Merci à toutes les personnes qui me sont fidèles et à celles qui prennent l'histoire en cours de route. Comme d'habitude un petit mot pour me dire ce que vous en pensez ne serait pas superflu.
_POV Louis
Je le regarde alors qu'il est absorbé par la recherche que je lui ai confiée, les yeux fixés sur l'écran de l'ordinateur. Je m'appuie contre le chambranle de la porte pour mieux l'observer. Il n'a plus rien ç voir avec le jeune provincial que j'ai vu entrer essoufflé dans le bureau de Daniel. J'ai tout de suite été surpris par le contraste entre son corps d'athlète et ses traits encore juvéniles malgré ses 25 ans. Ses débuts comme policier n'avaient pas été des plus banals. Se faire prendre otage alors qu'il voulait simplement changer la pile de sa montre, et mobiliser par cela même une partie du commissariat il fallait le faire. Il faut avouer qu'il ne s'en était pas mal sorti, sa façon de se débarrasser de la petite frappe avait fait le tour du commissariat. Je pense que ce jour là tout le monde a compris qu'il ne fallait pas se fier à son calme et posé Moreno le jour de leur première séance de tir et les derniers événements nous ont donné raison. Quant à ses qualités de policier, Etienne et moi sommes d'accord la-dessus. Il fera un bon flic, l'expérience aidant. Je n'ai d'ailleurs jamais compris Daniel à ce sujet. A croire qu'il voulait le dégoûter du métier en lui confiant des enquêtes d'intérêt négligeable.
Il lève la tête un instant et regarde un point invisible situé derrière moi. Il est ailleurs et je n'ai pas besoin d'être devin pour savoir à quoi et à qui il pense. Cela fait 6 mois que Yann est parti et la blessure ne s'est pas refermée. A le voir je me demande si elle se cicatrisera un jour.
Qu'est-ce qui s'est passé dans la tête de Yann, bon sang. ! Avant de rencontrer Brigitte j'aurais tout donné pour avoir quelqu'un qui m'aimerait autant que Kévin l'aime. Si jamais j'avais l'occasion de lui dire deux mots…Si j'ai été surpris je n'ai pas été choqué quand lors de notre premier dîner, Brigitte m'a confié sa méprise lors de notre rencontre. Elle ne m'avait rien dit au sujet de Yann, j'ai compris tout seul. Le fait que celui-ci passe autant de temps avec lui, et surtout en repensant à sa surprise quand il m'avait vu en compagnie de Kévin. Visiblement il ne s'attendait pas à me voir, leur gêne était palpable mais c'est surtout le regard qu'ils ont échangé qui m'est revenu en mémoire.
Je le vois secouer la tête et reprendre contact avec la réalité. Il me regarde et me sourit son sourire est si rare ces derniers temps que je l'apprécie à sa juste valeur. Je lui rends. Je l'aime bien ce garçon. Dès le premier jour j'ai éprouvé de la sympathie pour lui et ce malgré le différent qui nous a opposé un moment. Je n'oublie pas que c'est grâce à lui que j'ai rencontré la femme que j'aime, Brigitte, sa mère, une femme formidable.
Il a repris son travail, je sors de la pièce en pensant qu'il est le fils que j'aurais aimé avoir et que je n'ai jamais eu.
oOo
POV Kévin
Je suis allongé su r mon lit et malgré l'heure tardive le sommeil tarde à venir.
C'est la dernière nuit que je passe dans cet appartement. Laura et moi avons concrétisé notre projet, nous allons cohabiter. Alex a fait un peu la gueule en apprenant la nouvelle, il espérait secrètement emménager avec elle.
Mais je crois qu'il a compris que si elle était prête à quitter ses parents elle ne l'était pas pour vivre avec lui. Leur relation est encore trop fragile.
