Titre : Cruel dilemme.
Auteur : Azalea.
Origine : Gundam Wing.
Genre : Dramatique.
Couple : 2+1.
Disclamer : Je ne fais qu'emprunter les personnages. . . Snif !
Résumé : Afin de libérer Heero d'Oz, Duo conclut un marché avec Treize qui abuse de lui. Après plusieurs heures, il rentre enfin à la planque.
Note : Merci à Cora, Luna, Poucycatt, Mimi, Kaoro, chidori et Sakura-Chan pour leur review, ça me fait très plaisir. Un grand merci à Artémis qui m'encourage beaucoup à continuer. ___________________________________________________________________________
Chapitre IV : Un regard améthyste perdu.
~Heero~
Je n'en croyais pas mes yeux, Duo se tenait bel et bien devant moi. Cependant, je remarquai très vite la déchirure tout le long du haut de ses vêtements. D'où venait-il dans un pareil état ?
Quatre, lui, n'y vit que du feu. Pour preuve, il se jeta instinctivement à son cou afin d'exprimer le bonheur que lui procurait ce retour.
Ne s'étant probablement pas attendu à un accueil aussi chaleureux, Duo sursauta, ce qui lui valu un mouvement de recul de la part de l'empathe. Ce dernier lui lança un regard interrogateur tandis qu'un pénible silence s'installa brusquement. Vu l'atmosphère que cela provoquait, je décidai d'y mettre vite fin.
_ Qu'est-il arrivé à tes habits ? Demandais-je. Et où étais-tu durant
tout ce temps ?
Il hésita un moment, mais finit tout de même par me répondre sur un ton que je ne lui connaissais jusqu'alors pas ; Sa voix était comme d'habitude, mais on pouvait deviner qu'elle tentait de cacher un quelconque tremblement. C'était vraiment étrange.
_ Je me trouvais un peu mou en ce moment, j'ai donc décidé de reprendre
mon entraînement auprès du professeur G et je dois avouer que ça ne m'a
pas fait trop de mal. Tu dois bien comprendre ça Hee-chan. . . Toi qui es
censé être le perfect soldier !?
_ Hum. Je ne pensais pas que ça pourrait jouer sur ta tenue
vestimentaire.
_ Tu sais à quel point je peux être gamin, il a suffit d'un simple
instant d'inattention.
Malgré les difficultés que j'avais à le croire, ce n'était plus un secret de savoir ce baka natté tête en l'air. J'acquiesçai de ce fait à sa justification.
_ Trowa et Wuffei ne sont pas là ? s'exclama-t-il.
Quatre s'empressa de répondre, jugeant que c'était à lui que revenait cette question.
_ Je les ai envoyé faire quelques courses avant que tu n'arrives. Il me
manquait deux ou trois petites choses pour le dîner de ce soir.
_ Que vas-tu nous préparer de bon Quat-Chan ? L'une de tes spécialités
culinaires comme j'en raffole ?
_ Tu verras bien Duo, je t'en laisse la surprise !
Nous passâmes ainsi la prochaine heure à discuter de quelconques sujets et notamment de mon absence temporelle. Je lui avais une seconde fois conté mes aventures et ce fut à mon grand soulagement qu'il réagit très bien, ne faisant aucune remarque de désapprobation.
A peine eu-je terminé mes explications qu'une main se posa sur son épaule. Je le vis frémir à ce contact. C'était déjà la deuxième fois et je commençai vraiment à trouver cela étrange.
Etait-ce l'entraînement qu'il avait subi auprès du professeur G qui lui procurait autant de méfiance ? En tous cas, j'en éprouvais quelques doutes.
_ Eh bien Maxwell ? On est de retour !?
Les deux derniers colocataires de la planque que Duo attendait avec impatience se tenaient à présent derrière lui, chargés d'un sac à chaque main.
_ Ravi de te revoir Duo, ajouta Trowa.
Malgré son expression d'indifférence, je savais qu'il n'en était pas moins que les autres heureux et rassuré de le voir à nouveau des nôtres.
Ce fut donc après ces retrouvailles que nous passâmes au repas dans la joie et la bonne humeur. Nous parlions de choses et d'autres et subissions les uns à la suite des autres l'humour un peu exagéré de Duo.
La soirée passa rapidement et vint bientôt l'heure de rejoindre nos chambres respectives ; Je fus le premier à le faire, m'apercevant de l'heure tardive. J'avais d'abord décidé de taper le reste de mon rapport pour ensuite pouvoir aller me coucher la conscience tranquille.
Quand au revenant, il entra plus tard dans la pièce et ce fut à ma grande surprise qu'il passa dans la salle de bain sans même m'adresser la parole. A croire qu'il était pressé de récupérer le sommeil que le professeur G lui avait pris !
Mais au fur et à mesure, je m'aperçu que le temps s'écoulait tandis que le bruit de la douche ne cessait plus.
------------
~Duo~
Me frotter. . . Je n'avais plus que cette idée en tête. Je me sentais si sale que j'étais prêt à me laver jusqu'au sang pour faire disparaître la moindre trace de ce précédent viol. Comment Treize avait-il osé me toucher ? Je ne parvenais pas à faire disparaître l'image de son sourire et à oublier la sensation de ses doigts qui avaient marquée ma peau d'une multitude de bleues.
