Bon allez, finalement j'ai pitié, et je vous poste le chapitre suivant.
Cette fic me tient particulièrement à cœur, parce que c'est la première fic longue que j'ai écrite sur Castle, et je suis plutôt fière du résultat et du fait qu'elle plaise autant...
Donc je vous souhaite une bonne lecture, et j'attends vos commentaires avec impatience (qu'il soit bons ou pas...)
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Chapitre 4 :
L'infirmière m'apporta finalement les effets de Rick. Sans ménagement, je retournais le sac sur le second lit de la chambre, heureusement inoccupé. Une grimace m'échappa à la vue des vêtements plein de sang de Rick. Je commençais par vider les poches des vêtements, mais n'y trouvait rien d'autre qu'un peu d'argent. Remettant les vêtements dans le sac, je me concentrais alors sur le reste de son contenu. Je fronçais les sourcils en constatant l'absence du portefeuille et de l'I-Phone de Rick. C'est surtout l'absence de ce dernier qui mit mes sens en éveil. Rick ne s'en séparait jamais. Il dormait même avec. Il n'y avait donc que deux possibilités. Soit il l'avait oublié chez lui en partant ce matin, soit il se l'était fait voler. Je demanderais à Alexis de regarder chez eux. Bon sang Alexis!
Je devais la prévenir, et prévenir les gars par la même occasion. Mais comment annoncer à une adolescente que son père était entre la vie et la mort? Je ne me souvenais que trop bien de ma colère et de mon impuissance à la mort de ma mère. Déjà, ne pas le faire par téléphone. En tout cas pour Alexis. Je devais aller la voir et le lui dire de vive voix. Mais je ne voulais pas laisser Rick tout seul. Quelque chose me disait qu'il ne s'agissait pas d'un simple accident de voiture. Je décidais donc d'appeler le capitaine et de lui expliquer la situation. Il me promis d'envoyer des hommes pour garder la chambre de Rick. Même si pour le moment, nous n'avions pas la preuve que quelqu'un avait essayer de tuer Rick, celui-ci était célèbre.
Et la dernière chose dont nous avions besoin, c'était de voir une foule de fan hystérique essayer de forcer les portes de l'hôpital pour l'approcher. Heureusement, l'hôpital ignorait qui il était. Je fis donc appeler le médecin qui s'était occuper de lui, et lui demandait de limiter le nombre de personnes autorisées à accéder à cette chambre. Une infirmière et lui-même devrait suffire déclarais-je acquiesça à contrecoeur, mais lorsque je l'informais qu'il s'agissait d'une tentative de meurtre et non pas d'un simple accident, il accepta de coopérer. Soudain, des coups à la porte me firent tourner les yeux vers celle-ci. Le capitaine avait fait vite remarquais-je en avisant deux flics en uniforme sur le seuil de la porte. Immédiatement, je m'approchais d'eux dans le but de leur faire un résumé de la situation.
« Vous ne laissez entrer personne dans cette chambre sans m'avoir consulter avant. Et ne prononcer jamais son nom. Pour le moment, il sera connu sous le nom de … Simon Templard… » déclarais-je en souriant.
Quand il se réveillerait, il allait me faire tout un tas de réflexion sur le fait que j'avais choisi le nom d'un criminel spécialiste de l'évasion pour lui servir de couverture. Enfin s'il se réveillait un jour.
« Pas de problème lieutenant. On s'occupe de sa sécurité. Vous, trouvez celui qui lui a fait ça! » déclara fermement un des deux sergents.
Je souris légèrement en constatant à quel point Rick était devenu l'un des nôtres. Il n'était peut-être pas flic à proprement parler, mais pour tous, c'était tout comme.
« Je dois m'absenter pour aller prévenir sa famille, et j'ai aussi une enquête de double meurtres sur les bras » me rappelais-je en soupirant, songeant que je n'allais pas beaucoup dormir durant les prochains jours.
« Faites ce que vous avez à faire lieutenant. On veille sur lui » m'assura le second sergent.
D'un hochement de tête, je pénétrais à nouveau dans la chambre de Rick, remarquant que le médecin en était ressortis. Je remettais toutes ses affaires dans le sac. Qui sait, peut-être que Lanie trouverait quelque chose d'anormal. Ensuite, je me penchais au-dessus du lit de Rick et parsemais son visage de baisers, avant de m'attarder sur ses lèvres. Une larme glissa sur ma joue en le sentant aussi figé. Sa respiration était faible mais régulière. Il devait me revenir. Je ne voulais pas le perdre. Pas alors que nous commencions à trouver nos marques en tant que couple. C'était impossible. Une nouvelle fois, je l'embrassais, et me penchais vers son oreille.
