Hello !

J'ai obtenu une connexion depuis le trou de HMM ! du monde ! Sans déconner, je vous assure. Je suis dans un foutu bled paumé, très jolie, reposant et étranger soit dit en passant, et j'ai internet. Bon c'est laborieux mais on fait avec et je voulais vous poster quelques écrits que j'ai eu le temps de travailler. :)

Puis comme ça fait un moment que je suis absente, mais (attention !) toujours la faute de ce bled paumé, pas moi. Pour la peine, je vous en donne deux des fragments !

Celui-ci est d'ailleurs centré sur une dispute, c'était un peu (comment dire ?) ardu. C'est le premier avec ce sujet que j'écris avec Sanji et Zoro. La crainte ? de tomber dans le guimauve et au pire dans la guimauve fondue. (Le soleil a fait aussi fondre mon cerveau, je m'excuse.)

Alors, en vous souhaitant une bonne lecture !

Charlie.


Fragments de vie quotidienne : entre cigarettes et sabres

Troisième fragment

Sanji déposa brutalement un bol de soupe devant Zoro, sans lui jeter le moindre coup d'œil. Le maître coq était irrité. Non hors de lui. Cette tête de brocoli avait eu l'audace de lui faire remarquer qu'il était trop aux petits soins pour ses princesses. Et lui ! avec ces satanés sabres ! Qu'il aille se faire foutre s'il n'était pas content. Lui ne râlait pas.

- Hey ça va comme tu veux Sanji ?

Le concerné jeta un regard noir à Luffy avant de s'en retourner chercher la fin du repas.

Bien sûr qu'il allait bien ! Ce n'était pas comme si il n'était pas habitué à vouloir étriper l'autre cerveau atrophié à chaque mot de travers. Non, il allait parfaitement bien. Il se demandait seulement pourquoi il entretenait encore une relation avec marimo. Et pourquoi ça l'avait blessé – en fin de compte – qu'il lui demandât de faire des concessions alors que le vert ne semblait même pas se remettre en question. Le problème était décidemment là ! Il ne paraissait d'ailleurs même pas affecté qu'il lui fasse la gueule, il avait sa tronche de désabusé habituelle en plus d'être muet comme une tombe. Enfoiré !

- Je pense que monsieur le cuisinier n'est pas dans son assiette.

La voix de Robin s'éleva avec douceur dans le brouhaha du dîner, comme un magnifique mauvais jeu de mot, imposant un silence soudain. Sanji la fixa, surpris qu'elle fasse attention à lui alors qu'il se trouvait à servir les desserts dans un plat, marmonnant dans son coin. Puis il sentit le bois de la spatule ratatinée dans sa main. Bordel ! Il lui faisait vraiment faire n'importe quoi cet abrutit !

- Oh… (Et il croisa le regard soudainement très attentif de Zoro, qui semblait lui narguer : Oui, tiens. Pourquoi t'es étrange tronche de sourcil ? Ce qui lui fit serrer un peu plus les poings avant de reporter son attention sur l'historienne.) Robin d'amour, ce n'est rien. Je me rendais seulement compte de l'étendu de la vaisselle, sourit-il en fendant l'air d'un volute de cœurs. D'ailleurs, (Sadique, il se tourna vers Zoro, prenant soin de préserver une expression neutre.) attardé de marimo tu m'aideras à la faire.

Et le blond servit l'équipage, y prenant ensuite place.


- C'est pour me punir, hein ?!

Sanji ignora royalement Zoro qui, les mains dans l'eau jusqu'aux coudes, lavait la vaisselle.

- Tu crois que je t'ai pas vu rajouter des assiettes propres dans l'évier, (puis il grogna) m'étonne qu'elle soit interminable, cuistot de mes couilles.

Le cuisinier retint un sourire. C'est vrai qu'il n'avait pas été très discret avec la tonne de vaisselle en plus mais marimo, à part râler, n'avait pas pris la fuite. Il restait là.

- Bon, tu comptes me faire la gueule encore longtemps ?

Le blond resserra sa prise sur les couverts qu'il essuyait. Pour une fois que le cerveau atrophié voulait engager une conversation, il aurait préféré qu'il se taise.

- Bordel, j'ai fais quelque chose de mal ?!

Sanji sursauta alors qu'un morceau de porcelaine épargnait sa joue de justesse.

- Ne balance pas ma vaisselle comme ça, apprends la civilité et calme ta frustration autrement ! explosa-t-il soudainement.

- Tss… j'ai besoin d'éclater une foutue assiette pour que tu veuilles bien me parler. T'es sérieusement atteint ero-cook.

- Atteint… atTEINT ?! C'est une porcelaine d'East Blue artisanale ! Chaque pièce est unique, pensée et faîte par des maîtres !

Il avait hurlé ça en se rapprochant de Zoro, le menaçant de son torchon, les joues rouges de colère. Pas vraiment impressionnant en somme.

