Mots : 189
L'éternel naïf
Ron semble agité. Et je n'aime pas ça, parce qu'à chaque fois qu'il l'est, c'est qu'il me cache quelque chose du genre « je-te-jure-Harry-tout-va-bien-mec-mais-bon-quand-même-en-fait… ». Il a prit ce même air pendant des semaines, avant de faire son coming-out, alors depuis, j'ai légèrement tendance à me méfier dès qu'il m'apparaît un peu perturbé…
Peut-être est-il amoureux d'un gars et n'ose pas m'en parler, pour ne pas me gêner? Je devrais lui poser la question…
Je ne serais pas gêné, pourtant. J'ai bien compris ce qu'être "gay" signifiait. J'ai compris que ça voulait dire qu'un jour je le verrai embrasser un homme, que je le verrai lui tenir la main et le regarder dans les yeux avec cette expression douloureuse qu'ont les gens amoureux.
Ça ne m'a pas dérangé, parce qu'après tout, les Dursley répètent à tout bout de chant que les homos sont une abomination de la nature, et j'ai pour premier principe de croire en l'exact inverse de ce en quoi croient les Dursley.
En tout cas, le mec dont Ron est amoureux à une chance folle. Il est vraiment extraordinaire.
Et il a de très jolies fesses.
