The Man Who Can't Be Moved
L'œuvre twilight ainsi que ses personnages appartiennent a Stéphenie Meyer
The Man Who Can't Be Moved est une création de Jenny0719
Lien de la fiction originale sur mon profil
Je voudrais dire un grand merci à feliciaD qui me suis sur toute mes fics et qui m'encourage avec son soutien, elle écrit une histoire génial Il s'appelle Edward Cooper allez y faire un tour elle est dans mes favoris.
merci à:
Titie, Robangel, a-single-night, aelita48, Bellaandedwardamour, emichlo, lilli8825, feliciaD, soleil83, elo-didie, amimi31.
non inscrits:
Amandine.
Merci à ma Bêta Miss Lunatik allez faire un tour sur son profil elle traduit de superbe fic
ooooooooooooooo
Chapitre 4
Edward
Je trouvai un banc vide pour m'asseoir et regarder la route en essayant de mettre la main sur la frénésie de pensées et de sentiments qui couraient à travers moi.
Je voulais désespérément être avec elle. Je voulais arrêter de penser à elle comme à mon assistante, Isabella, et commencer à penser à elle comme à ma petite amie, Bella. Je voulais franchir cette ligne ridicule que j'avais tracée pour moi. Ce n'était pas comme si je pensais être rejeté. Je savais qu'elle me voulait autant que je la voulais. L'alchimie naturelle qui coulait entre nous était impossible à nier. Je voulais tout savoir d'elle, de sa couleur préférée jusqu'aux histoires qui se cachaient derrière les cicatrices qu'elle avait eues durant l'enfance. Je voulais même être présenté à ses parents et voir leurs yeux exorbités quand leur fille leur présenterait son petit ami de trente-huit ans.
Mais il y avait beaucoup de choses qui pouvaient aller mal. Elle était mon assistante; j'étais son patron. Si ça ne fonctionnait pas, j'allais devoir chercher une autre assistante, un mal de tête que je n'avais pas envie de ravoir à nouveau. Elle était encore étudiante, dix-sept ans plus jeune que moi. Si la presse avait vent de cela, elle passerait des jours à rapporter la relation scandaleuse d'Edward Masen et de Bella Swan. Elle serait assaillie par les paparazzis impitoyables jusqu'à ce qu'ils trouvent quelque chose de plus important à exploiter. Ensuite, il y avait mon travail lui-même. Les voyages constants pour le tournage du film, puis la promotion du film. J'étais à la maison seulement six mois par ans et j'avais déjà à peine le temps de voir ma famille, et encore moins avoir une sorte de relation. Je ne doutais pas de ce que je donnerais pour elle, pour être avec elle, mais il y avait des exigences contractuelles que j'étais obligé d'effectuer avant de pouvoir même songer à la retraite. Il me faudrait presque un an avant d'être libéré de l'industrie du divertissement si je choisissais de ne pas démarrer un autre projet après Rogue.
J'avais une étrange sensation de malaise à l'estomac en pensant à Bella et moi étant suivis par des photographes quand je l'emmenais dîner. Instinctivement, je savais qu'elle ne voudrait pas de tout cela. Et moi non plus
Je pris ma tête dans mes mains.
C'était tout simplement brillant. Il n'y avait rien que je puisse faire. Je pourrais être orgueilleux et l'aimer de loin, car je savais que c'était exactement ce que je ressentais, mais à cause de ma carrière, je ne pouvais pas l'avoir. Du moins, pas maintenant. Et qui pourrait dire que lorsque mai arriverait et qu'elle serait diplômée, elle aurait encore besoin de moi ou voudrait même continuer à travailler pour moi.
Je réfléchissais beaucoup trop là-dessus. Quelque chose de si fort, si impérieux, ne devrait pas être combattue. Je devrais simplement laisser les choses se faire naturellement et cesser d'être un tel idiot.
Ce que j'allais commencer à faire dès maintenant. Plus besoin de courir, de nous cacher. Dès que je rentrerais de Vancouver, je trouverais un moyen d'être près d'elle, même si c'était d'une manière platonique.
J'arrêtai de me vautrer dans mon chagrin et je retournai à ma voiture. J'arrivai chez moi et trouvai Samson, mais constatai qu'Isabella avait déjà dû partir quand il m'accueillit à la porte.
