Réponses aux reviews :

19-April-x : Hello ! Merci pour ta review. Je suis très contente que ma fic t'enthousiasmes autant. Tu détestes Miss Bingley ? J'espère que tu aimeras ce que je lui ai prévu (mais bon, je ne la moleste pas trop, Darcy est un gentleman). Continue d'adorer !

gwladys1112 : Hey, ta review m'a fait délirer. Oui, Darcy ne parle pas beaucoup mais il est quand même devenu l'homme idéal de pas mal de femme, dont moi. Comme tu me l'as proposé, je vais essayée de faire de faire tomber Caroline dans la boue, quelque part dans ma fic. Ouvre l'oeil. Merci pour ta review !

camille : Salut Camille ! Merci d'avoir pris -encore- le temps de laisser une review. Je suis heureuse que la fic te plaise.

la 'tite mouette : Hello ! Merci pour ta review et pas besoin de me remercier pour t'avoir répondue, c'est normal. Tu n'est pas la seule à trouver bizarre que Darcy&Lizzie ne soient pas les seuls à voir ce futur, je suis contente que tu te sois réconcilier avec cette partie de l'histoire et j'espère que les autres aussi. Je pense que c'était indispensable. Rappelle-toi, M. Bennet et Jane qui ne croyaient pas que Lizzie et Darcy étaient réellement amoureux à la fin du roman, par exemple...


Note de l'auteur : Salut, tout le monde. Une semaine pile depuis la dernière fois que j'ai posté. Le chapitre est plus court à cause du cliffhanger. Vous remarquez que j'ai changé le titre, je vous avais dit qu'il ne me plaisez pas trop. Celui-ci m'a été proposé par Ecchymose. MERCI ECCHYMOSE !

Appréciez !


Chapitre 4 : Règlements de compte I

"Je refuse de croire que ceci est le futur de M. Darcy !" hurla Miss Bingley.

Ils s'étaient arrêtés à mi-chemin de Longbourn. Miss Bingley n'avait pas pu se retenir plus longtemps. Lizzie était plutôt étonnée qu'elle n'ait pas explosé à la minute où elle avait vu M. Darcy passait la bague à son doigt.

"Caroline, ça suffit. Tu m'embarrasses." souffla son frère, rougissant.

Elle ne décolèra pas. Lançant une regard meurtrier à son frère, elle posa ses mains sur ses hanches et fixa M. Darcy, attendant lui aussi qu'il nie ce qu'ils avaient vu.

Bingley regarda son ami, désolé. Darcy dut se résoudre à s'expliquer.

"Miss Bingley, je comprends que l'idée de voir dans le futur soit très incongrue et puisse paraître difficile à croire mais je pense que ce que nous voyons est la vérité." dit-il, avec gravité. "Si c'était une hallucination dû à la fièvre ou à la folie, nous n'aurions pas tous le même rêve."

Il eut un bref silence. Chacun médita sur ces paroles pleines de bon sens et tous les doutes sur la véracité de cette "vision" s'envolèrent.


Même Darcy, en prononçant ces mots, se rendit compte que son avenir était définitivement lié à celui d'Elizabeth Bennet, cette jeune fille impertinente si différente des femmes qu'il avait déjà rencontré. Elle devait être vraiment exceptionnelle si son double avait passé outre les raisons pour lesquelles il ne devait pas l'épouser.

Lui-même était encore rongé par les doutes et le bien fondé de cette union. Quand bien même il ressentait pour Miss Elizabeth une attraction qu'il n'avait jamais ressenti pour aucune autre femme, il avait du mal à écarter l'idée de mésalliance que provoquerait ce mariage.

Il coupa court à ces pensées. Ceci était peut-être le futur mais étant à présent au courant, il pouvait choisir ou pas s'il en voulait.

Et une immense partie de lui le voulait tellement.


"Qu'est-ce que cette campagnarde sans le sou à de plus que moi ?" demanda enfin Miss Bingley, après un instant de silence.

Elle semblait tiraillée entre fureur et désespoir. Et si elle ne venait pas à peine de l'insulter, Lizzie se serait sentit mal pour elle. Mais se rappelant quelle chasseuse de fortune elle était, elle se dit que Jane se sentait déjà assez mal pour deux.

"Caroline !" cria son frère, indigné par son comportement.

"Une âme ?" proposa Charlotte, à mi-voix.

Elizabeth sourit faiblement. Elle sentait que les prochains mots de Miss Bingley ne serait pas particulièrement généreux à son égard.

"Je suis belle, je suis accomplie, j'ai des connexions, de l'argent..." énuméra t-elle, hautaine. "Tout ce qu'elle n'a pas."

"Caroline !"

Plus qu'en colère, M. Darcy semblait prêt à sortir de ses gonds. Elizabeth le vit prendre une longue inspiration. Le masque d'impassibilité qu'il portait constamment depuis qu'elle le connaissait reprit sa place.

Cette tentative de rester maitre de lui-même parut davantage effrayer Bingley que n'importe quelle expression contorsionnée par la rage. Sa soeur ne sembla pas se rendre compte du danger.

"Miss Bingley," dit-il, glacial. "quand bien même n'aurais-je jamais rencontré Miss Elizabeth, je ne vous aurais jamais épousé. J'ai toléré toutes ses années vos avances plus ou moins déguisées car votre frère est mon ami le plus cher mais, en laissant cette situation perdurer, je n'ai jamais eu l'intention de vous encourager ou de vous faire croire qu'un jour, je ferai de vous la maîtresse de Pemberley."

