Disclaimer : I don't own Bleach. Bleach ne m'appartient pas. Le sourire de Gin ne m'appartient pas. Je suis très pauvre. Inutile donc de me poursuivre en justice !
Je tiens à remercier Axel Gabriel pour ses reviews et le super mega chat de Bleach fan qui a suivi. Pour les 25 visiteurs du derniers chapitres, je ne mords pas sauf les soirs de pleines lunes et encore. Si vous m'offrez un mille-feuille, j'épargnerais votre vie. J'apprécierais de savoir si vous avez aimé ou pas. Je rappelle que je parle français et anglais. Je comprends un brin d'espagnol et d'italien. J'ai des notions d'allemands. J'ai pris quelques cours de japonais et je comprendrez si vous écrivez en romaji. Je parles créole aussi pour les outremarins qui passerait par là. Bwwahahaa! Vraiment, vous n'avez pas d'excuses lol ! Avec ce chapitre, nous entrons vraisemblablement dans le vif du sujet.
- 4 -
Cet horrible sourire...
Hitsugaya Tōshirō
Capitaine de la dixième division du Gotei 13
Ami d'enfance de Momo Hinamori.
Il est le seul dans la Soul Society à pouvoir faire brûler de la glace dans un ciel sans nuage et il aurait préféré nettement pouvoir marcher sur l'eau à la place.
xXxOxXx
- Il est temps de passer au rapport journalier. Annonça Yamamoto. Soifon-Taicho...
- Notre effectif est au complet et opérationnelle. Les quartiers de Yoruichi Shihouin-Sama ont été rouverts et j'ai personnellement remis son pass d'accès à l'intéressée. La surveillance de la trésorerie de la famille a aussi été suspendue.
- Bien. Félicita Yamamoto. Le central 46 a fortement recommandé au vu des récents évènements de reporter la nomination d'un nouveau capitaine pour la troisième division d'un mois. Le lieutenant Izuru partage fortement ce point de vue dans son rapport. Cette division a perdu 58% de son effectif. Juste avant la guerre, Izuru-fukutaicho enregistrait encore une démission par jour.
Personne ne fit aucun commentaire mais tous écoutaient attentivement. Même Shunsui repoussa son chapeau pour fixer le vieil homme. Hitsugaya croisa le regard furtif du capitaine Kuchiki et grogna intérieurement.
- J'approuve donc le report de nomination. Unohana-Taicho ?
- Nous avons pu renvoyer chez eux 80% des blessés. Hiyori Sarugaki a quitté hier l'infirmerie pour rentrer sur Terre. Le lieutenant Hinamori récupère encore de son opération. Le lieutenant Matsumoto est encore dans un coma profond. Son état est stable. Mais il est impossible de déterminer quand elle sera dans la capacité de se réveiller ou si elle le sera un jour.
Hitsugaya voyait la colère poindre, grandir en lui et s'installer durablement. Singulièrement, il lui fallut faire preuve de beaucoup de maîtrise pour contrôler le niveau de son Reiatsu. Ce fut, peine perdu, parce que le capitaine-général le toisa sévèrement en réprimande. Les autres capitaines présents se tournèrent tous vers lui.
Tōshirō avait fait tant d'erreurs durant la bataille qu'il lui était impossible d'avancer à partir de ce point. A qui pourrait-il confier qu'il n'avait pas pu dormir depuis quinze jours car les visages d'Hinamori et de Rangiku le hantaient ? Il lui semblait qu'il était celui qui avait le plus perdu dans la bataille. Oui, c'était égoïste et immature de penser ainsi. Ils avaient tous perdu beaucoup. Mais son amie d'enfance et son lieutenant, deux personnes qu'il s'était juré de protéger, couché dans un lit d'hôpital et il n'avait rien pu faire pour éviter ça. Il avait échoué à les protéger. Il y avait des jours où il ne pensait plus être digne de porter cette haori. Après une courte pause, Yamamoto poursuivit.
- Il est noté dans le rapport de la deuxième division, co-signé par vous, capitaine Unohana, que le lieutenant Matsumoto souffre d'une diminution critique de son reiatsu résultant d'un usage imprudent de son bankai et des conséquences de son combat contre les fraccions d'Aizen. Comme nous l'avions supposé au départ, Matsumoto possède bien un bankai.