Je parvins bien heureusement à sortir de ces sombres pensées grâce à la manifestation soudaine d'Heero.
_ Est-ce que tout va bien ?
Pourquoi me demandait-il si tout allait bien ? Avait-il un doute à mon sujet ? Je tournai le robinet dans le sens contraire et revêtis un short et un t- shirt après m'être évidemment séché.
_ Oui, ne t'inquiète pas !
Qui ne restait pas sur ses gardes face au soldat parfait dans une telle situation ? Je ne demeurais pas sans savoir qu'il me fallait faire attention à ne pas lui montrer mes faiblesses, notamment mon manque d'équilibre permanent, il ne mettrait pas longtemps à me prendre en flagrant délit sinon.
_ Dépêche-toi s'il te plait, j'attends mon tour.
_ D'accord.
Brusquement, il me vint un aveux que je voulu partager avec lui, tout en sachant qu'il n'y comprendrait peut-être rien.
_ Heero ?
_ Hum ?
_ Je suis content que tu t'en sois sorti indemne de la base de Oz.
_ Moi aussi.
Lui aussi ? C'était donc tout ce qu'il avait à répondre ?
Réflexion faite, je ne pouvais pas le lui reprocher, comme prévu, il n'était au courrant de rien. Quoiqu'il en soit, je m'installai dans mon lit quelques minutes plus tard, lui cédant ma place.
------------
~Heero~
Qu'est-ce qui lui était encore passé par l'esprit pour qu'il me dise une chose aussi dérisoire ? Sans doute me trompais-je, mais il me semblait changé depuis son retour. Ca ne lui ressemblait pas de prendre un air si nostalgique simplement pour m'avouer qu'il était heureux de me revoir. Qu'importe, ça lui passerait !
Je me hâtai donc de prendre ma douche afin de pouvoir à mon tour me glisser sous les couvertures. En un instant, je fus habillé, prêt à imiter Duo qui dormait déjà.
Quand ce dernier se manifesta brusquement ; Un cri me cilla les tympans alors que je me précipitai dans l'autre pièce et m'aperçu de suite qu'il provenait d'un corps qui ne cessait plus de s'agiter, pris par de soudains spasmes. M'approchant précautionneusement de lui, je le secouai frénétiquement jusqu'à ce qu'il ouvre de grands yeux effrayés avant de me repousser et de se réfugier à l'autre bout du lit.
_ Non, ne me touchez pas ! S'écria-t-il.
_ Duo ? Que t'arrive-t-il ? Je ne te reconnais plus.
Je tentai de passer ma main sur son visage comme pour le rassurer. Celui-ci se détendit un peu et je profitai de me rapprocher de lui pour ensuite le serrer doucement dans mes bras.
Va savoir pour quelle raison j'agissais ainsi. Jamais auparavant je n'avais été aussi proche de quelqu'un.
_ Heero. . .
_ Je suis là, dis-je d'un ton rassurant tout en lui caressant les
cheveux. Tout va bien, je suis près de toi.
Il revint bientôt à la réalité tandis que je continuai toujours ma litanie de mots rassurants.
_ Pardon. . .
_ Quoi !?
_ Je ne voulais pas t'ennuyer.
_ Tu ne m'ennuis pas.
Sa respiration avait repris un rythme régulier et je lui retirai une mèche restée collée à son front par la sueur quand il s'eut détaché de mon étreinte. Lorsque je m'aperçu de la couleur pivoine qui imprégnait ses joues, je compris que ce qu'il venait de se passer le gênait profondément.
_ On dort ? Demanda-t-il.
De ce fait, j'acquiesçai d'un hochement de tête avant de regagner mon lit. Quelques instants plus tard, la chambre fut plongée dans le calme et l'obscurité de la nuit.
Cependant, je savais que le temps s'écoulait et qu'aucun de nous n'osait fermer les yeux avant l'autre. Mais finalement, il mit fin à ce petit jeu.
_ Heero ?
_ Hum ?
_ Je. . . Je peux dormir avec toi ?
Quoi !? A n'en pas douter, je savais que je pouvais m'attendre à tout de la part de Duo, mais pas à ça. Comment devais-je réagir face à cette demande ?
Le professeur J m'avait souvent répété qu'un soldat devait refuser de se plier à ce genre de caprice. Malgré cela, était-ce réellement ce que moi je voulais ?
Qu'est-ce qui m'empêchait de refuser ? Le professeur n'était pas là pour le voir. . .
N'obéissant qu'à moi-même, je me décalai sur le côté, lui laissant une place.
_ Dépêche-toi avant que je ne change d'avis.
A peine eu-je terminé ma phrase qu'il se rua vers moi. Hors, il s'arrêta brusquement, juste devant mon lit.
------------
~Duo~
J'ignore pourquoi j'hésite autant à m'installer. Est-ce de la peur qui s'empare de moi ? Je sais pourtant qu'Heero ne me ferait jamais de mal, que je n'ai rien à craindre de lui. Alors pourquoi me semble-t-il si difficile de lui faire confiance ? Je n'ai aucune raison d'avoir peur. . .
_ Tu as décidé de prendre racines ?
Décide-toi Duo ; Heero n'est pas comme Treize, ça paraît tellement logique.
