c'était lui-même qui l'avait attiré vers les Mangemorts, en guise de bonne foi pour sa propre incorporation.

Il avait envie de taper du poing sur la table, de détruire quelque chose. Sa Lily lui avait été enlevée. C'était…

Quelqu'un frappa à la porte. Severus sursauta et se retourna tout à coup. Qui ? Qui osait venir frapper alors qu'il était… Il consulta l'horloge au-dessus de son bureau. Presque minuit. Il fronça les sourcils. Qui pouvait bien avoir besoin de lui à une heure pareille ? Albus ? Quelque chose d'important était-il arrivé au point qu'il se déplace en personne pour venir l'en aviser ?

A la fois curieux et inquiet, il ouvrit la porte et haussa les sourcils. La surprise le saisit, laissant une marque sur son visage avant même qu'il ne puisse y remédier et reprendre son habituel masque de neutralité. Devant lui, se trouvait Hermione Granger. Elle avait suivi ses cours de potions durant cinq ans, et elle était même plutôt douée, il fallait l'avouer. Le fait qu'elle soit une née-moldue lui faisait souvent penser à Lily. Les deux jeunes femmes n'étaient pas du même acabit, c'était une évidence mais pourtant, leur goût pour les études et leur acharnement quant aux droits d'autrui se ressemblait avec une telle précision que Severus en arrivait parfois à croire que Granger avait pris Lily pour modèle.

Pour l'heure, elle se tenait juste devant elle, l'air un peu contrit et elle se mordillait les lèvres. Il prit sur lui, inspira légèrement.

« Miss Granger, il me semble que vous n'ignorez pas les règles de couvre-feu de l'école. »

Et qui plus est, il pouvait constater qu'elle portait son badge de préfet sur la poitrine. Elle était donc venue en toute connaissance de cause. Dans le faible éclairage des cachots, il la vit cependant rougir un peu et il se retint de justesse de hausser les sourcils.

« Je sais professeur, je suis venue pour une requête particulière. »

Allons bon. Il la connaissait un peu, à force de la fréquenter pendant les cours. Pour lui, elle n'était qu'une horrible mademoiselle Je-Sais-Tout qui aimait tout particulièrement s'afficher et surtout étaler son érudition. Elle se mordilla les lèvres.

« Depuis le début de l'année, c'est le professeur Slughorn qui enseigne les potions.

_ J'aurais apprécié que vous m'appreniez quelque chose que je ne savais pas Miss Granger. Parce que pour l'instant, j'ai juste très envie de vous retirer des points. »

Il y eut comme un air de panique qui passa sur les traits de la jeune fille.

« Non ! Attendez ! Je n'aime pas dire du mal des professeurs mais j'ai l'impression que le professeur Slughorn n'est pas très… bon. »

Cette fois-ci, il se retint à grand peine d'éclater de rire. Oui, c'était le moins qu'on puisse dire. Il avait un peu suivi l'évolution de ces anciens élèves en la matière. De loin, certes, mais il s'était quand même tenu au courant. Et lorsqu'il avait appris que Potter était parmi les meilleurs élèves de la promotions, il s'était dit que le niveau avait dû sacrément chuter.

« Et j'ai quelques lacunes avec le philtre de mort vivante. »

Ce qu'il pouvait tout à fait comprendre. De toute l'histoire de Poudlard, il avait été à ce jour le seul élève à l'avoir confectionnée à la perfection. D'après ce qu'il avait entendu, Potter s'en était très bien sorti lui aussi mais il préférait ne pas en tenir compte. Il avait dû tricher ou alors deux échantillons avaient été inversés. A moins que le vieux Slughorn n'ait encore pris des vessies pour des lanternes.

En attendant, il commençait à comprendre où elle voulait en venir. Enfin il en comprenait une partie parce que le reste restait encore dans l'ombre.

« Et donc, vous souhaitez que je vous aide à réaliser cette potion ? »

Elle acquiesça. Elle avait vraiment l'air mal à l'aise et, par Merlin, Severus aimait ça. C'en était presque grisant même.

