Bonjour à tous!

Alors, déjà avant de commencé un gros merci au merveilleux reviewer, ça nous a fait rudement plaisir de vous lire! Continué c'est SI encourageant :)
Sinon, oui, nous savons que ça à prit un certain temps avant ce chapitre et c'est totalement de ma faute (mimbulus XD) je suis trop vilaine et j'ai toujours trouvé autre chose à faire... Mais que voulez-vous, vie social, travail et école mine de rien, ça rempli bien une semaine!

Alors bien sur:

Disclamer: Rien de tout ce monde ne nous appartiens, mis à part certain personnage que vous reconnaîtrez rapidement! Tout est à notre très chère JKR! Etb on l'a remercie!

Sur ce, nous vous souhaitons bonne lecture en espérant que vous allez apprécier! ^^

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- Miss Bonham, avez-vous un problème ? demanda sévèrement la directrice des Gryffondors alors qu'elle interrompait son cours pour remettre les pendules à l'heure.

Le professeur Mcgonagall avait les deux points sur les hanches, son air sévère se reflétant dans sa posture de femme sérieuse, son chignon bien serré, ses petites lèvres pincées et ses lunettes nichant sur le bout de son nez. Elle regardait durement Abigail qui rougissait à vue d'œil.

Hochant frénétiquement la tête, Abi tentait de convaincre son professeur de reprendre le cours, ce que celle-ci ne semblait toujours pas prête à faire :

- Non mais Miss Bonham s'il vous plaît, expliquez-moi donc ce qu'il y a de plus intéressant que mon cours derrière vous ?

Tentant de ne pas trop sourire, Thèdes avait simplement enfilé son masque d'impassibilité ne laissant croire en rien au professeur McGonagall qu'elle ait pu lui reprocher quoi que ce soit. Devant celle-ci, Lily soupirait bruyamment, irritée que son professeur porte tant attention aux, comme le dirait si bien Lily, «enfantillages» de ses amies.

Alis aurait, d'ailleurs, probablement éclaté de rire devant l'impatience de la rousse si le regard dur de son professeur ne s'était pas posé sur elle. Se tortillant toutes sur place, leur professeur de Métamorphose regarda, satisfaite, le malaise qu'elle avait créé pour finalement reprendre son cours. Aussitôt le regard de leur directrice de maison posé plus loin, et s'assurant qu'elle faisait bien dos au groupe de jeune fille de Gryffondor, Abigail se retourna, presque fâchée, vers Thèdes qui lui faisait à présent un grand sourire satisfait.

Jusqu'à présent, la première semaine de cours s'était plutôt bien déroulée pour la jeune Bonham. Aucun ennui avec ses amies, aucune crise à gérer, aucuns travaux demandant plus de quatre heures de travail. La jeune fille en avait donc bien profité pour se reposer, mais au vu du comportement de ses amies derrière elle, Abi avait l'impression que cette deuxième semaine annonçait la trêve de sagesses de ses compagnes. Devant les airs conspirateurs qu'arboraient angéliquement Alis et Thèdes, Abigail se doutait parfaitement que la pauvre Lily allait bientôt être mise à rude épreuve.

Certes, les plans rapprochons Evans de Potter avaient commencé doucement, mais connaissant bien ses camarades, elle se doutait bien que ce n'était que le calme avant la tempête. Non pas qu'elle ne voulait pas voir ses deux amis se rapprocher, non pas qu'elle était contre tous ses plans... elle les trouvait seulement extravagants. La Gryffondor avait bien tenté de convaincre Peter de se mettre de son côté, mais elle se rendit bien vite compte que peu importait ce que pensait Peter, si Sirius ou James et même parfois Remus le faisait, le rondouillard se devait de le faire lui aussi. Désespérément, elle avait même tenté de convaincre Lupin de calmer les ardeurs de Black, mais elle n'avait réussi qu'à obtenir de sa part un sourire résigné... comme quoi Black et Potter menaient ce groupe... frustrant !

