Chapitre 4 :

Dire qu'Hadès était de mauvaise humeur aurait été un euphémisme. Pourtant, la journée avait très bien commencé, mis à part la tentative d'étouffement involontaire provoqué par sa nièce, tout s'était bien passé les derniers dormeurs s'étaient enfin levées et la personne qui retenait son attention s'était enfin montrée. Il espérait pouvoir mettre le plan qu'il avait préparé avec Hypnos à exécution, mais un détail qu'il n'avait pas prévu s'était mis en travers de son chemin.

Il n'avait pas pensé que le chevalier du Cygne resterait collé à Seiya toute la matinée.

Hypnos avait tenté d'approcher le châtain, mais c'était sans compter sur le Cygne qui l'écartait à chaque fois qu'il s'approchait de trop près, trouvant toute sorte de prétexte et il les surveillait pour parer à la moindre éventualité et pas besoin d'être un dieu pour voir dans son regard, la lueur de menace et de défi d'approcher Seiya tant qu'il serait là pour les surveiller.

On aurait dit une bête qui protégeait son petit et il n'avait pas l'air de plaisanter.

_ Je te jure Hypnos que s'il continue de me défier et de s'interposer comme ça, Athéna ou pas, je lui grille les plumes à ce Cygne de malheur.

Hadès faisait les cent pas dans la pièce visiblement encore très énervé par l'insolent qui se mettait entre lui et Seiya.

Près de la porte le dieu du sommeil regardait son seigneur qui se calmait à grande peine. Prenant son courage à deux mains, il s'avança vers son dieu.

_ Majesté, je pense avoir une excellente idée pour pouvoir approcher Seiya sans que le Cygne ne sans mêle.

Voyant qui l'avait l'attention d'Hadès il poursuivit

_ Nous devons le mettre dans une situation qui l'obligera à s'éloigner, par exemple en faisant en sorte qu'Athéna souhaite lui parler en privé. Cela l'obligera à s'éloigner de lui et alors vous pourrait l'approcher et discuter avec lui.

Le dieu des Enfers réfléchissait intensément à l'idée de son serviteur, ça pouvait fonctionner, mais au moindre faux pas, tout le monde serait au courant et alors là, bonjour le savon de la part de sa nièce.

Puis une idée lui vint à l'esprit et cette fois-ci, le Cygne ne pourrait rien tenter pour l'arrêter. La journée ne faisait que commencer et risquait d'être épuisante pour certains et divertissante pour d'autres.

Dans ses appartements, Hyôga faisait de son mieux pour se contenir chose qui d'ordinaire, était facile. Mais les tentatives d'approche de la part d'Hadès et d'Hypnos lui avaient mis les nerfs à vif et autant dire que s'il s'écoutait, il aurait déjà enfermé ces maudits dieux dans un bloc de glace éternelle.

Mais le risque de prendre la raclée du siècle venant de sa déesse, qui bien que gentille et conciliante, pouvait se montrer terrifiante, si on avait le malheur de l'énerver ou de la pousser à bout, suffit à éloigner l'idée.

Il l'avait compris lorsque Poséidon lui avait donné une claque sur les fesses pour rigoler. Sur le coup, tous les chevaliers et les généraux avaient bien cru qu'elle allait le crucifier à mains nues. Ayant bien vu le changement d'attitude de sa nièce et l'aura menaçante qu'elle dégageait, le dieu des Mers avait pris ses jambes à son cou, poursuivi de très près par une déesse furibonde suivie par toute la salle, Shion en tête espérant éviter le pire.

Peine perdue lorsqu'elle coinça son oncle, elle lui fit comprendre son erreur à grands coups de pied dans les parties intimes avant de partir comme si de rien n'était. Depuis le dieu des Mers ne s'était plus amusé à lui faire ce genre de blague.

Autant dire qu'imaginer sa déesse en colère suffisait à le calmer, mais il devrait rester avec Seiya toute la journée pour deux bonnes raisons : il risquait de tomber sur Hadès ou les jumeaux qui n'hésiteraient pas à le questionner jusqu'au moment où il craquerait, ou alors, tant il était affaibli qu'il risquait de perdre conscience dans les couloirs ou pire devant tout le monde. Bien qu'essayant de faire bonne figure, son état se détériorait rapidement, c'était déjà un miracle que personne hormis Hadès et Hypnos ne l'ait remarqué.