« Je te préviens Richard Castle, si jamais tu t'avises de nous laisser, je te promets que je passerais l'éternité à te botter les fesses! » le menaçais-je en sentant les larmes menacées de couler.
Je le regardais encore un long moment, le cœur serrer devant l'image qu'il me renvoyait, puis me redressais et m'emparant du sac, quittais sa chambre sans un regard en arrière de peur de ne pas avoir la force de le quitter alors qu'il avait tant besoin de moi.
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Comme une lionne en cage, je faisais les cents pas dans le living. Heureusement, je n'avais pas cours aujourd'hui, ma prof de maths ayant eu la bonne idée de se faire porter pâle. Kate m'avait demander de contacter Gina et l'agent de papa, et c'est-ce que je venais de faire, sans le moindre résultat. Elles ignoraient où il était, et m'avaient dit de ne pas m'inquiéter. Le connaissant, il était probablement partis folâtrer avec une petite gourde écervelée. J'avais raccrocher avant de leur hurler dessus. Comment pouvaient-elles le connaître si mal?
Depuis qu'il était avec Kate, papa n'avait d'yeux que pour elle. Je ne l'avais jamais vu ainsi avant. Grand-mère disait qu'elle non plus. Pas même avec Kyra dont je n'avais appris l'existence que récemment. En fait, cela m'avait permis de comprendre certaine chose, comme l'incapacité chronique de papa à s'engager sur le long terme. Oui, je sais, il s'était marier deux fois, mais avec des femmes tellement superficielles et peu stables, que ces mariages étaient voués à l'échec. Et le fait que ma mère, que j'adorais, fasse parti de ces femmes ne faisait que me conforter dans mon opinion. Mais Kate était différente. Elle n'était ni superficielle, ni attirer par la célébrité de papa.
Non, Kate l'aimait pour ce qu'il était vraiment, et pas pour ce qu'il paraissait être. Et le fait que ça leur ait pris tant de temps pour se déclarer, prouvait que ce qu'il y avait entre eux était bien plus profond qu'une simple attirance physique. J'aimais beaucoup Kate. Elle s'intéressait vraiment à moi. Pour moi, pas parce que j'étais la fille de mon père et donc un moyen de s'attirer ses faveurs. J'aimais les moments que l'on passait entre filles à discuter des garçons. J'adorais l'écouter me parler de son adolescence, bien moi délurée que ce qu'elle laissait entendre à papa juste pour le voir soit enrager, soit fantasmer. Mais plus que tout, j'aimais les moments que nous passions tout les trois, comme une vrai famille.
Alors non, j'étais persuadée que papa ne ferait rien qui pourrait détruire ça. Il aimait Kate, j'en était certaine. Et pour rien au monde, il ne courait le risque de la perdre. Il devait donc lui être arriver quelque chose, mais quoi? Ou pouvait-il être? Pourquoi ne donnait-il pas signe de vie? Sur une impulsion, je m'emparais de mon portable et tentais de l'appeler. Je me figeais en entendant la sonnerie de son téléphone. En fronçant les sourcils, je tournais sur moi-même, cherchant à repérer la provenance du bruit, que je finis par localisé près des escaliers. Je me précipitais, et découvrais l'I-Phone de papa, poser en équilibre sur une des marches de l'escalier, les mots sonnerie réinitialisée inscrit sur l'écran.
Papa avait du le faire tomber en pensant le ranger dans la poche de sa veste dans sa précipitation ce matin. Voilà qui expliquait en partie pourquoi nous n'arrivions pas à le joindre. Mais il aurait pu utiliser une cabine… La tête pleine d'interrogations, je recommençais à faire les cents pas lorsque la sonnette de la porte me fit violemment sursautée. Je me précipitais, espérant que ce soit papa qui avait oublier ses clés, et ouvrais en grand pour constater que c'était Kate. Heureuse de la revoir, je m'effaçais pour la laisser entrer.
« Des nouvelles? » m'enquis-je aussitôt la porte fermée, cherchant son regard.
Mon cœur se serra d'angoisse en la voyant baisser les yeux et se mordiller la lèvre, signe qu'elle était nerveuse.
« Kate? Qu'est-ce qui se passe? » demandais-je d'une voix tremblante.
« Ton père est à l'hôpital… » soupira-t-elle en posant un regard chaviré sur moi.
« A l'hôpital…mais pourquoi? » balbutiais-je en sentant les larmes coulées sur mes joues.
