Auteur : Dawnstorm101, qui m'a permit de traduire son histoire

Disclaimer : Je ne possède ni Star Trek, ni l'histoire.

Résumé : La mère de Jim vient à bord de l'Enterprise, à son plus grand malheur. Bones et Spock peuvent-ils le convaincre de réparer leur relation durement endommagée ?


Note de la traductrice : Hey ! Je m'excuse profondément du retard de publication ! J'ai un peu perdu la notion du temps, entre mes révisions de partiels et le week-end de trois jours, donc... Enfin, cela n'excuse rien, et je ferais en sorte que cela ne se reproduise pas !


Spock était assis à son poste depuis approximativement dix minutes et vingt-trois secondes quand Jim entra finalement sur la passerelle. « Capitaine sur la passerelle. » annonça l'Enseigne Chekov, les mots attirant plusieurs paires d'yeux sur le capitaine. Jim acquiesça pour les saluer, et Spock sut instantanément que cela avait été une dure nuit pour Jim. Bien que son retard ne soit pas un indice, le fait qu'il ne se soit pas changé depuis la veille, le désordre de ses cheveux, le manque de bonne humeur dans son salut – ça, s'en étaient. Et à en juger par les regards persistants de plusieurs membres d'équipages, Spock n'était pas le seul à l'avoir noté.

« Quoi ? » demanda Jim, en position défensive mais essayant de le cacher. « J'ai déjà été plus en retard. »

« Je crois que le record est – »

« Taisez-vous, Spock. »

L'équipage présent sur le pont ricana – le Lieutenant Sulu dû mettre un coup de coude à Chekov pour le calmer. Jim leur jeta un regard moqueur, mais la brève plaisanterie avait eu l'effet désiré – il était détendu. Jim s'assit plus confortablement dans son fauteuil, souriant au jeune enseigne qui lui tendant nerveusement son PADD. Nyota roula des yeux en voyant cela, retournant à son poste sans faire de commentaire. Spock retourna à ses scannes, installés sur le côté pour pouvoir prendre avantage de la réflexion de sa console pour pouvoir observer Jim de façon non intrusive. Quand le jeune capitaine pensa que personne ne le regardait, il s'effondra légèrement, quelque chose de plus grave que de la simple fatigue pesant sur ses épaules.

Il eut un peu de temps pour s'y attarder avant que Jim ne saute abruptement sur ses pieds. « Sulu, vous avez les commandes. » ordonna-t-il alors qu'il se dirigeait vers le turbolift, essayant et échouant d'avoir l'air serein. Spock reconnu la manœuvre, même s'il ne l'avait pas lui-même utilisé pendant l'année, et le suivit. Nyota le regarda avec inquiétude, se levant à moitié avant que Spock ne secoue la tête.

Jim grogna quand les portes se refermèrent derrière lui. « Spock, je n'ai invité personne pour une raison. »

Spock acquiesça. « Je sais. Vous n'êtes pas le seul à avoir utilisé cette tactique. »

« Bien sûr que vous l'avez fait. » acquiesça Jim, s'appuyant contre le mur derrière lui. « Rien de ce que je fais n'est original. »

« Ce n'est pas ce que je voulais dire – »

Jim le coupa d'un geste vague. « Je sais. J'ai juste... Elle a toujours voulue que je sois mon père. Par l'enfer, je suis pratiquement sûr que presque tout le monde veut que je sois lui. Je pensais avoir finalement échappé à ça, et elle revient à nouveau dans ma vie, me comparant à lui, et je... »

Les portes s'ouvrirent, révélant une silhouette familière. Jim se raidit, sa mâchoire se serrant. Spock fit alterner son regard entre Jim et sa mère, se demandant quoi faire. Dans ce moment de vulnérabilité, Jim ne voulait clairement pas la voir autour de lui, mais n'étais-ce pas le but de cette semaine – pour lui et le Docteur McCoy, du moins – de l'encourager à apprendre à la connaître de nouveau ?