Je referme les yeux et me tourne sur le côté, puis de l'autre. Les minutes s'écoulent et le sommeil me fuit toujours. Je cherche une raison à mon insomnie. Est-ce le fait de partir de studio avec les souvenirs qui s'y rattachent ou cette peur de m'endormir qui me prend certains soirs ? Cette angoisse qui commence quand quelque chose ou quelqu'un dans la journée me fait penser à lui. Cette peur de me retrouver en rêve dans les bras de Yann. C'est paradoxal, la chose que je désire le plus au monde, je la crains dans mes nuits. Pourtant mes rêves sont merveilleux, ils ont l'air si vrais que je devrais en apprécier chaque seconde. Mais me réveiller le matin en sachant que tout n'était qu'illusion ne fait qu'accroître mon manque de lui. La blessure que j'essaie de cicatriser depuis des mois s'ouvre de nouveau et j'ai mal, si mal.
Alors les jours suivants je ne compte pas mes heures et je me vide l'esprit en faisant souffrir mon corps à la salle de sports, en espérant être si fatigué pour m'écrouler sur mon lit sans avoir la force de me déshabiller. Puis la douleur s'estompe jusqu'au jour ou une silhouette, une odeur me le rappelle.
Un coup d'œil sur mon réveil m'indique qu'il est presque 5h, je n'ai réussi à dormir que deux petites heures. Dans 3 h, Lyes, Alex viendront m'aider à tout emmener dans le F2 où Laura a emménagé dimanche dernier. Nadia nous rejoindra sur le coup de midi.
Ne pouvant pas rester une minute de plus dans mon lit à fixer le plafond je me lève.
Autant de profiter du temps qu'il me reste avant leur arrivée pour finir de vider mon placard de mes vêtements, d'emballer le peu de vaisselle que je possède et décrocher les rideaux.
Après voir bu un café et grignoté un morceau de gâteau je me mets à l'ouvrage.
Les deux premières tâches accomplies je monte sur une chaise afin d'enlever les rideaux que Louis, à la demande de ma mère, avait posés.
Je m'acharne sur la tringle qui ne veut pas se décrocher, elle cède d'un coup et je perds l'équilibre. Par chance ma chute est amortie par un carton. Je me relève en espérant n'avoir pas réveillé les autres locataires. Bilan, rien de cassé pour moi par contre le carton est complètement éventré et son contenu est répandu sur le sol. Rien de fragile, juste ma paperasse. Je vais chercher un autre carton et je rassemble mes dossiers. Je ramasse les feuilles qui s'en sont échappé quand mon regard est attiré par une feuille pliée en 4.
Mon cœur se serre et c'est d'une main tremblante que je m'en saisis. Je connais son contenu et même si je sais que la lire va me faire mal, je la déplie lentement.
Les mots qui y sont couchés je les connais pas cœur.
Kévin,
A l'instant où tu liras ceci j'aurai quitté l'hôpital. Je te remercie encore d'avoir été là pour moi mais plus rien n'est possible entre nous. J'ai besoin d'être seul.
Ne me téléphone pas, ne viens pas me voir ni chez moi ni au boulot. Si nos routes doivent se croiser ce sera pour des raisons strictement professionnelles.
Adieu
YannLes larmes coulent sur mes joues comme la première fois et je me laisse glisser sur le sol. Je pose ma tête sur mes genoux repliés que j'enserre de mes mains crispées sur le papier.
Je ne sais pas combien de temps je reste prostré. Des coups frappés à ma porte me sortent de ma torpeur. Je crie un « j'arrive « , j e replie la lettre et la pose dans le carton. Un rapide tour dans la salle de bains pour me passer un peu d'eau sur le visage et j'ouvre à mes amis.
Voilà c'est fini, je marche dans cet appartement vide, passant ma main sur les murs qui ont été témoins de tant de choses. Je sors et je ferme la porte en essayant de me convaincre que je tourne enfin une page de ma vie.
oOo
POV Lyes
J'entends un coup de klaxon, je m'approche de la fenêtre et j'aperçois un fourgon garé au pied de mon immeuble, Alex est au volant. Je prends un blouson et après avoir averti ma mère de mon départ je descends l' escalier et je le rejoins.