- Le potentiel de son Zanpakutō « Haineko »a triplé en l'espace de quelques heures. Indiqua Soifon.
Hitsugaya serra la mâchoire.
- Hitsugaya-taicho, saviez-vous que le lieutenant Matsumoto possédait un bankai ? Si oui, pourquoi ne pas l'avoir reporté ? Demanda Yamamoto.
Hitsugaya considéra le vieil homme puis toute l'assemblée.
- Je n'en savais rien, Yamamoto-Sotaicho. Depuis l'opération d'infiltration à Karakura, le lieutenant Rangiku avait exprimé le désir de développer le potentiel d'Haineko. Mais jusqu'à la bataille, elle n'était arrivé à rien, son zanpakutō étant réputé pour être l'un des plus difficiles à manier et l'un des plus non-coopératifs du Gotei 13. De plus, si je me souviens bien tous les passages au bankai n'ont pas été consignés dans des rapports.
En disant cela, il balaya la pièce du regard. Il s'arrêta sur Byakuya puis Kenpachi. Cela ne lui ressemblait pas de rejeter la faute sur les autres. D'ailleurs, tout ça ne lui ressemblait. Il n'y avait rien dans cette histoire qui collait avec son éthique.
Byakuya resta apathique et détaché. Kenpachi grogna impatiemment.
- Comme ça, Matsumoto a un bankai ? La belle affaire ? Elle a une bonne descente, la petite, et une sacrée paire de... On peut passer à autre choses !
Un souffle d'air glacé parcourut la pièce au moment où Tōshirō considéra la remarque de Kenpachi. Yamamoto les rappela à l'ordre en relâchant une étincelle de reiatsu à son tour. Cela fit transpirer Jūshirō Ukitake qui essuya son front avec un soupir et une grimace d'embarras.
- Capitaine Zaraki ! Capitaine Hitsugaya ! L'affaire n'est pas à prendre à la légère ! Nous devons tirer des leçons des évènements passés. Nous devons être efficaces et rapide. Nous devons nous montrer prêts à parer à toute éventualité.
Tōshirō baissa la tête, plein de remords. Kenpachi pencha la tête sur le côté mais ne répondit rien.
- A-t-il été possible de reconstituer son bankai ? A-t-on une idée de ces pouvoirs ?
Kurotsuchi prit l'air penaud.
- So-Taicho, je n'ai pas pu faire tous les tests nécessaires... due à certaines sensibilités.
L'homme au masque bleu et or lança un regard en biais vers le jeune prodige qui le lui rendit bien. Toshiro avait refusé que Kurotsuchi ne touche à un seul cheveu de Rangiku et il continuerait de refuser avec ou sans le soutien de Yamamoto.
- Sotaicho, avec tout le respect que je vous dois à vous et cette assemblée, Matsumoto-Fukutaicho est encore ma responsabilité et je crois...
- Je comprends. Intervint Yamamoto, jetant sur lui un regard étonnamment bienveillant. Avec les éléments que vous avez Capitaine Kurotsuchi ? Vos conclusions ?
- Très bien, il semblerait en effet que le bankai de Matsumoto soit capable d'aspirer d'importantes quantités de reiatsu de son environnement proche et de rediriger cette énergie vers son opposant avec des résultats pour le moins stupéfiant. Une telle habilité n'a jamais été répertorié dans toute l'histoire du Gotei 13. Je devrais avoir la possibilité de l'étudié de plus près. Après avoir reconstitués toutes les données prises sur le terrain, tout laisse à supposer que Matsumoto -Fukutaicho aient réussi à ramener l'hostile 18 à la vie.
- Une telle chose est tout bonnement impossible. Rétorqua Soifon. Des données contredisent cette hypothèse.
- L'hostile 18 était déjà mort.
- Il était encore en vie. On ne peut ramener un esprit à la vie.
- Pourquoi prenez-vous la parole ? Vous n'y connaissez rien. Votre expertise se résume à avoir appris à lire. Lança avec dédain le capitaine de la 12ème division.