« Bonjour, Jim. » salua-telle calmement. Jim appuya sur le bouton pour fermer les portes, mais la main de sa mère jailli pour les bloquer. « Peut-on parler à nouveau ? »

« Non. » grogna Jim. « Va-t'en. »

Il ne dit pas cela comme un ordre, cela ressemblait plus à un enfant blessé qui voulait se cacher. Spock sortit du turbolift, la forçant à enlever sa main. A cause de leur proximité, elle dû se pencher en arrière pour le regarder avec colère, mais cela ne l'obligea pas à bouger. Spock refusa de céder, donnant aux portes le temps de se refermer.

A peine se fermaient-elles que l'Enterprise tangua violemment sur le côté.

-LLAP-

Jim remercia silencieusement Spock d'avoir pris la décision de bouger, même si une part de lui ragea parce qu'il n'avait pas besoin d'aide. Il appuya sur le bouton, faisant se fermer les portes rapidement. Pour un moment, Jim cru être en sécurité.

Jusqu'à ce que son vaisseau ne soit propulsé violemment sur le côté. La force envoya Jim contre le mur opposé, son épaule se luxant avec un 'pop' distinct. Incapable de retenir un cri, il s'effondra au sol. La lumière s'éteignit – et la lumière de secours ne se déclencha pas. Il pouvait entendre le bruit strident de l'alerte rouge dans le couloir, savait que la lumière rouge devait éclairer son vaisseau, mais les lumières du turbolift restèrent inexistantes. Serrant les dents à cause de son épaule lancinante, Jim se releva, appuyant aveuglément sur le bouton pour ouvrir la porte.

Rien ne se passa.

Il appuya sur tous les boutons qu'il trouva, mais aucun d'eux ne provoqua quoi que ce soit. Le turbolift resta fermé et dans l'obscurité.

Une violente douleur se fit sentir dans son être tout entier, étant déshydraté il n'étendait plus le grondement de son estomac, vide depuis trop longtemps. Il supposait que c'était une petite bénédiction.

Son épaule brûlait, son bras tombant dans le vide, inutile.

Une main puissante s'enroula autour de sa gorge décharnée, serrant jusqu'à ce que le manque d'air le fasse presque s'évanouir. « Tu aurais pu tout avoir, JT. Tu aurais pu diriger le monde, côte à côte avec moi. Et pourtant tu choisis quelques gamins sans valeurs ? Je pensais que tu étais plus intelligent. »

Jim le regarda furieusement, mettant tout le mépris que son corps fragile de treize ans le lui permettait dans sa réponse silencieuse. Seul son instinct fit que son torse se souleva, ignorant la douleur de ses côtes brisés, cherchant désespérément de l'air.

La panique l'envahit, sa respiration se faisant plus rapide.

Kodos renifla. « Tu es juste une autre erreur. »

Jim se laissa tomber sur ses genoux, un poids lui tombant sur les épaules.

« Adieu, JT. »

Kodos l'envoya plus loin. Il devait être maudit pour rester conscient alors que la chute faisait se rouvrir chacune de ses plaies. Les portes se refermèrent derrière lui, le laissant recroquevillé, seul, dans une pièce en pente plongée dans le noir.

Son cœur battait douloureusement dans sa poitrine. Il était en état de choc. Il ne pouvait pas bouger. Il ne pouvait pas respirer. Son vaisseau était en danger, il ne pouvait pas aider, il échouait encore une fois, les laissant tomber à nouveau, il était seul, il faisait noir, si noir, Kodos reviendrait bientôt, rien n'allait, il voulait ses –

« Jim, tu peux m'entendre ? Jim ? »

Jim. Jim, pas JT. Ses doigts, en se posant sur le sol, trouvèrent du métal, pas de la terre.