« Et vous pensez, continua-t-il toujours sur le même ton, que minuit est l'heure idéale pour demander un cours de rattrapage de potions à votre professeur de défense contre les forces du mal ? »

C'était principalement ce qui l'étonnait. Mais Granger semblait avoir réponse à tout. Comme toujours ceci dit, il aurait dû s'y attendre.

« Eh bien je serais bien venue dans la journée mais je n'ai pas très envie que Ron et Harry sachent que je vous ai demandé de l'aide. Surtout Ron. »

Décidément, ce soir, Severus devait faire bien des efforts pour ne pas éclater de rire à tout bout de champ. Il avait bien envie de lui claquer la porte au nez, de lui enlever quelques points, peut-être même de lui coller une retenue et de la renvoyer dans son dortoir. Mais, et c'était là ce qui l'étonnait le plus, il avait envie aussi de la laisser entrer. Et curieusement, la première réflexion qu'il se faisait était : ce sera toujours ça de moins que Potter et Black me retourneront.

Presque dix-sept ans après Poudlard, il en était toujours là.

Un peu perturbé, il s'effaça de la porte et la laissa entrer. Elle ne se fit pas prier et sembla même soulagée lorsqu'il la referma derrière elle. D'un geste de la main, il indiqua les paillasses.

« Vous avez ici tout le matériel dont vous avez besoin. Je vous laisse me montrer comment vous vous y prenez. »

Il sentait qu'il allait en avoir pour un moment. Qu'à cela ne tienne, il n'avait pas besoin de beaucoup d'heures de sommeil de toute façon. Au pire, il lui suffisait de se confectionner un philtre Coudfouet et le tour était joué.

Il observa la jeune fille déballer les affaires, allumer un feu sous le chaudron et se mettre à préparer les ingrédients. Il ne lui fallut que peu de temps pour se mettre au travail.

« Ecrasez vos fèves soporifiques avec la lame de votre couteau, dit-il tout à coup, vous aurez un meilleur résultat.

_ Le livre dit de les couper ! »

Elle avait répondu d'un ton un peu trop brusque et s'était tout à coup empourprée.

« Pardon professeur. Mais j'ai du mal de voir comment faire. »

Rogue s'approcha. Il n'y avait pas tellement de place dans ce fichu cachot et lorsqu'il se pencha pour regarder dans le chaudron, son bassin effleura celui de la jeune fille. Immédiatement son corps réagit et il eut un mouvement de recul. Mince, voilà qu'il avait une érection pour l'une de ses élèves. Bon d'accord, Granger était plutôt jolie mais il ne pouvait pas la supporter. Il n'aurait jamais cru qu'elle puisse produire un tel effet sur lui.

Elle se racla la gorge mais ses joues et son front s'étaient empourprés. Elle semblait troublée elle aussi et d'ailleurs l'une des fèves sauta de sous son couteau et tomba au sol. Elle se pencha pour la ramasser, offrant au professeur une magnifique vue dans son décolleté. Cette fois-ci c'était sûr, il était plus que troublé. C'en était même presque douloureux et, pire encore, ça se voyait.

« Allez ça suffit ! s'exclama-t-il. Ce n'est pas un philtre de mort vivante que vous êtes en train de confectionner, c'est de la citronnade ! »

D'un coup de baguette, il nettoya le plan de travail, vida de chaudron et coupa le feu. Son émoi qui ne voulait pas disparaître était en train de le mettre de mauvaise humeur.

« Cette potion n'est pas pour vous.

_ Professeur, je… d'accord. »

Elle fit la grimace et ramassa ses affaires, s'apprêta à partir. Sa poitrine frôla son bras, il sentit au-travers du tissu un téton qui pointait. Si elle lui faisait de l'effet, il lui semblait que l'inverse était également de rigueur. Alors, sans réellement savoir ce qui lui prenait de faire ça, il l'attrapa par le bras. Elle se figea, déglutit. Il vit sa gorge se contracter lorsqu'elle avala sa salive.

Délicieux.