- Capitaine Kurotsuchi, Capitaine Soifon... Intervint à nouveau le général.
- Tous les témoignages corroborent cette thèse, Capitaine-Général. Gémit Kurotsuchi. Mon étude est la plus fiable.
- Mes services ont fait leur propre enquête, So-Taicho.
Tōshirō grogna avant de tourner la tête vers la porte comme s'il envisageait de prendre la fuite. Il obtint un secours inespéré de la source la plus inattendue.
- Si le lieutenant Matsumoto peut faire ce genre de miracle, c'est le postulant le plus sérieux au grade de capitaine. Intervint Shunsui Kyouraku.
Mais le répit fut de courte durée.
- Mouais ! Ce serait sympa de voir comment elle se débrouille sur le terrain quand elle n'est pas occupé à sauver la vie de son amant !
- Zaraki ! Rugit Hitsugaya.
Le capitaine Unohana posa une main apaisante sur l'épaule du jeune garçon. Yamamoto reprit.
- Le capitaine Kenpachi s'est plutôt exprimé crûment et je suis sûre qu'il regrette ses paroles.
Zaraki ne sembla point bouleversé par le remord. Au contraire, il dévoila une rangée de canines effilées. La cicatrice sur son visage semblait le narguer comme pour défier Tōshirō de lui rajouter des « consœurs ». Finalement, il décida de garder son calme car il n'y avait « rien de nouveau sous la glace ». Zaraki avait toujours été un rustre, un sauvage et un brutal.
- Mais, Hitsugaya-Taicho, j'aimerais vous demander à nouveau d'expliciter devant cette assemblée les relations qu'entretenait le lieutenant Matsumoto avec le prisonnier 18 ?
Hitsugaya soupira. Il n'en savait rien. Il n'avait rien vu. Non, ce serait un mensonge. Mais comment pouvait-il parler de ça sans trahir son amitié avec Rangiku ? Que Rangiku puisse ressentir une quelconque attirance pour un monstrueux personnage sans aucune éthique et aucune moralité comme Gin Ichimaru le dépassait. Il n'avait pas simplement rien vu. Il avait refusé de le voir ou même de le concevoir. Elle aurait pu tout aussi bien passé toutes ces nuits dans les bras du capitaine de la troisième division pendant les vingt dernières années que Tōshirō s'était promis de ne rien voir et de ne pas interférer. Les choses étaient déjà assez compliquées avec Hinamori et Hinamori était une jeune fille simple en comparaison.
Matsumoto était quelqu'un de plus complexe.
Elle portait des masques. Il y avait celui, avec lequel, elle se pavanait le jour. Celui de la séductrice. Tous les hommes de la division et tous les hommes du Sereitei se pâmaient d'amour pour elle et pour ses charmes. Aucun ne lui résistait.
Il y avait celui de la coquette paresseuse qui ne pensait qu'à s'amuser. Elle empilait en permanence des dossiers sur son bureau. Il la retrouvait souvent récupérant de sa gueule bois allongé sur le divan.
Il y avait la mère en elle. Celle qui étreignait ses amis avec force, et tenait toujours à leurs rappeler combien ils comptaient pour elle.
Enfin, il y avait la Matsumoto, mystérieuse, nostalgique, réservé. De temps en temps, il avait vu ce masque. Par exemple, lorsqu'autrefois, ils croisaient ensemble, le capitaine Ichimaru avec Kira dans les couloirs de la première division, et que Tōshirō surprenait son subordonné en train de rougir, captivé par la silhouette fuyante de l'ancien capitaine de la troisième division. Lorsqu'une semaine après la trahison d'Aizen, il avait trouvé Rangiku debout au Sogyouku Hill à l'endroit exacte où Ichimaru, Aizen et Tousen avait disparu par le Garganta, il n'avait rien dit.
Comment résumer leur relation ? Quand il arrivait à peine à résumer Rangiku ? Il n'était pas naïf au point de ne pas savoir ce qui se passait entre un homme et une femme, mais il n'en avait jamais fait l'expérience, et cela restait pour lui, une vague notion distante. Il essaya de se rappeler si dans le comportement d'Ichimaru, il y avait eu des indices des sentiments qui le liaient à Matsumoto. Mais non, tout ce dont il pouvait se souvenir, c'était ses remarques cyniques, ses plaisanteries douteuses, et le malaise qu'il inspirait à tous ceux qu'il croisait. Ce serpent !
