Salut à tous voilà un quatrième chapitre, avec un voyage en car, bon avec les vacances mes publications sont assez aléatoires mais j'éssaye de pas trop espacer les publications. J'espère que celui ci vous plaira laissez moi un petit avis pour me dire ce que vous en pensez ;)

Bonne lecture!


Pour la musique, aujourd'hui je change un peu de style avec G-Easy que j'ai découvert il y a peu :

Coming Home et Far Alone sont, de mon point de vue les mieux, c'est une sorte de rap assez doux avec de belles instrus,


Où Neville a une mésaventure, ce qui provoque une cacophonie générale et Harry se fait piéger par son orgueil.

Précédemment : Durant une escale culturelle, Draco a surpris Harry dans une position équivoque alors qu'il fuyait les flatulences de son voisin. Y voyant là un excitant défi, il s'est mis en tête de séduire le Gryffondor tout en ayant bien conscience que la tâche serait ardue...

Le reste du trajet, en totalité donc une dizaine d'heure dont la nuit, se passa assez tranquillement, quoique pimenté par diverses tentatives de Malefoy pour établir avec Harry un semblant de connexion. Ils étaient sensés arriver en fin de matinée.

Je m'interromps juste ici pour signaler que si trois jours semblent beaucoup pour relier l'Ecosse au Trièves français, c'est que McGonagall avait prévu moult détours et arrêts, tous plus canulants les uns que les autres, et qu'en plus la vieille bique (comme la nommait cette délicieuse Pansy) n'était franchement pas au jus des dernières innovations technologiques moldues. Vous me direz normal quand on se déplace sur un balai. Il n'empêche que les élèves commençaient un peu à s'énerver au bout de leur troisième journée de trajet, surtout Harry et ses problèmes de sexualité et Draco qui ne supportait plus la présence constante de ses camarades, lui qui avait toujours eu l'aristocratique habitude de vivre seul dans sa chambre. Lorsque Neville laissa s'échapper Trevor, dix-septième du nom, et que la brave bête peu désireuse de laisser place à un dix-huitième s'enfuit avec l'énergie du dernier espoir en passant sur le costume Armani du Serpentard, la situation faillit dégénérer. Ce dernier ne hurla pas, ni ne jura, Malefoy oblige, mais se retourna et ensorcela d'un geste du poignet le siège sur lequel Londubat reposait son séant. Le malheureux garçon fit bientôt partie intégrante du siège, le tissus se retissant magiquement par-dessus sa masse corporelle. Ron s'étouffa avec un sandwich triangulaire. Harry protégea d'un sort l'animal des mouvements spasmodiques d'Ernie McMillan, homme viril et crapauphobe.

— Londubat, plus qu'un cas désespéré, vous allez causer la disparition d'une espèce qui n'a rien demandé d'autre que votre nullité profonde ne l'atteigne pas, fit Rogue froidement, avant de se retourner absolument désintéressé du cas de Neville.

Ce dernier commençait maintenant à disparaître dans le siège et se débattait tant et plus sous l'implacable autorité de Malefoy que la situation n'amusait pas du tout, au contraire de ses deux finauds acolytes. Hermione, qui perdait patience plongée dans un livre complexe intitulé « La Magie Noire dans le Périgord profond en 1934 », faillit leur imposer un Silencio mais Fred, son voisin, la rassura d'un haussement de sourcil et offrit avec un sourire de faux-cul un chocolat à chacun des deux épais compères, qu'ils dévorèrent comme s'ils n'avaient pas mangé depuis dix jours. La taille des porcs en lesquels ils furent transformés étant bien supérieure à leur taille –déjà non négligeable- originale, ils se retrouvèrent engoncés entre les fauteuils et se mirent à grouiner à qui mieux-mieux. Le car entier, et même Malefoy et Potter, se mit à rigoler, oubliant Neville qui avait désormais totalement disparu, n'étant plus qu'une masse gigotante sous le dossier. C'est donc sans gène aucune que Ron, recrachant le morceau de sandwich coincé en travers de son gosier, regarda furtivement autour de lui avant de s'essuyer sur le pauvre Londubat-Fauteuil, pendant que trois rangs devant, Hermione comprenait enfin que si l'on ne pratiquait pas le sortilège de découpe du fromage avant celui des pommes de terre pour l'aligot magique, celui ci ne filerait pas correctement. Réflexion qui fut suivie (sans aucun rapport ici), d'un glapissement de Parvati, qui, musulmane de confession, tremblait que Crabbe-cochon n'expulse Goyle-cochon sur elle. Loin de toutes ces préoccupations matérielles une fois le crapaud confié à Luna, crapauphile, Harry discutait pour une fois sainement avec Seamus. Ce dernier ne faisait pas preuve d'un humour trop merdique et n'était pas non plus si repoussant. Harry se dit que pour se faire la main, il y avait bien pire.