Je lui donnai de l'affection en lui frottant les oreilles. « Désolé, mon garçon, mais tu ne peux pas continuer à frapper Isabella comme ça. Tu vas lui briser les bras, si tu continues. » Il gémit doucement et se dressa sur ses pattes arrière en appuyant ses pattes avant sur ma poitrine, me léchant le visage pour s'excuser. « Très bien, j'ai compris. Tu es désolé. Maintenant, descends et je vais te donner quelque chose à manger. »
Je lui mis de la nourriture dans son bol et décidai d'aller nettoyer le gâchis, pensant que ça ressemblait beaucoup à l'état actuel de la relation que j'avais avec Isabella à cause de mes bêtises.
Bouleversement
J'allai chercher la pelle et le balai et constatai qu'ils n'étaient pas là. Confus, j'allai dehors et vis Isabella en train de balayer les morceaux de poterie, debout sous la douce lueur des lampes et dos à moi. Je restai sur place, déçus, à la regarder, surpris de la trouver encore ici à cette heure, jusqu'à ce que j'entende un son qui provoqua la déchirure en morceaux de mon cœur.
Son cri.
Je me précipitai vers elle et posai doucement ma main sur son bras, ignorant la secousse agréable qui traversa mon corps.
« Je suis désolé », murmurai-je.
Elle soupira. « Bien », murmura-t-elle.
« Je le suis », insistai-je. « Vraiment très désolé. S'il te plaît ne pleure pas. Je ne voulais pas te blesser. »
Elle s'éloigna de moi et recommença à balayer. « Très bien. Peu importe. »
« Bella, s'il te plaît arrête. Je peux le faire. »
Elle se retourna et me regarda avec une expression féroce. « Très bien. Je vais partir alors. » Elle poussa le balai dans mes mains et commença à s'éloigner.
J'attrapai son bras et la tirai en arrière. « Ne pars pas. Pas comme ça. »
« Pourquoi est-il important que je ne parte pas, Edward? Je suis juste ton assistante », dit-elle avec véhémence. « Que veux-tu de moi? »
« Bella, Je… »
« Arrêtes de m'appeler comme ça! », cria-t-elle. « Tu n'as pas le droit! Une minute, tu es charmant et poli et la minute d'après tu es froid et distant. Un jour tu me touches, et le lendemain tu ne peux même pas me regarder. Et puis ce soir, tu m'a presque embrassé, et une fois que tu as réalisé ce qui s'est presque passé, tu t'es enfuis, comme si c'est la pire chose qui pourrait t'arriver. Si je suis si repoussante, pourquoi te donnes-tu cette peine? »
Furieux qu'elle puisse penser ça, je commençai à objecter, mais elle me prit complètement au dépourvu quand elle fit un pas vers moi et qu'elle poussa son doigt sur ma poitrine.
« Permet-moi de le rendre facile pour toi, Masen. J'ai passé deux semaines à essayer de te comprendre. Mais c'est fini. À partir de maintenant, tu restes loin de moi. Je vais faire mon travail et tu continueras à être mon patron. Mais je ne vais pas m'accrocher à toi. Je ne suis pas une de tes fans amoureuse avec qui tu peux jouer. »
Je ne savais pas s'il fallait que je l'embrasse ou que je lui ricane au visage. J'étais à peu près certain de me pencher plus vers elle.
Je pris sa main et la dirigeai vers le mur. « Penses-tu que c'est facile pour moi? Que je te fais ça intentionnellement? », grondai-je. « Tu penses honnêtement que je pourrais profiter de ça, Isabella? Je te connais depuis deux misérables semaines et déjà, je suis tombé amoureux de toi. » Elle fut bouche bée, quand elle comprit mes dernières paroles.
