Hey. Vraiment désolée, je sais que ça fait presque deux mois. ;_; Je passe mon temps à écrire et réécrire mes chapitres pour cette fic, et sans l'aide de Bymeha (Nihihihi ;_; Merci encore !) qu'est trop koule, je serais sûrement encore en train de ramer.
Bonne lecture, et encore désolée ! (Si Azuma est avec moi, je mettrais beaucoup moins de temps pour le prochain)
Petit coucou aux filles de la SPPS ! Rouge Cendre parce que (si tu insistes) t'es ma Rogounette d'amour trop sadique et horrible, Iris JR parce que tu suis Rogounette sur la voie du sadisme, et que tu est mon dieu des reviews. Adelheid Pride parce que tes interventions sont juste épiques. Spherebleue parce que t'es un chatgarou. Hudgi Ny parce que je n'ai toujours pas ton mail, et qu'il faut que je te rende ton chapitre que j'ai corrigé depuis belle lurette. Youwan parce que j'aime ton OS sur Cloud et Zack, et que vive les nouvelles. Melody05, parce que j'aime les apprentis RoYuistes. *pan*et que c'est super de savoir que cette fic te plaît, merci pour ton soutien ;) Baella, parce que j'ai failli m'étouffer devant ton dernier drabble (t'as de ces idées, sérieux XD) et Awaix, parce que si tu n'est pas encore fan du RoYu, dépêche toi d'en lire, ma chère keupine de SaruMi. 8D
Et puis (parce que je pense aussi à toi, faut pas croire, même si je doute que tu passes un jour par là, ah là, là. Yaoi powa, je te comprends.) UsagiOnee-chan, parce que voilà la preuve que Rogue ne finira pas vieille fille ou la tête sur un piquet 8D
Disclaimer : Fairy Tail appartient à Hiro Mashima. *se mouche dans une chaussette*
Une nouvelle fois assis sur la banquette crasseuse de cet affreux autobus magique, Rogue regardait les gouttes d'eau dégouliner sur la vitre embuée.
Ses pensées étaient similaires au temps qui s'abattait sur Crocus. Grises et froides.
Les paupières closes, le mage de Sabertooth tentait tant bien que mal de ne pas tourner de l'oeil. Il était incapable de dire ce qui lui donnait le plus envie de vomir, entre sa guilde et ce maudit autobus.
Les gouttes d'eau s'écrasaient sur le pare-brise, balayé à intervalles réguliers par les essuie-glace. Le mage de l'ombre ferma les yeux. Il avait l'impression que son monde s'effritait.
Ce rempart d'impassibilité et d'indifférence qu'il s'était créé semblait vaciller, et il détestait ça. Il lui avait fallu du temps pour intégrer Sabertooth, et adhérer à ses principes. Les amis n'avaient aucune importance, seule comptait la puissance. Il se moquait éperdument du reste. Rogue n'avait pas envie de côtoyer des gens qu'il détestait, il n'avait pas envie de se forcer à sourire à une bande de crétins qui lui souriraient tout aussi hypocritement. Cette vie solitaire lui convenait, il n'avait jamais voulu ni espérer plus.
Rogue sentait que son bouclier de ténèbres se fissurait, qu'il finirait par éclater. Et il détestait ça. Il détestait qu'on fasse attention à lui, il n'avait besoin de personne. La compagnie de Frosch lui suffisait amplement.
Mais après tout, étais-ce bien ce qu'il voulait ? N'était-il pas capable d'être heureux, tout comme Gajil et ses amis ? Le mage de l'ombre secoua la tête, rejetant fermement cette idée. Et puis quoi encore.
Les branches des arbres se balançaient, frappés par les rafales du vent. La lueur des révèrbères faisait luire les trottoirs cendrés, faisant miroiter leur lumière factice dans chacune des flaques. Et lui, il observait cette désolation au milieu de laquelle se levait la brume.
Il observait le monde à travers une vitre. Une vitre qui l'empêchait de se perdre, mais une vitre qui le coupait de toute conscience de ce qui l'entourait. Une simple vitre embuée. Un peu comme lui. Rogue était embué par sa solitude, il était privé de toute sensibilité par son silence.