La jeune fille reporta calmement son attention sur le cours. Le professeur McGonagall semblait s'être lentement calmé et dictait calmement les étapes pour la transformation d'une dinde en cochon d'Inde. Bref, rien de bien palpitant nécessitant la totale concentration de la Gryffondor. Posément, elle posa son regard sur son parchemin, jetant un coup d'œil sur la conversation via parchemin de ses deux amies. Pour le moment, leurs maigres essais pour coincer Lily et James ensemble s'étaient avérés... un échec disons-le. Mais Abi ne désespérait pas et selon ce qu'elle pouvait lire du parchemin, Alis et Thèdes débordaient encore de millions d'idées pour coincer les deux futurs tourtereaux ensembles.

Abi, non-interessée par la pertinence des notes de cours que leur conférait leur professeur, décida d'observer Lily. La jeune rousse s'était rapidement déconcentré sur ce que leur dictait McGonagall et ne portait attention à plus rien. Abigail se demandait en fait ce qu'elle s'attendait à découvrir en observant son amie outre la jeune fille studieuse qu'elle était. Des mots d'amour soufflés à James peut-être... et puis quoi encore! Au bureau se situant juste derrière Lily, James ne cessait de lui jeter des coups d'œil passant de McGonagall à la rousse, s'attardant plus qu'il ne le laissait paraître sur sa chevelure de feu. Abi ne put s'empêcher de sourire devant la tête de gamin qu'affichait Potter lorsqu'il se trouvait à proximité d'Evans.

Préférant finalement ne pas attirer l'attention de sa directrice de maison, Abi se retourna vers son propre parchemin pour se concentré sur le cours, mais les notes et commentaires abusifs que faisaient Thèdes et Alis ne cessaient de la déconcentrer:

« On pourrait faire passer une blague sur le dos de Lily et Potter» écrivait Alis.

« Ou simplement les enfermer dans un local désaffecté... classique et efficace !» lui répondait Thèdes.

« Thè... un local désaffecté pour des tourtereaux... c'est sale! Comme premier baiser on repassera pour le romantisme !»

« Comme si forcer deux personnes à être ensemble était romantique de toute façon».

Leur conversation continuait ainsi sans relâche. Les idées arrivaient à la tonne pour être rapidement rejetées. Alors, presque soudainement, au plus grand soulagement d'Abi, la cloche sonna, les laissant finalement tous sortir de l'infernale classe. Infernale car McGonagall était très stricte et très peu d'élèves avaient le loisir de dire qu'il ne travaillait pas d'arrache-pied dans sa classe.

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- Bon... Que vouliez-vous me dire les filles ? Tiens, ça me fait penser, il va falloir arrêter de me harceler autant, les autres collégiennes pensent sans doute que vous leurs faite de l'ombre... Ce qui n'est pas le cas, bien entendu. Je remarque chaque regard qui m'est adressé et, sans vouloir me vanter, il y en a beaucoup !

- On n'est pas là pour parler de ça, Black.

- C'était une plaisanterie, Konstonhalu.

- Sans vouloir offenser personne... Pourrait-on changer de sujet ? Nous n'avons pas beaucoup de temps, Lily risque d'arriver d'une minute à l'autre.

- De plus, ta vie sentimentale ne nous intéresse pas Black, garde ça pour tes amis.

- Thèdes ! s'indigna Abi.

- Et il est bien clair que tu n'es pas l'une d'entre eux, Konstonhalu. Merlin, ce que c'est long comme nom de famille, ça m'arrache la gorge.

- Boucle-la, Black. Mon nom à moi, au moins, n'est pas associé à Voldemort.

- Qu'est-ce que tu oses dire Konstonhalu ! tonna Black.

- On s'arrête ! Thèdes, Black, on se calme. On n'est pas ici pour se disputer mais pour faire en sorte que nos meilleurs amis se trouvent.

Thèdes hocha la tête. Elle avait parfaitement raison, et elle ne devait plus se laisser aller à autant de bassesses avec Black, même s'il le méritait terriblement.

- Si on sortait ? proposa Abi. Et puis vous avez été si discrets que je me demande pourquoi tout le monde nous regarde...

- Il s'agit d'une conversation privée, lança froidement Thèdes à une brune qui se tordait le cou pour voir le trio.

- Oui, allons dans la bibliothèque, dit Black en sortant de la salle commune.

- Contrairement à ce que tu pourrais penser, la bibliothèque n'est pas un lieu où on bavarde de tout et de rien, rétorqua Thèdes en le suivant tout de même.