« Jim, si tu peux m'entendre, tu dois enclencher ton communicateur pour qu'on puisse parler. Jim ? »

Bones. C'était Bones, n'est-ce pas ? Pas Kodos. Pas Kodos. Pas Kodos.

Pas Kodos.

Doucement, Jim se redressa à nouveau, juste assez pour atteindre le communicateur. « Bones ? » dit-il d'une voix rauque.

Le soupir de soulagement de son ami fut audible même à travers la paroi épaisse. « Ouais. Ouais, gamin, c'est Bones. »

A quel point est-ce qu'il avait l'air mal ? Bones ne s'appelait jamais lui-même Bones.

« Es-tu blessé ? »

« Mon épaule... est disloqué. Bones, sors moi de là. » supplia-t-il, ne se souciant pas de qui était présent là dehors. Il avait juste besoin de sortir.

« Spock travaille dessus. Tu seras bientôt dehors, ok ? Tu dois encore tenir quelques minutes. »

Quelques minutes ? « Bones, je ne p – peux pas... »

« Jim, reste avec moi. Tu es en sécurité sur l'Enterprise. Je te le promets. »

Jim s'accrocha au vaisseau. « Que s'est-il passé ? »

« Un astéroïde est venu de nul part. Il a heurté l'alimentation principale, mais personne n'est sévèrement blessé. Elle va bien – on va bien. »

En dépit de la situation, une ombre de sourire traversa son visage. « Tu as appelé l'Enterprise 'elle ' »

« Ne t'y habitues pas. »

« Docteur – »

« Poussez-vous, le gobelin. Jim, je reviens dans un instant. »

« Bones, ne – »

La communication se coupa.

« Bones ! »

-LLAP-

De nombreux jurons traversèrent l'esprit de Leonard. « La communication vient de se couper. »

« Je peux voir ça Docteur. » fit remarquer Spock. Les fils contrôlant le turbolift était exposés, le couvercle oublié sous son genou quand le Vulcain s'était accroupi pour essayer de réparer le turbolift.

« Il est en train de paniquer, bon sang ! »

« J'avais entendu ça également » murmura Spock. Il choisit un des fils, l'examina puis le remit à sa place.

« Et si vous vous dépêchiez ? »

« Je m'efforce de le faire, Docteur. Cependant, la faible lumière et vos commentaires ne sont d'aucune aide. »

« Vous êtes toujours comme ça tous les deux ? »

Leonard sursauta – il avait complètement oublié que Winona était encore là. « Non. » bredouilla-t-il.

« Si. » le corrigea Scotty en trottinant dans le couloir. « Ils n'arrêtent jamais de se chamailler. »

« Ce n'est pas – Pouvez-vous réparer ce truc ? Vite. »

« Laissez-moi voir ça, Commander. »

Spock recula, permettant au chef de l'Ingénierie de faire son travail. Le Vulcain se tourna vers les portes, les poussant de façon expérimentale. Scotty fit un bruit de protestation.

« Qu'est-ce que vous faites ?! »

« Si vous ne pouvez pas réparer le turbolift rapidement, il faudra faire en sorte de sortir le capitaine autrement. »

« C'est juste un ascenseur, il ira bien. » fit remarquer Scotty avec confusion.

« Il est blessé. » le coupa Leonard.

« Il est plus que blessé. » protesta Winona.

« Taisez-vous, Swan. »

« Doc, j'étais là hier soir, vous vous souvenez ? Peu importe. Je peux imaginer ce qui se passe. Est-ce que l'un de vous a bougé avant le début de quart ? »

Bordel. Scotty les avait vues... Il n'avait pas honte de laisser Jim l'utiliser comme oreiller, toute la nuit si nécessaire, mais Jim... « Euh, information médical. » marmonna Leonard. Il supposait que c'était inévitable, que quelques autres membres de l'équipage sachent pour les attaques de paniques de Jim...