Le dragon slayer se leva, l'air conditionné de l'habitacle se faisant soudainement irrespirable. Ses doigts se refermèrent instinctivement sur la rampe, et au virage suivant, il était dehors, ignorant le conducteur qui lui hurlait quelque chose qui devait ressembler à un cri d'incrédulité, face à un de ses passagers qui descendait n'importe où.
Il allait rentrer complètement trempé, mais il s'en foutait. Respirant l'air frais à plein poumons, le dragon slayer se mit à courir, ses bottes métalliques soulevant des gerbes d'eau sur son passage. Des flaques s'étalaient sur le sol glissant, et il faillit trébucher plus d'une fois.
La pluie lui fouettait le visage, lui brouillant parfois la vue. Les nuages s'amoncelaient au dessus de Crocus, et quelque chose lui disait que cette averse allait finir en orage. Il haussa les épaules, et poursuivit sa course. Les pas du dragon slayer résonnaient faiblement sur le sol détrempé, sa cape sombre flottant derrière lui comme les ailes d'un ange aux plumes d'obsidienne.
Il voulait rentrer chez lui, il voulait s'échapper de la cage de verre opaque à la fois protectrice et étouffante qu'était sa solitude.
Alors il courrait.
Il courrait parce que ça lui faisait du bien, lui qui avait passé la journée assis dans les tribunes. Il courait parce qu'il avait l'impression désagréable de fuir quelque chose, quelque chose qu'il ne parvenait pas à cerner. Quelque chose qui lui faisait peur. Quelque chose à quoi il voulait échapper.
Il courait, et seuls les ténèbres accompagnaient sa course. Il courrait, parce qu'il ne voulait pas se demander si cela lui suffisait, si les battements de son coeur étaient les seuls sons qu'il voulait entendre percer le calme de son monde muet.
Il courrait, se rendant lentement conscience qu'il aurait peut être voulu qu'un quelconque soleil disperse ses nuages. Qu'une quelconque lumière balaye ses ténèbres.
Mais peut être pas n'importe laquelle.
Et il courrait parce qu'il ne voulait pas y penser.
Seul dans les rues de plus en plus sombres de Crocus, il courrait.
Yukino jeta un oeil à la pendule suspendue dans la cuisine. Cela ferait bientôt une heure que la dernière épreuve du tournoi avait pris fin.
La constellationniste était assise sur l'une des chaises de la salle à manger, et ses doigts pianotaient rêveusement sur le bois de la table.
Et elle réfléchissait. Elle réfléchissait à ces trois mages qui la traquaient, elle cherchait la moindre chose qui puisse les pousser à lui en vouloir. Elle retournait le problème dans tous le sens, il n'en était que plus obscur.
Elle songeait qu'il était déjà tard, et que Rogue n'était pas rentré. Rogue autour duquel un mystère planait constamment. Rogue qui lui avait a peine adressé la parole en une année, Rogue qui l'avait probablement sauvée.
Elle pensait à Frosch, qui lui tirait silencieusement les cheveux. Frosch qui avait toujours été gentille avec elle, Frosch sans qui elle n'aurait sans doute jamais su comment se comporter vis à vis de Rogue.
Elle réfléchissait trop, parce qu'elle n'avait rien de mieux à faire, a part replacer distraitement les couverts perpendiculairement au bord de la table.
-Yukino-chan ?
La voix douce de Frosch, qui était assise sur sa tête, tira la constellationiste de ses rêveries.
-Mm ? réagit-elle distraitement, toujours perdue dans la contemplation monotone des aiguilles de cuivres qui poursuivaient leur lente course mécanique.
-Ce n'est pas la peine de t'inquiéter, Rogue-kun a sans doute été se promener un peu.
Yukino sourit. Frosch lisait décidément en elle comme dans un livre ouvert.
-Sous la pluie ?
Frosch haussa les épaules et se replongea dans la passionnante contemplation des cheveux de la constellationiste.
