Shutai-Am

4


Bon... je suis dégouté... y'a eut maldon avec mon chapitre 4 est devenu bizarrement un chapitre 5 alors que je l'avais refait tout au propre... (toute façon, en ce moment je perds tout ce que je fais...
Voilà la première ébauche du chapitre 4 toute naze, car le second jet tout remanié je ne l'avais pas enregistré avant de le mettre ici. Et là ça me couine de la refaire.

-Tu le sens, là ? »
-Hummmm… »
-Alors ? »

Fye retint tout juste un sourire étrange, il regardait les réactions du brun, qui décidément, se faisaient attendre.

-Oui ! »
-J'en étais sûr ! »

Sa main frémit d'impatience, enfin, enfin un oui, depuis le temps qu'il attendait ça ! Le brun ouvrit enfin les yeux, scrutant l'horizon, et puis son sourcil droit se arqua et le chevalier baissa la tête.

-Quoi ?! »
-Je l'entends ! »
-Quoi donc ? »
-La voix de l'autre nuit ! »
-Mais… »
-Descend ! »

Fye haussa les épaules, ils avaient enfin trouvé où était caché le gros œil, mais si le brun voulait absolument descendre ! Ok ! Fye serra le bâton à deux mains et le dirigea vers le bas, ils allaient descendre ! Mais en beauté ! Kurogane allait se souvenir de cette descente toute sa vie ! Héhé ! Et sans les maiiiiiins !

-Fye !!! »
-Hum ? On descend, non ? C'est bien ce que tu voulais ! »
-Pas si vite ! »
-Trop tard ! »

Le blond stabilisa le balai avant qu'il ne percute le sol, manquant de percuter un jeune homme de sa taille et de son gabarit. Hum ? D'où ils sortait celui là ?

-Ca va ? »
-Heu… oui… »

Le jeune homme passa une main lasse dans sa chevelure argentée, puis il remit ses lunettes en place et émit un sourire craintif.

-D'où venez-vous ? »
-Moi ? D'un petit chalet en haut de ses montagne, mais je suis tombé et j'ai mal à la cheville, je dois dire, sans vous, je crois que je serais mort. »

Le brun inclina la tête, il avait une bonne bouille celui-là, un peu à la Fye, sans savoir pourquoi, il le cru, il goba tout, même sa terrible histoire de son père malade qui attendait une plante qui pousse en pleine tempête de neige. Il se baissa, prenant délicatement le binoclard sur son dos, et avança dans la neige dans laquelle il s'enfonçait jusqu'à la taille. Il le ramènerait en haut de la montagne.

-Kuro, je ne crois pas que… »
-La ferme ! »

Son regard, Fye en prit peur, il y avait aperçu une lueur mauvaise, si jamais il devait s'immiscer encore entre Kurogane et ce jeune homme il en payerait un lourd tribut. Fye opta pour le silence, regardant le décidément trop mignon et trop innocent jeune homme tombé de nulle part. Sûrement un magicien, et pas de pacotille. Kurogane avait une certaine résistance face à la magie, alors, cet ensorcellement devait être de haut niveau ! Le magicien haussa les épaules, de toute façon, il suivrait lui aussi, ce jeune homme devait bien les amener quelque part.
La montée fut pénible, autant par le vent qui décidément ne voulait pas les laisser tranquille, que par cette proximité troublante qui unissait l'argenté au brun.

-Merci beaucoup, entrez… »

Kuro passa la porte, regardant un homme alité, alors, voilà ! C'était vrai ! Pourquoi Fye avait oser douter un seul instant ?! Hein ? Le jeun homme prépara sa décoction, la donnant à son père malade et fatigué, puis il se dirigea vers la cheminée et fit une rapide soupe.

-Voilà, ça va vous réchauffer. »

Fye regarda son bol, il ne voulais pas boire cette chose, mais, il avait faim, il avait froid… alors, alors et puis elle sentait si bon, trop bon ! Il goûta, d'abord, et puis, il termina le bol, avant de s'écrouler sur la parquet.

-Fye ?! »
-Ce n'est rien, il dort… »

Un papillon bleuté tourna autour de Kurogane et lui chanta à nouveau cette mélodie étrangement enivrante.

Win dain a lotica
En val tu ri
Si lo ta
Fin dien a loluca
En dragu a sei lain
Vi fa-ru les shutai am
En riga-lint

Le brun essaya de reprendre pied, mais la chanson continuait son envoûtement, et lorsque le binoclard se transforma en grand jeune homme ailé, il ne put que sourire de bien-être. Sa main se perdit dans les ailes blanches comme de la neige et Kurogane, aidé par les bras de se pseudo ange, se retrouva ton contre lui, entouré de deux ailes protectrices. Il inspira un parfum exquis et referma ses bras autour de la créature, caressant sa chevelure devenue longue, extrêmement longue.

-Viens avec moi, Dragon, l'heure est venue de rencontrer mon maître… »

L'argenté baisa le cou du chevalier et ses yeux rouges se clorent. Il se sentait perdu, perdu dans les ténèbres. Sa main retomba mollement contre son corps et le parfum lui brouilla tout les sens. Il lui semblait, qu'il était en train de mourir…

-Kurorin… »
-Fye... »

A Suivre...