Il m'attend appuyé à la portière du véhicule prêté par le cousin d'un copain, paraît-il !
Il se marre en voyant ma tenue et m'assure qu'elle ne va beaucoup mieux que mes costumes à la OSS117. Je luis donne un léger coup de poing dans l'épaule en le traitant d'imbécile. C'est vrai que c'est la première fois qu'il me voit en jean et tee-shirt, tenue appropriée pour un déménagement non ?
Quelques minutes plus tard nous sommes devant l'immeuble de Kévin, et peu de temps après je frappe à sa porte. Nous entendons un « j'arrive » mais la porte ne s'ouvre pas tout de suite et je comprends pourquoi quand Kévin apparaît sur le seuil. Ses yeux sont rouges, il a pleuré c'est évident. Je fais comme si je n'avais rien remarqué et je rentre dans l'appartement Alex sur les talons.
J'entends Alex lui faire une remarque sur son regard qui ne demande qu'à se remplir de larmes de nouveau et sur celui qui les provoque encore plus de 6 mois après son départ. Yann.
Mes pensées s'égarent et je repense à la première fois où je suis venu dans ce studio, c'était avec Awa. Et c'est là que j'ai enfin compris que Kévin était homosexuel.
C'est vrai que j'ai été long à la détente sur ce coup là. Je ne m'étais jamais étonné qu'il soit aussi discret sur sa vie privée.
Je ne m'étais pas posé de questions non plus quand soudain à la place de la voix de Kévin j'ai eu celle d'un homme que je ne connaissais pas. Aucune non plus sur les paroles que j'avais entendu ni sur la manière dont il m'avait raccroché au nez.
Je n'avais compris ce que Kévin essayait de me faire comprendre quelques instants plus tôt qu'une fois la porte refermée. Trop content de savoir qu'il ne tenterait rien avec Awa je n'ai pas été choqué par cette révélation comme on aurait pu le croire.
Quand j'ai pu mettre un visage sur la voix que j'avais eu au téléphone quelques jours auparavant je n'ai vu en Yann que sa maîtrise de la situation.
Lorsque les choses ont mal tourné, l'agression puis sa rupture avec Kévin. Je pense que j'ai été le seul à ne pas le condamner malgré que je n'approuvais pas la façon dont il l'avait quitté.
Je ne veux pas me faire l'avocat du diable mais comment juger un homme après ce qu'il avait enduré, a t-on cherché à comprendre pourquoi il avait agi ainsi. Je ne l'ai jamais dis à Kévin mais je l'ai aperçu un soir, je pense le soir de son départ, qui attendait dans sa voiture. Peut-être pour le voir une dernière fois. Je n'ai rien dis quand j'ai revu Kévin le lendemain parce que cela n'aurais servi à rien, Yann était déjà loin.
Je suis ramené à la réalité par Alex qui me met un carton dans les bras.
OOo
POV Alex
Le temps de récupérer le fourgon et je pars chercher Lyes. Un coup de klaxon, il descend et je rigole en voyant qu'il a échangé sa tenue de premier de la classe en quelque chose de plus décontracté.
Nous arrivons devant l'immeuble de kévin. Je suis souvent venu ici avec Laura ces derniers mois. Quand on le voyait arriver le matin on savait tout de suite qu'il allait mal, alors tous les prétextes étaient bons pour squatter son appart' et ne pas le laisser seul. Bon sang qu'est-ce qu'il faisait peine à voir dans ses moments- là. Son mec, le capitaine Berthier, Yann, avec Laura on avait voulu lui dire ses quatre vérités pour le mal qu'il lui avait fait, mais Kévin nous en avait empêché argumentant que ça n'arrangerait rien, bien au contraire.