— Dis moi Seamus, t'es en couple ?

— Non, du moins, pas encore.

Ok il y avait mieux en matière de finesse mais bon.

— Ah bon, je croyais que t'étais avec le mec de Serdaigle là…

— Nelson ? Non c'est fini, mais attends t'as un truc ici…

Et Finnigan se pencha et lui enleva une hypothétique poussière, s'allongeant quasiment de tout son long sur lui. Blaise mit un coup de coude à Draco. Harry fit un sourire éclatant de remerciements et Seamus lui posa une main assez haut sur la cuisse provoquant une bouffée de chaleur à Harry, qui se dit qu'il devait baiser dans absolument pas longtemps.

— Hey Finnigan ! Dis moi ça fait combien de temps que t'as pas baisé, pour te jeter sur les hétéros ?

Harry qui prit comme prétexte la défense des Gryffondors, lança nonchalamment,

— Dis moi Malefoy, c'est une manie de vous transformer en animaux chez Serpentard ?

— C'est une manie d'avoir si peu de charisme qu'on en devient invisible chez Gryffondor ?

Finnigan regarda Neville à côté de Ron qui attaquait un deuxième sandwich et, cédant à sa compassion décida… d'aller ramasser le thermos de Bieraubeurre du roux tombé par terre. Harry trouva la blague assez bonne pour sourire, ce qui fit très plaisir à Draco. Celui-ci lui lança un clin d'œil.

— Alors tu en es réduit à ça mon pauvre Potter… Encore plus décevant que je ne le pensais.

Harry se dit qu'il devait commencer à assumer et, le regard conquérant, il planta ses yeux verts dans ceux gris en face de lui.

— Malefoy, venant de toi, je trouve ça vraiment…

— Je ne parlais que de Finnigan, de rien d'autre, fit Draco d'une voix veloutée.

Il s'était retourné et avait un bras posé sur le dossier, laissant le coin de sa bouche remonter en un sourire qui lui créa une fossette. Harry ne put s'empêcher de trouver ça craquant, combiné avec l'effet gravure de mode, et se reprit aussitôt, beaucoup trop soupçonneux et mal à l'aise pour ne songer qu'un instant poursuivre sur ce terrain-là.

— Malheureusement pour toi, ce que tu penses maintenant non plus n'est pas vrai !

Bon bah faudra repasser pour le coming-out, se firent ils tous deux, aussi déçus l'un que l'autre.

— Je ne suis pas aussi désespéré que ça, conclut Malefoy pour la forme.

Mais ça n'était pas au niveau habituel de leurs verves respectives. Harry enfonça ses écouteurs dans ses oreilles, oubliant son fugace intérêt pour Finnigan, et Malefoy reçut un baiser sur la joue de Zabini, qu'il repoussa.

— Je t'avais dit que t'étais maso, il l'est même pas.

— Je sais des choses que tu ne sais pas, fit Draco en posant sa tête sur son accoudoir et en réfléchissant.

Harry était vraiment gay, mais comment allait-il bien pouvoir l'approcher ? Le brun se méfiait tellement que sans l'incroyable physique qu'il se savait posséder, Draco ne se serait pas estimé à un pour-cent de chance. Mais bon il était lui. Il soupira pour la forme, et ferma les yeux, « Oh Oui… putain Potter suçait ses phalanges comme s'il se fut agit d'une… » Draco ouvrit les yeux, il ne fallait pas aller à la rencontre verbale, ce terrain était synonyme d'altercation. Non ce n'est pas comme ça que sa langue remplacerait les doigts d'Harry, il fallait le chauffer autrement comme devant le magasin, quand il avait vu cette lueur dans les yeux verts. Il fallait se pavaner comme un paon et exposer son sublime corps, voilà au moins un domaine dans lequel il ne risquait rien. Quand Draco bougeait, on admirait, même si ce n'était que le plus petit frémissement du doigt. Il avait tant de classe dans le frémissement du doigt.