- Non mais c'est quoi ton problème Konston...

- D'accord... on se tait, coupa Abi précipitamment. Arrête de lui chercher des noises Thè. Et je suis navrée Black, mais Thèdes a raison. On se fera très vite virés de la bibliothèque et on ne sera pas plus avancés.

Le silence se fit devant le portrait de la Grosse Dame. Abi fit un signe à Thèdes de se retourner mais elle ne le comprit pas tout de suite. La voix grave du tableau s'éleva dans le couloir.

- Faites comme si je n'étais pas là.

Sirius, visiblement de mauvais poil, s'adressa à la Grosse Dame.

- C'est privé, d'accord ? C'est moi ou personne ne comprend rien aujourd'hui ? Venez, je sais où on peut aller.

Comme Thèdes n'avançait pas, Abi dut revenir sur ses pas pour lui attraper la main et la tirer vers elle.

- Arrête de faire ta mauvaise tête ! Tu as oublié pourquoi tu étais là, j'ai l'impression. Le plan MERDEP ! lança-t-elle sans une once d'ironie.

- Ne te moque pas ! J'ai mis du temps à trouver ce nom !

- Oh, ne fais pas l'enfant et accélère. Je n'ai pas la force de te tirer encore une seconde, rajouta Abi en la lâchant.

Thèdes avança seule quelques secondes et entendit Abi crier à travers le couloir :

- Black ! Ralentis !

À contrecœur visiblement, Black s'arrêta et attendit que les deux filles soient à sa hauteur pour se remettre à marcher. Ils tournèrent à gauche et se trouvèrent dans un autre couloir qui ne menait à rien. Black appuya son dos sur le mur.

- Le vendredi, il n'y a jamais personne ici.

- C'est vrai que tu dois connaître parfaitement les horaires de tous les étudiants du château puisque tu en as fréquenté plus de la moitié... J'imagine que c'est là que tu emmènes tes conquêtes ? Il en était de même pour Mary... ou non ?

Black respira profondément et Thèdes se sentit très heureuse. Alors il avait décidé de battre en retraite... C'était presque trop facile. Black et Thèdes ne se quittèrent pas du regard, préférant se regarder le plus froidement possible. Au bout d'une minute qui parut interminable pour Thèdes, le garçon leva les yeux au ciel, exaspéré. La brune, satisfaite, fit un petit sourire.

- Donc ? Que faut-il que je sache ? demanda Black en s'adressant Abi, en faisant bien attention de ne pas regarder Thèdes.

- Thèdes et Alis ont beaucoup discuté sur le sujet et sont finalement arrivées à quelque chose d'assez concluant. Enfin... après ce à quoi je viens d'assister, je ne suis plus sûre du tout.

Thèdes souffla bruyamment.

- Qu'avez-vous besoin que je fasse pour que ce plan marche ?

- On doit rester ensemble, lâcha Abi.

- Je...

- Si tu ne veux pas, continua Abi sans écouter Black, je comprendrai et on cherchera quelque chose d'autre mais...

Thèdes cessa de l'écouter. Elle était dingue ou quoi ? On ne pouvait pas changer un plan juste parce que monsieur le grand Sirius Black n'était pas d'accord !

- Ca me va tout à fait en fait, coupa Black. Si j'ai bien compris, pour que Lily reste avec James, il faut que nous, nous restions ensemble pour qu'elle ne puisse pas s'échapper ?

- En gros, c'est ça. James ne doit pas être au courant de ça.

- Pourquoi ?

- Parce que Lily sera certaine que c'est son idée, et que moins il en sait, plus ce sera spontané. Disons lui juste que nous nous apprécions beaucoup ! suggéra Abi.

Oui, s'apprécier... C'était un peu grand quand même.

- Bien. Je saurai faire face, rigola Black.

- Tant mieux car j'imagine que cela va prendre du temps... Lily est du genre dur à cuire.

- Et James est une guimauve ! Un couple fabuleux va se créer grâce à nous...

- Bien, conclut la jeune fille en un sourire. J'imagine que c'est tout, on va te laisser... vaquer à tes occupations !

- Merci bien ! À tout à l'heure au déjeuner alors !