Je la plaquai contre le mur et fixai mon regard en colère vers elle. « Est-ce ça que tu voulais entendre? Que je me suis battu tout le long pour savoir tout ce qui pourrait mal se passer et toutes les choses qui sont garantis d'aller mal. Je l'ai senti dès le premier instant où je t'ai vu sur le trottoir et que tu m'as rentré dedans. C'est l'une des raisons pour laquelle j'ai été obligé de t'embaucher. Et ça s'est avéré être la meilleure décision que j'ai jamais prise. Tu es une excellente AP, tu fais plus que ce que je te demande presque tous les jours. » Je lui pointai le désordre derrière nous. « Même si ça ne marche pas toujours. »
Je me penchai de sorte que nos nez se touchent presque et je sentis sa poitrine se soulever avec sa respiration laborieuse contre la mienne, me faisant la désirer. Mon sang chauffait comme de la lave en fusion dans mes veines. « Mais il y a encore des choses que tu ne sais pas sur moi, et sur la vie que je mène. »
Son menton pointait en signe de défi, même si ses yeux étaient au bord des larmes et que son corps tremblait. « Comme quoi? »
« Que j'ai trente-huit ans. » Ses yeux s'agrandirent de façon drastique. « Oh, oui. Tu pensais que j'avais quelque chose comme trente-trois, trente-quatre. Mais en fait, j'imagine que je suis plus près de l'âge de tes parents que du tien. Tu veux en savoir encore? »
Je la regardai, sa réaction passa de l'incroyable choc à l'acceptation, alors je continuai. « Que chaque fois que nous sortirons, nous serons suivis par des groupes de paparazzis. Nous créerons le scandale. Edward Masen presque quarante ans craque pour la jeune étudiante de l'USC Isabella Swan. Ta vie ne sera plus jamais la même. Pas tant que tu es avec moi. Sauf, bien sûr, si je te cache à la maison comme si j'avais honte de toi. Fais ton choix », dis-je avec passion. « Donc, tu dois réfléchir à cela avant de me dire si oui ou non tu veux être avec moi. Parce qu'une fois que nous céderons finalement à ça », je fis signe entre nous. « Il n'y a pas de retour en arrière. Jamais. »
Et je savais que c'était la vérité. Je savais qu'une fois que je me donnerais à elle, je ne serais plus la même personne. Je ne pourrais plus me détourner d'elle, aussi longtemps que je vivrais.
Les larmes débordèrent finalement, coulant sur ses joues quand la réalité de ce que signifiait être avec moi s'écroula sur elle. « Je... Je... Je ne sais pas ce que je veux », dit-elle en sanglotant.
Je reculai et pinçai le pont de mon nez, frustré. « Je m'y attendais », soufflai-je fortement. « Rentre chez toi, Bella. J'ai un vol à prendre tôt demain matin et il n'y a évidemment plus rien à dire ce soir. Tu sais comment mettre la main sur moi une fois que ton esprit sera recomposé. »
Je me détournai d'elle et m'occupai des morceaux d'argile qui m'entouraient. « Oh, et Bella? Je ne suis pas un homme extrêmement patient. Mais je vais attendre aussi longtemps que tu en as besoin.»
J'entendis son doux gémissement quand elle sortit par la porte sans jamais la regarder. Dès que je fus certain qu'elle était partie, lorsque je ne pus plus sentir sa présence, je m'effondrai sur le sol et regardai le ciel. Seul le léger bourdonnement de mon portable me fit sortir du brouillard.
Je le regardai et sentis une petite bouffée d'espoir me traverser en lisant le message de Bella.
Fais-moi savoir quand tu débarques que je saches que tu y es en sécurité. S'il te plaît.
Il n'y aura pas de repos pour moi ce soir.
J'étais un désastre ambulant. J'avais donné mon cœur à Bella, en devant partir le lendemain matin sans savoir si mes sentiments étaient à sens unique ou si elle ressentait la même chose que moi
Je ne pouvais pas manger, ni dormir. Je devenais introverti, refusant de m'associer avec l'équipe du film. Je bousillais mes répliques, ratais mes scènes, faisais tout pour ruiner inconsciemment le film, et tout cela à cause d'elle. Parce que j'avais finalement arrêté de me refuser à elle, pour entendre comme torture la réponse « Je ne sais pas ce que je veux. »
Je jouais au squash avec Jacob Black pendant qu'il me parlait après une longue et fatigante journée de tournage.
« Ta nouvelle assistante est chaude », dit Jacob en balançant sa raquette pour lancer la balle contre le mur.
« Mmm », dis-je vaguement. « Dis-moi pourquoi nous jouons de nouveau au squash? », demandai-je en écoutant le son de la balle toucher le mur en revenant vers Jacob.
« Parce qu'il fait quarante-trois degrés dehors, qu'il pleut et que je suis une chatte? » Je le regardai de travers. « Très bien, j'ai déménagé à Los Angeles pour échapper à ce type de temps. D'ailleurs, je pensais que toi trou du cul de britannique aimait ce genre de merde. »
Je roulai des yeux avant de continuer notre va et vient. « Si tu veux me stéréotyper, fait le au moins correctement. Je ne joue pas au squash. J'aime le football et le rugby. Benêt. »
« Benêt », rit-il. « Est-ce que c'est de l'argot britannique? »
« C'est un terme de psychologie. Que dis-tu de crétin à la place? Il vaudrait mieux que tu te remettes en place? » Je frappai la balle avec autant de force que je le pus, et elle passa juste à côté de la tête de Jacob.
