Konnichiwa ! Sans plus de formalités voici le troisième chapitre !

J'espère que vous l'apprécierez, bonne lecture ! =3


Chapitre 3

Je ne savais pas ce qui m'attirait chez lui à tel point de trahir mon amour. Je voulais le connaître, à tout prix. Je voulais connaître cet homme qui a partagé la vie de mon âme soeur. Pourquoi Lavi m'a choisi plutôt que lui ? Pourquoi il était tombé amoureux de lui ? Qu'avait il de spécial ? Comment cet homme qui respirait la haine avait pu attiser l'amour de mon doux Lavi ? A ce moment là, tout s'éclaircit dans mon esprit. Cet homme n'était pas ce qu'il laissait paraître de lui. Son odeur était bien trop agréable pour qu'il soit malfaisant, ses lèvres étaient bien trop attirantes pour pouvoir faire le mal, ses yeux étaient bien trop durs pour être vrais, et plus que tout Lavi l'avait aimé. Sa barrière comportait une faille, et j'avais l'intime conviction que je réussirais à la briser.

-Et qu'est ce que tu comptes lui faire au moyashi ?

-Je vais lui faire regretter d'être né s'il n'arrête pas de se mettre dans mes pattes.

La provocation, la clef de tout. Je m'en voulais de me comporter ainsi à peine une semaine après la mort de mon Lavi, mais je devais avancer. Je le fixait intensément. Il s'énervait très vite. J'en conclu qu'il devait réagir au quart de tour dans n'importe quelles circonstances.

- Pourquoi Lavi m'a choisie plutôt que toi ? Peut être que je suis plus.. fort ?

Comme reponse ses longue mains me comprimerent toujours plus les bras, j'avais l'impression qu'on me prenait la tension.

-Ou peut être parce que tu refuses d'être agréable avec qui que ce soit ?

Il marqua un silence.

-Tch. Je n'en ai pas besoin.

Ça sonnait tellement faux. J'ai toujours eu l'impression de savoir quand quelque chose clochait. Les personnes fermées sont tellement tristes. Elles se barricade derrière un personnage qui ne leur correspond pas, c'est si triste... Dans un élan de confiance, je lui souriais.

- Tu es une personne tellement triste.

-Ne te moque pas de moi ! Stupide Moyashi !

-Je ne me moque pas de toi.

-Ferme ta gueule ! Lâche moi !

-Ce n'est pas toi qui est collé à un mur incapable de bouger !

J'étais prisonnier de ses bras, mais la véritable personne en détresse ce n'était pas moi, c'était lui. C'est lui qu'il fallait sauver, pas moi. Je sentis mes bras respirer. Ses mains avaient lâcher leur emprise.

- C'est bon, tu peux y aller, mais je ne te le redirai pas une seconde fois !

- Je n'y tiens pas, tu peux me garder prisonnier autant que tu le souhaites.

- Tu fais ton malin avec la mauvaise personne Moyashi, tu vas te brûler !

Je pouffais. Il parut agacé. Il croisa les bras, puis me répondit plus calmement.

- Sérieusement arrête de te payer ma tête, tu devrais être déjà parti en courant...

- Tu ne me fais pas peur à moi.

Je le vis soupirer, d'un air résigné.

- Bon qu'est-ce que tu veux moyashi?

- ALLEN ! Il me semble t'avoir déjà dis qui j'étais !

-Ça ne me dit pas c'que tu m'veux.

-Ce que je veux...

Je m'approchai de lui, son visage était toujours aussi fermé, mais il semblait s' être calmé. Sa frange lui collait le front malgré le froid. Il respirait par la bouche. Ses lèvres étaient légèrement gércées à cause du froid, entre ouvertes, comme si elles attendaient quelque chose.

Ma langue partit caresser mes fines levres, et, dans un élan de confiance en moi, je partis humidifier doucement ses sèches lèvres dans un léger baiser. Mes yeux se fermerent. Cet instant parut durer une éternité jusqu'à ce que je ressente une intense douleur dans mon abdomen, je réouvris mes yeux sous le choc, peut être un peu trop de confiance en moi, je rigolais intérieurement, ma vu se brouilla, puis je sombrai dans le sommeil.

POV Kanda

-Ce que je veux...

Je soupirais intérieurement. Franchement ce moyashi était tellement agaçant.

Je venais de le coller à un mur, de le menacer, et ce nain de jardin se tenait encore devant moi, tout sourire. J'avais plutôt l'habitude que les gens m'évitent, et quand ils m'énervait un peu trop, mon regard semblait leur faire faire demi tour.

Le temps était vraiment froid, tellement que mes lèvres me tiraillaient.. je sentis soudainement une douce chaleure les envelopper. C'était agréable, mon coeur se réchauffa un instant, jusqu'à ce que je réalise ce qui était en train de se passer.

