Note : Bonjour à tous ! Nous sommes mercredi, donc voici un nouveau chapitre ! Je n'ai pas posté depuis un moment, et à raison ! J'ai pris de l'avance, plus que je ne le pensais, si bien que j'ai terminé un autre recueil de 100 chapitres, sur Louis Weasley. Il est lié à "A demi-mots", ce qui m'a amené à suspendre la publication de ce recueil. Je ne publierai plus qu'un chapitre par semaine, le mercredi, pendant un temps. Le temps que "Fabriquer des premières fois" rattrape son léger retard ! Je vous invite d'ailleurs à lire le premier chapitre, déjà en ligne !
Merci à tous pour vos lectures !
Réponse aux reviews anonymes :
Aliena : Merci beaucoup pour ton retour ! Et oui, j'imagine un petit Scorpius à Poufsouffle, pour changer un peu ! J'espère que la suite te plaira tout autant !
Sur ce, je vous laisse, en vous souhaitant une agréable lecture ! En souhaitant avoir vos retours !
CacheCoeur
Deuxième année
Il comptait les secondes. Il n'en pouvait plus. Il se sentait patraque, ramollis. Déjà ce matin il avait eu un mal fou à se lever et à quitter son lit. C'était Albus, qui l'avait secoué. Il avait tout de même ronchonné un :
- Tu savais que la probabilité de mourir en tombant du lit est d'une sur deux millions ?
- C'est réjouissant ! avait répondu le brun.
Avec une lenteur effroyable, il s'était habillé sans même prendre la peine de passer une brosse dans ses cheveux blonds qui partaient dans tous les sens. Cela avait beaucoup fait rire son ami.
- Qui aurait cru que les cheveux Malfoy étaient aussi indisciplinés !
Scorpius s'était contenté de grogner et avait traîné son corps jusqu'à la grande salle. Une fois assis à la table des Poufsouffle, il s'était retenu de vomir. L'odeur des pancakes de Rose, du porridge d'Albus et des œufs brouillés d'Allénore lui avaient donné la nausée. Et pourtant, d'habitude, il mangeait de bon cœur le matin. Il ne savait même pas comment il avait réussi à atterrir ici, en cours de métamorphose.
- T'es super pâle ! fît remarquer Albus.
- C'est le teint naturel des Malfoy, t'inquiète ! balbutia Scorpius en faisant semblant de recopier la leçon.
- Tant que tu vomis par sur moi …, plaisanta le brun.
Rose, assise devant, avait haussé les sourcils et s'était retournée. Scorpius était blafard, et tremblait. La fin du cours sonna, et pourtant, il resta assis. Il avait des courbatures, pire que celles qu'il pouvait avoir après un entraînement intensif de Quidditch.
- Vous trouvez pas qu'il fait super chaud ?
Il enleva sa robe de sorcier, et leva les bras, pour faire glisser son pull. Sa tête resta coincée dans l'encolure, et Allénore, ayant pitié, l'aida à s'en débarrasser :
- Nous sommes quand même en plein mois de Décembre Scorpius…
- Oui, mais tu sais le réchauffement climatique, le dérèglement des saisons, les ours polaires qui se noient…
Et il se mît à éclater de rire, en t-shirt, dans une salle froide ou les quatrièmes années qui avaient cours se pressaient pour prendre place sur leurs pupitres habituels.
- Les ours polaires qui se noient ça te fait rire ? s'étonna Albus.
- Non. C'est super triste !
Scorpius se mît à pleurer sans trop savoir pourquoi. En fait si. Il imaginait les bébés ours polaires en train de se noyer et il trouvait le monde injuste, et les Hommes cruels. Il s'écroula sur sa table, ses cheveux trempant dans l'encrier.
- Est-ce que ça va ? s'inquiéta Rose.
- Mais oui ça va ! sanglota le blond.
Elle leva les yeux au ciel : la fierté de Scorpius n'avait d'égale que son obstination. La rousse souleva délicatement la tête de son ami, qui se redressa.
- Vous comptez rester ici toute l'année ? pesta une blonde de quatrième année derrière eux.
- C'est ou « ici » ? demanda Scorpius.
Albus se frappa le front. Il n'aurait peut-être pas dû forcer Scorpius à sortir du lit… Ce dernier se mît à gémir, et Rose, envoya promener la jeune-fille qui partit s'installer ailleurs, non sans lui avoir lancer un regard méprisant. Elle se concentra de nouveau sur Scorpius, qui avait la bouche pâteuse et avait fermé les yeux.
- Pourquoi y'a autant de lumière « ici » ? se plaignit-il.
Rose posa l'une de ses mains sur le front du Poufsouffle avant de la reporter sur le sien.
- Il est brûlant ! s'exclama-t-elle.
- On l'emmène à l'infirmerie ! décida Albus.
- Allez en cours ! Je me charge de lui…, soupira Rose. Il faut que quelqu'un explique à Madame Bustier pourquoi nous sommes en retard, expliqua-t-elle.
Elle passa l'un des bras de Scorpius autour de ses épaules, pour qu'il s'appuie sur elle, et ensemble, ils titubèrent jusqu'à l'infirmerie. Rose resta longtemps à son chevet. Peut-être un peu trop, parce que la semaine d'après, ce fût à Scorpius, de lui demander un petit « est-ce que ça va ? » soucieux…