« Jésus, vieux fou. Putain de merde, c'est quoi ton problème aujourd'hui? »
Je le foudroyai du regard mais ne répondis rien. « Il te suffit de frapper la balle. »
Il s'exécuta en souriant béatement. « C'est Bella, n'est-ce pas? » Je ne lui répondis pas, ce qui l'encouragea à poursuivre. « Tu es amoureux de cette fille. Pourquoi es-tu si con avec ça? C'est évident qu'elle l'est aussi de toi. »
« Bien », murmurai-je. « Qu'est-ce qui te fais dire ça? »
« Parce que je lui ai demandé de sortir avec moi et elle a refusé. »
« Tu as quoi? », criai-je en me tournant vers lui en état de choc. « Tu… »
Je fus coupé par la balle qui claqua sur ma joue.
« …bâtard », continuai-je en frottant l'endroit où je ressentais une douleur lancinante.
« Aïe. » Il souriait. « Tu dois garder tes yeux sur la balle. »
Les sentiments possessifs que j'avais ressentis refirent surface. Je ne voulais rien d'autre qu'assassiner Jacob Black maintenant.
Je jetai la raquette à travers la salle en colère. « Explique-moi maintenant, Jacob. Avant que je n'abime ton joli visage », dis-je froidement.
« Très bien, calme-toi. » Il fit tourner la raquette dans sa main, et soudain j'aurais bien aimé ne pas avoir jeté la mienne à travers la pièce pour pouvoir le transformer en bouillie avec. « Après que tu sois parti du club avec Tanya, l'amie de Bella, Rosalie, a fait des commentaires sur toi, et Bella s'est retournée contre elle. »
Je le regardai étrangement. « Quoi? »
« Elle a pour ainsi dire défendu ton honneur. Et plutôt bien même. » Il souriait en se remémorant. « Quoi qu'il en soit, elle a claqué la porte du club et je savais que tu ne voudrais pas qu'elle rentre seule… »
« Tu dis vrai. Je n'aurais pas voulu », l'interrompis-je.
Il roula des yeux. « Ouais, donc je lui ai proposé de la ramener chez elle et j'ai commencé à lui parler de toi. Elle a essayé de me le cacher, mais elle est amoureuse de toi. » Il se frotta le cou avec sa main. « Et honnêtement, je ne sais pas pourquoi. Tu es un pompeux d'idiot anglais, et putain tu es plus vieux que les pyramides. »
« Merci pour le compliment, bâtard », dis-je sèchement.
« Tu vois, maintenant pourquoi tu t'obstines à m'appeler chien? Je ne ressemble en rien à l'espèce canine. » Il se désigna largement. « Les filles me trouvent hot. »
« Tu ne m'as pas dit que tu étais de descendance Quileute? », demandai-je irrité.
« Et alors? »
« J'ai fait des recherches un après-midi. » Sa bouche s'ouvrit de surprise. « Je m'ennuyai. Vois-tu la légende dit que vous descendez des loups. Canin. Chien. Meute. Bâtard. Dois-je continuer? », lui dis-je avec un sourire béat. « Maintenant, continues avant que je change d'humeur, et que je te fasse accélérer. »
« Où en étais-je? »
« Elle est amoureuse de moi », dis-je avec impatience.