Rouge comme une écrevisse, Miss Bingley dans sa robe orange n'était pas à son avantage. Elle serra les dents et sa posture rigide se tourna vers Elizabeth, promettant implicitement humiliations à venir. Les yeux de M. Darcy se durcirent un peu plus. Il continua, utilisant ce qu'Elizabeth devina être sa voix de "maître respecté", mettant un terme aux illusions de Miss Bingley.

"J'ai assez d'argent et de connexions pour me permettre de chercher une femme par amour et non pas par appât du gain. Et si cette femme est Miss Elizabeth Bennet, alors ainsi soit-il."

A ces mots, Lizzie sentit un frisson parcourir son échine.

M. Bennet se dégagea la gorge.

"Je ne souviens pas avoir donné mon consentement, M. Darcy."

Le jeune homme baissa la tête, humblement.

"Pardonnez moi, monsieur. Je ne voulais pas laisser entendre que l'acceptation de votre fille ou votre consentement n'était, ni requis, ni souhaité." s'excusa t-il, tendu.

Un silence gêné s'installa parmi le petit comité.

Lizzie ne savait que pensait. Elle était pratiquement fiancée à M. Darcy alors qu'elle le méprisait, seulement une heure plus tôt. Lui-même prenait étonnemment bien le fait qu'il allait l'épouser dans un avenir relativement proche.

Elle qui avait toujours pensé qu'il se croyait haut dessus de tout le monde... Qu'il la méprisait et la critiquait.

S'était-elle fourvoyée ? Laissée aveugler par son orgueil mortifié ?

Certainement, se résolut-elle à admettre.


"Nous devrions peut-être rattraper Lizzie et les autres ?" dit Jane, après plusieurs minutes de silence.

"Jane a raison. Nous sommes ici pour découvrir le futur de Lizzie. Je pense qu'il faut suivre l'autre Elizabeth jusqu'à que notre Lizzie ait vu quelque chose de particulier. Ou jusqu'à un évènement particulier. " réfléchit M. Bennet.

"Je pense que M. Bennet a raison." acquiesça joyeusement M. Bingley, voulant rester dans les bonnes grâces du père de la jeune fille.

Il offrit son bras à Jane, avec un immense sourire. Jane rougit, baissant adorablement les yeux et passa son bras en dessous du sien.

Lizzie roula des yeux.

Puisque l'autre Elizabeth et ses amis étaient déjà hors de vue, Lizzie proposa d'emprunter un raccourci afin d'arriver plus rapidement à Longbourn.

Chacun connaissant les légendaires promenades matinales de la jeune fille, personne ne songea à s'opposer à cette suggestion.

Divers couples se formèrent. Lizzie et M. Darcy en tête. Quelques pas derrière eux, Jane et Bingley, absorbés l'un par l'autre. M. Bennet et Mary, formèrent la troisième paire, rapidement rejoint par Charlotte qui ne souhaitait pas tenir compagnie à Miss Bingley. Et la dernière qui se retrouva seule en bout de file, fusillant Elizabeth du regard.

Ils arrivèrent à Longbourn en même temps que l'autre groupe. Devant la maison, Jane et M. Bingley, penchés l'un vers l'autre, discutaient tranquillement, couvés du regard par la mère de la jeune fille.

Sans concertation, tous les regards se dirigèrent vers sa main gauche.

Où trônait majestueusement un magnifique diamant.

M. Bennet massa ses tempes douloureuses.

"Je croyais que vous étiez venu dans le Herfordshire dans l'intention de louer une maison, pas de m'enlever mes seules filles sensées."

"Papa !" s'exclama Lizzie, consternée.

Elle prit place aux cotés de Mary, plaçant une main réconfortante sur son épaule.

Elle avait l'habitude d'entendre son père dénigrer ses soeurs. Elle partageait même son avis, la plupart du temps. Mais exprimer son mépris pour ses filles devant des étrangers... Et devant l'une de ses filles concernées... Et si clairement !

Son père soupira, venant placer un baiser sur la joue de sa troisième fille. Il ne s'excusa pas. Il lui proposa seulement sa main, l'invitant à le suivre. Mary leva les yeux vers Lizzie, qui hocha la tête, l'encourageant à accepter. Ensemble, ils se dirigèrent vers Jane et Bingley et s'assirent près d'eux.

"Jane, à ton tour d'être embarassée." sourit Lizzie, amusée bien que toujours concernée pour sa petite soeur.

Elle et Bingley rougirent violemment. Elizabeth doutait qu'il ait un quelconque comportement déplacé de la part de sa grande soeur si bien élevée. Mais, curieuse de nature, elle s'approcha des deux amoureux et prit place à côté de son père.

Bingley l'imita immédiatement, impatient.

"Je n'ai jamais vu Lizzie si heureuse." sourit Jane.

"Jane !"

"Je ne savais même pas que Darcy pouvait être heureux." rit Bingley.

"Bingley..." l'avertit M. Darcy.

Les deux amoureux observaient Elizabeth et son fiancé qui conversaient avec Mme Bennet. Lizzie hochait patiemment la tête à ce que disait sa mère, jetant de temps à autre des regards désolés à Darcy. Celui-ci supportait vaillamment l'enthousiasme de sa future belle-mère et parvînt même à esquisser un bref sourire rassurant.

"Quand on les voit ensemble, il est difficile de penser que Miss Elizabeth détestait Darcy."

Lizzie détourna hâtivement les yeux, mais pas assez pour manquer l'expression trahie de M. Darcy.


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