« Il a eu un accident de voiture. C'est tout ce que je sais pour le moment » m'expliqua-t-elle en venant spontanément me prendre dans ses bras, m'entraînant vers le canapé.
« Et comment va-t-il? » m'enquis-je d'une toute petite voix en me blottissant dans l'étreinte rassurante de ses bras.
Surprise de ne pas l'entendre me répondre, je relevais doucement la tête, et mon cœur rata plusieurs battements face au spectacle qu'elle me renvoyait. Elle avait fermer les yeux, et elle pleurait. Aussi loin que je me souvenais, je ne l'avais jamais vu pleurer. Et en cet instant, je compris que l'état de papa devait être critique pour avoir réussi à faire s'écrouler Kate Beckett. Je devais savoir.
« Kate? Comment va papa? » insistais-je donc en lui posant une main sur la joue, essuyant délicatement ses larmes.
Elle rouvrit les yeux, et m'observa avec un mélange de tendresse et de tristesse. Avec la même délicatesse, elle essuya également mes larmes et laissa sa main sur ma joue, comme pour m'apporter un soutien dont elle s'avait que j'aurais besoin.
« Il est dans le coma. Il a souffert d'une grave commotion cérébrale doublée d'un traumatisme crânien. Le médecin dit que les prochaines 72 heures vont être capitales. » m'expliqua-t-elle, et je voyais bien qu'elle ne me disais pas tout.
Mais peut-être que pour le moment, je n'avais pas vraiment besoin de tout savoir. Elle me le dirait si jamais cela s'avérait indispensable.
« Je dois prévenir grand-mère… » m'exclamais-je en paniquant.
« Ne t'inquiète pas. Elle est déjà en route. Je l'ai appeler avant de quitter l'hôpital. Je ne voulais pas que tu sois toute seule pour veiller ton père » m'expliqua-t-elle en me souriant doucement.
« Tu ne restera pas avec moi? » m'étonnais-je en fronçant les sourcils.
« Aussi souvent que je le pourrais, mais… » soupira-t-elle en baissant les yeux de culpabilité.
« Mais quoi? » lui demandais-je en sentant le remords m'envahir.
« Mais je dois découvrir les circonstances exactes de l'accident de ton père, et ce matin il y a eu un double meurtre… » déclara-t-elle en plongeant un regard troublé dans le mien.
Je savais qu'elle se sentait tiraillée entre son devoir de flic, et son envie de rester à nos côtés jusqu'à ce que papa se réveille. A nouveau, je m'en voulu d'avoir inconsciemment exacerber sa culpabilité.
« Je comprends. Ne t'iqnuiète pas, c'est juste que je suis plus rassurée quand tu es là » lui expliquais-je avec une petite grimace toute penaude qui étrangement lui arracha un sourire éclatant malgré les larmes qui marquaient encore ses joues.
« Pourquoi souris-tu? » m'étonnais-je déstabilisée.
« C'est juste que quand tu veux te faire pardonner, tu prend la même expression que ton père, et je suis incapable d'y résister! » rigola-t-elle en me serrant contre elle.
« Incapable hein? » la taquinais-je en riant doucement à travers mes propres larmes.
« Interdiction de répéter ça à ton père, il deviendrait encore plus agaçant! » me rétorqua-t-elle en roulant des yeux.
Immédiatement, je me demandais si j'aurais bel et bien l'occasion de le lui dire, et je sentis une nouvelle vague de larmes me monter aux yeux. Sentant mon malaise, Kate me déposa un baiser sur le front.
« Ça va aller. Ton père est un battant, et il ne te laisserait jamais toute seule » me réconforta-t-elle en me caressant tendrement les cheveux.
« Je peux aller le voir? » demandais-je d'une toute petite voix sans pour autant quitter l'étreinte de ses bras. En dehors de papa et plus rarement de grand-mère, personne ne me prenait dans ses bras de cette façon.
J'aimais beaucoup ma mère, mais elle n'était pas vraiment le genre de femme à faire des câlins. Elle préférait m'entraîner dans les boutiques et m'offrir des cadeaux. Mais Kate, elle le faisait spontanément, comme si c'était la chose la plus naturelle du monde.
« Je t'emmène » approuva-t-elle en se levant, m'entraînant avec elle, et un léger sourire étira mes lèvres en constant qu'elle gardait ses bras autour de moi dans la manœuvre.
Visiblement, elle non plus n'avait pas envie de mettre fin à notre étreinte, et cette pensée me réconforta. Elle avait tout autant besoin que moi d'être réconfortée. Après tout, je n'étais pas la seule à aimer papa et à avoir peur de le perdre.