« Elle l'est. Elle a essayé de nier tout le long du chemin vers son petit appartement, mais je pouvais lire en elle. J'ai donc pensé à lui demander de sortir. Seulement comme une expérience », se précipita-t-il d'ajouter en me voyant serrer les dents de colère. « Je pense qu'elle est magnifique, ne te méprend pas. Mais elle n'est pas mon type. Il n'y a pas… » Il plissa les yeux en pensant à elle. « …l'étincelle. »
J'éclatai de rire. « L'étincelle. Magnifique. » Je m'assis sur le plancher et cachai mon visage dans mes mains. « Dieu. Elle a tout ce dont je puisse rêver chez une femme. Elle est belle, intelligente, sexy, mais sans le vouloir. Elle a la capacité de lier ma langue et de faire littéralement exploser des feux d'artifice à l'intérieur de moi seulement en me touchant. Elle me met en colère au point où je ne sais pas si je veux l'étrangler ou l'embrasser, elle a la capacité de me faire sentir si vivant. C'est tout ce que j'ai appris en deux semaines. Je ne sais rien d'autre sur cette femme. »
« Passion », me dit Jacob avec un clin d'œil. « C'est le truc. Mais pourquoi penses-tu avoir foiré? »
« J'ai foiré parce que je me suis permis de me rapprocher d'elle, pour ensuite la repousser à cause de mon esprit stupide qui est en constante réflexion sur tout, et aussi parce que je doute de moi. Elle pensait que je jouais avec elle. »
« Elle pensait? Au passé? » Je hochais la tête. « Et bien, tu es ici depuis deux semaines déjà. Quand tu rentres. Rampe à ses pieds. Sois romantique. Merde creuse-toi les méninges. »
« Petit problème, Jacob. Je lui ai dit qu'il n'y avait plus rien à dire jusqu'à ce qu'elle décide si elle voulait être avec une star de cinéma britannique de trente-huit ans qui ne peut pas avoir une once de vie privée. Elle est la seule à pouvoir faire le premier pas, après avoir prit sa décision. Jusque là, je vais attendre. »
« Tu as trente-huit ans? », demanda-t-il incrédule. Je le foudroyai du regard. « Pense-t-elle que tu es vieux? »
« Non. »
« Elle ne le pense pas », murmura-t-il. « Elle viendra vers toi. Vous y arriverez tous les deux. Je serai vraiment surpris si ce n'était pas le cas », dit-il honnêtement.
« Merci, Jacob. Mais je ne t'aime pas. »
« C'est bien », dit-il en souriant. « Parce que je ne t'aime pas non plus. Penses-tu pouvoir finir de jouer sans essayer de m'arracher la tête? »
« Probablement pas. » Mais au moins je ressentais un peu plus d'espoir pour que les choses puissent s'arranger quand je rentrerais à la maison.
Bella
J'étais à un carrefour et je tournais en rond à la bifurcation de la route, ne sachant pas quelle direction choisir.
Après avoir été prise au dépourvu, non seulement par le fait qu'Edward pensait être tombé amoureux de moi, mais aussi par tout ce qui se passerait si nous avions une relation, je rentrais directement à la maison en verrouillant la porte de ma chambre et en enfouissant mon visage dans mon oreiller et en laissant les sanglots quitter mon corps. Je gémissais et pleurais la tête baissée. La morve au nez, des taches sur le visage, des hoquets à force de pleurer.
Il avait tout changé.
Lorsqu'il avait claqué la porte de la cuisine sans me regarder le moindrement après notre quasi baiser, j'avais ressenti la pire forme de rejet imaginable. Je ressentais de la colère contre Edward et moi. J'étais en colère contre lui pour jouer avec moi, pour avoir agi comme s'il était complètement captivé par moi et pour ensuite avoir fait volte-face et avoir agi... Et bien, avoir agi comme mon patron. J'étais en colère contre moi-même pour permettre que ça se produire. Pour lui permettre de m'attirer et de me faire penser qu'il y avait une chance pour un nous. Et pour les réactions fâcheuses que j'avais avec cet homme. Quand Il me touchait, me regardait, je perdais toute cohérence, devenant une sorte d'idiote maladroite.
Puis, il avait dit les mots qui avaient changé tout cela. J'avais été immédiatement enveloppé par la culpabilité et le regret d'avoir pu penser que c'était plus facile pour lui que pour moi. Il était tout aussi confus et en conflit que je l'étais. J'avais pu l'entendre dans sa voix et le voir dans ses yeux. Et maintenant...
Je ne savais pas ce que je voulais.
C'est un mensonge.
Je voulais Edward, mais j'étais terrifiée. J'avais peur de ces réactions fâcheuses qu'il produisait en moi et des sentiments intenses que j'avais déjà pour lui. S'il croyait être tombé amoureux de moi, qu'est-ce que ça signifiait pour moi? Étais-je en train de tomber amoureuse de lui aussi? Ou l'étais-je déjà ?
Ajouter à cela toutes les questions que nous aurions si nous commencions à sortir ensemble. La pensée d'être poursuivie tous les jours par des photographes était épouvantable. Si j'avais voulu être une célébrité, je serais allée dans une de ces stupides émissions de télé réalité.
Comme Rock of Love. (Émission qui met en scène un chanteur de rock en quête de l'âme sœur.)
Mais l'autre option, dissimuler et garder les choses secrètes, était une option séduisante. Je voulais pouvoir aller au cinéma, aller dîner, faire des promenades sur la plage, comme tout les couples étaient censés faire ensemble.