Il ouvre la porte et je vois tout de suite qu'il a encore pleuré, malgré les efforts qu'il faisait pour ne laisser rien paraître. Bon sang même après tout ce temps il est encore accro à ce mec il est en manque, comme un camé avec sa drogue. Je lui fais une réflexion sur son état, il ne dit que c'est rien juste une poussière dans l'œil. C'est ça « et la marmotte met le chocolat dans le papier alu » tu peux dire ce que tu veux mon pote mais je sais que t'as les boules de partir d'ici. Dans un sens je te comprends, en partant tu tournes une page de ta vie.
Je lui donne une tape amicale sur l'épaule, puis je m'avance vers la pile de cartons. Allez au boulot ! J'en prends un que je mets d'autorité dans les bras de Lyes.
OOo
POV Yann
Je pousse la porte de mon immeuble avec soulagement. Le service a été sur les charbons ardents toute la journée. La raison ? L'interpellation de trois jeunes d'une cité difficile impliqués dans une « tournante ». Leurs « copains » n'ont pas apprécié et on a passé notre temps à calmer le jeu.
Je suis crevé, alors contrairement à ce que j'avais prévu pas question de sortir à la recherche d'un coup d'un soir, d'un corps à aimer. Non pas à aimer, ce verbe n'est réservé qu'à lui, à baiser serait plus juste. Un corps pour assouvir mes besoins charnels. Mais après le scénario reste identique, je me rhabille et je rentre chez moi.
Je monte l'escalier d'un pas pesant qui traduit ma fatigue, je n'aspire qu'à une chose, mon lit et comme Je suis en RTT demain je compte bien en profiter au maximum.
J'ai à peine le temps de fermer la porte que la musique du Bon de la Brute et du Truand retentit dans mon entrée. Je sors mon portable de ma poche ans regarder le nom qui s'affiche, pas la peine c'est sonnerie, c'est celle attribuée à mon meilleur ami Joël. Je décroche.
Je suis content de l'avoir au bout du fil, même si nous sommes restés en contact son amitié me manque. Cela fait une éternité que l'on ne sait pas vu, depuis mon arrivée à Lille en fait, soit il y a un an, quatre mois et deux jours. Les contraintes de nos métiers respectifs et maintenant la distance même si elle est minime ne facilitent pas les choses.
Pendant quelques minutes j'oublie ma fatigue, on parle de tout et de rien, du boulot, des copains. Soudain sa voix se fait plus grave, il hésite. Je laisse échapper un « quoi ? » impatient.
« J'ai vu Kévin », à ces mots j'ai l'impression que mon cœur s'est arrêter de battre. « Il n'était pas seul. », j'essaie de dire quelque chose, que ça ne me regarde plus mais les mots ne franchissent pas mes lèvres.
« Yann ça va ? »
« ….. »
« Yann ? »
Je balbutie un « oui, je suis juste crevé »
« je te laisse alors. Au revoir »
Il raccroche et je reste là comme un con à fixer mon portable. « Il n'était pas seul »
J'éprouve soudain le besoin de changer d'air. Je sors.
Je marche sans but précis, luttant contre les sentiments contradictoires qui m'habitent.
Kévin a quelqu'un dans sa vie. Mais qu'est-ce que je croyais ? Qu'il reste seul à m'attendre ?
J'ai tout fait pour l'éloigner de moi. Je devrais être heureux pour qu'il mérite qu'on l'aime comme moi je n'ai pas su l'aimer. Alors pourquoi mes poings se serrent quand je l'imagine avec un autre.
Mes pas m'ont conduit devant un bar ouvert toute la nuit. J'entre, je m'installe au comptoir et je commande mon premier verre. La brûlure de l'alcool ne suffit pas à dissiper mon mal-être, j'en commande un deuxième, un troisième. Je ne veux plus penser que c'est un autre homme qui pose ses lèvres sur les siennes, qui le fait gémir sous ses caresses. Est-ce que lui a la chance de dormir dans la chaleur de ses bras, de se réveiller à ses côtés ? je n'ai pas eu ce bonheur là, je ne l'ai jamais voulu. Allez encore un verre.
