Une année de plus.

Disclaimer : Philip Pullman et Joanne Katleen Rowling ! Allez ! tous a genoux pour célébrer ces auteurs fantastiques ! lol

Réponses aux reviews :

Le saut de l'ange : Merci encore à ma fidèle revieweuse ! Oui c'est vrai on poireaute un peu avec Will, on ne le verra pas dans ce chapitre…. Un peu plus dans le suivant, mais les persos de Philip Pullman ne deviendront importants que dans un petit paquet de chapitre ! Je vais essayer d'écrire vite ! Quand à Percy… Je ne savais pas du tout comment traiter son affaire …C'est vrai que l'on le plaindrai presque….enfin…. nan ! pas de pitié pour les traîtres ! lol. Voilà, merci encore pour ta review !

Claire : Claire ! Merci merci merci pour ta review (heu tes reviews….y en a deux …une par chapitre ! ouais !) ! shui désolé ! j'aurais du te répondre au précédent chapitre, mais je l'avais pas vu encore ! Tu penses vraiment tt ce que tu as écrit dans ta review ? rholalala, je suis flattée ! (l'auteur rougit comme une pivoine devant son écran)! Merci !

Chapitre 4 :

Escale au chemin de Traverse.

- Charlie ! Bill ! Si vous venez avec nous, c'est maintenant ! s'écria Mrs Weasley du milieu des escaliers, tandis que Harry enfilait sa cape de sorcier.

La maison de Sirius était en effervescence. Après avoir passé un bonne heure à la recherche de poudre de cheminette dans le bazar qui régnait dans le salon et après avoir perdu un quart d'heure à écouter Mrs Weasley crier sur Mondingus qui avait une fois encore confondu le quartier général avec un entrepôt d'objets volés, tous se préparaient à aller acheter leurs fournitures au chemin de Traverse. Harry attendait près de la cheminée avec Percy, le visage fermé comme une huître, les yeux rouges, et Ginny, qui galérait avec l'épingle tordue qui était sensée refermer sa cape. Hermione ne tarda pas à surgir dans la même pièce, les cheveux en bataille, comme à son habitude, et le regard irrité. Enfin, Charlie, Bill et Ron arrivèrent, poussés sans délicatesse par Molly qui avait dû tirer ses fils de leurs lits respectifs par les pieds.

- On y va ! s'exclama t-elle alors. Fred et Georges sont arrivés là bas depuis au moins une heure et demi.

- Fred et Georges travaillent là bas et peuvent transplaner…grogna Ron, pas très heureux d'avoir été tiré de son lit douillet de manière aussi brutale.

…………….

Quelques heures plus tard, le groupe était disséminé un peu partout dans l'allée marchande. Ginny, Bill et Charlie accompagnaient leur mère chez l'apothicaire. Quand à Harry, Ron et Hermione, ils se dirigeaient vers le magasin des jumeaux, suivis par Percy qui arborait une mine, on ne peut plus sombre. Aucun n'osait parler du fait de la présence embarrassante du plus zélé des Weasley, qui les suivait d'un air monocorde. Enfin, une bâtisse à l'aspect joyeuse se dessina. Il avait été planté dans l'espace de verdure devant le bâtiment, divers parasols aux couleurs vives sous chacun desquels une foule se pressait. Il se rendirent bien vite compte que Fred et Georges organisaient des démonstrations de leurs produits. Quand au bâtiment, il semblait abriter les produits en vente, les stocks et la caisse et était lui-même abondamment fréquenté.

- Ça attire du monde, on dirait, commenta Harry.

Les autres acquiescèrent en silence, sauf Percy qui les quitta sans un mot, n'accorda pas un regard à l'entreprise de ses frères, et partit en direction de Gringotts. Ils s'approchèrent. Ils reconnurent de nombreux élèves de Poudlard venus s'approvisionner en farces et attrapes, et que la légende de l'année passée attirait en ces lieux. Jouant des coudes, ils se pressèrent avec les autres, pour entrevoir la démonstration. Derrière un stand peuplés de divers objets aux allures étranges, grotesques ou raffinés, Georges, une espèce de pompe à vélo à la main, entretenait l'animation.

- Ce modeste objet, disait il d'un air docte en agitant sa pompe à vélo comme un instituteur brandit sa longue règle en bois, est bien plus redoutable qu'il n'y paraît….En effet, autrement que comme le petit instrument qui gonfle les roues d'un de ces étranges accessoires moldus, on peut l'utiliser comme une matraque (il fit mine de frapper un deuxième année qui recula précipitamment) ou encore (son sourire s'élargit) comme déclencheur de farces programmées.