Les deux jeunes filles s'éloignèrent un peu de Sirius.

- C'est ça, à tout à l'heure, grogna Thèdes et personne ne l'entendit.

Avant de tourner pour rejoindre l'allée principale, Abi se retourna vers Sirius qui ne bougeait toujours pas de sa place et hurla :

- Au fait ! Pour plus de confidentialité, notre plan s'appelle le plan MERDEP !

- Le plan merdep ? cria en retour Black, mais qui a donné un nom aussi affreux à ce plan ?

Abi se mit à pouffer doucement et ce fut au tour de Thèdes de s'égosiller :

- C'est moi Black ! Alors tes commentaires, tu te les gardes !

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La journée avait été très longue, mais la soirée d'Alis s'annonçait encore plus pénible. Le matin même, la jeune fille avait vu arriver à grands battements d'ailes Sobek, la vieille chouette que Mme Watkins s'entêtait à garder. Le vieil oiseau s'était lourdement laisser atterrir dans le jus de citrouille d'Alis qui avait soupiré bruyamment. À côté d'elle, Peter, qui s'était installé à la place que la frisé gardait pour Thèdes, avait pouffé de rire, vexant un peu plus la jeune fille normalement toujours souriante. Elle se contenta donc de tourner la tête vers le rondouillard pour lui envoyer un regard glacial, le genre de regard que la jeune fille était capable de lancer qu'une seule fois par an.

Alis, une fois son regard meurtrier rendu, se retourna vers Thèdes, qui semblait elle aussi prête à éclater de rire à tout moment. D'une délicatesse que peu connaissait chez Thè', la brune se contenta de hocher gravement la tête pour cacher son sourire et c'est exaspérée qu'Alis ouvrit sa lettre, humide de jus. Elle commença lentement sa lecture, tendant de déchiffrer les lettres dans les tâches d'encres dues au papier mouillé. Au dessus de son épaule, la frisé sentait la respiration rauque de quelqu'un qui se permettait, à ce qu'il semblait, de lire la missive qu'elle venait de recevoir. Insultée d'autant de curiosité, Alis se retourna pour tomber nez à nez avec Peter, qui devient rapidement couleur canneberge mûre.

- Pa-Bah... Pardon... je...

- Oui bon, pas la peine.

Alis ne savait pas ce qui la fâchait le plus, le fait qu'elle soit elle-même frustrée pour les actes idiots d'un autre ou le fait que quelqu'un ait réellement pensé faire un acte aussi stupide que de lire le courrier de son amie, et ce sans consentement. Misant sur le fait que l'idiotie est humaine, elle se contenta d'ignorer Peter à ses côtés pour porter son attention sur autre chose, comme se plaindre tiens! Jetant un regard désespéré à ses amies, elle s'adressa d'un ton dramatique à Abi :

- Devine ce que ma chère mère tente de me demander, dans le brouillon de feuille mouillée qu'elle m'a envoyé.

- De devenir morne et de mauvaise humeur, répondit en souriant Abi, sachant très bien que la réelle réponse n'allait pas tarder.

- Presque... De donner un coup de main à mes cousins et cousines ce soir... A ce qu'il semblerait, ils sont trop gênés de m'aborder pour me le demander eux-mêmes... Enfin ! C'est ridicule, nous nous somme vus toutes les semaines de l'été pratiquement !

- Ou peut-être que Thèdes leur fait trop peur... termina Abi

- Oui... tu n'as pas remarqué, continua Lily, que malgré que je sois Préfète, très peu de nouveaux viennent me poser des questions quand je suis à moins de 2 mètres de Thè'.

- C'est que j'ai bonne réputation, conclut la brune avec un sourire carnassier.

Alis soupira, en se grattant la tête de manière à entremêler ses cheveux bouclé:

- Beuh... ça ne règle rien... je vais quand même devoir me taper des heures d'aide en Sortilège en attendant ! Je vous conseille ne me pas m'attendre ce soir.

Abi et Thèdes se regardèrent en secouant la tête, un sourire s'étirait lentement sur les lèvres de Thè:

- De toute façon Alis, commença-t'elle, tu ne peux pas te plaindre, tu adores tes cousins et les sortilèges. Le meilleur des deux mondes réunis ! Donc, continue de sourire comme tu te bornes à le faire tous les jours depuis qu'on se connait et viens nous rejoindre quand tu auras fini.