Je ne sais pas si vous avez suivi l'organisation du car, mais pile de l'autre côté de l'allée au même niveau que Blaise et Draco, se trouvaient Daphné Greengrass et Ernie Macmillan, cette première ayant des vues sur ce dernier du fait de sa pureté de sang et ce dernier ayant des vues sur cette première du fait de son chemisier transparent. Draco, qui ne perdit pas une minute pour mettre son plan à exécution, eut soudain quelque chose de très important à dire à Daphné et se cambra en travers de l'allée écrasant Macmillan mais offrant une vue sans égal sur ses fesses et ses hanches. Harry le remarqua, ainsi que tout le car, et se dit qu'effectivement il était gay et qu'il n'aurait pas eu besoin d'utiliser la brosse pour le savoir, vu les idées qui lui passaient par la tête en ce moment. Mais il était hors de question qu'il se fasse avoir par le Serpentard si perfide et mesquin. Draco ayant oublié ce qu'il devait demander à Daphné, lui fit un bisou pour s'excuser du dérangement puis se rassit. Ils allaient arriver, et MacGonagall prenait maintenant les virages assez dangereusement. Oui, c'est elle qui conduisait, munie de faux papiers, prudence oblige.

Après trois sorts de rétablissements par Flitwick et Rogue, pour éviter au car de verser dans le fossé, ils se garèrent devant l'immense château de pierre blanche dans un crissement de gravillons. Bon, les virages en avaient tourneboulé plus d'un et ils attendirent un peu pour se rembrailler et se recoiffer avant de s'annoncer. Les sacs étaient dans la soute, encore sous leur forme rapetissée mais rapidement la colonie déballa tout devant le château, chacun cherchant la manière de se présenter au mieux. Malefoy, lunettes noires pour cacher le manque de sommeil, s'étira lascivement puis prit un peigne et entreprit de refaire sa coiffure déjà parfaite. Harry bailla et rabattit sa capuche de sweat sur la tête, lui aussi en lunettes noires, mais plutôt pour éviter de se réveiller tout à fait avant de rejoindre les lits et les chambres qu'il espérait aussi douillets qu'à Poudlard.

— Tu n'utilises pas mon cadeau Harry ? , fit Malefoy vicieusement.

Ce dernier ne put résister à l'envie de lui tendre un majeur tout en étant trop fatigué pour rougir, mais pas assez pour passer à côté du long manteau de cuir ouvert sur le torse, qui faisait cette fois ci un peu mafieux russe. On libéra Neville qui était resté pendant deux heures enfermé dans le siège, et Zabini pesta, car au contraire de son ami, il avait marché dans un énorme pâté de neige qui mouillait le bas de son pantalon.

Le Trièves était splendide sous la neige et Hermione leva enfin les yeux de son bouquin quand Harry lui indiqua un bouquetin visible sur les hauteurs du col de la Croix Haute. Enfin, la délégation française arriva, accompagnée par les sifflements des garçons majoritaires à Poudlard, et dame Olympe, qu'ils avaient eu l'immense –sans mauvais jeu de mots- honneur de rencontrer, commença un discours aussi long que fort et les Poudlardiens se mirent à chuchoter.

— Tu vois, expliquait Harry à Hermione, ici la grande muraille qui se termine dans la brume par cette figure de proue découpée, c'est le Vercors avec le mont Aiguille. Et si tu jettes ton regard derrière ces collines qui nous obstruent la vue, tu verras les gorges profondes du Drac au nord-est. La petite falaise et ensuite la crête qui forme une grosse bosse plus vers l'est, c'est le massif de l'Obiou, et plus loin au sud, là-bas la plaine enneigée avec les sapins tous sombres qui descend en pente douce, c'est le Dévoluy. Apparemment c'est pas mal comme coin, mais je me demande quel village sorcier il peut y avoir.

— Comment sais-tu tout ça ? , souffla t-elle éberluée.