C'est pour cette raison, qu'il fallait trouver une solution pour soulager le châtain. Cela devenait indispensable sinon à un moment ou un autre, la situation pourrait tourner de manière dramatique et il ne laisserait pas une telle chose arriver pour rien au monde, il s'était promis de protéger Seiya et il tiendrait parole quoiqu'il en coûte.

Dans une chambre de l'aile ouest du palais Aïolia sortait de la douche une serviette entourant sa taille et un doux sourire au visage. Aïoros et lui avaient passé leur première nuit ensemble, le souvenir de la veille lui revint en mémoire la façon dont ils s'étaient aimés durant la nuit, ils s'étaient complètement offerts l'un à l'autre.

Prenant un t-shirt blanc et un jeans dans les affaires qui l'avaient pris soin d'emmener avec lui, il s'habilla tranquillement au moment où il finissait de mettre un pull par-dessus son t-shirt, deux mains l'enlacèrent par-derrière manquant de le faire sursauter.

_ Je t'ai fait peur Lia ?, lui murmura à l'oreille une voix douce et sensuelle le Lion sourit avant de se retourner vers son frère et de l'enlacer à son tour.

_ Pas du tout Ros, tu m'as juste surpris, je pensais que tu te trouvais dans le salon, répondit le blond.

_ Je suis venu de chercher, le dîner va bientôt être servi mais en te voyant je me suis dis que je pourrais peut-être te dévorer encore une fois, les yeux bleus du cadet se voilèrent de désir.

_ Je ne suis pas contre, puis reprenant un peu ses esprits, mais il faudra bientôt leurs dire pour nous.

_ J'espère qui l'accepteront, cela qui m'inquiète, répondit l'aîné.

_ Ils seront bien obligés de l'accepter, je ne te laisserais partir pour rien au monde, coupa le cadet. Mais en attendant, si on allait se promener peu dehors tous les deux ? proposa-t-il. J'aime beaucoup ce paysage.

Il posa ses lèvres sur les siennes dans un doux baiser et c'est main dans la main qu'ils sortirent de la chambre, se promenant un peu avant le repas.

Dans la cour du château, Shiryû et Fenrir venaient d'entrer après le déjeuner, ils étaient allés voir Jink et les autres loups qui les avaient gratifiés de joyeux coups de langue. Au début de sa relation avec le guerrier divin, le brun avait eu du mal avec eux, mais au fil du temps avec le soutien de son amant et un peu de patience et d'attention, Jink et ses compères s'étaient attachés à lui et accepté sa présence parmi eux, et c'est en leurs compagnies qu'ils avaient passé la totalité de la matinée avant de revenir au château.

Alors qu'ils passaient l'entrée et enlevaient la neige de leurs vêtements, Albérich vint vers eux le sourire aux lèvres.

_ Bien vous arrivez à temps, le repas va être servi dans quelques minutes. Je pense que vous avez le temps de vous changer parce que là avec la neige, vous devez être trempé à moins que vous n'en profitiez pas pour faire autre chose, rajouta-t-il avec une pointe d'amusement dans la voix et un regard entendu vers les deux compères.

_ Je ne pense pas que ça soit utile, répondit Shiryû.

_ Moi au contraire je pense que c'est une excellente idée, répondit le guerrier divin en enlaçant son Dragon.

Et avant que ledit Dragon puisse répondre, il le fit taire d'un baiser passionné qui en disait long sur ses intentions et adressa un regard au guerrier de Delta qui comprit immédiatement et partit avertir sa princesse et Athéna du retard prolongé des deux tourtereaux tandis qu'ils montaient précipitamment vers leur chambre.

À peine la porte franchie, qu'il se jetèrent littéralement dessus, ils déchirèrent presque leurs vêtements tant ils mirent d'ardeur à les ôter au plus vite. Plaquant l'homme-loup sur le lit, le brun commença à caresser chaque parcelle de son corps léchant mordillant Fenrir qui frissonna lorsque Shiryû posa ses lèvres sur un téton et que ses mains parcoururent ses flancs et son dos et ne put retenir un petit cri de plaisir lorsqu'il sentit une main se faufiler entre ses jambes.