Puis, il y avait mon travail. Si je choisissais de prendre le chemin qui me conduirait vers une relation avec Edward, que se passerait-il si les choses ne fonctionnaient pas? Pourrions-nous continuer à travailler maladroitement ensemble après la fin de cette relation? Ou s'attendrait-il en vertu des termes non équivoques, que je démissionne immédiatement? Je devais être en mesure de payer ma moitié du loyer. Ou sinon je serais forcée de retourner chez Renée.
Je frémis rien que d'y penser.
Quelque chose tira violemment l'arrière de mon esprit, et je restais avec la sensation étrange qu'il n'y aurait pas de fin. Que tout ce qui se passerait entre Edward et moi serait contraignant et immuable.
Ouais, putain c'est ça, murmura mon moi cynique intérieur.
Je restai étendue, reniflant dans mon oreiller en regardant mon téléphone portable. J'avais l'envie la plus folle d'appeler Edward et de m'excuser, tout particulièrement pour l'avoir traiter d'allumeur de queue.
Bien que je suppose que dans ce cas, il serait, quoi? Un allumeur de chatte? Un farceur de minette? Un moqueur de vagin?
Jésus, Bella. Tu es foutue.
Je voulais lui dire que je ressentais la même chose, que j'étais désolée d'avoir dit les mots que je regretterais probablement le plus dans ma vie.
Je ne sais pas ce que je veux.
Parce que c'était de la merde, un mensonge éhonté. Je savais ce que je voulais mais je ne savais faire pour que ça marche.
« Bon, assez de cette merde », marmonnai-je.
J'attrapai le téléphone et avec une grande détermination…
… je lui envoyai un texto pour lui demander de me prévenir quand il arriverait en toute sécurité.
Trouillarde.
Je ne m'étais pas rendue compte de m'être endormie jusqu'à ce que je me réveille avec de la bave coulant sur le côté de mon visage et ma main qui serrait encore le téléphone. J'y jetai un coup d'œil et le balançai à travers la pièce. Je frottai mes yeux avec mes mains et pensai à hier soir, encore une fois.
Edward avait trente-huit ans. Trente-putain-huit! Mais cela, pour une raison étrange, ne me dérangeait pas.
Il n'avait pas l'air d'avoir trente-huit ans. On lui donnerait plutôt... trente-deux ou trente-trois? Les seules fois où j'avais une preuve de son âge, c'était quand il souriait; il avait de légères pattes d'oie au coin des yeux, ou quand il était perdu dans ses pensées ou renfrogné. Il avait également une petite ride gravée entre les sourcils quand il était en colère.
Mon Dieu, cet homme était absolument phénoménal quand il était énervé. La façon dont la colère aiguisait ses traits lui donnait l'air absolument mortel, le feu qui brûlait derrière ces yeux verts perçants semblait me transpercer, la façon dont son corps était rigide et ses muscles tendus sous sa peau.
Il fit soudainement une dizaine de degrés de plus ici.
Je m'assis et regardai la pendule. Il était parti, il n'y avait plus aucune chance pour moi de le rattraper et de lui faire par de ma décision, même si je n'étais pas sûre de ce que c'était.
Mais j'avais six semaines pour la découvrir.
Je me levai et réussis à fermer mon cœur assez longtemps pour pouvoir étudier un petit peu avant de faire le petit déjeuner et de sauter dans la douche. J'arrivai à la maison d'Edward pour ramasser le courrier et vérifier le compte e-mail dont j'étais en charge. Il y avait quelques messages, principalement de sociétés cherchant à promouvoir quelque chose pour Edward, je leurs répondis et restai assise.
La maison était vide, mais je pouvais encore le sentir. Son odeur s'attardait si fortement dans l'air, presque comme s'il était juste derrière moi. Je me retournai et me mis à rire toute seule en voyant le bureau vide.
Je perdais la tête.
Je réussis à me forcer à quitter le fauteuil pour retourner à ma voiture, même si je voulais rester et me délecter de son espace, de tout ce qui me le rappelait. C'était étrange, ce grand vide que je ressentais. Incroyable, cet homme me manquait plus que je ne le pensais. J'étais sacrément sûr d'en savoir plus sur le vrai Edward Masen que n'importe quelle autre personne.