- Ouais ouais c'est de la vaisselle quoi…

- Mais ! T'es complètement malade ! C'est pas… (Sanji se calma d'un coup, jeta un regard au bretteur et se retourna pour essuyer le reste, comme vexé.) Un rustre comme toi ne peux pas comprendre, souffla-t-il.

Et il ne sût pas s'il parlait de la valeur des pièces en porcelaine ou de la raison pour laquelle il n'adressait plus la parole au sabreur depuis deux jours.

- Tu me fais chier.

Sanji n'eut pas le temps d'en comprendre d'avantage qu'il se retrouva acculé, le bord du plan de travail percutant ses reins durement, sa chemise soudainement trempée et couverte de mousse.

- Mais… Humph…

Zoro captura ses lèvres avec violence. Il avait assez pris sur lui, maintenant il saturait. Deux jours. Deux putains de jours que l'autre ne lui parlait plus, ne dormait plus, ne faisait plus l'amour avec lui. Ils ne se prenaient même plus la tête parce qu'il l'évitait et il ne savait même pas pourquoi. Alors quand sourcil lui avait « demandé » indirectement de l'aider pour la vaisselle, il avait grogné pour la forme mais au fond avait été trop soulager d'avoir enfin un minimum d'attention de sa part.


- Hum ok…

Ce fut un murmure un peu rauque, trop secoué qu'était Sanji pour ajouter autre chose. Ses mains repoussèrent un peu le torse de Zoro alors qu'il soufflait, les joues rouges et la respiration rendue courte par le baiser, le regard perdu au sol entre les pieds nus du sabreur et ses propres chaussures. Il sentait les bras de marimo encore sur sa taille, mouillant toujours d'avantage le tissu de sa chemise. Et son cerveau qui avait court-circuité en même temps que ses résolutions avait fondu. Bordel ! Il était censé lui faire la gueule, pas le laisser l'embrasser lui faire comprendre qu'il devait lui faire confiance parce qu'ils étaient un couple et que les attentions qu'il portait à ses mellorines n'avaient pas la même signification que celles déguisées qu'il avait pour cette tronche de cactus lui faire comprendre qu'il l'avait blessé, pas lui pardonné avant que mÔsieur Roronoa ait remarqué son malaise.

Le cuisinier voulut le repousser définitivement mais Zoro campait durement ses position, borné qu'il était. Il voulut Sanji d'avantage contre lui et dans son entêtement, il ne vit pas le torchon du blond ainsi que son empressement à se défaire de l'étreinte. Le sabreur se retrouva avec le tissu dans la bouche.

- C'est dégueulasse ! beugla-t-il, tandis que son amant qui avait réussi à s'éloigner, retenait un fou rire. Si tu ne veux pas que je t'embrasse, dis le ! Pas la peine de me ridiculiser !

L'expression de Sanji changea.

- Tu ne comprends vraiment rien aux autres marimo, hein.

- Les autres ou toi ? Parce que t'es pas les autres.

L'œil visible du cuistot s'agrandit de surprise, s'ils ne devaient pas avoir cette conversation Zoro serait déjà nu et il aurait peut être eu l'audace de lui avouer que les choses étaient réciproques, enfin il l'aurait pensé suffisamment fort.

- Je veux dire que… (Il se reprit, retrouvant toute assurance.) Nami chérie et Robin d'amour sont mes déesses, quoique tu dises je ne changerai pas ça. Ce sont des femmes et elles méritent d'être choyées. (Les lèvres du sabreur esquissèrent une phrase silencieuse et le blond leva une main pour le couper.) J'ai été élevé dans leur respect, tu ne peux pas me retirer ça marimo, c'est mon éducation, ma manière d'être. (Il y eut une hésitation.) Comme moi, je ne te reprocherais pas la place trop importante que prennent tes sabres.

- Attends, tu me fais quand même le reproche là ? s'exclama-t-il.

Sanji se renfrogna avant de tourner les talons et d'aller ranger la vaisselle propre dans les placards.

- Non, grommela-t-il.

- Bien sur que si, c'était juste déguisé !

- Mais, je te dis que non ! Me fais pas chier !

Un sourire amusé brisa l'expression sérieuse de Zoro, presque « attendri » par la mauvaise foi de son compagnon.

- Tu peux pas être sérieux deux secondes ! Je veux te faire comprendre que tu dois me prendre comme je suis et tu me casses les couilles pour un truc que je n'ai jamais dis !

Il savait en entendant ces mots que Sanji était vexé mais c'était plus fort que lui, son cerveau s'était encore arrêté sur le mauvais détail.

- Te prendre ? médita-t-il, l'esprit perverti. Comme tu es, là, maintenant ? En fait, j'y pense depuis tout à l'heure.

Et il évita de justesse, le couteau qui se planta dans le mur près de son visage.