Tōshirō se gratta la nuque nerveusement, perdu dans ses pensées. Yamamoto se racla la gorge, lui rappelant qu'il attendait toujours sa réponse.
- Ils étaient amis depuis l'enfance. Matsumoto m'a confié qu'ils ont vécu ensemble dans le Rukongai et sont rentré à l'académie à la même époque.
- Rien que ça ! Ran-chan n'y avait jamais fait allusion ! Ichimaru, non plus ! Quels cachottiers ! Commenta Shunsui comme s'il venait de se réveiller d'un long rêve érotique.
Tout le monde savait que Shunsui Kyouraku était la pire commère du Gotei 13. Il était la dernière personne à qui Tōshirō confierait un secret. Ukitake poussa son ami du coude. Shunsui avait parfois le don de mettre les pieds dans le pas. Pauvre Shiro-chan !
Tōshirō garda la tête baissé.
- Ils étaient encore enfant quand ils ont rejoint l'académie. Tout cela s'est passé bien avant mon arrivée alors je ne vois pas pourquoi je serais le seul à répondre.
Le général Yamamoto leva sa canne en signe d'apaisement.
- C'était une simple question sensé nous éclairer sur les possibles motivations du prisonnier 18. Hitsugaya-Taicho, vous accompagnerez Soifon-Taicho, Kuchiki-Taicho et Ukitake-Taicho pour interroger, le prisonnier 18, Gin Ichimaru, en début d'après-midi. Que vous vous formiez une opinion sur cette affaire sera d'une importance capitale pour évaluer l'implication de Gin Ichimaru dans le complot d'Aizen Sousuke. Bien que reconnu coupable de ce même chef d'accusation avant même la bataille, les évènements nouveau mis à jour, tel que sa tentative de stopper Aizen, nous oblige à revoir le cas de l'ancien capitaine de la troisième division.
Hitsugaya croisa les bras obstinément.
- Mon opinion est toute faite. Ce monstre mérite de passer à l'échafaud. Il ne mérite que la mort.
Yamamoto ne répondit rien et poursuivit.
- Pour conclure cette réunion sur une note plus légère, je vais annoncer les noms des potentiels postulants au grade de capitaine. Comme vous le savez peu sont qualifié pour occuper ces fonctions. D'où l'importance de choisir avec soin les meilleurs. Le premier est le lieutenant Abarai Renji sur recommandation du capitaine Ukitake Jūshirō, approuvé par les capitaines Unohana Retsu, Shunsui Kyouraku, Komamura Sajin, Hitsugaya Tōshirō et moi-même Genryūsai Yamamoto. Il a achevé Bankaï il y a un peu moins d'un an mais a démontré de grandes aptitudes sur le terrain ainsi que de grandes qualités éthiques. Il est en attente du vote final des capitaines. Kuchiki-Taicho, il est à noter que vous n'avez pas encore rendu votre vote ? En tant que supérieur hiérarchique de l'intéressé, avez-vous des réticences particulières ?
Byakuya tourna la tête passivement.
- Non. Outre l'importante différence de pouvoir entre le reste de cette assemblée et le postulant, les occasionnels actes d'insubordination dont il s'est rendu coupable par le passé en temps de crise, et bien sûr son incapacité chronique à remplir les fonctions administratifs les plus basiques, je n'ai aucune réticence concernant l'élection de Renji Abarai au poste de capitaine.
Qu'est-ce qu'il dirait s'il en avait vraiment ? Pensa Tōshirō. Jūshirō et Shunsui, eux, grimacèrent de manière comique devant ce déferlement de louanges caustique. On ne pouvait pas dire que ce qu'avait dit Byakuya plaidait en la faveur de Renji ou qu'il avait été particulièrement tendre avec le jeune garçon.
- Il est médiocre la plupart du temps. Mais possède en effet de grandes qualités de cœur, qui font de lui quelqu'un de loyal et de courageux dans l'adversité, et quelqu'un de simplet, le reste du temps. On pourrait trouver pire. Donc, veuillez noter aussi, So-Taicho, qu'éventuellement je lui réserve mon vote final.