Les semaines passèrent, et je sentais ma décision se former lentement. Mon cœur me demandait de choisir Edward, mais mon esprit était résolu. Je ne pouvais pas le faire. Je n'étais pas prête à changer ma vie. J'étais parfaitement heureuse de vivre dans mon petit monde de déni. Peut-être étais-je têtue, mais je n'allais pas changer ma vie pour un homme que je connaissais à peine. (N/Miss Lunatik: Ah ça pour être têtue… tu l'es…)
Mais je n'allais pas être lâche avec lui. Dès son retour de Vancouver, j'allais lui dire exactement ce que je ressentais. Je pouvais sentir le lien entre nous et me demandais souvent si c'était de l'amour, mais je voulais garder les choses telles quelles. Et lui dire qu'il n'avait pas besoin d'attendre pour moi, un geste qui en lui-même était incroyablement romantique. Quelque chose qui faisait crier mon cœur à mon cerveau son besoin d'être avec Edward.
Je me préparais pour un long week-end de visites familiales pour Thanksgiving. Je sortais manger avec Renée ce soir, puis je prendrais un vol demain pour aller voir mon père, Charlie.
Je sortis de ma chambre et trouvai Emmett, assis sur le canapé qui regardait un match de football à la télévision et enfournait des chips dans sa bouche à un rythme alarmant.
« Ne t'étouffes pas, imbécile », dis-je en passant devant lui pour attraper ma valise dans le placard.
« Hé, Bella? Je me suis réveillé au milieu de la nuit à cause de grognement provenant de ta chambre », dit-il avec une méchante lueur dans les yeux. « Je commence à me demander si tu ne devrais pas aller à une réunion de toxicomanes du sexe ou quelque chose dans le genre. »
Mes pas faiblirent, et mon visage tourna immédiatement au rouge vif. Une chose qui m'arrivait un peu plus souvent qu'auparavant. Je pris une profonde inspiration et attrapai la valise, ignorant complètement Emmett et retournai dans ma chambre. Si Edward Masen était la vedette de mes fantasmes un peu plus souvent qu'il ne le devrait, un peu comme une religion, pourquoi devrais-je en avoir honte? J'étais certaine que des millions de femmes dans le monde en avaient envers lui aussi.
Ce qui faisait bouillir mon sang. Mon esprit hurler « mien », encore et encore, et soudain je voulais que le monde sache qu'Edward Masen était pris et hors du marché pour de bon. Par moi. Ce qui n'allait pas avec ma théorie de « zone de non intrusion ». Une théorie que je me répétais encore et encore depuis qu'il était parti. La théorie qui, fondamentalement, déclarait que comme c'était mon patron et une grande star de cinéma, il était hors limites.
Bizarre.
J'emballai tous mes vêtements pour Forks avant d'aller prendre une douche. J'eus juste le temps de me préparer avant de partir et de rencontrer Renée dans un stupide restaurant végétarien à Redondo Beach. Je pouvais parier que sa dernière lubie ne durerait que quelques mois, jusqu'à ce qu'elle en trouve une nouvelle.
Je me garai et entrai à l'intérieur. J'analysai le restaurant pour trouver un signe de ma mère et la repérai quand elle me sourit en agitant ses bras en l'air comme un enfant excité. Je lui fis un rapide sourire et commençai à marcher vers elle, de plus en plus alarmé par son apparence au fur et à mesure que j'avançais. Ça ne faisait que quelques mois que j'avais vu cette femme, mais elle avait l'air... différente. Elle ressemblait encore à ma mère, avec ses cheveux bruns clairs et ses profonds yeux bleus, mais il y avait quelques changements distincts en elle. Je la regardais un peu plus, les mêmes lèvres pulpeuses, le même nez guilleret, tout comme moi. Sauf que j'étais un peu plus petite et que j'avais les cheveux et la couleur des yeux de mon père. Et que je n'arrivais pas à bronzer comme elle.
« Hé, sis! », dit-elle joyeusement.
« Salut, Renée. Hum, que portes-tu? » Je la regardai. « Est-ce que c'est un muumuu? » (Robe hawaïenne)
Elle haussa les épaules. « C'est confortable. »
« Mme Roper est entrée en toi », la taquinai-je. (Personnage d'une série américaine des années 80)
Elle réussit à conserver son sourire, même si je voyais qu'elle avait envie de rire de ma plaisanterie.
« Assied-toi. Commandons. Et nous rattraperons le temps perdu. Tu n'as jamais de temps pour moi. »
« Désolée », murmurai-je d'un air coupable en prenant mon menu. « J'ai été très occupée avec l'école et le travail. »
« Comment va le toilettage pour chiens? », dit-elle avec un sourire narquois.
