Comédie au Colisée
Résumé : Suite de Rififi à l'Elysée. Après une mission particulièrement éprouvante, le Maître et Laure décident de prendre des vacances bien méritées. Entre visites culturelles et quête pour sauver le monde, le voyage ne sera pas de tout repos ! Master/OC
Personnages : Le Maître « Professeur John Watson », Laure Thilliez, leur chat Bonaparte.
Rating : K+
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Après avoir tergiversé pendant quelques mois sur l'utilité d'écrire à nouveau, sur la qualité de mon style, de mes histoires et de mes idées (mes reviews se comptent sur les doigts d'une main, alors que certains auteurs en font des centaines), sur la pendaison et autres méthodes pour expliquer l'extinction de mon envie de replonger dans la création d'une histoire unique sortie de mon imagination, je suis me suis décidée.
Pour les quelques lecteurs qui apprécient mon histoire, je la terminerai.
J'ai également planifié le scénario d'un livre que je compte cette fois-ci publier.
Aussi, si une fois finie cette histoire, je me lance dans l'écriture de l'aboutissement de mes passions, je n'aurai certes plus le temps d'écrire à nouveau sur ce site.
Cependant, si jamais mon manuscrit est accepté, je le ferai savoir aux plus fidèles d'entre vous qui m'auront suivi depuis mon entrée sur Fanfiction. Et j'espère avoir un jour le bonheur de lire une fic sur mon univers.
Je vous remercie du fond du cœur, j'essaye de terminer cette histoire très bientôt.
FireRox
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Chapitre 4 : Les ennuis commencent.
- Alors ?
Deux solutions se profilaient dans l'esprit du Gallifréen. Soit il répondait sincèrement à la question de Laure, auquel cas il risquait pour sa vie, soit il évitait une énième tape dans le ventre en niant tout ennui devant les ruines que lui offraient le Colisée. A choisir, et pour le bien-être de son estomac, il préférait le second choix.
- C'est, heu … grand ? Risqua-t-il sans oser regarder l'organisatrice en chef du voyage culturel.
- Mais encore ?
Décidément, ce n'était pas son jour de chance. Il allait falloir s'extasier devant des pierres, certes arrangées de très ingénieuse façon, mais cela restait des pierres ! A la même époque, dans son système solaire, on construisait des vaisseaux plus évolués que ceux de la science-fiction actuelle. Alors, allez dire « Impressionnant » devant ce bâtiment terrien …
- Heu … finit-il par répondre.
- Je sais que le fait de travailler n'est pas intégré dans votre esprit si réducteur, mais avouez qu'avec les moyens de l'époque, c'est extraordinaire comme construction !
Le temps n'était pas à la concession, comprit le Maître. Autant acquiescer et laisser couler. Un jour, il réussirait à voler le TARDIS du Docteur et lui montrerait les 174 merveilles de l'Univers. Un jour. Enfin, il l'espérait.
- Entièrement d'accord avec vous.
Laure haussa un sourcil. Depuis quand était-il d'accord avec le moindre de ses propos ?
- Vous avez quelque chose à me demander ?
- Pardon ?
- Eh bien, vous êtes serviable, sympathique et d'un calme olympien depuis ce matin, je pressens donc une catastrophe imminente !
Le Maître soupira sans répliquer, ce qui acheva d'inquiéter Laure. La réaction était trop incroyable pour ne pas être soulignée. Quoi, il ne lui répondait pas avec cette ironie mordante qui le caractérisait ? Quoi, il ne s'énervait pas devant un tas de pierres, alors qu'il devait connaître mille fois mieux ? Impossible ! Il doit couver une dépression, pensa-t-elle en le fixant discrètement.
- Vous voulez qu'on sorte ? Lui demanda-t-elle sans chercher à se montrer blessante.
- Non, non … C'est juste que … Non, rien.
- Mais si, dites le, par pitié, j'ai l'impression de traîner un boulet cosmique derrière mon dos !
Il répondit par un grognement incompréhensible, amenant un léger sourire sur les lèvres de la jeune femme. Enfin, elle réussissait à le faire sortir de son apathie !
- C'est à propos du voyage ?
- Non.
- C'est à propos de l'hôtel ?
- Non.
- C'est à propos de la nourriture ?
- Mais non !
Nourriture, qui, soit dit en passant, était excellente à tout point de vue.
- Donc c'est à cause de moi.
- Certainement pas ! S'exclama vivement le Maître, avant de se renfrogner en se rendant compte de son démenti trop virulent. C'est cet endroit.
- Donc c'est le voyage qui vous incommode.
- Non, c'est une impression depuis que j'ai passé le porche d'entrée. Une sensation étrange, comme si toute sorte de … puissance, avait disparue. Les murs suintent de ce sentiment de perte de pouvoir, c'est assez dérangeant à ressentir pour un ancien Maître de l'Univers.
- Dois-je vous rappeler que vous n'avez jamais réussi à obtenir ce titre ? Railla Laure, tout en observant le plan du Colisée.
- Je pense qu'un objet d'une grande puissance a séjourné ici pendant un certain temps, avança le Gallifréen, insensible à ces piques.
- Gloire aux archéologues, il n'y est plus. Bon, on continue la visite ou vous allez vous plaindre du manque de planète à envahir pendant longtemps ?