- Abrutit !

- Abrutit toi-même ! On peut pas sauté la partie explications et se réconcilier dans ma chambre ou même sur le comptoir ?

Cette fois, il se reçut le pied de Sanji en pleine tête.

- Non ! Parce que les couples normaux discutent de ce qui ne va pas ! Ils ne s'envoient pas en l'air, ce n'est pas une façon de régler les choses espèce de rustre ! hurla le cuistot, hors de lui. J'ai besoin de parler avec toi ! C'est comme ça que ça fonctionne, je sais que tu préfères l'action mais – là – tout de suite, ce n'est pas ma position !

- On est un couple ?

- Tu te fous de ma gueule ?! ragea le blond, un peu refroidi par la question.

- C'est juste que c'est la première fois que tu le dis, c'était seulement implicite avant. Enfin entre nous.

Sanji piqua un fard monstre, honteux de mollir autant. Mais alors que son visage faisait concurrence aux tomates disposées dans un cageot près de lui, il entendit le timbre ennuyé de Zoro s'élever dans la cuisine :

- Bon… on va l'avoir cette discussion mais, juste, va derrière le bar que je te vois plus.

- Qu-quoi ?

Son œil visible s'écarquilla violemment alors qu'il retenait sa mâchoire de chuter. C'était quoi cette façon d'avoir des échanges civilisés ?

- Va. Je n'arriverai pas à être sérieux sinon, j'ai envie de te prendre depuis tout à l'heure, annonça l'escrimeur très naturellement, en accostant son regard.

Sanji ne chercha pas à argumenter, soulager d'avoir enfin son attention. Les épaules lasses, il se contenta d'aller s'asseoir au sol, derrière le comptoir.

- Et après c'est moi le pervers, soupira-t-il désabusé, en s'allumant une cigarette.


- Bon, dépêche-toi, le pressa la voix de Zoro depuis l'évier où il le devinait en train de continuer la vaisselle.

- Très drôle. C'est sur que comme ça, j'ai envie de te parler.

- T'es jamais content.

- C'est la meilleure, c'est toi qui as commencé avant-hier, je te rappelle !

- La blague ! grogna le timbre rauque du bretteur. T'as pris la mouche alors que je t'ai fais une remarque insignifiante.

- Qu-quoi ?!

Sanji se leva d'un bon, piqué dans son orgueil. Il faisait désormais face au dos musclé du sabreur, derrière le bar, sa cigarette coincée sévèrement entre ses fines lèvres.

- Je rêve où tu sous-entends que je pique des crises pour rien !

- T'as tout compris cook, comme une vraie nana. C'est bien, toi qui les aimes tant.

Zoro flaira le coup de pied du blond bien avant de terminer sa phrase, il n'eut ainsi qu'à incliner son visage sur le côté.

- Tu te fous de ma gueule ! Non seulement t'es désagréable mais en plus t'es jaloux.

Ce fut au bretteur d'arrêter son activité pour devenir rouge de colère, il fit face au cuistot.

- Répète un peu pour voir ? mâcha-t-il, en approchant son visage de celui du cuisinier.

- T'es ja-loux ! reprit Sanji en poussant la provocation, allant jusqu'à coller le bout de son nez contre celui du vert.

Il vit avec délectation les traits de son vis-à-vis se tendre d'avantage, sa mâchoire se contracté brutalement. Puis il fut happé dans la violence d'une étreinte avant de se retrouver contre un mur, les lèvres de Zoro pressées contre les siennes.

- Ouais, t'es jaloux de mes mellorines, fit le cuistot, le souffle trop court, en insistant sur l'appellation.

- N'importe quoi, cracha le sabreur en s'écartant brusquement de lui.

Sanji se contenta d'un sourire avant de prendre une nouvelle cigarette, trop content d'avoir enfin mis un mot sur le départ de leur dispute, flatté dans un sens.

- Retire ce sourire ! T'as tout faux ero-cook ! Je trouve juste à gerber que tu leur cours après comme un bon toutous à chaque claquement de doigts.

- Ouais, t'es jaloux quoi.

Son sourire ne fit qu'enflé avec fierté.

- Attends maintenant on peut dire que l'histoire est réglée.

Le corps du blond se tendit alors qu'il entendait le ton de Zoro, plus du tout en colère. Il avait plutôt peur de se retourner pour faire face à son expression lubrique et sa soudaine idée, mais alors qu'il sentait deux bras plein de mousse capturer sa taille et un souffle chaud hérisser la peau tendue de sa nuque, il pensa que la discussion n'était pas régler mais qu'elle attendrait quelques heures. Apres tout, ils avaient éludé le plus important : Zoro était capable de jalousie.

Je sais je sais, les vacances ça adoucit.

J'ai peur que ce soit un peu guimauve par moment, j'ai remanié un maximum mais bon.

Sinon plaît-il ?!