Avec des manières de prestidigitateur, il sortit une pomme de sa poche qu'il présenta à son public.

- Assistant, s'il vous plait….

Colin Crivey surgit de derrière le parasol, un couteau à la main, et bondissant d'enthousiasme, il en coupa soigneusement la moitié, et la tendit à un jeune garçon placé au premier rang. Celui-ci prit la demi pomme, l'examina avec suspicion et, tandis que Georges plaçait sa main dans son dos à la façon d'un majordome, il se décida à en croquer un morceau. Le silence se fit un instant, mais à la surprise générale, rien ne se passa. Alors, avec un large sourire, Georges tendit l'autre morceau à un autre spectateur, qui devait avoir faim car il le goba en une seule bouchée. C'était une erreur. Son teint pris soudainement une couleur violacée, ses lèvres virèrent au vert cadavérique, et ses cheveux se dressèrent sur sa tête laissant entrevoir un cuir chevelu qui jaunissait à vue d'œil. Aussitôt, à l'hilarité générale, il vomit tout son saoul dans le seau que Georges, prévoyant, lui tendait. Alors que Colin adressait de grands signes à Harry, le jumeau, triomphal, reprit alors la parole :

- Il a été injecté dans cette pomme du pus de Bulbobul. D'où la réaction spectaculaire de ce très courageux cobaye. (le cobaye en question grimaça) Vous me demanderez alors, pourquoi notre ami ici présent (il désigna l'autre cobaye) n'a pas été touché ?

- Parce que l'autre moitié de la pomme n'en contenait pas ! lança quelqu'un du fond de l'assistance.

- Tout faux, Finnigan ! s'exclama Georges en brandissant son Déclencheur qui durant toute l'opération était resté caché derrière son dos. Non, tout simplement, parce que la réaction n'avait pas été déclenchée !

Il actionna la pompe à vélo, et la victime se transforma aussitôt en un cochon d'inde beuglant d'indignation. Le public s'esclaffa. Georges le laissa savourer le spectacle un moment. Enfin, il se résolu à abréger les souffrances du cochon d'inde empêtré dans des vêtements trop grands pour lui et qui sautillait avec irritation, menaçant de son nez aplati, l'auditoire hilare.

- Un simple sort de métamorphose….

Un coup de baguette magique sur le déclencheur, et la victime repris son apparence ordinaire en s'époussetant vivement car des poils étaient encore collés à ses vêtements.

- Bien sur, la réaction au pus de Bulbobul, n'est pas annulée pour autant…

Il actionna une nouvelle fois le déclencheur et le jeune garçon se mit à vomir, son teint adoptant une teinte bleu myosotis et ses oreilles sifflants une mélodie qui ressemblait à s'y méprendre à la 9ième symphonie de Beethoven.

- Il semblerait, ajouta le jumeau Weasley, dans un sourire, que le pus de Bulbobul ait des effets très variés sur différentes personnes….

Une onde de rire traversa l'assistance, sous l'œil exaspéré d'Hermione qui semblait peu enchantée du sort des deux cobayes, qui pourtant, une fois remis, riaient avec les autres. Georges, le sourire aux lèvres distribuait les dernières explication avec une expression victorieuse.

- Très utile pour déclencher les effets d'une farce à des heures clefs, avec jusqu'à une semaine de délai entre la programmation – qui correspondait ici à la ingestion de la pomme – et le déclenchement, pratique, fonctionnel avec la possibilité de cumuler jusqu'à 6 effets, ce petit bijou ne coûte que 7 Gallions. Si vous souhaiter effectuer des effets cumulés comme ici avec le pus et le sort de métamorphose, il est préférable de se procurer également un Isolant qui évitera les deux composant de se mélanger. Disponible au rayon, « Accessoires » pour trois Gallions. Quant au kit, « Farces à retardement » qui comprend Déclencheur, Isolant et des substances modèles, il est à 10 Gallions !

Une fois qu'il eut terminé, la foule se dispersa vers la caisse.

- On vous rejoindra à la pause déjeuner, informa rapidement Georges à Ron, Harry et Hermione, avant de se diriger vers Lee Jordan, embauché pour la journée, et qui expliquait à force de gestes et de mimiques le fonctionnement d'une théière truquée.

Plus loin, Fred se coiffait alternativement, d'un chapeau qui faisait disparaître sa tête puis enfilait un collant d'invisibilité, qui donnaient l'impression que son buste et son visage, flottait dans les airs.