A force de me poser cette fameuse question : « Est-ce que je peux m'installer ou pas à ses côtés ? », je finis par me convaincre de remplir l'espace qu'il m'avait réservé.
Bien vite, sa chaleur me procura un sentiment de sécurité et ce fut comme par instinct que je me blotti contre lui. Je ne pensais plus qu'à une chose : préserver davantage ce rapprochement de nos deux corps.
------------
~Heero~
Il se rapprochait de plus en plus de moi, à tel point que je sentis bientôt sa tête se poser contre mon dos et ses bras m'enlacer. Je parvenais même à sentir ses tremblements à travers tout mon corps. Raison d'ailleurs pour laquelle je me retournai délicatement afin de lui faire face. Sous mes yeux se tenait un jeune homme pratiquement endormi qui trahissait bien là l'image du Shinigami qui donnait souvent toute son énergie à tuer lors des divers combats qu'il livrait.
Sa fragilité m'incitant à cela, je ne pu m'empêcher de l'entourer à mon tour de mes bras tandis que ce dernier nicha sa tête au creux de mon épaule.
Nous nous endormîmes ainsi sans le remarquer dans cette position ; Lui avec un sentiment de réconfort et moi avec une soudaine sensation de bien être.
Le lendemain, réveillé par le chant des oiseaux, je réalisais seulement combien cette nuit avait été gênante pour moi ; Mon esprit s'était mêlé à la confusion et je ne cessais de m'étonner de ma réaction de la veille. Que m'arrivait-il pour que je me sente aussi bizarre en sa présence ? C'était comme si je ne pouvais plus contrôler mes sens rien qu'en le sentant proche de moi.
Dire que je me retrouvais actuellement avec un baka natté partageant mon lit et qui plus est dans une position qui n'était faite que pour me gêner un peu plus.
Je devais me reprendre, ça ne me ressemblait pas d'autant m'égarer dans mes songes. Si le professeur J apprenait la nouvelle, il ne serait certes pas très consentant.
En un bref instant, je fus debout et rejoignis les autres après avoir revêtit une chemise blanche et un simple jeans. J'avais pris la précaution de ne pas réveiller Duo vu que je désirais parler aux trois pilotes restants de la planque.
_ Bien dormi Heero ? Me salua Quatre à mon entrée dans la cuisine.
_ Oui, merci.
_ Duo n'est pas encore levé ?
_ J'ai préféré le laisser dormir.
_ Tu as bien fait ! C'est vrai que l'entraînement du professeur G a dû
beaucoup le fatiguer.
Son ton m'avait paru tellement hésitant. J'en eu subitement l'impression que ça cachait une vérité qu'il s'efforçait de camoufler sous de faux airs. A mon avis, il en savait plus qu'il ne voulait le montrer, ce qui me forçait à continuer mon propre jugement par rapport à l'américain.
_ Vous ne trouvez pas que Duo a changé depuis qu'il est revenu ?
_ Que veux-tu dire par là ? Demanda Trowa en me jetant un coup d'?il
intéressé.
_ C'est juste que je trouve son comportement étrange.
_ Tu sais combien il peut être difficile de comprendre son humour des
fois.
_ Hum. Tu n'as rien ressenti de spécial Quatre ?
_ C'est-à-dire que j'ai du mal à lire en Duo, on dirait qu'une barrière
m'empêche d'accéder à son esprit.
_ Je persiste à vouloir comprendre. . .
_ A vouloir comprendre quoi ?
Un calme plat s'installa quand la personne qui venait de prononcer ces paroles apparue dans l'entrebâillement de la porte. Il s'agissait évidemment de Duo.
Pris au dépourvu, je me retrouvais, moi le soldat parfait, dans l'incapacité de prononcer le moindre mot.
_ Aurais-tu perdu ta langue Hee-chan ? Quoique ça ne changerait pas de
l'habitude !
_ Omae. . .
_ . . . O korosu, je sais ! Tu veux que je te dise ? Enregistre-moi cette
phrase sur cassette. Je me la repasserai en boucle rien que pour entendre
le son de ta mélodieuse voix !
Je poussai un soupir de résignation. Je savais d'avance que je n'avais aucune chance à ce petit jeu.
La journée se passa d'ailleurs de cette façon comme les jours qui suivirent ; Duo restait sur son humour, Quatre paraissait toujours vouloir garder son secret, quant à moi, je ne savais plus de quelle manière agir.
Cependant, il arriva un moment où je surpris une conversation que je n'aurais sans doute jamais dû surprendre. Celle-ci provoqua une réaction de ma part dont le reste du groupe n'en subit par la suite qu'une lourde tension et un brusque changement de penser.
_ Je ne vois vraiment pas où tu veux en venir.
_ Duo, ne me prends pas pour un idiot. Je te rappelle tout de même que je
suis la dernière personne que tu as côtoyé avant de partir.
_ Viens en directement au but Quatre !
_ Tu n'étais pas chez le professeur G, n'est-ce pas ?
_ Possible.
_ Ne prends pas cette mine désapprobatrice et écoute-moi bon sang !
Pourquoi n'es-tu pas revenu en même temps que Heero ?
_ Tu veux vraiment le savoir ?
_ Oui.
_ J'ai conclu un pacte avec Treize pour le libérer. Voilà, tu es
content !?
