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Chapitre 4:Une étincelle d'humanité, espoir ou menace ?

Lorsqu'elle s'arrêta, elle pensait être arrivé dans sa cage, mais elle sentit une menotte s'abattre sur un de ses poignets et qu'on l'allongeait sur un lit. Elle commença à se débattre, la peur d'une autre situation dangereuse l'assaillait.

- Tout va bien, entendit-elle doucement Juliet, ne vous inquiétez pas.

Le sac sur sa tête se souleva et elle put percevoir qu'elle se trouvait dans une salle blanche ressemblant à une chambre d'hôpital. Sa main était accrochée avec une menotte à un barreau du lit. L'unique présence de Juliet la rassura. C'était une des leurs, elle ne lui faisait pas confiance, mais elle avait paru contre ce qu'il venait de se produire. Elle ne lui semblait pas aussi mauvaise que Ben.

- Vous allez vous reposer un peu ici. Vous avez de la fièvre, des brulures internes, deux côtes cassées et d'importants hématomes un peu partout.

Un silence prit forme que Juliet cassa.

- Vos blessures ne sont pas toutes d'aujourd'hui, n'est-ce pas ? Demanda-t-elle bien qu'elle connaissait la réponse.

- Que s'est-il passé ? Comment avez-vous pu travailler avec de telles blessures ?

Kate ne répondit pas, la fatigue, la douleur, l'électrocution et les médicaments que venait de lui injecter Juliet finirent de l'anesthésier.

- Reposez-vous, reprit Juliet, un regard triste sur le visage. Cela changeait de son habituel regard hautain.

Les derniers évènements, la détresse de Kate, les sentiments de Jack pour elle, opposés aux manipulations et à la violence de Ben la touchaient profondément.

Elle saisit une couverture posée un peu plus loin et la déposa délicatement sur Kate. Elle hésita puis se mit à la border et à arranger ses cheveux coincés dans sa robe. Elle sentit quelque chose changer en elle, comme le retour d'un peu d'humanité. Il s'agissait d'une personne, d'un être humain qu'elle avait devant elle, pas d'un sujet d'expérience. Il avait fallu cette violence injustifiée, la souffrance de cette pauvre jeune femme qui paraissait sans défense dans ce lit pour réveiller en elle un soupçon d'humanité.

« Une menace pour certains, un espoir pour d'autres. »

Plusieurs heures plus tard.

Elle finissait un rapport lorsqu'une voix agacée la fit sursauter.

- Où l'as-tu mise ?

- Quoi ?

- Où as-tu mise Kate, Juliet ?

- Je ne l'ai mise nulle part, ce n'est pas un objet, Ben.

A ces paroles, Ben fut estomaqué, il aperçut immédiatement la genèse d'un changement en elle. Il ne fallait pas qu'il perdure.

- Qu'est-ce que tu racontes ? Tu ne vas pas t'attacher à une des leurs. Ils ne sont pas comme nous, ils sont mauvais.

- Ce sont des êtres humains comme toi et moi. Ils n'ont pas demandé à être ici et à être les objets de nos expériences.

- Les objets d'expérience ne demandent jamais à en être, Juliet. C'est un sacrifice nécessaire.

- Pourquoi ?

- Pour qu'une expérience soit conduite à son terme, il faut toujours des cobayes. Cela a toujours été depuis la nuit des temps. Ce que nous faisons est plus important que ces personnes.

- C'est inhumain.

- Kate Austen et James Ford sont deux criminels, ce ne sont pas de bonnes personnes, Juliet. Ce ne sont pas des personnes humaines.

- Et nous, après tout ce que nous avons fait, sommes-nous de meilleures personnes ?

- Nous sommes des scientifiques.

- Tu n'as pas agit comme un scientifique avec elle, rétorqua-t-elle.

- Je devais montrer à Jack qui commandait.

- Je suis d'accord mais tu n'étais pas obligé d'aller si loin.

- J'en suis seul juge.

Un silence prit place.

- Elle a des blessures datant de violences ultérieures. C'était également pour intimider Jack ?

- Elle l'avait mérité, trancha-t-il.

Juliet ouvrit les yeux en grand, horrifié.

Il la saisit par le bras, la rapprochant de lui.

- Ne me juges pas. Tu ne comprends pas tous les enjeux de cet île, tout ce que Jacob représente.

- Elle va mal. Le choc électrique était trop fort, ça a causé des dommages, des brulures internes graves. Elle est très malade et les blessures antérieures ainsi que le coup que tu lui a infligé n'arrange rien.

- Alors, soigne-la et fais en sorte qu'elle aille mieux, coupa-t-il, sèchement en la lâchant. Et crois-moi ou pas, mais je n'ai pas mis l'appareil trop fort, intentionnellement.

Juliet ne s'arrêta même pas sur ses paroles et quitta la pièce.

Ben la regarda attentivement, son regard mêlait quelque chose d'incompréhensible.

- J'avais raison de penser que vous étiez dangereuse, Kate.