Désolé pour la longue attente mais fanfiction avait décidé que je ne publierais pas ce chapitre -_-
Un grand merci à Sorcière Noire qui m'a gentiment expliqué comment contourné ce bug ^^
Chapitre 3 : Souffrances
[Manoir Jedusor]
« Te voilà enfin Severus, je commençais à m'impatienter. Mais tu es seul à ce que je vois... »
Le ton de Voldemort traduisait très bien la menace imminente qui planait sur Severus, il s'agenouilla et ne put que répondre :
« Je suis navré maître, mais je n'ai pas réussi à vous ramener Salazard Serpentard. »
Rogue n'osait pas regarder le seigneur des ténèbres dans les yeux.
« Tu n'as pas réussi. Et c'est pour me dire ça que tu es là ! Pauvre incapable ! »
« J'ai préféré venir vous annoncer cette nouvelle de mon propre chef. »
Bien entendu il n'était pas question pour Severus de parler de Godric, Salazard était une chose, Godric en était une autre. Et s'il amenait le fondateur de Gryffondor à Voldemort, il n'était absolument pas sûr que le traitement serait le même. Tout à coup Rogue se rendit compte que son maître était debout devant lui, celui-ci s'agenouilla devant Severus, pris son menton dans sa main et releva la tête toujours baissé de son serviteur. C'est alors que ce dernier vit le regard noir du seigneur des ténèbres, celui-ci approcha son visage du sien, et lui murmura à l'oreille des mots que Severus connaissait déjà, et qu'il savait très bien qu'il allait de nouveau entendre :
« Endoloris. »
La voix de Voldemort traduisait, certes sa colère, mais elle était accompagné d'une certaine jouissance. A peine ses mots se glissèrent dans l'oreille de Severus qu'il ressentit déjà une énorme vague de douleur l'envahir, mais Voldemort le tenait toujours par le menton, et la poigne qu'il y mettait signifiait qu'il n'avait pas le droit de bouger, c'était un nouveau jeu. Severus serra les dents et résista aux nombreux endoloris que Voldemort lui chuchotait dans l'oreille, il ne bougea presque pas et réussi même à ne pas hurler. Mais le seigneur des ténèbres comptait bien le punir comme il se doit, et par conséquence lui faire perdre ce jeu pervers. Il avait déjà fait souffrir son serviteur pendant presque une heure, mais celui-ci continuait de résister. Alors son maître décida qu'il fallait en finir, il prononça un dernier endoloris plus puissant que les autres, Rogue n'en supporta pas plus et s'écroula en hurlant de douleur. Voldemort se releva et toisa Rogue de haut, d'un regard méprisant.
« Dehors ! Et ne reviens pas avant que je te l'ai demandé ! »
Rogue rassembla ses dernières forces pour se relever, il se dirigea vers la cheminée, prit de la poudre de cheminette tout en priant intérieurement pour être capable d'aller jusqu'à sa chambre, et dit :
« Appartements de Severus Rogue. »
Arrivé chez lui il sortit de la cheminée, tangua dangereusement et s'écroula. Il sentit deux bras le rattraper et une voix l'appela plusieurs fois, mais il n'était déjà plus en état de répondre. « Et merde » se dit-il, il n'avait même pas réussi à faire deux pas.
Godric réussit à ne pas paniquer totalement. Il commença par porter Rogue dans la chambre, et le déposa sur le lit. Il sortit ensuite de la pièce et se précipita vers la cage posée sur la table du salon, qui contenait le hibou spécial Minerva. Il écrivit rapidement sur une feuille qui se trouvait là « venez vite », il la confia au hibou et l'envoya voir MacGonagal. Quelques minutes plus tard on frappa à la porte, il se précipita pour ouvrir mais s'arrêta violemment quant il entendit une voix masculine appeler Severus. Il ne pouvait pas ouvrir la porte, il devait attendre d'être sûr de la personne qui se trouvait derrière. Puis il entendit une autre voix, féminine cette fois, qui congédia la première. Puis la voix féminine frappa à la porte en disant :
« Ouvrez, c'est Minerva. »
Alors la porte s'ouvrit violemment sur MacGonagal, qui se retrouva face à un Godric totalement paniqué, elle entra et referma la porte.