- Alors ? On fait quoi maintenant ? demanda Ron en jouant distraitement, à l'aide d'un bâton, avec une des fleurs carnivores qui encadraient l'entrée du magasin des jumeaux.

- Peut-être devrions nous aller acheter nos fournitures, fit remarquer Hermione anxieusement.

- Hermione ! s'insurgea Ron, on est en vacances !

- C'est bien pour cela que l'on est là, non ? rétorqua Hermione alors qu'une des fleur gobait le bâton de Ron.

- On peut attendre encore quelques heures ! On reste là pour la journée ! se plaignit Ron en balançant son morceau de bois décapité par la fleur par dessus son épaule, alors que le trio reprenait sa marche à travers l'allée marchande.

- Ron ! Quand vas tu te décider à grandir un peu ! Il ne faut jamais remettre à plus tard ce que l'on peut faire sur le moment !

Une voix joyeuse s'éleva soudain derrière eux.

- Harry ! Ron ! Hermione ! s'écria Neville de la terrasse de Florian Fortarôme en leur adressant de grands signes avec les bras. Quelle joie de vous voir ici ! Vous allez bien ? interrogea t-il en se levant pour les rejoindre.

- Pas trop mal, répondit Ron heureux de cette trêve inattendue. Alors Neville tu as changé ta baguette ?

- Oui, lui répondit Neville joyeusement en les rejoignant. Grand mère a bien voulu me la remplacer. Non pas qu'elle l'ai fait de bon gré. Elle pensait qu'une année à Poudlard sans baguette magique serait une bonne leçon pour avoir cassé celle de mon père….

Les autres hochèrent la tête avec compassion.

- Neville Londubat ! rugit la voix de la Grand-mère de Neville de la terrasse du café où elle était assise. Invite donc tes amis à boire un verre au lieu de discutailler !

Rougissant, Neville obéit et les invita à le suivre. Embarrassé, le trio s'assit cependant sur les chaises que leur présentait gentiment Mrs Londubat avec un sourire accueillant.

- Excuser mon petit fils pour son impolitesse, les pria t-elle.

- Ho ! Mais il n'y a pas de mal, Madame, lâcha timidement Hermione. A vrai dire nous n'avions pas soif…

- Quels adorables petits vous faites, jeunes gens ! Tu m'entends Neville ? Tu as des amis formidables qui te défendent même quand tu ne le mérite pas !

Neville rougit et baissa les yeux sur sa glace qui fondait à vue d'œil.

- Je vous paye quelques chose ? proposa t-il.

- Ho ! Non Neville ça ira….

- On a pas trop faim…

- On doit manger avec les jumeau tout à l'heure….

- Pas de refus qui tienne ! caqueta Mrs Londubat, Neville va leur chercher une glace à chacun….C'est la canicule sur cette terrasse !

A midi, Harry, Hermione et Ron quittèrent leur camarade pour aller rejoindre les jumeaux. Ceux-ci confiaient le magasin à Lee pour l'heure du déjeuner. Ron s'esquiva pour faire quelques achats, tandis que Harry et Hermione s'approchaient pour les féliciter.

- C'est en partie grâce à toi, souleva Georges, en réponse aux compliments d'Harry.

- Mais il faut admettre que notre talent y est pour beaucoup, ajouta modestement Fred.

- En réalité, il ne faut pas se fier au chiffre d'affaire de ces jours-ci, commenta Georges avec tristesse.

- C'est bientôt la rentrée, et on est le lendemain de la réception de la liste des fournitures. L'allée en générale est très fréquentée.

- Nos principaux clients sont des élèves de Poudlard, déjà renseignés sur la qualité de nos produits.

- Il faut dire que nos exploits de l'année dernière ont activé abondamment les salives.

- Mon frère entend par là, que le bouche à oreille a fonctionné, beaucoup sont au courant, expliqua Georges.

- Mais c'est là meilleure saison. Le reste de l'année, nos respectables clients écoutent les discours ennuyeux de Binns.

- Et nos affaires vont chuter lamentablement.

- Tout ça pour te dire, Harry ! Que si tu reçois encore mille gallions, tu sauras qui en a besoin dans ce bas monde, termina Ron joyeusement en se joignant au groupe.

- Nous nous passerons très bien de tes commentaires, Ronnie le préfet, coupa Fred.

- D'ailleurs, repris Georges. Après maintes réflexions, nous avons trouver une solution à ce très léger problème.

- Laquelle ? demanda Hermione suspicieusement.

- Ne sois pas si pressée Hermione ! Tu prends le train ?

