Vous ne l'attendiez plus mais me revoici

Vous ne l'attendiez plus mais me revoici ! Je suis juste partie en Chine avec homme et bébé pendant quelques mois, et j'avais du coup peu de temps à consacrer à ma fan fic !

Merci pour vos reviews ! Je vais tâcher d'être un peu plus présente sur le site pour vous poster environ un chapitre par semaine (le vendredi certainement, c'est le jour où j'ai le plus de disponibilité).

«Sara ? Je peux entrer ? Demanda Grissom timidement, la tête passée dans l'entrebâillement.

Oui, bien sûr. Que se passe-t'il ?

J'ai croisé les garçons au café du rez de chaussée, et ils m'ont dit que vous aviez été opérée ce matin...

Oui mais rien de grave, juste une ponction, j'avais du liquide dans les poumons et il fallait l'enlever. Je vais beaucoup maintenant.

Du liquide dans les poumons ? Mais qu'avez-vous donc comme maladie ?

Rien d'extraordinaire, et surtout rien qu'un peu de repos ne saura guérir.

Vous ne voulez pas me le dire ?

Non.

Grissom se sentit plus blessé qu'il ne voulait bien l'admettre. Il continua donc à discuter de tout et de rien, et s'en alla rapidement. Il regrettait que Sara ne lui fasse pas assez confiance pour discuter avec lui de son état de santé, mais étant donné la façon dont il l'avait toujours repoussé, éloigné de lui, il ne pouvait légitimement pas en demander plus. Et de toute façon, ça n'était sans doute rien, une angine qui aurait mal tournée faute d'être prise au sérieux. Le genre de chose que Sara aurait ignoré volontairement, toute à son travail. Il soupira et retourna travailler.

Le lendemain, Sara appela Greg au téléphone chez lui. Une voix ensommeillée lui répondit.

«Pardon je t'ai réveillé ? Je n'ai pas fait attention à l'heure !

-Mouiii, je venais juste de me coucher on a eu une rude nuit. Enfin, comment vas-tu ?

-Très bien ! Si bien que le médecin vient de me signer mon bon de sortie, il dit que ce n'est rien; que je peux rentrer me reposer chez moi.

-C'est super ! Je dois venir te chercher ?

-S'il te plaît. Ils disent qu'ils ne me laisseront pas sortir seule.

-OK j'arrive. Prépare toi je suis là dans une demie heure.

-Merci ! Heureusement que je t'ai !»

Greg arriva comme promis, et après avoir signé les papiers et récupéré l'ordonnance, ils se dirigèrent vers la pharmacie, en marchant tranquillement. L'air du matin était frais et annonçait l'hiver. Sara respirait à pleins poumons.

« Je ne me rendais pas compte que j'avais tant de mal à respirer. C'est venu tout doucement, je ne m'en apercevais pas.

Tu devrais prendre plus soin de toi, tu sais. Tu apporte trop d'intérêt à ton travail.

Je ne devrais pas ?

Pas au détriment de ta santé. Tu ne m'as même pas dit ce que tu as vraiment.

Sara décida d'éluder la question :

On arrive à la pharmacie.

Elle parut gênée tout d'un coup et se tourna vers Greg, les yeux au sol :

Je n'ai pas vraiment besoin de ces médicaments, je vais bien, vraiment.

C'est ça ! Les médecins t'ont donné une ordonnance juste pour le plaisir de gaspiller du papier ! On va aller chercher ces médocs et tu les prendras comme il faut même si je dois te les donner de force !»

Ils entrèrent donc et donnèrent l'ordonnance au pharmacien qui les reçut. Il regarda Sara d'un air un peu surpris avant de dire :

«Ce sont des médicaments qui sont donnés en milieu hospitalier, habituellement. Ce ne sont pas des doses minimes et ces cachets peuvent être dangereux s'ils sont mal pris. Soyez prudente, respectez les doses et les horaires.»

Greg regardait s'empiler les flacons sur le comptoir sans trop croire que tous ceux-ci étaient destinés à Sara pour une maladie pas tout grave, ainsi qu'elle l'avait laissé entendre. Mais il ne dit rien, et raccompagna Sara chez elle en silence.

Une fois arrivés, il forçat un peu le passage pour s'incruster chez la brune. Il devait savoir ce qu'elle avait. Sara ne disait rien. Elle afficha son ordonnance sur son frigidaire avec un aimant pour paraître bien sérieuse. Elle prit les deux gélules recommandées pour midi devant Greg et vint se planter devant lui en ouvrant grand la bouche, afin de lui faire voir qu'elle les avait bien avalés. Alors qu'elle pensait que cela le ferait rire, il esquissa à peine un rictus et lui demanda de venir s'assoir près de lui. Avec mauvaise grâce, bien consciente qu'elle allait avoir droit à la fois à une bonne discussion et à un sermon, elle s'exécuta.

«Dis-moi ce que tu as vraiment, ce que les médecins t'ont dit.

-Écoute, je n'ai pas envie d'en parler. En parler ne changera rien et je te promets de prendre mes médicaments comme il faut.

-Çà ne suffit pas. Je veux vraiment savoir. Ne joue pas la carte du secret médical avec moi, s'il te plaît. On est amis, proches amis. Si tu ne veux pas que d'autre le sachent, je saurai tenir ma langue. Mais ne me prends pas pour un gars naïf. Tous ces médicaments et cette mise en garde du pharmacien... Tu n'as pas «rien».

-Non je n'ai pas rien. Mais pour ce que j'ai, il n'y a pas de traitement qui guérit, on ne peut que tenter un traitement palliatif des symptômes. (Désolée d'avance sur ce coup, ça m'étonnerait qu'on le dise ainsi en français !)

-C'est grave ?

-Greg, j'ai un cancer».

Vous allez me détester ! En même temps ce sont les gens les plus friands de ce genre d'histoire dramatique qui fustigent le plus ceux qui les écrivent !

A la semaine prochaine si vous le voulez bien ! Bon weekend !