Coucou ! Je poste ce chapitre un peu plus tôt puisque je pars demain chez mes cousins en Allemagne donc je roule toute la matinée demain et l'après-midi, je vais profiter d'eux. Donc tout le monde y gagne finalement ! Je suis assez fière de celui-ci !

Bonne lecture !


Chapitre 4 : Le Sky Hotel

Ça l'obsédait ! Ce mec l'obsédait ! Qui était-il ? Pourquoi ce type était venu pour lui demander… un truc comme ça ? À lui ? Mais qu'est-ce que c'était que cette situation de fou ?! Ça n'arrivait que dans l'imagination fertile des jeunes filles et leurs histoires tordues de perverses, ce genre de truc ?! Non, mais c'était quoi ce scénario pourri de livre homoérotique pour femmes en quête de quoi étancher leur soif de romances gays ! Sérieusement !

... Pourquoi ça devait lui arriver à lui… ? Il n'avait rien demandé à personne… enfin, si, il avait bien levé les yeux au ciel et prier pour que lui soit envoyé de l'aide, une solution, une direction pour résoudre son problème, mais comment aurait-il pu penser une seconde que les choses lui soient offertes sous cette forme-là ? Pourquoi un mec plein aux as qui lui demandait ses « services » en échange d'une certaine somme d'argent ? Non, ce n'est pas possible, ça devait sans doute être une coïncidence ! Mon Dieu que c'était dégoûtant, quand il y pensait ! Et putain, merde, il n'était pas un putain de gigolo ! Non mais merde, quoi ?

Évidemment, il n'allait pas dire qu'il n'y avait jamais pensé non plus, ses hormones avaient tendance à lui donner des brusques envies de câlins prononcés et de sexe débridé. Et il n'allait pas se voiler la face non plus, il ne rêvait pas de seins proéminents et de parfums de fleur. Oui, ça faisait un bout de temps qu'il avait compris que les filles, bah… c'était pas son truc, du tout. Surtout, depuis qu'il avait malencontreusement remarqué que ses yeux se tournaient contre son grès et qu'une certaine partie de son anatomie s'émoustillait – oui, c'était un ado, que voulez-vous que je vous dise – en voyant les torses imberbes et les jambes galbées de ses camarades masculins dans les vestiaires… Un vrai régal ! Évidemment qu'il n'avouerait pas même sous la torture ! Oui, Arthur avait un autre problème que son ambition d'intégrer une grande école coûteuse, il était aussi gay qu'Oscar Wilde *. Et ses parents n'étaient pas non plus au courant. Il n'imaginait pas ce qu'il se passerait si sa famille découvrait que c'étaient les mecs qui le branchaient. Mon Dieu ! Il entendait déjà les moqueries d'Allistor, il voyait les regards choqués et peut-être dégoûtés de ses deux autres frères et la déception dans ceux de ses parents. Décidément, le Destin avait vraiment eut envie de faire de lui le vilain petit canard de la famille…

Tout ça pour dire que putain, c'est quoi cette situation ! Pensa le jeune homme.

Et en même temps, il avait parfois une contre-idée qui apparaissait derrière toutes ses pensées révoltées ; que se passerait-il vraiment s'il acceptait cette offre ? Mais aussitôt cette question avait le temps de se former au milieu du capharnaüm qu'était sa tête qu'il la repoussait très loin pour ne pas la voir. Il ne pouvait pas penser ça ! Il ne coucherait pas avec un vieux, même pour tester, même pour de l'argent ! Jamais !

- M. Kirkland ! J'aimerais vous parler deux minutes. Déclara M. Oxenstierna alors qu'Arthur passait devant son bureau pour quitter la salle avec Alfred.

- Je t'attends devant le bâtiment, Artie ! Dit Alfred en lançant un regard à son ami.

Arthur lui fit un signe de la main pour lui dire qu'il avait entendu tout en cachant la panique qu'il ressentit à cet instant ; il savait de quoi allait lui parler son professeur.

- C'est à propos de votre plan d'avenir, M. Kirkland. En avez-vous parlé avec vos parents ?

Le lycéen fit de son mieux pour ne rien laisse paraître lorsqu'il mentit.

- Oui, on en a parlé.

Il préférait rester vague pour ne pas se faire griller.