Après cela, une rage folle s'empara de moi, au point que je surgis dans la pièce, empoignant Duo par le col de sa chemise. Quatre n'en resta qu'abasourdi après que je ne l'eu bousculé.
_ Qu'as-tu osé faire !? M'écriais-je.
_ Heero calme-toi, dit le blond apparemment paniqué.
_ Et dire que je te considérais comme le pilote le plus compétant, tu me
déçois profondément ! J'aurais très bien pu me débrouiller seul ! Mets-
toi ça une bonne fois pour toute dans la tête, je n'ai pas besoin de
l'aide d'un baka !!!
L'expression de son visage se fit tout à coup grave alors qu'il me fixait méchamment, droit dans les yeux.
_ A mon tour maintenant. . . Si je n'avais pas été te chercher, tu serais
toujours leur prisonnier et qui sait le sort qu'ils t'auraient réservé.
Je ne t'ai rien fait et tu t'en prends à moi, tu devrais me remercier au
lieu de m'enguirlander comme tu le fais. . . en fin de compte, je me
demande pourquoi j'ai fait ça, tu ne le mérites pas. Tu n'es qu'un
égoïste, tu ne mérites même pas qu'on se préoccupe de ta misérable vie!
Tu n'éprouves pas l'once d'un sentiment et tu voudrais me donner des
leçons sur ma façon de me conduire avec toi. Si je suis un baka, sache
que tu n'es pas beaucoup mieux !!!
_ Je ne t'ai jamais rien demandé !
_ Tu n'es qu'un crétin Heero, tu ne vaux pas l'air que tu respires !
_ Tais-toi !!!
_ Pas question !!!
La tension ayant atteint son maximum, je ne pu me contenir plus longtemps ; Mon poing vint s'abattre contre sa joue et il se retrouva brutalement projeté par-terre. Il n'en fut que plus vexé.
Quand il se releva, ce fut pour me jeter un regard d'autant plus noir avant de me cracher les trois mots qui changèrent complètement ma façon de le voir.
_ Je te deteste.
Après quoi, il se précipita dans les escaliers, me laissant perplexe. Comment quelqu'un que j'ai incessamment connu drôle et rieur pouvait-il tant se montrer agressif ?
------------
~Quatre~
Tout s'était produit au ralenti dans ma tête. Je ne m'attendais pas à voir une telle dispute éclater entre eux. Qui aurait deviné que Heero se tenait derrière la porte justement au mauvais moment ?
En ce qui me concernait, je trouvais qu'il avait été assez excessif dans ses dires. De plus, ce geste était de trop.
A n'en pas douter, son destinataire vexé, avait également usé de cet excès de paroles. A présent, il me restait sur le dos un soldat parfait complètement excédé de toute cette colère.
Avait-il seulement conscience du discours qu'il venait de tenir envers Duo ? J'avais toujours cru qu'il était capable de se fixer des limites, mais ses agissements étaient devenus pleinement contradictoires. Le jeune homme calme et effacé venait de me prouver qu'il savait également provoquer les autres. Finalement, cet histoire atteignait le comble de l'ironie. Autant y mettre fin tout de suite.
_ Heero, commençais-je. Tu as été trop loin !
Ce dernier, ayant repris son masque d'impassibilité, esquiva sans mal la réflexion.
_ Il l'avait cherché.
_ Tu exagères, avoue que tu n'y ais pas aller de main morte non plus.
_ Et alors ?
_ Tu ferais mieux de t'excuser.
_ Hors de question ! Je ne lui ai jamais rien demandé !
_ Je t'en prie, parler résout souvent les problèmes.
_ . . .
_ Oubli de temps en temps que tu es le soldat parfait, nous avons aussi
des écarts entre deux missions.
_ . . .
_ Heero !
Il soupira bruyamment avant de répondre.
_ Je le fais uniquement parce que tu me le demandes.
------------
~Heero~
C'était incroyable de constater qu'on ne peut rien refuser à Quatre. Il parvient malgré nos différents à nous faire entendre raison à chacun.
De ce pas, je me précipitai donc à l'étage, vers la chambre d'un certain américain en espérant qu'il daigne bien vouloir m'écouter.
Cependant, lorsque j'entrai, je ne le trouvais nul part. Sans doute était- il plus blessé par mes paroles que je ne l'aurais imaginé.
C'est alors que je remarquai la porte de la salle de bain entre-ouverte et j'étais tellement perdu entre notre précédente dispute et la discussion que nous nous apprêtions à avoir que je ne m'étais pas aperçu immédiatement du bruit de la douche. Tout bien réfléchi, j'avais l'impression qu'il passait depuis son retour une majeure partie de son temps dessous.
Brusquement, des sanglots me parvinrent. Fallait-il que j'entre afin de vérifier si tout se passait bien ?
Ma réflexion ne fut que de courte durée car j'ouvris finalement la porte sur une image qui me laissa perplexe ; Duo était recroquevillé sur lui même, l'eau se mêlant à ses larmes. Mais la première chose par laquelle je fus particulièrement effrayé, fut ce sang qui s'écoulait depuis son intimité.
Où était passé le clown connu de tous ? Pourquoi n'était-il plus le même ? Il avait tant changé. . .
Je savais à cet instant que la situation venait de prendre une tournure délicate.