Hermione lui jeta un regard noir.

- Vois tu, rassemblant nos connaissances, nous en avons déduit que pour que les élèves achètent nos produits pendant l'année scolaire il fallait leur en fournir l'accès.

- Perspicace réflexion en effet, commenta Hermione d'une voix aigre.

- Or, repris Fred, quoi de mieux que de leur permettre de quitter l'établissement, comme nous les faisions quitter les cours l'année précédente.

- On ne peut pas transplaner à Poudlard, opposa Hermione.

- Qui te parle de transplaner ? A quoi servent les portoloins ? rétorqua Fred avec un sourire carnassier en entraînant les autres en direction du chaudron baveur où ils avaient prévu de manger.

Hermione ouvrit des yeux ronds qui brillaient de réprimandes.

- Il y a une réglementation pour l'utilisation de portoloins !

- Le ministère ne vérifie rien…..

- Ce n'est pas une raison ! les sermonna Hermione.

- Ho ! Georges ! Hermione la préfète va nous dénoncer ! minauda Fred. Tu ferais pas ça Hermionione ?

- Non, répliqua t-elle froidement. Mais je pourrais confisquer les portoloins à Poudlard.

- Essaye un peu….

- Tiens ! s'exclama soudain Georges interrompant la marche, Ollivander a changé la devanture de sa vitrine !

- Très laid, laissa tomber Fred en observant les espèces de gros oignons et les feuilles d'orties qui encadraient la porte.

Hermione s'arrêta un instant pour les observer.

- Hermione ! l'interpella Ron qui l'avait déjà dépassé d'un bon mètre avec les autres, ne me dis pas que tu trouves ces horreurs ravissantes !

- Je n'ai pas dit ça, répondit elle d'un air pincé.

- Plus intéressante que nous alors, ronchonna Ron.

- Elle veux peut-être faire carrière dans la composition de vitrines…insinua Fred.

- Non, répondit Hermione d'un ton catégorique en arrachant son regard à la contemplation de la vitrine pour fixer Fred d'un air sévère. Je vous ai déjà dit que je voulais faire quelque chose d'utile.

- Mais c'est utile ! s'indigna Georges, tu pourrais nous rapporter des clients !

Hermione ne répondit pas.

- Le problème avec toi, Hermione, c'est que tu est trop sérieuse…ça te perdras tu sais ?

- Je suis réaliste c'est tout, répliqua t'elle en reprenant sa marche le long de l'allée.

- Trop, pour une sorcière, répartit Georges d'un air docte en la suivant.

- Tiens, tiens, t'es de mon avis le rouquin ? lança une voix traînante derrière eux. Je me demande bien ce que fais une minable moldue comme elle dans une école de sorcellerie….

- Tous se retournèrent d'un bloc, pour fixer la répugnante créature qui se trouvait derrière eux.

- Dégages Malefoy, gronda Harry d'un air sombre.

- Si je veux, Potter….

- Si je veux ! singea Fred. T'es qu'un minable petit pourri gâté…

- Pas comme toi, c'est sur… Si je ne me trompe, tes parents n'ont même pas les moyens de t'acheter un nouveau balai ?

- Ha oui ? Et il est où ton père, à toi ? ricana Georges.

- Il sera bientôt de retour….

- Tu crois ça ?

- Oh ! Potter ! minauda Draco, Ne me dis pas que tu es assez naïf pour croire que les détraqueurs vont rester du coté des perdants ?

Harry, Ron, Hermione, Fred et Georges, sortirent simultanément leur baguettes magiques.

- Je te conseille d'aller voir ailleurs, la fouine, grinça Hermione.

- Je ne suis pas encore tombé assez bas pour chercher votre compagnie, siffla t-il entre ses dents avec un léger sourire en tournant les talons avec un air nonchalant.

- Il est difficile de tomber plus bas que toi ! lança Georges dans son dos alors qu'il s'éloignait.

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Quand Harry, Ron, Hermione et les jumeaux arrivèrent au chaudron baveur, les autres Weasley était déjà attablés. Tous semblaient joyeux sauf Percy, emmené de force pour se changer les idées et qui gardait un air triste et renfermé.

- Percy ! T'affamer ne t'aidera pas à retrouver ton travail, remarqua Fred avec rancœur en regardant son frère aîné négliger le contenu de son assiette.

- Fred ! le réprimanda sa mère.

Percy se leva sans un mot et sortit de table. Molly lança un regard perçant plein de répréhension aux jumeaux qui baissèrent les yeux sur leurs assiettes.

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