Genryusai resta imperturbable.
- J'ai moi aussi mes réserves concernant les capacités de ce jeune homme. Marmonna Mayuri.
- Hum, je ne voterais pas avant d'avoir éprouvé le morveux sur le terrain ! Annonça Kenpachi avec un ricanement.
- C'est un ancien de ta division. Fit remarquer Jūshirō.
- Et alors, qu'est-ce que t'as contre des retrouvailles ? Grommela Kenpachi.
- Bien. Le deuxième postulant est le « Troisième siège » de la seconde division, Koshinko Geren , actuellement directeur du centre de détention sur proposition de Soifon-Taicho. Il possède un bankaï depuis quatorze ans. C'est son deuxième passage à l'examen.
- Je me porte volontaire pour lui faire passer l'examen. Je vais lui mettre une nouvelle raclée. Ce serait marrant, hein, Soifon s'il se mettait à pleurer comme la dernière fois ? Commenta Kenpachi.
Soifon lui lança un regard mauvais. Yamamoto poursuivit.
- Le troisième postulant est le lieutenant Yachiru Kusajishi sur recommandation de son capitaine Zaraki Kenpachi, approuvé par les capitaines Mayuri Kurotsuchi, Unohana Retsu, Jūshirō Ukitake et moi-même, Genryūsai Yamamoto. C'est sa quatrième présentation de candidature.
- La gamine aimerait bien un haori !
Retsu étouffa un fou rire. Yamamoto continua imperturbable même si une lueur espiègle brillait aussi dans ses yeux.
- Le quatrième postulant est Suki Ichinose. L'aspirant Ichinose est le chef pâtissier du restaurant BentoBu dans la province d'Hokutan dans le Rukongai.
- Pardon ? Intervint Soifon.
- C'est la pâtisserie officielle de la famille royale. Précisa avec enthousiasme le lieutenant Sasakibe. Ils font les meilleurs scones du Sereitei !
- Je ne remettais nullement en doute les qualités de... pâtissier de ce Ichinose ?
- Elle ! Suki Ichinose est une femme ! Vous avez déjà goutées ses beignets surprise ? Lança Ukitake avec entrain.
Sasakibe et Unohana hochèrent la tête.
- Ils explosent en bouche et se marient divinement bien avec le Saké, Rajouta Shunsui.
- Ses scones sont vraiment une merveille, Soifon-Taicho. Une merveille ! Renchérit Sasakibe sur un ton inspiré.
Soifon grimaça avec embarras. Le coup de grâce vint du général Yamamoto.
- Son père Tadashi Ichinose est le meilleur cuisinier de tout le Sereitei. Il a servi 458 ans dans la première division sous mes ordres mais aussi dans la division zéro. Ajouta Yamamoto.
Soifon hocha la tête, les joues rouges.
- Enfin, passons. Le cinquième postulant est le lieutenant du commando d'Elite Kido, Manatsu Dengeki. Elles passeront donc toutes deux l'examen le même jour que Koshinko Geren. Nous avons fait le tour. La session est terminée.
Il avait à peine dit ses mots que Tōshirō se précipita vers la sortie et se dirigea vers l'infirmerie.
- Oh non !
Il pivota vers le capitaine Unohana. Le capitaine de la quatrième division sortit son zanpakutō immédiatement. Et sans avoir besoin de l'appeler par son nom, la raie manta géante se posa dans la cour de la première division.
- Capitaine Soifon, Ukitake, Kuchiki et Hitsugaya, il nous faut nous rendre sur le champ dans les quartiers de ma division !
Kuchiki et Soifon disparurent immédiatement en utilisant le shunpo. Ukitake monta avec Unohana sur la bête. Hitsugaya disparut à son tour et bondit de toit en toit pour aller plus vite.
Ichimaru Gin
Ancien Commandant de l'armée d'Arrancar d'Aizen Sousuke
Ancien Capitaine de la 3ème Division
Ami d'enfance de Matsumoto Rangiku
A évité de peu de mourir en héros martyr et remercie de tout son cœur Rangiku Matsumoto pour ses efforts .
xXxOxXx
Idiote !