Il est près d'une heure du matin quand je me décide à rentrer chez moi. De toute façon le barman refusait de me servir à nouveau prétextant que j'avais assez bu comme ça et qu'il ne voulait pas avoir de problèmes.
L'air frais me dégrise un peu mais je n'ai pas les idées très claires et ma démarche est mal assurée. J'arrive devant chez moi, je monte l'escalier tant bien que mal en tenant la rampe comme si ma vie en dépendait. Encore une marche et je suis sauvé, manque de chance je la manque et je m'étale sur le palier.
Je lâche des jurons à faire rougir un charretier mais j'arrive à me remettre sur mes pieds. Je peine à retrouver mon équilibre, j'ai l'impression d'être sur un bateau en pleine tempête. J'ai le tournis, mes jambes se dérobent et je sens ma tête qui cogne contre ma porte avec un bruit sourd.
Trou noir.
Je me réveille péniblement, j'ai la bouche pâteuse, envie de rendre le contenu de mon estomac et ma tête me fait un mal de chien, comme un étau qui enserre mon crâne
Je tends ma droite vers la table de chevet afin d'allumer la lampe, et ne rencontre que le vide. Je fais une deuxième tentative avec le même résultat. Surpris je me relève un peu trop vite et ce mouvement accentue mon malaise. Je laisse échapper un grognement quand la douleur se fait plus vive.
Calé par l'oreiller je jette un rapide coup d'œil autour de moi malgré la pénombre, une chose est sûr je ne suis pas chez moi. Bizarre ! car je ne me rappelle pas avoir lever un mec hier soir ni avoir baisé avec lui. Pourtant ça doit être le cas car je suis comme au jour de ma naissance, complètement nu.
Je m'apprête à me lever quand je sens le matelas s'affaisser à côté de moi et un bras se poser sur mon ventre. Je le repousse doucement mais aussitôt un corps vient se lover contre moi.
Une petite voix me dit qu'il y a quelque chose qui cloche mais quoi ?
Bordel de merde...
Je soulève le drap et mes soupçons se confirment, ce n'est pas un mais une qui dors auprès de moi, je repose le tissu et je lève en faisant attention de ne pas la réveiller. Je me dirige vers la fenêtre et tire légèrement le rideau, assez pour y voir sans pour autant déranger la dormeuse. Je fais le tour du lit, écarte doucement les cheveux qui m'empêche de voir son visage et stupéfait je découvre que mon hôte pour la nuit est ma voisine. Non ce n'est pas vrai je n'ai pas fait ça, je n'ai pas pu coucher avec elle. Pas moi ! C'est impossible.
Je ramasse mes vêtements jetés en tas au pied du lit et je sors de la chambre. Arrivé dans la pièce suivante, le salon, je me rhabille en vitesse et quitte l'appartement. De retour chez moi je prends dans ma pharmacie de quoi soulager mon mal de tête. Pendant que le cachet effervescent se dissout dans l'eau je cherche dans mon cerveau embrumé les événements de la veille, sans succès. J'avale le contenu de mon verre en grimaçant et je file sous la douche. L'eau qui coule sur mon corps me fait un bien fou, je ferme les yeux et petit à petit le déroulement de la soirée me revient le coup de fil de Joël, les verres que j'ai pris pour effacer l'image de Kévin dans les bras d'un autre. Je me rappelle vaguement être sorti du bar mais plus rien ensuite, ni comment j'ai atterri dans le lit de Cylène. Je sors de la douche, enfile un pantalon de survêtement et je vais m'allonger sur mon lit dans l'espoir de dormir encore un peu. Mais l'idée que ce que j'aurais pu faire sous l'emprise de l'alcool m'empêche de fermer l'œil. Pour chasser le doute qui m'obsède je me focalise sur le visage de Kévin qui me sourit. Je m'endors en murmurant son prénom.