Sur ces paroles, les quatre filles se levèrent à l'unisson pour se diriger vers un petit moment de détente, alors que Lily se dirigeait seule vers son cours d'arithmancie. Au détour d'un couloir, Lily les quitta et les trois filles se séparèrent à leur tour pour vaquer à diverses occupations, je vous rassure, toutes plus inutiles les unes que les autres !

Alis ayant donc fait la non-promesse d'aider ses cousins se dirigea vers les bureaux des professeurs. À ce qu'elle avait cru comprendre dans sa lettre, sa mère lui demander de les aider de toutes les manières possibles, mais de suivre les règlements. Sa mère connaissait peut-être trop bien Alis et savait pertinemment que sa fille ne se gênerait pas de voler un local de classe, consentement ou pas.

Donc, c'est à contre cœur que la frisé cogna à la porte de la classe entrouverte du Professeur McGonagall, attendant patiemment que sa directrice de maison lui permet d'entrer dans le local, ce qui arriva rapidement. La voix froide et dure de son professeur raisonna dans la classe vide et Alis y entra en souriant :

- Bonjour professeur, je voudrais avoir la permission d'emprunter un local pour donner un coup de main en Sortilège à mes cousins.

Malgré le regard sceptique que lui lança la directrice adjointe, celle-ci lui tendit un bout de parchemin, confirmant que la Gryffondor avait bel et bien l'autorisation d'emprunter un quelconque local à des fins d'études.

C'est donc papier en main, sac à l'épaule et bouclettes dans le vent (oui bon... ok.) qu'Alis amorça son ascension des millions d'escaliers présents dans tout Poudlard pour trouver le fameux local où elle avait donné rendez-vous à sa jeune famille. Elle monta calmement les escaliers, écoutant avec attention les conversations des peintures pour finalement tourner un couloir. Les chuchotements des portraits l'accompagnaient dans son cheminement et c'est un peu plus loin qu'elle porta finalement attention aux murmures. Alis cessa de marcher, comprenant les paroles pour se retourner brusquement. À quelque pas d'elle, Elisabeth, la sœur d'Abigail, se trouvait là, avec l'air renfrogné de s'être fait prendre au piège et derrière elle se tenait quelque gros molosse de Serpentard. Les serpentards regardaient avec un air meurtrier Alis pour une raison qui échappait à la jeune fille mais alors qu'elle tentait une approche, ils tournèrent simplement les talons pour prendre le couloir à leur droite. Incrédule, la Gryffondor haussa les épaules et tourna à son tour les talons pour tomber nez-à-nez avec nul autre que Peter.

- Peter! Mais qu'est-ce que tu fais ici ?

Le garçon rondouillard plia un bout de papier dans ses mains pour regarder Alis, mal à l'aise :

- En fait, je sais que c'est totalement déplacé... mais comme Remus ne peut pas m'aider ce soir... et que visiblement Sirius et James sont trop occupés à faire je-ne-sais-quoi... J'espéraisquetupourraism'aiderensortilège...

Bien qu'ayant compris le début de la phrase de son compatriote, la frisée fronça les sourcils lorsque la fin sortit comme si le pauvre garçon avait soudainement décidé de manger de la purée de dixie. Alis pria gentiment Peter de répéter, ce qu'il fit, plus rouge que jamais :

- J'espérais que tu pouvais me donner un coup de pouce en sortilèges...

La jeune fille analysa rapidement la situation pour finalement hocher de la tête, ça ne pouvait pas être pire que maintenant, et puis si elle avait un peu de chance Peter serait peut-être apte à montrer quelque sort de base à ses cousins :

- Oui... Pourquoi pas, mais dépêche-toi alors, mes cousins doivent m'attendre!

La soirée s'annonçait décidément longue et lorsqu'Alis sortit de la salle d'étude suivie de toute sa petite troupe, la jeune fille ne pouvait qu'en être soulagée, un moment de détente étant bien mérité lorsque vous aviez à vos trousses un maraudeur peu charmeur...