- Et alors ? Qu'en pensent-ils ? Sont-ils d'accord pour que j'appuie votre candidature ?

Arthur se sentit soudain très mal ; il détestait devoir mentir.

- La même chose que la dernière fois. C'est une question d'argent… Nous n'avons malheureusement pas les moyens.

- Est-ce parce qu'il y a trois frères avant vous que vos parents refusent de vous donner cet argent ? Demanda posément le prof.

Arthur eut soudain la nausée. Ses frères… ses frères ne lui avaient jamais rien laissé, mais ils n'y étaient pour rien. C'était de sa faute…

- Oui, entre autres… Nous vivons modestement. Et puis, vous savez, je ne me sens pas de partir loin de chez moi, finalement.

C'était faux, il s'était toujours sentit très autonome, et partir en Angleterre, son pays d'origine qu'il avait si peu connu, mais qu'il connaissait pourtant comme s'il y avait toujours été, ne l'effrayait pas le moins du monde. Il n'y avait rien qu'il souhaitait plus au monde. Il n'y avait rien de plus difficile à atteindre avec ses maigres moyens non plus…

- Très bien, c'est vous qui voyez ! Si je ne peux rien faire ou dire qui pourra vous faire changer d'avis, alors c'est vain. Mais je vous demanderez quand même d'y réfléchir un peu, au moins jusqu'au conseil de classe.

- C'est dans une semaine et demie…

- Je sais, il n'y aura peut-être pas de solutions qui apparaîtront comme par magie, mais une décision pareille se réfléchit beaucoup. Vous êtes le mieux placé pour le dire.

Quand Arthur quitta la salle, il marcha le long du couloir jusqu'aux escaliers au fond du bâtiment, la tête vide de toutes pensées. Soudain épuisé, il s'adossa contre l'un des piliers qui accotait les escaliers, poussa le plus long soupir de sa vie et se laissa glisser le long de celui-ci jusqu'à se retrouver assis au sol, les yeux fixés sur la porte vitrée devant lui qui donnait sur une terrasse en bois, utilisée pour les sorties d'urgence en cas d'alerte incendies, vraies ou fausses. La première n'était jamais arrivée dans son lycée.

Le beau soleil du crépuscule d'automne perçait à travers la vitre, donnant encore une fois au bâtiment cet aspect éthéré comme dans un rêve, où l'orange et le rose se mélangent tendrement. C'était le moment qu'Arthur préférait de tous ; le crépuscule, surtout dans son lycée, quand les couloirs étaient vides de monde, personne pour troubler la quiétude du lieu. C'était une nouvelle journée qui s'achevait doucement sous ses yeux. Une journée qu'il ne reverrait plus.

En regardant le ciel de l'autre côté, bordé de nuage couleur pamplemousse, ses yeux tombèrent bientôt sur le Sky, de l'autre côté de la barrière du lycée. Comme l'école avait été faite avec les bâtiments à l'avant et la piste de courses et les gymnases de moindre taille que les bâtiments de cour à l'arrière, et que ceux-ci étaient faits de telle sorte à ce que toutes les fenêtres du couloir donnent sur l'arrière du lycée, l'hôtel était toujours visible de n'importe quel couloir. Et en regardant ce bâtiment, il releva les yeux au ciel et demanda :

De toute façon, il ne me reste plus d'autres choix, c'est ce que tu voulais… Pas vrai ?

Arthur regarda la haute stature du bâtiment face à lui et le Sky Hotel ne lui avait jamais semblait aussi haut, aussi imposant, aussi… terrifiant, qu'en cet instant. Un bâtiment tout fait de vitres teintées. Qui était le con qui avait pondu un truc pareil ? Aussi grand, en plus !

Il resta sur le trottoir, comme écrasé par l'hôtel, anxieux au point de se triturer les mains, les épaules courbées et le regard tourné vers les vitres, tout là-haut. Il n'aurait jamais le courage d'entrer dans un endroit comme celui-ci. Quel sera le regard des gens à l'intérieur quand ils vont voir un pauvre lycéen comme lui, vêtu comme un plouc, entrer dans un hôtel de luxe ? Ils le jugeront, c'est sûr ! Et un tas de scénarios se formeront dans leurs têtes et celui qui reviendra le plus souvent sera le bon ; il venait là pour servir… d'escort – si on pouvait appeler ça comme ça (il ne dirait pas prostitué ! Il n'en était pas un !). Bon sang, comment pourrait-il survivre à une telle humiliation ?!