« Calmez-vous et expliquez moi ce qui se passe. »
Godric ne put prononcer une seule parole, une boule de remords venait de se former dans sa gorge. La seule chose qu'il fut capable de faire ce fut de pointer la porte de la chambre du doigt. Minerva se dirigea vers celle-ci laissant Godric seul.
Severus entendait vaguement une femme l'appeler, il se dit qu'il rêvait, mais il sentit alors une main se poser sur son bras, ce qui le gratifia d'une douleur plus aigu. Il ouvrit soudainement grand les yeux et éloigna immédiatement son bras de la main de la femme. Enfin il la regarda, normalement personne d'autre que Godric ne devait être là, hors la personne en face de lui était Minerva MacGonagal. Il commença par pester intérieurement contre le fichu lion qui s'était incrusté dans sa vie, puis il se rappela que le fichu lion en question lui avait signifié avant son départ que Dumbeldore avait informé sa collègue de la situation. Puis la stupide question qu'il attendait sortie de la bouche de l'intruse :
« Tout va bien professeur Rogue ? »
Cette question était tellement stupide que le pauvre n'eut même pas la force de répondre, il se tourna simplement et retomba dans les bras de Morphée, là où la douleur qui le tiraillait n'était plus qu'un vague songe lointain. Minerva le regarda se rendormir et se dit qu'elle n'allait pas avoir à s 'en occuper, puisque visiblement il savait s'occuper de lui-même, ou du moins n'avait pas envie qu'on le fasse à sa place. Elle ressortit de la chambre et trouva Godric assis dans le canapé, il la regarda d'un air suppliant, qui signifiait « dîtes moi qu'il va bien et qu'il n'est pas mort », elle s'empressa de rassurer le pauvre lion :
« Ne vous inquiétez pas, il va s'en sortir. Laissez le dormir le temps qu'il faudra et assurez-vous qu'il n'a besoin de rien. Le reste je m'en occupe, je repasserais ce soir, s'il y a un problème avant prévenez-moi. »
Le Gryffondor acquiesça, il était envahit d'une vague de soulagement intense qui fit s'envoler la boule de remord qui obstruait sa gorge. Il se leva et se dirigea vers la chambre, il hésita quelques instants devant la porte puis entra à pas lent et silencieux dans la pièce. Severus dormait profondément, dos au lion qui s'assit sur la chaise près de la porte. Il resta assis là pendant des heures et des heures, à guetter le moindre mouvement de Severus. Tout à coup il perçu un infime mouvement dans le corps qui se trouvait sur le lit, alors d'un pas rapide mais silencieux, il fit le tour du lit pour se retrouver face à Severus. Il s'assit par terre, croisa ses bras sur le bord du lit, y posa sa tête et attendit que les yeux fermés de Rogue, qui n'étaient plus qu'à une quinzaine de centimètres de lui, daignes s'ouvrir.
Severus ouvrit les yeux et se retrouva face à ceux de Godric. Il sursauta, ce qui fit sortir de ses lèvres un infime gémissement de douleur. Godric se redressa et s'excusa platement de lui avoir fait peur, puis il demanda à Severus s'il avait besoin de quelque chose. Il voulu répondre mais seul un léger murmure réussit à sortir de sa bouche, Godric approcha son oreille de la bouche de Rogue afin de mieux comprendre ce qu'il disait :
« J'ai juste besoin de dormir, pas la peine de t'inquiéter pour moi. Fais passer à Minerva. »
Après ces quelques mots, Severus tourna la tête pour signifier qu'il avait terminé. Mais aussi parce que cette proximité le mettait mal à l'aise. Godric se redressa, rassuré par les paroles que venait de prononcer l'homme.
Plus tard dans la soirée Minerva repassa prendre des nouvelles de son collègue, et amener à manger à son colocataire. Godric lui répéta ce que Severus lui avait murmuré plus tôt, et accepta le repas de bon coeur, puis elle repartit, rassuré elle aussi. Godric resta seul dans le salon, à présent totalement calme grâce aux paroles de son invocateur. Il mangea et finit par s'endormir sur le canapé.
Pendant ce temps Severus était confortablement installé dans les bras de Morphée, qu'il n'avait aucune envie de quitter.