Bordel. Cette jeune pousse était en train de m'embrasser, je me sentais soudain très embarassé, ne sachant que faire. Mon coeur se mit a battre à la chamade, je le maudit. Réagir pour si peu, et en plus pour ce stupide blond. Je me mis à angoisser, je ne savais pas comment réagir face à son élan de tendresse. Finalement j'optai pour la bonne solution. Le coup partit tout seul. Mon poing s'écrasa dans son abdomen. Eh merde. Apres tout, je l'avais prévenu. J'attendis une réaction de sa part, je le vis tituber et manquer de s'effondrer sur moi. Je l'évitai de justesse, le sol sera sûrement plus accueillant que moi.

Ben voyons, s'évanouir pour si peu, j'aurais honte à sa place. Je regardai autour de moi. Je ne voulais absolument qu'il m'attire des emmerdes, il ne manquerait plus que ça !

J'hésitais entre le laisser là, avec le risque de recevoir la police chez moi; et le ramener chez moi, avec le risque que cet événement se reproduise.

Son corps finit sur mes épaules en sac à patate sans aucune difficulté, comment pouvait-on être si leger en mangeant autant ?

Je hatai le pat en direction de mon chez moi.

Franchement, si j'aurais su la tournure des chose à l'avance, je pense que j'aurai préféré manger debout, que de me retrouver avec lui chez moi.

Mes pensées divaguèrent à mon insue sur ce qu'il m'avait dit quelque minutes avant. " Ou peut-être parceque tu refuses d'être agréable avec qui que ce soit ?". Trois ans en arrière, ce gamin m'avait volé ma seule raison d'être un tant soit peu agréable et il venait me faire une leçon de moral..

29 Février 14h00

Une fois rentré dans ma maison, je le jetai sur mon futon, celui-ci tomba comme une pierre.

"Sérieusement Yuu tu devrais être un peu plus agréable et moins dur avec les gens ! Tu sais, heureusement que je t'aime, car c'est pas comme ça que tu te trouverai un mec ou une fille ".
Même sous terre ce roux arrivait encore à me faire les leçon de moral. Ce mec avait une telle présence... que même mort j'ai l'impession qu'il est encore là. Je serrai les dents, le pire dans tout ça, c'est qu'au profond de moi, je savais qu'il avait raison, mais je refusais cathégoriquement de l'admettre.

Mes yeux se posèrent aléatoirement dans la pièce, soit sur le sac à pomme de terre qui semblait être partit pour ne pas se reveiller avant demain. Quelle salle journée !

" Tu vois yuu, tu n'es pas si méchant que ça au fond, de toute façon si c'était le cas, je ne t'aimerais pas "

-Aaah mais ferme là à la fin ! Baka usagi !

Je secouai la tête, dans tout les sens. (imaginez Chibi Lavi en mode ange se cogner dans tout les coins de la tête de kanda).

Je ferai un effort pour cette nuit s'il ne se réveille pas. Mais qu'il ne compte pas trop pour dormir sur mon futon, il séjournera par terre, c'est d'un grand confort, j'aurai très bien pu le laisser mourir de froid dans la rue après tout, mais je ne veux pas avoir sa mort sur la conscience, Lavi m'ennuie déjà assez.

La nuit tombée, je partis m'installer confortablement dans mon futon, je poussai ce moyashi pour qu'il atterisse par terre. Un futon, ce n'était pas bien haut.

1er Mars 03h21

Allen emergea de son long sommeil. Son corps se glissa ensuite machinalement sous les couettes de son hôte. Il sentit une chaleur humaine à ses coté, il s'y blottit, appreciant la douce chaleur, plus qu'agréable par cet hiver. Son bras s'enroula doucement autour de sa taille, ses doigts partirent definir délicatement l'aine de son voisin, de fins frissons les chatouillerent. Ses dents mordillèrent sensuellement son oreille, tout en lui murmurant, toujours à moitier endormie

-Lavi... J'ai envie de toi

Ce ne sont pas les mots mais les douces sensations qui réveillèrent en douceur le japonnais.

Il sentait une main baladeuse qui lui procurait un doux plaisir, qui fit naître d'agréables frissons. Un souffle chaud près de son oreille intensifiait cette sensation de bien être et de confort. Encore sous l'effet du sommeil, il glissa une main dans le creu du dos de son invité, et l'attira vers lui. Il laissa ensuite ses lèvres souffler :

-Lavi...

[Quelque part dans le ciel, un certain roux ne cessait d'éternuer]


Voilà voilà ! J'espère que vous apprécierez ce nouveau chapitre !

N'hésitez pas à me laisser une reviens pour me faire par de vos avis et remarques :)

Bisous bisous !

Sweetmathy