La porte s'ouvrit dans un cliquetis métallique, sur un Rogue trempé jusqu'au os. Il essuya ses pieds sur le paillasson, avant de renoncer, et d'ôter ses chaussures dégoulinantes pour les laisser au milieu d'une flaque en plein milieu de l'entrée.
Il s'occuperait de ça plus tard. De se sécher, aussi. Il en aurai tout le temps une fois l'estomac rempli.
Le dragon slayer eut a peine le temps de se demander d'où pouvait bien venir cette appétissante odeur de tarte aux pommes, quand Frosch lui fonça sans ménagement dans l'estomac, accompagné d'un « Rogue-kuuuuuuuuuuun » retentissant.
Son regard s'éleva jusqu'à rencontrer celui de la constellationiste, appuyée contre le chambranle de la porte.
-Bonsoir, Rogue-kun.
-Rogue est tout mouillé. se plaignit Frosch, qui avait vaguement l'impression que son ami avait pris une douche tout habillé.
Rogue soupira, en serrant son exceed contre lui. Parfois ça faisait du bien, de savoir qu'on était pas totalement seul.
-Bonsoir, Yukino.
Sa voix devait sonner faux. Sûrement. Rien, dans le ton qu'il avait employé, ne pouvait faire transparaître le soulagement que le fait d'être rentré lui procurait. Sans être hostile, il était dénué d'émotion, pratiquement prononcé dans un soupir.
Les yeux du dragon slayer se posèrent sur le gâteau qui trônait au milieu de la table.
Parce qu'il aimait les pommes, et qu'elle n'avait pas pu le deviner, qu'elle l'avait certainement faite avec Frosch. Pour lui. Parce qu'elle pensait que ça lui ferait plaisir. Et ça le gênait. Ça le gênait terriblement, justement parce que ça lui faisait plaisir, et qu'il ne se souvenait pas de la dernière personne qui avait eu ce genre d'attention à son égard.
Alors, un mot -un seul- franchit ses lèvres.
-Merci.
Un regard. Un regard par lequel il espérait remplacer le vide de ses paroles. Ou peut être pas. Peut être qu'il ne voulait pas qu'elle le comprenne, finalement. Même s'il commençait à se douter qu'il était trop tard pour s'enfermer de nouveau dans sa cage obscure. Parce qu'elle lui en faisait lentement perdre l'envie, comme s'il se réveillait d'un siècle passé dans les abysses de la solitude, et qu'il apercevait a peine les formes lumineuses indistinctes du monde qui l'entourait a travers la surface miroitante de la surface. Et qu'il se rendait compte que même les écailles d'un dragon n'étaient pas indestructibles.
Un regard lourd de pensées, auquel elle répondit par un sourire.
Un sourire adorable. Un sourire qui faisait sourire Frosch. Parce qu'elle étaient toutes les deux heureuses que ça lui plaise. Un sourire qui lui aurait presque donné envie de sourire, lui aussi.
Mais il ne sourit pas. Il reporta son regard sur son assiette, son regard confortablement caché par ses mèches sombres.
Il s'efforça de se concentrer sur autre chose, tout en ravissant son appétit de dragon slayer. Quelque chose a quoi il pouvait se raccorcher, à quoi il pouvait penser sans se perdre.
Le lendemain. Il se lèverait enfin, après trois jours passés à observer un tournoi qui ne l'intéressait pas. Trois jours passés dans une impatience et une appréhension insupportables.
Il reposa sa fourchette, son regard se perdant inlassablement dans des images qu'il était le seul à voir.
Yukino l'observait discrètement, silencieusement. Il avait l'air tendu. Il l'était probablement. Certainement même. Elle savait que l'ultime combat des quatre dragons slayers aurait lieu le lendemain. Elle sentait qu'il y pensait, parce qu'il semblait encore plus enfermé dans son monde que d'ordinaire.
La constellationiste aurait voulu pouvoir lui parler. Être capable de l'aider comme il l'avait aidée elle. Mais elle se doutait que ça n'aurait servi a rien. Et elle ne voulait pas qu'il s'éloigne a chaque pas qu'elle faisait vers lui.