Tsuzuku.
Auteur : Azalea.
Origine : Gundam Wing.
Genre : Dramatique.
Couple : 2+1.
Disclamer : Je ne fais qu'emprunter les personnages. . . Snif !
Résumé : Afin de libérer Heero d'Oz, Duo conclut un marché avec Treize qui abuse de lui. Après plusieurs heures, il rentre enfin à la planque.
Note : Merci à Cora, Luna, Poucycatt, Mimi, Kaoro, chidori et Sakura-Chan pour leur review, ça me fait très plaisir. Un grand merci à Artémis qui m'encourage beaucoup à continuer. ___________________________________________________________________________
Chapitre IV : Un regard améthyste perdu.
~Heero~
Je n'en croyais pas mes yeux, Duo se tenait bel et bien devant moi. Cependant, je remarquai très vite la déchirure tout le long du haut de ses vêtements. D'où venait-il dans un pareil état ?
Quatre, lui, n'y vit que du feu. Pour preuve, il se jeta instinctivement à son cou afin d'exprimer le bonheur que lui procurait ce retour.
Ne s'étant probablement pas attendu à un accueil aussi chaleureux, Duo sursauta, ce qui lui valu un mouvement de recul de la part de l'empathe. Ce dernier lui lança un regard interrogateur tandis qu'un pénible silence s'installa brusquement. Vu l'atmosphère que cela provoquait, je décidai d'y mettre vite fin.
_ Qu'est-il arrivé à tes habits ? Demandais-je. Et où étais-tu durant
tout ce temps ?
Il hésita un moment, mais finit tout de même par me répondre sur un ton que je ne lui connaissais jusqu'alors pas ; Sa voix était comme d'habitude, mais on pouvait deviner qu'elle tentait de cacher un quelconque tremblement. C'était vraiment étrange.
_ Je me trouvais un peu mou en ce moment, j'ai donc décidé de reprendre
mon entraînement auprès du professeur G et je dois avouer que ça ne m'a
pas fait trop de mal. Tu dois bien comprendre ça Hee-chan. . . Toi qui es
censé être le perfect soldier !?
_ Hum. Je ne pensais pas que ça pourrait jouer sur ta tenue
vestimentaire.
_ Tu sais à quel point je peux être gamin, il a suffit d'un simple
instant d'inattention.
Malgré les difficultés que j'avais à le croire, ce n'était plus un secret de savoir ce baka natté tête en l'air. J'acquiesçai de ce fait à sa justification.
_ Trowa et Wuffei ne sont pas là ? s'exclama-t-il.
Quatre s'empressa de répondre, jugeant que c'était à lui que revenait cette question.
_ Je les ai envoyé faire quelques courses avant que tu n'arrives. Il me
manquait deux ou trois petites choses pour le dîner de ce soir.
_ Que vas-tu nous préparer de bon Quat-Chan ? L'une de tes spécialités
culinaires comme j'en raffole ?
_ Tu verras bien Duo, je t'en laisse la surprise !
Nous passâmes ainsi la prochaine heure à discuter de quelconques sujets et notamment de mon absence temporelle. Je lui avais une seconde fois conté mes aventures et ce fut à mon grand soulagement qu'il réagit très bien, ne faisant aucune remarque de désapprobation.
A peine eu-je terminé mes explications qu'une main se posa sur son épaule. Je le vis frémir à ce contact. C'était déjà la deuxième fois et je commençai vraiment à trouver cela étrange.
Etait-ce l'entraînement qu'il avait subi auprès du professeur G qui lui procurait autant de méfiance ? En tous cas, j'en éprouvais quelques doutes.
_ Eh bien Maxwell ? On est de retour !?
Les deux derniers colocataires de la planque que Duo attendait avec impatience se tenaient à présent derrière lui, chargés d'un sac à chaque main.
_ Ravi de te revoir Duo, ajouta Trowa.
Malgré son expression d'indifférence, je savais qu'il n'en était pas moins que les autres heureux et rassuré de le voir à nouveau des nôtres.
Ce fut donc après ces retrouvailles que nous passâmes au repas dans la joie et la bonne humeur. Nous parlions de choses et d'autres et subissions les uns à la suite des autres l'humour un peu exagéré de Duo.
La soirée passa rapidement et vint bientôt l'heure de rejoindre nos chambres respectives ; Je fus le premier à le faire, m'apercevant de l'heure tardive. J'avais d'abord décidé de taper le reste de mon rapport pour ensuite pouvoir aller me coucher la conscience tranquille.
Quand au revenant, il entra plus tard dans la pièce et ce fut à ma grande surprise qu'il passa dans la salle de bain sans même m'adresser la parole. A croire qu'il était pressé de récupérer le sommeil que le professeur G lui avait pris !
Mais au fur et à mesure, je m'aperçu que le temps s'écoulait tandis que le bruit de la douche ne cessait plus.
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~Duo~
Me frotter. . . Je n'avais plus que cette idée en tête. Je me sentais si sale que j'étais prêt à me laver jusqu'au sang pour faire disparaître la moindre trace de ce précédent viol. Comment Treize avait-il osé me toucher ? Je ne parvenais pas à faire disparaître l'image de son sourire et à oublier la sensation de ses doigts qui avaient marquée ma peau d'une multitude de bleues.