« Je ne fais plus ça. Je te l'ai dit », lui dis-je, pendant qu'elle me regardait sans comprendre. « Je travaille comme assistante personnel maintenant. »
« Oh, c'est vrai. Désolée, j'ai oublié. » Elle sirotait son eau. « Pour qui travailles-tu? »
« Euh, Edward Masen », marmonnai-je en regardant le menu.
Elle hurla de joie, me faisant sursauter sur ma chaise. « Accroche-le moi ma fille! »
J'étais sans voix. Tout d'abord, par l'utilisation du mot « accrocher » par ma mère et d'autre part, penser à ma mère et Edward me faisait monter la bile dans ma gorge. Je ne pouvais traiter aucun des deux.
« Beurk, je crois que je viens de vomir un peu dans ma bouche. »
Elle soupira d'exaspération. « Pourquoi pas? »
« Et bien, pour commencer, c'est mon patron. Et aussi, je ne veux pas que ça se produise parce que… » Je laissai ma phrase en suspend. Comment devrais-je placer « Parce qu'il veut être avec moi » avec délicatesse?
« Oh, tu l'aimes. D'accord, il est à toi. Mais si tu changes d'avis... » Elle laissa sa phrase en suspend de façon suggestive.
« S'il te plaît arrêtes. » Je pris une profonde inspiration. « Qu'est-ce qui se passe avec le gars que tu fréquentais? Le joueur de baseball? Phil? » Bien sûr, le serveur choisit ce moment pour venir prendre nos commandes.
Dès qu'il partit, Renée me répondit. « Il est toujours là. Il doit l'être. »
« Je ne suis pas sûr de comprendre », dis-je lentement. Un sentiment d'angoisse et de crainte s'infiltra en moi. Je savais que je n'allais pas aimer ce qui allait venir.
« Parce que je suis enceinte », dit-elle simplement. (N/Miss Lunatik: Oh my god… Quelle nouvelle. Mais j'aime bien cette idée. On ne voit pas ça souvent une Renée enceinte!)
Es-tu sérieuse putain?
« Bella! Sois gentille! », gronda-t-elle.
Mes sourcils montèrent en flèche. Je n'avais pas réalisé l'avoir dit à haute voix. « Désolée. Je suis juste très surprise. »
« Et bien, ce n'est pas comme si je l'ai prévu. Honnêtement, cet homme peut être plus bête que les pierres parfois. Il a utilisé un préservatif périmé et il s'est brisé. Je… »
« Pas plus! », lui dis-je en agitant les mains frénétiquement pour l'arrêter. « Je ne veux pas en entendre davantage. »
« Pourquoi pas? Ce n'est pas comme si tu ne faisais pas la même chose », dit-elle en faisant la moue.
« Oui, et bien, je n'en ai pas eu depuis longtemps, et je ne crois pas qu'en discuter avec ma mère soit adaptée. » Je devais changer de sujet. « Alors c'est pour quand? »
Elle haussa les épaules. « Normalement, à la fin du mois de mai. »
Je fis rapidement le calcul dans ma tête. « Déjà? Depuis combien de temps es-tu au courant? »
« Depuis le début du mois de septembre. » Elle détourna les yeux.
« Et tu me le dit seulement maintenant? On est en novembre! Fin novembre! », lui dis-je avec indignation.
« Je suis vieille, Bella. Je voulais m'assurer de passer le premier trimestre avant de commencer à en parler », dit-elle à voix basse.
« Et bien, tu n'es évidemment pas si vieille », répliquai-je.
Elle pinça les lèvres. « Tu n'es pas heureuse de la nouvelle. »
« Pas particulièrement », acquiesçai-je. « J'ai vingt-et-un an. Ça me rend folle de savoir que je vais avoir un frère ou une sœur. »
« Bella. » Elle avait l'air d'être sur le point de fondre en larmes.
Je poussai un profond soupir. « Je suis désolée. Il se passe beaucoup de choses en ce moment. Mes félicitations. Je suis sûre que ça va être super. Un bébé, youpi! », dis-je en tentant de sourire, ce qui devait surement plus ressembler à une grimace.
Elle me sourit. « Merci, sis. »
Bientôt, ça ne sera plus juste un surnom, mais la réalité.
Merde.
ooooooooooooooo
Tadam, alors qu'avez vous pensez du retour d'Edawrd et de la réaction de Bella
J'attend vos com avec impatience
Oubliez pas de cliquer
biz