Gin avait passé les dix dernières minutes à observer Matsumoto Rangiku paresser ouvertement. La jeune femme n'avait pas ouvert les yeux quand il était entré dans la chambre. La belle aux bois dormant n'avait donné aucun signe de vouloir sortir de son sommeil. Il s'installa sur le rebord du lit de Rangiku avec un soupir. Qu'allait-il bien pouvoir faire d'elle ? Elle avait tout de même l'air si paisible. Bankai. Qui aurait cru qu'elle avait ça en elle ? Gin s'était réveillé après avoir vu la lumière blanche au bout du tunnel sans avoir aucune idée de comment cela avait pu être possible. Il l'avait sous-estimé. Cette femme avait passé son existence à l'attacher comme pour l'empêcher d'avancer, comme pour l'empêcher de passer à autre chose. Elle avait passé sa vie à le retenir, au point de même réussir à lui gâcher sa mort. Qui irait jusque-là pour le retenir prisonnier ? Il observa les bracelets qui supprimaient son reiatsu. Ils n'avaient même pas pu le retenir prisonnier un jour. Il régnait un silence de mort dans la division. On pouvait entendre les battements d'ailes d'une mouche qui s'était posé contre le rebord de la fenêtre. Gin s'allongea à côté d'elle, son visage à quelques centimètres du sien.
« Hé ! Ran-chan ? Tu te souviens le verger ? Les letchis ? Tous les kakis, l'été ? ! J'irais bien y refaire un tour. »
Gin roula vers elle et effleura sa joue du bout des doigts. Puis quand elle n'eut toujours aucune réaction, il joua avec ses cheveux blonds. Haineko reposait dans son fourreau sur la commode. Le zanpakutō vibra avec un cliquetis métallique presque imperceptible. Gin esquissa un sourire.
« Haineko ne m'apprécie toujours pas, hein ? »
Une brise légère fit onduler les draps dans la chambre. Il sentait venir l'orage. Il caressa ses lèvres avec son pouce.
« Tu aurais dû me laisser mourir, Ran-chan. »Dit-il sérieusement.
Il ouvrit les yeux pour lui montrer à quel point il était sérieux. La main de Rangiku était petite, douce et fragile au contact de sa paume rugueuse.
« Maintenant, je vais être obligé de t'emmener cueillir des Kakis alors que je sais pertinemment que tu n'aimes pas ça ! »
Il émit un léger ricanement en pensant à la tête qu'elle ferait dans ces circonstances. Il se redressa à moitié.
« J'ai fait des choses terribles, tu n'as pas idée, Ran-chan. » murmura-t-il à son oreille toute trace d'amusement disparu. L'air se cristallisa dans la pièce. Un nuage de buée se forma autour de sa bouche.
Gin ferma les yeux avec une grimace. Il effleura les boucles de Rangiku.
« C'était vraiment idiot ! »
Il n'avait pas plutôt dit ses mots que la lame froide d'un zanpakutō lui caressa le cou.
« Ne la touche pas ! Éloigne-toi d'elle Ichimaru ! » Ordonna Tōshirō Hitsugaya.
« Capitaine Hitsugaya. »Salua-t-il en éloignant la lame de Hyourinmaru de sa jugulaire avec l'index. « Il ne faut pas faire tant de bruit ! Nous sommes dans un hôpital ! »
Hitsugaya repris son élan et Hyourinmaru souffla un nouveau courant d'air à quelques centimètres de sa tête. Une main sur celle du capitaine Hitsugaya , Jūshirō Ukitake avait dévié la trajectoire du Zanpakutō de quelques millimètres. Il obligea aussi Tōshirō à baisser son arme.
Byakuya Kuchiki resta calmement devant la porte de la chambre. Unohana entra dans la pièce rapidement, le visage fermé.
- Ils sont tous en vie. Sonné mais en vie. Tu as utilisé l'Hakuda, n'est-ce pas ?
Gin haussa les épaules. Il bondit du lit avec un sourire. Unohana n'avait pas l'air de partager sa bonne humeur. Elle croisa les bras devant elle.