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Le temps semblait devenir orageux quand Lily leva les yeux au ciel. Bien, se dit-elle, tout était parfait. Déjà, il était trop tôt pour son propre bien (mais elle avait envoyé une lettre à Remus la veille au soir en lui disant de se retrouver ici pour discuter de préfet à préfète) et puis, sa tête était emplie de problèmes auxquels elle n'arrivait pas à faire face. Déjà, elle devait envoyer un hibou à ses parents pour leur dire à quel point elle se plaisait ici afin de les rassurer mais elle n'avait même pas le courage d'écrire un message puisque, de toute façon, elle mentirait.

Bien sûr que la rousse se plaisait à Poudlard, c'était d'ailleurs l'endroit qu'elle pouvait le plus considéré comme sa maison dans ce monde mais elle était fatiguée. Épuisée était en fait le mot juste. Elle ne supportait plus les remontrances stupides de Thèdes. Et Alis qui la suivait partout sans se poser la moindre question l'exaspérait. Comment pouvait-elle faire, sérieusement, pour ne rien pas voir le vrai caractère de la brune au regard glacial ? Pourtant, Lily adorait chacune de ses amies et leur donnait à toutes une confiance égale mais il y avait un hic. Elle ne savait pas quoi encore mais elle savait juste son amie changée. Elle secoua sa tête pour se sortir cette idée du crâne. Il fallait qu'elle arrête d'y penser.

Le second problème était son rôle de préfète qui lui prenait beaucoup de temps à son plus grand déplaisir car, même si elle adorait ça, elle n'oubliait pas le plaisir qu'elle avait à juste être avec ses trois meilleures amies et depuis l'année dernière, elle était conscience de les avoir beaucoup délaissées au titre de son nouveau statut. Elle n'en était pas fière, mais elle savait faire des concessions et la rousse savait bien que ses amies comprenaient.

Le troisième et dernier problème était sans doute celui qui l'obnubilait le plus. Le bal d'Halloween. Grâce à son rôle de préfète, il était de son devoir de le préparer mais la créativité n'avait jamais été son point fort. Abi aurait été sans doute été très douée pour ça. Mais, histoire de tout gâcher, elle n'avait pas le droit de dire le moindre mot à aucun de ses camarades avant que le directeur ne le fasse lui-même. Encore une semaine et elle pourrait enfin divulguer quelques informations afin d'avoir des idées d'Abi et d'Alis. Non... Pas de Thèdes, cette dernière ne la prendrait jamais au sérieux et cela aurait le don de l'énerver au plus haut point. Mais ce n'était pas tout... Avec qui allait-elle y aller ? Elle attendait avec impatience les premières demandes de Potter avec une méchanceté non dissimulée. Lui dire 'non' et le voir se renfrogner était sans nul doute son petit plaisir de la journée.

En parlant de lui, il était là, enfin... il était dans le ciel, plutôt, avec toute l'équipe de Gryffondor, remarqua-t-elle. Lily s'attarda un instant sur Potter. C'est vrai qu'il était à l'aise sur un balai. Et il était bien plus mignon dessus que sur terre, en tout cas. Il éclata d'un rire très roque et Lily ne put s'empêcher de grimacer. Même tout là-haut, il fallait qu'il se fasse remarquer.

Où était Remus, par Merlin ?

Lily vit James descendre en piquet et elle se demanda comment un garçon de son gabarit pouvait être aussi insouciant. Mais sur le moment, ce n'était pas pour lui déplaire. Il pouvait mourir à tout instant ! Se briser un os ou une égratignure. Elle aurait vraiment adoré qu'il se fasse mal sur le moment.

Elle eut juste le temps de se traiter de 'démon' de penser une telle chose avant que l'abruti de service ne vienne vers elle.

- Salut Lily ! s'exclama-t-il avec un sourire éblouissant en se rapprochant encore plus de la rousse.

- Potter, répondit-elle simplement.

- Qu'est-ce que tu fais là ? Tu es venue assister l'entraînement ? Viens dans les gradins dans ce cas tu ne dois sans doute rien voir d'ici et...

- C'est bon, Potter, le coupa-t-elle, je ne suis pas là pour vous regarder vous amuser sur un balai. J'attends Remus. Il est en retard.