Ils se remirent donc en route, Laure à l'affut du moindre caillou chargé du poids du temps, et le Maître essayant de retrouver sa combativité en chassant l'affreuse sensation de faiblesse qui se distillait dans son esprit. Peine perdue, l'angoisse qui lui avait été insufflée par il ne savait quoi semblait vouloir rester présente.
Il ne comprenait pas d'où pouvait venir ce sentiment d'impuissance. Il était dans l'un des chefs d'œuvre de l'Empire Romain, enfin ! Au contraire, il devrait ressentir une soif de bataille, de gloire et de richesse. Mais ce lieu chargé d'histoire avait l'air vidé de ses plus flamboyants souvenirs. Comme si … comme si quelque chose de terriblement important pour sa mémoire lui avait été arraché. Et en temps que Gallifréen, Seigneur du temps, il le ressentait au plus profond de lui-même.
- Dites, vous avez vu ce mur ? On dirait un de vos signes bizarroïdes que vous utilisez pour bloquer votre ordinateur, lança Laure en désignant un graffiti romain protégé par une plaque de plexiglass.
Vaguement intéressé, le Maître jeta un rapide coup d'œil … avant de se précipiter devant la plaque, les yeux écarquillés.
- Impossible … souffla-t-il en sortant son tournevis laser.
- Vous voulez dire que ce truc est réellement un signe extraterrestre ? S'exclama-t-elle, incrédule.
- Et pas des moindres ! C'est un pictogramme de Gallifrey ! Et si je le décode bien … murmura-t-il en penchant son tournevis à 45 degrés.
Laure laissa un temps de silence avant de ne pouvoir retenir son impatience.
- Et al …
- ESPECE DE CRETIN, DE DEBILE PROFOND, D'EXTRATERRESTRE A LA NOIX, DE SALE PETIT …
La liste des insultes éructées par le Maître était suffisamment longue pour être interrompue fermement par la jeune femme aux oreilles sensibles.
- Je vous ordonne de la fermer. TOUT DE SUITE !
Le concerné se tut aussitôt, fulminant de ne pouvoir contourner le pouvoir de la bague. [NDA : Voir « Bague au doigt », le premier tome de l'histoire du Maître et Laure]
- A ce que j'entends, vous pensez au Docteur, conclut Laure, les yeux au ciel.
Le Maître la fusilla du regard, les lèvres collées.
- Oh, arrêtez votre cirque, vous pouvez parler !
- Je vous signale au passage que VOUS m'avez ordonné de la fermer. Alors je la ferme.
Il croisa les bras, tel un gamin mécontent.
- Bref, comme vous savez que je ne m'excuserai pas, et que je me contrefiche de votre attitude de débile de l'espace, vous allez répondre sans faire la tête. D'accord ?
Le Maître grommela pendant vingt bonnes secondes avant de sortir de son mutisme affligeant.
- Bon, d'accord, c'est le Docteur.
- Et il vous dit quoi ? Puisque je suppose que c'est un joli message à votre intention, vu votre réaction légèrement disproportionnée ?
- Mmmm … grogna-t-il.
- Mmmm'oui ou mmmmm'non ?
- M'oui ! Avoua-t-il enfin.
- Et il vous dit quoi ? Répéta-t-elle patiemment.
- …
- Bon, soit vous répondez, soit je vous ordonne de répondre.
- Ouais, ouais …
- Et ne soyez pas vulgaire, s'il vous plaît !
Le Maître souffla bruyamment, mais finit par se dérider.
- Je vous traduis littéralement ?
- Bah, si possible, oui.
- « Comment ça va, mon vieux ? Je reviens de vacances, très sympathique ce petit détour sur Xylonia avec toutes ces femmes recherchant un mari. Vous vous y seriez plu, enfin, je pense, maintenant que je vous ai coincé sur Terre pour à peu près toujours ! »
- Ah oui, je comprends votre petite scène.
- Je peux continuer ? Siffla-t-il, hargneux. « Sur ce, je te laisse résoudre le mystère de ce lieu, un petit indice pour la route : descendez dans les sous-sols ! Bye-bye mon cher, je vous embrasse bien fort, et bisous aussi à Laure, je l'adore ! Signé : Super Docteur. »
- Ah, moi aussi je l'adore, faudra que je lui envoie un mail. Mais dites-moi, on peut écrire autant de chose en cinq signes bidons ?
- Je vois ça. On va faire un tour en bas ?
- Sauf votre respect, mam'zelle, ironisa-t-il, c'est un peu interdit. Et vous m'avez ordonné de ne pas créer de problème pendant les vacances, m'dame !
- Un vœu bien utopique, vu que nous avons failli ne pas pouvoir monter dans l'avion par VOTRE faute !
- Toujours à râler pour un rien. Mais cela reste un fait, il est interdit de forcer les graaaaandes portes blindées qui protègent l'entrée des ruines sous la piste.
- Je ne vois pas en quoi ça vous arrête habituellement. Et puis, je n'ai pas dit qu'il fallait y allez tout de suite …
- Je suppose que vous allez proposer une virée nocturne ?
Laure esquissa un sourire.
- J'ai parfois l'impression que nos esprits sont reliés …
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