Il respira un grand coup, une détermination vacillante dans ses yeux et avança vers la double porte en verre coulissante de l'hôtel. Elle s'ouvrit automatiquement à son approche et il fut à nouveau envahi par le doute, mais celui-ci ne dura qu'une seconde avant qu'il ne dépose son premier pas dans le Sky. C'était fini, à présent, il ne pourrait plus changer la décision qu'il venait de prendre…

Les yeux du jeune homme détaillèrent alors le hall d'entrée, en somme assez semblable à ce qu'il avait pu s'imaginer. Le plafond était assez haut avec une petite coupole dorée d'où pendait un lustre en cristal (putain, qu'est-ce qu'ils avaient les riches avec les lustres ?). Le sol réfléchissait la forte lumière de la pièce par son dallage clair et ses piliers de marbre blanc le long des murs. Le comptoir de l'accueil était pile en face de l'entrée, assez grand et imposant et deux hôtesses se tenaient derrière. L'une d'elle était au téléphone tandis que l'autre était debout devant son ordinateur en attente de clients (il était presque 18h, donc il y avait déjà pas mal de gens – les hommes d'affaires qui sortaient du boulot ou les gens qui venaient d'arriver de l'aéroport, sans doute). Il devait sans doute il y avoir encore une salle derrière le comptoir, mais caché par un grand mur couvert de plantes et une fontaine. De larges baies vitrées entouraient le hall, celle de droite qui donnait sur le trottoir où passait Arthur pour rentrer – il n'avait jamais remarqué qu'il y avait des baies vitrées qui donnaient si bien à voir le trottoir où il passait vu de l'intérieur. Il y avait de beau fauteuils et des plantes le long des vitres et plus dans le fond, deux cages d'ascenseur ainsi que des grooms qui passaient régulièrement. À gauche, c'était plus difficile de voir puisque s'étendait une très large salle composée de fauteuils, de canapé occupés pour certains, des tables basses, d'un bar où servait de gros clients blindés de tunes un barman toujours baignée par la lumière des baies vitrées. La salle continuait plus loin qu'Arthur ne pouvait voir. Le tout donnait vraiment l'impression d'un hôtel de luxe, spécialement créé pour attirer des gens riches. Tout ce qu'Arthur adorait, en somme…

« Tu peux venir demander à l'accueil du Sky Hotel. » C'est ce qu'il avait dit… Se rappela-t-il.

Le lycéen marcha timidement jusqu'au comptoir et se posta devant, accrochant mécaniquement ses mains aux rebords du comptoir, lui aussi en marbre. L'hôtesse devant son ordinateur ne sembla pas prêter attention à lui, trop concentrée sur son écran. Il toussota doucement pour attirer son attention, très gêné. Elle était habillée d'une chemise blanche sur laquelle était passé un petit veston noir et une jupe à pinces de la même couleur. Elle était très fine, très jolie si Arthur devait le dire, avec son chignon de cheveux blonds parfaitement tiré. Elle incarnait le rôle parfait de la belle hôtesse qui devait renvoyer l'image de l'endroit où elle travaillait.

- Euh… S'il-vous-plaît… Excusez-moi… Tenta-t-il à nouveau, d'une voix timide.

Elle releva soudain la tête, plaqua un sourire d'usage sur son joli visage maquillé et récita, par habitude, sa phrase d'accueil :

- Bonjour et bienvenu au Sky Hotel ! En quoi puis-je vous aider… S'interrompit-elle soudainement lorsque ses beaux yeux verts se posèrent sur lui.

Son sourire se fana l'espace d'une seconde, surprise de voir devant elle ni un homme dans son costume trois pièces, ni une personnalité richement vêtue, mais un jeune garçon dans son habit de tous les jours, les cheveux pas coiffés, son sac à dos sur les épaules. Elle se recomposa un visage, bien que resta les traces de la surprise et de la confusion :

- Oui ? En quoi puis-je vous être utile, jeune homme ?

- Je… je viens pour voir François Bonnefoy… c'est un ami de mes parents et il m'a dit qu'il résidait dans cet hôtel… S-Savez-vous s'il est là ou pas ? Demanda Arthur, une boule dans la gorge.