Je parvins bien heureusement à sortir de ces sombres pensées grâce à la manifestation soudaine d'Heero.
_ Est-ce que tout va bien ?
Pourquoi me demandait-il si tout allait bien ? Avait-il un doute à mon sujet ? Je tournai le robinet dans le sens contraire et revêtis un short et un t- shirt après m'être évidemment séché.
_ Oui, ne t'inquiète pas !
Qui ne restait pas sur ses gardes face au soldat parfait dans une telle situation ? Je ne demeurais pas sans savoir qu'il me fallait faire attention à ne pas lui montrer mes faiblesses, notamment mon manque d'équilibre permanent, il ne mettrait pas longtemps à me prendre en flagrant délit sinon.
_ Dépêche-toi s'il te plait, j'attends mon tour.
_ D'accord.
Brusquement, il me vint un aveux que je voulu partager avec lui, tout en sachant qu'il n'y comprendrait peut-être rien.
_ Heero ?
_ Hum ?
_ Je suis content que tu t'en sois sorti indemne de la base de Oz.
_ Moi aussi.
Lui aussi ? C'était donc tout ce qu'il avait à répondre ?
Réflexion faite, je ne pouvais pas le lui reprocher, comme prévu, il n'était au courrant de rien. Quoiqu'il en soit, je m'installai dans mon lit quelques minutes plus tard, lui cédant ma place.
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~Heero~
Qu'est-ce qui lui était encore passé par l'esprit pour qu'il me dise une chose aussi dérisoire ? Sans doute me trompais-je, mais il me semblait changé depuis son retour. Ca ne lui ressemblait pas de prendre un air si nostalgique simplement pour m'avouer qu'il était heureux de me revoir. Qu'importe, ça lui passerait !
Je me hâtai donc de prendre ma douche afin de pouvoir à mon tour me glisser sous les couvertures. En un instant, je fus habillé, prêt à imiter Duo qui dormait déjà.
Quand ce dernier se manifesta brusquement ; Un cri me cilla les tympans alors que je me précipitai dans l'autre pièce et m'aperçu de suite qu'il provenait d'un corps qui ne cessait plus de s'agiter, pris par de soudains spasmes. M'approchant précautionneusement de lui, je le secouai frénétiquement jusqu'à ce qu'il ouvre de grands yeux effrayés avant de me repousser et de se réfugier à l'autre bout du lit.
_ Non, ne me touchez pas ! S'écria-t-il.
_ Duo ? Que t'arrive-t-il ? Je ne te reconnais plus.
Je tentai de passer ma main sur son visage comme pour le rassurer. Celui-ci se détendit un peu et je profitai de me rapprocher de lui pour ensuite le serrer doucement dans mes bras.
Va savoir pour quelle raison j'agissais ainsi. Jamais auparavant je n'avais été aussi proche de quelqu'un.
_ Heero. . .
_ Je suis là, dis-je d'un ton rassurant tout en lui caressant les
cheveux. Tout va bien, je suis près de toi.
Il revint bientôt à la réalité tandis que je continuai toujours ma litanie de mots rassurants.
_ Pardon. . .
_ Quoi !?
_ Je ne voulais pas t'ennuyer.
_ Tu ne m'ennuis pas.
Sa respiration avait repris un rythme régulier et je lui retirai une mèche restée collée à son front par la sueur quand il s'eut détaché de mon étreinte. Lorsque je m'aperçu de la couleur pivoine qui imprégnait ses joues, je compris que ce qu'il venait de se passer le gênait profondément.
_ On dort ? Demanda-t-il.
De ce fait, j'acquiesçai d'un hochement de tête avant de regagner mon lit. Quelques instants plus tard, la chambre fut plongée dans le calme et l'obscurité de la nuit.
Cependant, je savais que le temps s'écoulait et qu'aucun de nous n'osait fermer les yeux avant l'autre. Mais finalement, il mit fin à ce petit jeu.
_ Heero ?
_ Hum ?
_ Je. . . Je peux dormir avec toi ?
Quoi !? A n'en pas douter, je savais que je pouvais m'attendre à tout de la part de Duo, mais pas à ça. Comment devais-je réagir face à cette demande ?
Le professeur J m'avait souvent répété qu'un soldat devait refuser de se plier à ce genre de caprice. Malgré cela, était-ce réellement ce que moi je voulais ?
Qu'est-ce qui m'empêchait de refuser ? Le professeur n'était pas là pour le voir. . .
N'obéissant qu'à moi-même, je me décalai sur le côté, lui laissant une place.
_ Dépêche-toi avant que je ne change d'avis.
A peine eu-je terminé ma phrase qu'il se rua vers moi. Hors, il s'arrêta brusquement, juste devant mon lit.
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~Duo~
J'ignore pourquoi j'hésite autant à m'installer. Est-ce de la peur qui s'empare de moi ? Je sais pourtant qu'Heero ne me ferait jamais de mal, que je n'ai rien à craindre de lui. Alors pourquoi me semble-t-il si difficile de lui faire confiance ? Je n'ai aucune raison d'avoir peur. . .
_ Tu as décidé de prendre racines ?
Décide-toi Duo ; Heero n'est pas comme Treize, ça paraît tellement logique.