- Je suis sûr que c'est le moment où je crie « Surprise, je vous ai eue ! »? Prenons le thé tous ensemble !
Retsu le fusilla du regard.
- Isane s'occupe de tout, Jūshirō. Mais Kochinko Geren et plusieurs de ses hommes ont été transféré aux soins intensifs. C'est lui qui a le plus souffert mais il devrait s'en sortir après un peu de repos. Soifon-Taicho est avec lui.
Gin se pencha en avant.
- Vous saviez qu'il voulait sortir son bankai ? Qui agit de la sorte dans un hôpital ? Il y a des patients ici ! Des gens qui se reposent ! s'exclama Gin, feignant l'indignation.
- Est-ce qu'il va bien ? Demanda Jūshirō. Pourra-t-il passer l'examen ?
- Je crains que non. Il est très affaibli.
Gin se mit à ricaner.
- Vous plaisantez ? J'ai neutralisé le « nouveau moi » ! Oh je suis confus ! Toutes mes excuses !
- Laissez-moi l'exécuter ! Hurla Tōshirō.
- Tu as bien grandi, Hitsugaya ! fit remarquer Gin avec un clin d'œil malicieux. Je suis content !
Hitsugaya fit un nouveau pas en avant et d'instinct, Gin se plaça devant le lit, devant Rangiku. Le petit capitaine avait un tempérament volatile, il suffirait d'un rien pour qu'il ne fasse une bêtise. Une bêtise comme celle qui avait pratiquement coûté la vie à Hinamori. Il tourna brièvement la tête vers elle pour vérifier si elle dormait toujours à poing fermés. La jeune femme n'avait pas bougé. Un courant d'air froid traversa la pièce. Jūshirō avait vu faire Gin. Il le regardait maintenant curieusement. Un air de compréhension passa sur son visage. Le capitaine de la division 13 passa devant Hitsugaya et se mit entre les deux hommes de la vie de Rangiku Matsumoto.
- Tu ne devrais pas être là, Gin. Dit-il simplement.
- Moi, je voulais juste rendre visite à une vieille amie. C'est lui qui a sorti son zanpakutō. C'est dangereux ! Ça coupe ! Il pourrait se blesser...ou blesser quelqu'un. Un accident est si vite arrivé !
Hyourinmaru gagna quelques centimètres et se rapprocha dangereusement de son visage, au point d'effleurer un de ces cils. Il ouvrit l'œil droit avec moquerie pour apprécier la distance. Ukitake repoussa gentiment Hitsugaya en arrière. Une brise ébouriffa les cheveux argentés de Gin.
L'homme montra les menottes qu'ils portaient encore.
- Je suis sans défense. Je n'ai même pas assez de reiatsu pour me sauver d'ici.
- Tu n'en as pas eu besoin pour neutraliser tous les membres de ma division.
- Oh ça, Unohana-Taicho ! Pff ! C'était plutôt facile ! Ça ne mérite aucun éloge ! Vous vous souvenez encore quand la semaine dernière, je m'attelais à provoquer l'apocalypse ! Ça c'était un vrai défi !
Son sourire glaça le sang du capitaine de la quatrième division qui recula.
- Ichimaru, vas-tu nous suivre calmement au Senzaikyū ? Demanda Jūshirō, la main sur son zanpakutō. Nous avons des questions à te poser ?
- Nous perdons notre temps ! C'est un monstre !
- Hitsugaya-Taicho, rappela Unohana. Les ordres du capitaine-général sont clairs.
- C'est de ta faute ! C'est à cause de toi qu'elle est dans cet état !
- Tu crois que je ne sais pas ! Rétorqua Gin.
Toute trace de taquinerie avait disparu de sa voix. Il croisa le regard d'Hitsugaya, les yeux grands ouverts. Il les observa tous sur un pied d'égalité. Il vit le jeune garçon se raviser et reculer.
Gin se tourna alors vers Byakuya Kuchiki. Ce dernier n'avait rien dit et il n'avait pas bougé d'un millimètre depuis qu'il était arrivé. Mais il pouvait sentir le reiatsu de ce dernier dangereusement menaçant sous la surface.
- Bien sûr, je veux bien vous suivre. Je n'ai rien d'autre à faire de toute manière.