L'hôtesse semblait aussi surprise que sceptique, mais tâcha de n'en rien montrer.

- Euh… Oui, oui, il est là, me semble-t-il… Je vais appeler sa chambre pour voir. Votre nom ?

- A-Arthur Kirkland…

La jeune femme prit le combiné et tapa rapidement le numéro avant de coller l'appareil à son oreille. Le téléphone sonna plusieurs fois, tandis que l'hôtesse levait régulièrement les yeux vers le jeune homme, cherchant à comprendre pourquoi un lycéen venait de ce type d'endroit.

- Il ne semble pas répondre. Voulez-vous que je l'appelle sur son portable ?

- Ou-Oui… je veux bien…

L'hôtesse composa un nouveau numéro qui cette fois fut décroché au bout de deux sonneries.

- M. Bonnefoy ? … Oui, j'ai un jeune garçon à l'accueil, du nom d'Arthur Kirkland, qui dit vouloir vous voir… Oui… Très bien… Oui, je vous l'amène, alors…

Elle raccrocha et sourit au lycéen. Elle fit le tour du comptoir et fit un geste de la main.

- Si vous voulez bien me suivre, je vais vous conduire à M. Bonnefoy.

Arthur hocha la tête et suivit l'hôtesse qui le guida vers la partie gauche du hall, là où il y avait l'espèce de salon-terrasse-bar. Son impression s'était confirmée, la salle s'étendait beaucoup plus loin que ce qu'il avait vu, puisqu'en contournant le bar – qui formait en fait une sorte de cercle, le salon se poursuivait sur plusieurs mètres. Il y avait d'autres fauteuils, des canapés, occupés par-ci par-là de clients affairés sur leurs téléphones, mais aussi des tables où s'asseoir. Plus dans le fond, il y avait des tables de billard où jouait une dizaine de personnes. Tout respirait le luxe et le confort.

La vache, mais où je suis tombé, moi ?

Personne ne prêta attention au passage d'Arthur et de l'hôtesse. Celle-ci leur fit franchir une porte et ils entrèrent dans une autre salle, plus petite que la précédente bien que plus ou moins similaire. L'ambiance était plus tamisée, plus intime que la précédente et il y avait beaucoup moins de monde. À peine cinq ou six personnes étaient assises dans de beaux fauteuils en cuir noir. Il y avait un groupe de trois personnes en cercle un peu plus loin, mais les autres occupants de la salle étaient seuls devant leurs tables basses. L'une d'elle, Arthur la reconnut ; François Bonnefoy. Il avait une cigarette aux lèvres, comme la dernière fois qu'il l'avait vu – était-ce autorisé, de fumer dans un hôtel ou était-ce parce que ces gens étaient riches qu'on ne leur disait rien ? – et tenait un verre d'alcool dans l'autre. Il semblait concentré sur des papiers étalés devant lui sur la table basse et ne vit donc pas leur arrivée.

- M. Bonnefoy ! Appela la jeune femme.

L'homme releva la tête.

- Je vous remercie, Sophie ! Vous êtes un ange, comme d'habitude ! Dit-il sans pourtant avoir l'air, aux yeux d'Arthur, de le penser une seconde au vu du ton blasé qu'il avait employé.

Ça n'empêcha pourtant pas l'hôtesse de rougir.

- Je vous laisse, M. Bonnefoy ! Appelez si vous avez besoin de quoi que ce soit, de même pour votre jeune ami. Dit-il en baissant la tête, souriante.

Et elle repartit. Les yeux de l'homme d'affaires se dirigèrent alors vers Arthur et celui-ci se sentit soudain terriblement mal-à-l'aise.

- Viens, assieds-toi là ! Demanda François en pointant le fauteuil en face de lui alors qu'il rangeait ses papiers.

Arthur s'assit sur le fauteuil en cuir qui crissait lorsqu'il se posa. Il garda ses mains sur ses genoux et baissa la tête, le visage rougissant en réalisant peu à peu la situation dans laquelle il était. Lorsque l'homme d'affaire eut fini de ranger ses papiers, il se tournant en souriant vers le jeune homme.

- Je suis content que tu ais changé d'avis – même si je m'en doutais un peu. J'imagine que la situation doit te paraître étrange. Expliqua François sans pourtant avoir l'air le moins du monde compatissant.