A force de me poser cette fameuse question : « Est-ce que je peux m'installer ou pas à ses côtés ? », je finis par me convaincre de remplir l'espace qu'il m'avait réservé.
Bien vite, sa chaleur me procura un sentiment de sécurité et ce fut comme par instinct que je me blotti contre lui. Je ne pensais plus qu'à une chose : préserver davantage ce rapprochement de nos deux corps.
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~Heero~
Il se rapprochait de plus en plus de moi, à tel point que je sentis bientôt sa tête se poser contre mon dos et ses bras m'enlacer. Je parvenais même à sentir ses tremblements à travers tout mon corps. Raison d'ailleurs pour laquelle je me retournai délicatement afin de lui faire face. Sous mes yeux se tenait un jeune homme pratiquement endormi qui trahissait bien là l'image du Shinigami qui donnait souvent toute son énergie à tuer lors des divers combats qu'il livrait.
Sa fragilité m'incitant à cela, je ne pu m'empêcher de l'entourer à mon tour de mes bras tandis que ce dernier nicha sa tête au creux de mon épaule.
Nous nous endormîmes ainsi sans le remarquer dans cette position ; Lui avec un sentiment de réconfort et moi avec une soudaine sensation de bien être.
Le lendemain, réveillé par le chant des oiseaux, je réalisais seulement combien cette nuit avait été gênante pour moi ; Mon esprit s'était mêlé à la confusion et je ne cessais de m'étonner de ma réaction de la veille. Que m'arrivait-il pour que je me sente aussi bizarre en sa présence ? C'était comme si je ne pouvais plus contrôler mes sens rien qu'en le sentant proche de moi.
Dire que je me retrouvais actuellement avec un baka natté partageant mon lit et qui plus est dans une position qui n'était faite que pour me gêner un peu plus.
Je devais me reprendre, ça ne me ressemblait pas d'autant m'égarer dans mes songes. Si le professeur J apprenait la nouvelle, il ne serait certes pas très consentant.
En un bref instant, je fus debout et rejoignis les autres après avoir revêtit une chemise blanche et un simple jeans. J'avais pris la précaution de ne pas réveiller Duo vu que je désirais parler aux trois pilotes restants de la planque.
_ Bien dormi Heero ? Me salua Quatre à mon entrée dans la cuisine.
_ Oui, merci.
_ Duo n'est pas encore levé ?
_ J'ai préféré le laisser dormir.
_ Tu as bien fait ! C'est vrai que l'entraînement du professeur G a dû
beaucoup le fatiguer.
Son ton m'avait paru tellement hésitant. J'en eu subitement l'impression que ça cachait une vérité qu'il s'efforçait de camoufler sous de faux airs. A mon avis, il en savait plus qu'il ne voulait le montrer, ce qui me forçait à continuer mon propre jugement par rapport à l'américain.
_ Vous ne trouvez pas que Duo a changé depuis qu'il est revenu ?
_ Que veux-tu dire par là ? Demanda Trowa en me jetant un coup d'?il
intéressé.
_ C'est juste que je trouve son comportement étrange.
_ Tu sais combien il peut être difficile de comprendre son humour des
fois.
_ Hum. Tu n'as rien ressenti de spécial Quatre ?
_ C'est-à-dire que j'ai du mal à lire en Duo, on dirait qu'une barrière
m'empêche d'accéder à son esprit.
_ Je persiste à vouloir comprendre. . .
_ A vouloir comprendre quoi ?
Un calme plat s'installa quand la personne qui venait de prononcer ces paroles apparue dans l'entrebâillement de la porte. Il s'agissait évidemment de Duo.
Pris au dépourvu, je me retrouvais, moi le soldat parfait, dans l'incapacité de prononcer le moindre mot.
_ Aurais-tu perdu ta langue Hee-chan ? Quoique ça ne changerait pas de
l'habitude !
_ Omae. . .
_ . . . O korosu, je sais ! Tu veux que je te dise ? Enregistre-moi cette
phrase sur cassette. Je me la repasserai en boucle rien que pour entendre
le son de ta mélodieuse voix !
Je poussai un soupir de résignation. Je savais d'avance que je n'avais aucune chance à ce petit jeu.
La journée se passa d'ailleurs de cette façon comme les jours qui suivirent ; Duo restait sur son humour, Quatre paraissait toujours vouloir garder son secret, quant à moi, je ne savais plus de quelle manière agir.
Cependant, il arriva un moment où je surpris une conversation que je n'aurais sans doute jamais dû surprendre. Celle-ci provoqua une réaction de ma part dont le reste du groupe n'en subit par la suite qu'une lourde tension et un brusque changement de penser.
_ Je ne vois vraiment pas où tu veux en venir.
_ Duo, ne me prends pas pour un idiot. Je te rappelle tout de même que je
suis la dernière personne que tu as côtoyé avant de partir.
_ Viens en directement au but Quatre !
_ Tu n'étais pas chez le professeur G, n'est-ce pas ?
_ Possible.
_ Ne prends pas cette mine désapprobatrice et écoute-moi bon sang !
Pourquoi n'es-tu pas revenu en même temps que Heero ?
_ Tu veux vraiment le savoir ?
_ Oui.
_ J'ai conclu un pacte avec Treize pour le libérer. Voilà, tu es
content !?