Alors elle se contenta de le regarder manger cette tarte qu'elle avait faite. En se demandant ce qu'il faisait à ce moment là, s'il regardait toujours le tournoi avec ces yeux blasés qui le caractérisaient. Qu'elle avait littérallement faite en pensant à lui- pour lui. Parce que le simple fait de voir qu'elle avait réussir à lui faire plaisir -quand bien même il n'en laisse rien paraître- la rendait heureuse.
Lorsque le dragon slayer de l'ombre posa un pied sur le sol sablonneux de l'arène, toute trace de vertige s'étant dissipée. Il allait finir par croire qu'il s'habituerait peut être au bus de Casimir (oui, le chauffeur s'appellait Casimir, il avait fini par le retenir), finalement. C'était quand même plus pratique que de marcher une demi heure jusqu'au Domus Flau, et ça restait supportable, pour dix minutes.
Natsu et Gajil émergèrent dans l'arène en même temps qu'eux. Dans cette arène où tous les regards étaient fixés sur eux. Ou chaque spectateur jugerait chacune de leurs attaques, le moindre de leurs paroles, le plus minuscule défaut de leur stratégie. Ce véritable cirque -parce qu'ils se battaient exactement comme des animaux- où ils s'affrontaient tous, dans le simple but de remporter un titre -un stupide titre-, et surtout, de satisfaire les attentes de cette foule avide de sang. Ils n'étaient ni plus ni moins que des outils inconscients de leur rôle permettant aux médias d'attirer les foules, de faire briller le royaume.
Et Rogue n'était pas différent de tous ceux qui avaient dépassé leurs limites dans cette course effrénée pour la gloire. Il avait autant envie qu'eux de gagner, la même appréhension de perdre lui serrait l'estomac. Il était comme eux, à la différence près que son intérêt pour cette compétition s'évanouirait dès l'instant où il aurait fait mordre la poussière à celui qu'il admirait tant, celui qu'il avait toujours rêvé de surpasser.
Rogue Cheney se fichait éperdument de n'être qu'un pion dans leurs Jeux.
C'était le moment. Le moment qu'il avait tant attendu, le moment qu'il avait appréhendé, mais surtout le moment pour lequel il s'était entraîné si durement.
Il vaincrait Gajil.
Cachés sous sa cape, ses doigts tripotaient nerveusement le manche de son katana. Il ne s'en servirait pas. Non, il n'aurait pas besoin de cet artifice de combat pour le vaincre. D'autant plus qu'il n'avait pas tellement envie qu'il finisse entre les dents acérées du dragon slayer du métal.
L'atmosphère était électrique. Son lacrima le picotait douloureusement. Il n'attendait qu'une chose, que cet imbécile de citrouille annonce le début du combat.
Ils voulaient se battre.
Sting voulait combattre, son sourire arrogant dissimulant sa frustration, les poings serrés. Ses pieds soulevaient la poussière claire du sol, sa démarche était trop calme pour être honnête.
Et s'il ne se dépêchait pas, le dragon blanc finirait par buter cette saleté de présentateur.
-Que le combat commence ! La durée est de trente minutes !
A peine ces mots eurent ils retenti dans les hauts parleurs survolant le Domus Flau, que Natsu et Gajil fondirent vers eux.
Le regard écarlate de Rogue croisa celui de son adversaire. Un regard moins déterminé que le sien, mais moins frustré. Un regard dont la couleur lui rappellait plus le feu que le sang, au contraire du sien, bien que la teinte en soit identique. La seconde suivante, un poing aussi dur que le métal percuta sa mâchoire.
Et ses instincts si propres à sa nature de Dragon Slayer reprirent le dessus, anéantissant tout ce qui lui avait permis d'avoir un semblant de raison jusqu'ici.
Je le dis et je le redis, merci Bymeha ! 8D Que ferait la SPPS sans son dévoué DSK ? *PAN*
Merci d'avoir lu, et aussi d'avoir reviewé, ça me fait vraiment plaisir :3
Aeliheart974, Messie, prophète et pape autoproclamée et incontestée du RoYu. (Oui, oui, si ya des volontaires pour le poste de prêtre ou apôtre, dites le moi, que je ne dise pas la messe toute seule XD)