- Ouais… c'est trop bizarre. Répondit Arthur en croisant les bras.

Sa meilleure arme face à pareil cas, c'était encore de se renfermer dans son habituelle attitude grognon.

- J'imagine. Écoute, tu l'as compris, je ne recherche rien de sérieux. C'est juste pour s'amuser ! Je vais t'expliquer rapidement comment ça va se passer, après tout, la dernière fois qu'on s'est vu, je ne t'ai pas donné beaucoup de détails.

Arthur hocha la tête, davantage pour se donner de la contenance.

- On va tout de suite parler argent, je t'ai dit mille euros pour chaque fois. C'est-à-dire que si tu viens deux fois par semaine, tu auras deux mille euros. Oui, parce que tu viendras deux fois par semaine, je ferais en sorte de te réserver une heure ou deux. J'ai cru voir que tu n'étais pas accompagné de ton ami le mardi et le jeudi.

Le jeune homme regardait partout sauf vers Bonnefoy. Celui-ci n'avait même pas l'air dérangé de dire toutes ces choses à voix hautes alors qu'il y avait d'autres personnes dans la pièce.

- Vous m'avez vraiment espionné alors…

- Je te l'ai dit, tu m'as intrigué. Répliqua l'homme d'affaires en tapotant sa cigarette au-dessus du cendrier posé sur l'accoudoir. Tu penses pouvoir venir ces jours-là ?

- O-Oui…

- Très bien. Tu viendrais donc directement après les cours. Ma chambre est le numéro 712, au septième étage. Tu n'auras qu'à toquer pour que je vienne t'ouvrir. Bon, c'était la partie pas intéressante. Maintenant, parlons de choses sérieuses. Quand on sera ensemble, tu répondras à mes humeurs, c'est clair ? Ça veut dire que si je veux du sexe, tu m'en donneras, mais si je veux juste que tu sois là, tu me tiendras compagnie. C'est tout ce que je te demande, ok ?

Arthur se sentit nauséeux. Ce mec osait lui parler comme si c'était un chien ! Son ton était tellement neutre. Arthur avait l'impression de n'être rien d'autre qu'un animal à qui on donnait des ordres. Mais il acquiesça tout de même sans broncher, même si une voix très violente en lui avait envie de renverser la table et de crier à cet homme à quel point il le trouvait répugnant.

- Bien ! Et tu éviteras de faire cette tête quand tu seras avec moi, c'est pas du tout excitant.

- J'ai une question ! Interrompit d'un coup le jeune homme. Pourquoi ne pas vous payer une personne dont c'est le métier, si vous voulez vraiment de la compagnie ? Pourquoi prendre un simple lycéen ?

Un sourire énigmatique joua alors sur les lèvres de l'homme d'affaires.

- Je ne veux pas dépenser de l'argent pour me taper quelqu'un qui baise avec d'autres personnes. Tu remarqueras par la suite que j'aime avoir… l'exclusivité d'une personne (Arthur eut un frisson). Mais pour répondre à ta question ; pourquoi un étudiant comme toi ; je te l'ai déjà dit, il y a quelque chose chez toi, je ne sais pas encore exactement quoi, mais je ne vais pas tarder à le découvrir.

En disant cela, il s'était approché au point de frôler les genoux d'Arthur qui s'était collé au fond de son siège.

- Et puis, c'est plus drôle de faire ça avec un puceau ! Conclut-il en se reculant dans son fauteuil.

- C-Comment vous… ?! S'écria-t-il.

- Ça se voit ! Répondit l'autre, en souriant presque diaboliquement.

- Vous êtes vraiment un gros dégueulasse ! S'écria Arthur en recroisant ses bras et détournant les yeux.

- Voilà ce que j'ai trouvé chez toi et qui me plaît.

Dans quelle galère il s'était encore fourré, lui… ?


* Arthur est un passionné de littérature, il me fallait trouver une personnalité connue de la littérature et ayant été homosexuel. Oscar Wilde est un écrivain irlandais, donc de la langue maternel d'Arthur, je trouvais la référence pas mal ^^

Voilà pour ce quatrième chapitre ! Enfin, les choses sérieuses sont lancées, et petit Thuthur ne pourra pas revenir en arrière aussi facilement !