— Dans le placard des Dursley, il y avait tout plein de livres d'une tante de Vernon, française je crois, dont un qui parlait des montagnes. J'ai lu Victor Hugo en français tu sais, fit-il d'un air savant qui fit pouffer la jeune fille.

— Touchante histoire Potter, tu n'en as pas honte en plus, vraiment stupéfiant !

Harry se retourna juste à temps pour voir Draco qui se désintéressait déjà de lui et mordillait sa plume avant de passer sa langue sur ses lèvres. Il se retourna brusquement lorsque le blond lui jeta un coup d'œil furtif associé d'un haussement de sourcil. Juste à ce moment, Dean lui mit un coup de coude.

— Écoute ça mon vieux, Harry tendit l'oreille.

— Allez, vous avez vingt minutes pour trouver la ou le partenaire que vous souhaitez, bonne chance !

Les deux groupes, encore timides, restèrent chacun de leur côté. Harry attrapa Malefoy par le bras et celui ci lui lança un regard outré, puis intéressé.

— J'aurai la plus jolie de toutes, Malefoy. Vois si tu peux gérer cette défaite.

Et alors que les deux directrices s'évertuaient à se faire mélanger les deux groupes, Harry s'avança, rejetant sa capuche, les mains dans les poches l'air de s'en battre les couilles de tout, sauf de la grande blonde aux cheveux ondulés et épais, qui trônait au milieu un air ravi peint sur le visage. Il nota ses yeux de biche ourlés de longs cils, ses lèvres délicates et son teint doré. Harry redressa la tête, lui sourit d'un air engageant et dit dans un français parfait,

— Vous permettez ? , avant de lui prendre la main et de lui faire un baise main, je m'appelle Harry et vous êtes la seule par qui j'accepterai d'être guidée ici.

Un bruissement de ravissement se mut parmi les jeunes filles en fleur, et certaines s'approchèrent,

— Si elle refuse je vous offre mes services et même plus, fit une greluchette en robe campagnarde.

Draco fendit la foule en second et s'inclina poliment, mais plus sobrement devant une jeune fille aux lèvres écarlates et à la chevelure d'ébène, dont le regard sarcastique tranchait parmi ses congénères déjà enamourées.

— Pardonnez mon ami il est très fantasque, et n'a décidément pas autant de goût que moi, fit-il en se penchant pour lui murmurer à l'oreille. Je suis sûr que vous parlez l'anglais aussi bien que lui le français, serez vous ma guide ?

Les deux jeunes filles se regardèrent et échangèrent un rapide mot bas avant de se tourner chacune vers leur courtisan.

— Enchantée, je suis Célimène, fit la blonde.

— Et moi Synnedie, fit la brune, et nous sommes meilleures amies. Venez nous allons vous montrer la chambre.

Ils les suivirent et passèrent, sans plus s'occuper des autres, une grande porte de bois avant de parcourir quelques dédales de couloirs.

Et c'est ainsi que Malefoy se mit à jubiler comme jamais, et Harry à se maudire pour son orgueil sans bornes.

— Vous êtes donc amis, vous aussi ? demanda Synnedie en ouvrant la porte de la chambre à l'aide d'un petit sort.

Ils avaient décidé de parler anglais pour faciliter la compréhension à Draco.

— Non, cracha Harry avec un regard mauvais en direction du blond.

— En réalité, j'essaie de fraterniser avec lui, mais il semble avoir quelques réticences, ça n'a jamais été très clair entre nous.

— Je précise que Draco fraternise en enfermant mes amis dans des fauteuils de car.

— Uniquement car les amis de Harry transforment mes amis en porcs, précisa le blond avec un regard consciencieux sur la propreté de la chambre.

— Ah, tu as remarqué la différence toi ? Moi non, il prit Célimène à témoin, Il faut dire que les amis de Draco sont en réalité plus ses gardes du corps.

Les deux jeunes filles se regardèrent avant d'éclater de rire, les laissant un peu étonnés. Elles se calmèrent enfin avant de les prendre chacun par la main.

— On va bien s'amuser cette semaine. Tant mieux, noël à l'École est toujours si plan-plan.


Et voilà, à bientôt ! n'hésitez pas à reviewer je répondrais ;)