Après cela, une rage folle s'empara de moi, au point que je surgis dans la pièce, empoignant Duo par le col de sa chemise. Quatre n'en resta qu'abasourdi après que je ne l'eu bousculé.
_ Qu'as-tu osé faire !? M'écriais-je.
_ Heero calme-toi, dit le blond apparemment paniqué.
_ Et dire que je te considérais comme le pilote le plus compétant, tu me
déçois profondément ! J'aurais très bien pu me débrouiller seul ! Mets-
toi ça une bonne fois pour toute dans la tête, je n'ai pas besoin de
l'aide d'un baka !!!
L'expression de son visage se fit tout à coup grave alors qu'il me fixait méchamment, droit dans les yeux.
_ A mon tour maintenant. . . Si je n'avais pas été te chercher, tu serais
toujours leur prisonnier et qui sait le sort qu'ils t'auraient réservé.
Je ne t'ai rien fait et tu t'en prends à moi, tu devrais me remercier au
lieu de m'enguirlander comme tu le fais. . . en fin de compte, je me
demande pourquoi j'ai fait ça, tu ne le mérites pas. Tu n'es qu'un
égoïste, tu ne mérites même pas qu'on se préoccupe de ta misérable vie!
Tu n'éprouves pas l'once d'un sentiment et tu voudrais me donner des
leçons sur ma façon de me conduire avec toi. Si je suis un baka, sache
que tu n'es pas beaucoup mieux !!!
_ Je ne t'ai jamais rien demandé !
_ Tu n'es qu'un crétin Heero, tu ne vaux pas l'air que tu respires !
_ Tais-toi !!!
_ Pas question !!!
La tension ayant atteint son maximum, je ne pu me contenir plus longtemps ; Mon poing vint s'abattre contre sa joue et il se retrouva brutalement projeté par-terre. Il n'en fut que plus vexé.
Quand il se releva, ce fut pour me jeter un regard d'autant plus noir avant de me cracher les trois mots qui changèrent complètement ma façon de le voir.
_ Je te deteste.
Après quoi, il se précipita dans les escaliers, me laissant perplexe. Comment quelqu'un que j'ai incessamment connu drôle et rieur pouvait-il tant se montrer agressif ?
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~Quatre~
Tout s'était produit au ralenti dans ma tête. Je ne m'attendais pas à voir une telle dispute éclater entre eux. Qui aurait deviné que Heero se tenait derrière la porte justement au mauvais moment ?
En ce qui me concernait, je trouvais qu'il avait été assez excessif dans ses dires. De plus, ce geste était de trop.
A n'en pas douter, son destinataire vexé, avait également usé de cet excès de paroles. A présent, il me restait sur le dos un soldat parfait complètement excédé de toute cette colère.
Avait-il seulement conscience du discours qu'il venait de tenir envers Duo ? J'avais toujours cru qu'il était capable de se fixer des limites, mais ses agissements étaient devenus pleinement contradictoires. Le jeune homme calme et effacé venait de me prouver qu'il savait également provoquer les autres. Finalement, cet histoire atteignait le comble de l'ironie. Autant y mettre fin tout de suite.
_ Heero, commençais-je. Tu as été trop loin !
Ce dernier, ayant repris son masque d'impassibilité, esquiva sans mal la réflexion.
_ Il l'avait cherché.
_ Tu exagères, avoue que tu n'y ais pas aller de main morte non plus.
_ Et alors ?
_ Tu ferais mieux de t'excuser.
_ Hors de question ! Je ne lui ai jamais rien demandé !
_ Je t'en prie, parler résout souvent les problèmes.
_ . . .
_ Oubli de temps en temps que tu es le soldat parfait, nous avons aussi
des écarts entre deux missions.
_ . . .
_ Heero !
Il soupira bruyamment avant de répondre.
_ Je le fais uniquement parce que tu me le demandes.
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~Heero~
C'était incroyable de constater qu'on ne peut rien refuser à Quatre. Il parvient malgré nos différents à nous faire entendre raison à chacun.
De ce pas, je me précipitai donc à l'étage, vers la chambre d'un certain américain en espérant qu'il daigne bien vouloir m'écouter.
Cependant, lorsque j'entrai, je ne le trouvais nul part. Sans doute était- il plus blessé par mes paroles que je ne l'aurais imaginé.
C'est alors que je remarquai la porte de la salle de bain entre-ouverte et j'étais tellement perdu entre notre précédente dispute et la discussion que nous nous apprêtions à avoir que je ne m'étais pas aperçu immédiatement du bruit de la douche. Tout bien réfléchi, j'avais l'impression qu'il passait depuis son retour une majeure partie de son temps dessous.
Brusquement, des sanglots me parvinrent. Fallait-il que j'entre afin de vérifier si tout se passait bien ?
Ma réflexion ne fut que de courte durée car j'ouvris finalement la porte sur une image qui me laissa perplexe ; Duo était recroquevillé sur lui même, l'eau se mêlant à ses larmes. Mais la première chose par laquelle je fus particulièrement effrayé, fut ce sang qui s'écoulait depuis son intimité.
Où était passé le clown connu de tous ? Pourquoi n'était-il plus le même ? Il avait tant changé. . .
Je savais à cet instant que la situation venait de prendre une tournure délicate.
Tsuzuku.