Scotty haussa les épaules. « Je ne juge personne. »

« C'était platonique ! »

« Ce n'est pas ce que je voulais dire, Doc. Je parlais des... problèmes psychologiques de Jim. »

Les joues de Leonard rougirent. « Je sais. »

« Je ne peux pas le réparer maintenant. » leur dit Scotty, reculant avec une mine défaite. « Allez-y, M. Spock. »

Sans hésitation, Spock poussa les portes. Il planta ses pieds au sol, ses muscles se tendirent et sa mâchoire se serra. Les portes ne bougèrent pas, refusant de s'ouvrir en dépit de la force Vulcaine.

« Ah, elles sont peut-être coincés quelque part. » marmonna Scotty, se tournant à nouveau vers les circuits.

« On doit faire sortir Jim, maintenant. » s'exclama Leonard.

« Bougez », gronda Winona. Elle poussa Spock sur le côté et attaqua impitoyablement les portes, employant une force que Leonard n'avait pas vue depuis le jour où Jocelyn avait sauvé Joanna d'une collision avec un cheval en attrapant le cheval.

C'était une force que seul l'amour d'une mère pouvait donner.

Les portes s'ouvrirent légèrement, et elle entra dans le turbolift, laissant durement tomber ses genoux sur le sol. Aucun d'eux ne s'en soucia réellement, pas alors que Jim était pressé contre le mur, ses yeux roulant dans leurs orbites, des tremblements secouant son corps, sa respiration désespérée, son bras droit formant un angle étrange au niveau de son épaule.

Winona caressa ses cheveux, le tenant alors qu'il essayait instinctivement de s'éloigner. « Tout va bien, mon chéri. Tout va bien. »

-LLAP-

Quelqu'un touchait ses cheveux. Il essaya de reculer, se retrouvant coller au mur, sentait son rythme cardiaque augmenter. Il devait s'éloigner, son épaule blessée –

« Tout va bien, mon chéri. Tout va bien. »

La voix passa à travers la brume qui l'entourait. C'était familier, apaisant, chaleureux, . Il avança, enroulant un bras autour de la personne, cherchant le réconfort. Les bras hésitèrent un moment avant de l'enlacer en retour, le tenant, frottant son dos juste comme –

Comme sa mère avait l'habitude de faire.

La réalité refit surface, remplaçant la panique. La personne qui le tenait, la voix – indubitablement féminine.

Il faisait ce qu'il s'était promis de ne plus jamais faire au jeune âge de treize ans.

Pour un moment, il l'empoigna. Pour un moment, il était de nouveau un enfant, sachant que quelque chose n'allait pas mais quand même réconforté par les bras de sa mère. Et une vie de mauvais souvenirs resurgit dans son esprit, lui rappelant pourquoi il avait construit le mur qui le séparait aujourd'hui de sa mère.

« Bones. » appela-t-il d'une voix rauque. La peine remplaça le contentement hésitant dans les yeux de sa mère.

Leonard s'agenouilla près de Jim, poussa gentiment Winona sur le côté. « Allons à l'infirmerie, Jim. » murmura-t-il, mettant le bras non blessé de Jim autour de ses épaules. Jim s'exécuta silencieusement, se dérobant contre Leonard. Spock leur emboîta le pas avant d'hésiter, une guerre faisant rage dans ses yeux humains.

« Restez avec elle. » lui dit doucement Leonard. Winona était toujours agenouillée sur le sol du turbolift. « Je pense qu'ils ont fait quelques progrès. »

Spock haussa un sourcil en signe de doute, mais il ne protesta pas à voix haute. Leonard haussa doucement les épaules en reconnaissance – c'était une minuscule victoire, mais une victoire quand même.

Parce que, seulement pour un moment, Jim avait eu besoin de Winona.

Et elle avait été là.


Voilà pour ce nouveau chapitre, j'espère qu'il vous a plu ! :)

A dimanche pour la suite !

SauleMarron19427, pour vous servir !