90 ans plus tard.
Partie 4.
Point de vue de Bella.
3 mois plus tard, soit le 13 septembre 1918.
« Bonne fête, Bella. » Comme j'aurais voulu qu'Edward me le dise aujourd'hui, mais non, je ne pourrais plus jamais le voir. Je ne pourrais plus jamais entendre sa douce voix veloutée. Mon Edward est partie à jamais.
Je ne pourrais plus jamais me promener les mains dans ses cheveux cuivre toujours désordonnés. Je ne pourrais plus me perdre dans ses yeux verts émeraude brillants. Plus jamais me coller contre lui dans ses bras protecteurs. Plus jamais qu'il me fasse l'amour avec tendresse et passion.
Un mois après notre mariage, mon mari est tombé malade. Il a attrapé la Grippe Espagnol qui ravage la ville de Chicago. Le virus est tellement mortel qu'une semaine à peine que mon mari a eu le diagnostic que la maladie l'a emportée en même temps que sa mère. Son père a rendu l'âme deux jours plus tôt.
Je n'ai pas pu rester auprès de son chevet puisque je m'évanouissais à toutes les fois que je vois une aiguille ou du sang. Je n'ai pas attrapé la maladie puisque j'attends mon premier enfant. Le bébé m'a protégé de la maladie. Si j'avais su que je serais protégée, j'aurais aimé mieux succomber en même temps que mon âme-sœur.
Je voulais l'annoncer à Edward le jour où j'ai appris qu'il avait succombé durant la nuit. Je me suis effondrée. Je ne pouvais avoir cet enfant sans lui. Ce projet d'avoir des enfants était avec lui, sans lui, ça ne peut pas marcher. Ma mère m'a ramené à Seattle deux mois, mais je voulais revoir mes souvenirs. L'enfant que je porte doit connaître son père même s'il est parti à jamais.
Je vais à l'endroit de son repos éternel soit au cimetière. Je vais voir sa pierre tombale. Il n'a pas eu de service rituel en tant que telle en raison qu'il avait dû être enterré immédiatement avant de propager l'épidémie.
" Edward Anthony Masen Junior
20 juin 1901 – 28 juillet 1918
Époux bien-aimé et fière fils
Tu vas être dans notre cœur pour toujours. "
J'accroupis sous le poids du chagrin. Je sais que je dois vivre pour 3e, mais sans la présence d'Edward, c'est difficile. C'était mon âme-sœur, je me sens vide sans lui. Je suis sûre que je ne vais jamais aimer d'autres hommes. Je ne me le permettrais pas.
Je caresse ma bedaine en parlant d'Edward à 3e, qui a maintenant 3 mois. C'est assuré que je vais appeler mon bébé le même nom que son père. Je dois au moins ça à mon Edward. Je sais qu'Edward n'a jamais aimé son junior de son nom, mais je dois honorer sa mémoire avec notre futur fils. J'espère grandement avoir un garçon.
Je n'entends pas la personne arriver, mais je sens des bras froids me prendre sèchement et des dents s'enfoncer dans mon cou. Je ne cherche pas à me défendre. Si je dois mourir, tant pis, je vais revoir mon Edward dans les cieux. Étant donné que je suis faible à cause de la perte d'Edward, je tombe immédiatement dans l'inconscience. Tout devient noir, mais aussi très chaud. Ça va devenir le point tournant de ma vie.