Doucement il y passa le bout des doigts, effleurant la peau, à peine une caresse, plus un souffle qu'autre chose. Elle ferma les yeux et soupira. Encouragé par l'absence de refus, il défit un à un les boutons de son chemisier, dévoilant le soutien-gorge et sa protection de tissu. Amusant, il avait cru qu'elle aurait eu moins de goût en matière de sous-vêtement. Mais celui-ci était tout à fait sexy, d'un rose satiné, presque aguicheur.

Il agrippa sa poitrine des deux mains, soupesa les seins. Elle retira complètement son chemisier tout en s'attaquant à la ceinture de son propre pantalon. Ses intentions étaient claires et n'étaient certainement pas pour lui déplaire. Il chassa rapidement de son esprit le manque de bienséance et de moralité de la chose. Elle avait dix-sept ans, du moins il le croyait, et elle savait parfaitement ce qu'elle était en train de faire. Tandis qu'elle l'empoignait et commençait à le caresser, faisant avec ses mains de longs va et vient qui lui procurait des décharges de plaisir, il retira complètement le soutien-gorge. Du bout des pouces, il caressa puis écrasa doucement les tétons. Il avait envie de les goûter, de sentir la chair palpiter sur sa langue mais il n'osa pas. Ç'aurait certainement été de trop.

Il fit glisser ses mains le long des flancs de la jeune fille, prit un petit plaisir à faire courir son index autour du nombril puis il descendit jusqu'à la jupe dont il fit sauter le fermoir. Elle tomba au sol et il découvrit tout à sa guise la petite culotte. Elle n'était pas assortie au soutien-gorge et il n'en fut pas étonné. Elle était d'un bleu pâle en tissu avec un petit nœud blanc sur le dessus, toute simple mais très attirante.

Il se mit à genoux, la fit glisser jusqu'aux genoux et, des doigts, se mit à caresser le triangle sombre. Hermione se tint au rebord de la paillasse. Doucement, il s'insinua entre les cuisses et enfonça deux doigts dans le vagin. Elle poussa un petit cri d'extase. A n'en pas douter, elle était prête.

Severus se redressa, prit la jeune fille par les hanches. Elle le guida jusqu'à l'entrée de son sexe et, d'une poussée des reins, il la pénétra. Elle s'agrippa à lui, enfonçant ses ongles dans la chair de ses épaules au-travers du tissu de ses vêtements. Si elle était complètement nue, lui, était encore tout habillé. Il prit lui aussi appui sur le rebord de la paillasse et bougea, rapidement, sans temps mort, sans faiblir ni ralentir. Les yeux fermés, c'était Hermione Granger qu'il prenait ainsi mais dans son esprit, c'était Lily qu'il voyait lui sourire et qu'il entendait gémir.

Il jouit bien avant elle rien qu'au souvenir de sa bien-aimée. Il ne cria pas, non, ça ne lui ressemblait pas mais il affermit sa prise sur les hanches de sa compagne. Il hésita à se retirer mais n'en eut finalement pas le temps. Granger, elle, poussait toujours de petits cris et il se demandait s'il ne devait pas stimuler manuellement lorsqu'elle finit par se contracter, les dents serrées. Elle pencha la tête en avant et ses cheveux si épais et si indisciplinés se répandirent sur sa poitrine, allèrent jusqu'à caresser le visage du professeur.

Il se retira lorsqu'il sentit la tension du corps de la jeune femme diminuer. L'espace d'un instant, ils se dévisagèrent puis Hermione rougit. La honte et le remord explosèrent dans la poitrine de Severus. Il se rhabilla et elle en fit de même, en silence. Mieux valait ne pas parler. Mais lorsqu'elle hissa son sac sur son épaule et posa la main sur la poignée de porte, il ne put s'empêcher de dire :

« C'était de la citronnade, bien loin d'un philtre de mort vivante. Je ne crois pas que vous ayez cependant besoin d'une autre leçon de rattrapage. »

Il aurait voulu ajouter « mais néanmoins ma porte vous reste ouverte ». Il s'en abstint et elle quitta la pièce. Avec un petit rire, il se traita d'imbécile. L'instant avait cependant été savoureux, inutile de le nier.


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