En un instant, la conversation coupa court et Lily se félicita elle-même mentalement. Elle ne l'avait pas encore insulté et avait gardé son sang froid. Elle fit un petit sourire satisfait, elle arrivait à se contrôler de nouveau, cela lui avait manqué !

- Oui, répondit Potter froidement, Remus a passé une nuit agitée. Je doute qu'il soit là avant longtemps.

C'était bien la première fois depuis des années que le garçon trop chevelu à son goût lui parlait de cette manière. Elle avait oublié à quel point il pouvait être blessant.

- Bien, souffla finalement la rousse. Je te laisser t'entraîner dans ce cas. Merci de l'information.

Et malgré tout, elle le remerciait ! Cela méritait une bièraubeurre. Potter ne prit pas le temps de lui répondre et enfourcha son balai à nouveau pour rejoindre ses camarades de jeu. Lily ne s'en formalisa pas. Après tout, c'était de bonne guerre.

De retour dans la salle commune, elle vit ses trois amies installées à des points stratégiquement importants. Abi, près du feu, se prélassait afin de trouver un peu de chaleur. Automatiquement, Lily repensa au temps qu'il faisait dehors et haïssait L'Écosse pour cela. Alis, le nez dans un livre d'Enchantements, lisait avec une vitesse phénoménale les lignes écrites en minuscule. Thèdes était assise sur une table posée près du mur de pierre et semblait faire un devoir. Instinctivement, la rousse voulut savoir la brune était en retard ou non dans son travail et se rapprocha d'elle. Seulement, cela n'avait pas vraiment l'air d'être un devoir mais plutôt une lettre qu'elle rédigeait (et qu'elle enverrait sans doute cette nuit pour rendre folle Lily).

- Que fais-tu Thè' ?, demanda Lily gentiment.

- Le devoir de Défense Contre les Forces du Mal sur les Inferis, répondit la brune avec une tranquillité impressionnante.

- Ah bon ? Alors c'est normal que tu dises au professeur Vanlint que..., elle tenta de lire la phrase en entier mais n'y parvint pas. Que tu lui manques terriblement et que... Ecoute Thèdes, si tu enlevais ton bras, je pourrais lire la suite.

Mais Lily n'eut le temps de rien faire. Thèdes avait déjà amassé ses feuilles, son encrier, sa plume et son livre en pestant contre la jeune fille.

- Quand tu comprendras qu'il y a certaines choses qui ne te regardent pas, Evans, tu auras tout compris.

Et elle quitta la salle commune et se dirigea vers les dortoirs avec le même regard glacial qui lui était connu. Lily, stupéfaite, s'assit sur le canapé aux côtés d'Abi qui lui souriait tendrement.

- Thèdes est un peu fatiguée.

- Thèdes a toujours toutes les bonnes excuses du monde, oui, rétorqua Lily en lançant un regard noir au feu qui crépitait devant elle.

Pourquoi lui lançait-elle un regard noir, d'ailleurs ? Ca n'avait aucun sens.

- Alors, demanda Alis qui avait lâché son livre, tu as vu Remus ?

Ses yeux pétillaient et cela donna du baume au cœur à Lily.

- Non. Il était fatigué et Potter m'a dit qu'il ne viendrait sans doute pas. J'espère le croiser à midi, au moins.

- Qu'avait-il ? La frisée semblait inquiète.

- Un rhume, bêta ! rigola Lily et la mine d'Alis se fit plus claire. Et franchement, avec le temps qu'il fait, je me demande comment ça se fait que tout le monde ne soit pas déjà malade...

Le silence se fit quelques instants avant qu'Abi ne souffle une phrase qui ébranla Lily.

- Ce Lupin est vraiment souvent malade...

Et c'était le cas. Souvent, Lily et Alis s'étaient faites beaucoup de soucis pour lui. Abi préférait demander de temps en temps de ses nouvelles et Thèdes exprimait clairement que cela ne l'intéressait pas. Depuis Poudlard (et sans doute avant, cela n'avait pas pu se déclencher il y avait exactement six ans au moins de septembre), Remus était connu à Gryffondor pour avoir une santé extrêmement fragile. Son apparence pouvait en témoigner mais selon Alis, cela ne lui donnait que plus de charme. Lily était toujours restée sceptique sur le sujet mais n'avait jamais voulu contredire la jeune fille aux grands sourires.

- Avec Thèdes, on a déjà enquêté là-dessus, le plan MIR, mais...

- Mir ? ("MIR enfin Lily ! Maladie Inconnue de Remus ! C'est évident non ! Et, même si ça ne l'est pas, ne le dis pas à Thèdes, elle est très susceptible en ce qu'il s'agit des noms de ses plans.") Mais ? reprit la rousse car elle voyait bien que Alis hésitait.

C'était étrange qu'une des enquêtes des deux jeunes filles n'ait pas aboutie quand on connaissait le duo.

- En fait, ça me dérangeait de chercher ce que cachait Remus. Il est trop honnête pour qu'on fasse quelque chose dans son dos.

- Visiblement non, la preuve, Alis, chuchota Abi. S'il cache un secret, c'est bien qu'il n'est pas honnête.

- Tout le monde a ses secrets, conclut Lily philosophiquement.

Au même moment, Thèdes fit son apparition dans la salle commune et ouvrit la porte en tapant du pied afin d'accéder au couloir qui la mènerait sans doute à la volière vu la lettre qu'elle tenait fermement dans sa main. La grosse Dame s'indigna de tant de brutalité mais Lily vit la porte d'entrée se fermer sur le visage digne et impassible de la brune.

- À qui a-t-elle écrit ? demanda Lily.

- Tout le monde a ses secrets, répéta Abi en souriant.

Lily grogna. Cela ne lui plaisait pas qu'on utilise ce qu'elle venait de dire contre elle. Elle ne s'en formalisa pas longtemps cependant, et reprit la conversation là où elles l'avaient laissée.

- Est-ce que Thèdes a trouvé quelque chose sur Remus Lupin ?

- Non, dit Alis avec fermeté. Après que ma conscience m'ait rappelée à l'ordre, j'ai également demandé à Thèdes de ne pas chercher de son côté.

- Tu es sûre qu'elle n'a pas continué ?

- J'en suis certaine.

La confiance qu'Alis donnait à Thèdes était inébranlable.

- Et... Est-ce que ta conscience te joue toujours des tours ? se renseigna Lily avec un sourire malicieux.

Alis eut une moue hésitante pendant quelques minutes et elle sembla estimer le pour et le contre puis arriver à s'arranger avec elle-même visiblement puisqu'elle déclara :

- J'imagine que non s'il est possible qu'on vienne à bout de son mal.

- Bien, fit Lily en un sourire. Abi ?

- J'en suis.

- Il n'y a plus qu'à mettre au courant Thèdes, alors.

Elles parlèrent encore de tout et de rien en attendant Thèdes et cela fit du bien à la rousse. Tous ses problèmes semblaient s'être envolés et sa mauvaise humeur avait apparemment disparu pour de bon. C'est le sourire aux lèvres que Lily vit Thèdes rentrer dans la salle commune en pestant.

- Saleté de pigeon...

Quand Thèdes se rendit compte que ses amies étaient toutes réunies auprès du feu, elle ne se fit pas prier pour prendre place également dans le fauteuil situé à l'opposé de celui d'Alis, à côté du sofa.

L'animosité créée quelques temps auparavant avait visiblement disparu entre la rousse et la brune et Lily fut contente de cela. Même si elle rouspétait sans arrêt contre Thèdes, la jeune fille n'appréciait pas être en froid avec elle.

- Thèdes, on a une mission à remplir, nous quatre, proclama Lily d'un air supérieur.

- Nous quatre ? fit Thèdes en ouvrant grand les yeux, j'ai l'impression que l'on n'a pas fait cela depuis des siècles...

- Oui, c'est à peu près ça, rit Alis en lui faisant un clin d'œil.

- Qu'en est-il ? reprit Thèdes en souriant toujours à la remarque de son amie.

Lily s'approcha du fauteuil de Thèdes avec un sourire sardonique et dit :

- Le dossier MIR est rouvert.

L'expression de Thèdes à cet instant valut tout l'or du monde à Lily.

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VOILÀÀÀÀ la fin du chapitre! W00T W00T! Mais ou tout ceci nous mènera? Seule la suite nous le dira!
Au plaisir de vous lire bientôt à notre tours,

Bécots!

Mimbulus & Mimbletonia