Perdu dans ce flot d'émotions toutes plus merveilleuse les unes que les autres, il se laissa aller complètement à la passion de son cher Dragon et il adorait cela.

Shiryû explorait son corps sans retenue, il couvrait sa peau de baisers, la léchait, la mordillait sans être repu pour autant du corps de son amant qui se tordait de plaisir sous chacune de ses caresses.

Au bout d'un moment, Fenrir se dit qu'il était temps de passer à l'action, il commença à caresser le haut de ses cuisses, un gémissement lui répondit, l'étreinte de Shiryû se fit plus puissante autour de son corps, le brun voulait le sentir plus intimement contre lui.

Un coup de rein et l'homme-loup se retrouva au-dessus de lui tout doucement, il descendit sur le torse, le ventre pour se retrouver devant la virilité dressée et palpitante, d'un coup la bouche de Fenrir engloutit son sexe jusqu'à la garde.

Il eut un râle interminable sous l'exquise sensation qui balaya son corps des lents mouvements de va-et-vient, devenant fou alors que son amant savourait sa virilité.

Puis Shiryû le releva et l'embrassa à pleine bouche rompant le baiser le guerrier divin se retourna pour se mettre à quatre pattes comprenant l'invitation le dragon se mit derrière lui, Fenrir sentit un doigt s'introduire dans son intimité, suivi de deux autres, il se laissa faire avec un plaisir sans bornes longtemps, il sentit Shiryû le détendre avec douceur et délicatesse.

Le brun se plaça enfin derrière lui. Il se mordit la lèvre en voyant la courbe des reins du guerrier divin, si sensuelle. Il la parcourut des mains avant de commencer à investir ce corps qu'il désirait si fort.

Un pincement de douleur fit grimacer Fenrir, mais bientôt le plaisir le submergea. Il feula comme un chat en sentant son amant prendre enfin possession de lui. Il se cambra davantage, allant à la rencontre de Shiryû.

Celui-ci commença à se mouvoir, lentement, un mouvement ample et puissant. Il se retirait tout doucement avant de revenir plus vite Fenrir criait à chaque intrusion délicieuse.

Parfois, le dragon accélérait et ses va-et-vient étaient plus courts. Fenrir perdait complètement pieds, c'était absolument divin, il était maintenant tellement bien habitué à la présence de son amant que celui-ci ressortait complètement avant d'investir à nouveau son corps, Fenrir crut qu'il allait devenir fou de plaisir.

Il le fit mettre sur le dos et recommença pendant ce qui sembla être une éternité. Les plaintes lascives de Fenrir contribuaient à l'exciter encore plus.

Fenrir ne maîtrisait plus rien, il se sentit chuter en lui-même lorsqu'il macula leurs ventres de sa semence. Un éclair éblouissant de spasmes eut raison de Shiryû qui jouit en lui dans un cri identique. L'homme-loup retomba en arrière, entraînant son amant sur lui.

Ils restèrent un long moment ainsi, reprenant lentement leur souffle, l'un en l'autre, revenant lentement à la réalité.

Deux bras puissants enserrèrent Fenrir qui caressa la joue de cet homme qui l'aimait.

_ Je t'aime, entendit-il à son oreille. Plus que tout.

_ Je sais. Je t'aime aussi.

Tous les guerriers des différents Sanctuaires étaient en train de se réunir dans le salon alors que certains avaient déjà pris place et discutaient, d'autres restaient debout attendant leurs amis.

Athéna, Hadès, Poséidon et Hilda étaient déjà assis et parlaient entre eux. Au bout d'un moment, tous les guerriers étaient assis autour de la table et les derniers en retard arrivaient avec eux, Shiryû et Fenrir ainsi que Seiya et Hyôga alors qu'ils s'installaient, le repas fut servi dans la joie et la bonne humeur.

Hypnos et Thanatos étaient tous les deux assis à côté de leur seigneur mangeant calmement, échangeant quelques mots avec lui. De son côté Hadès n'avaient pas quitté Seiya du regard, cherchant une solution pour passer la surveillance rapprochée de l'autre glaçon arrogant qui le défiait ouvertement à un moment. Son regard croisa celui du châtain et ce qu'il vit confirma son inquiétude, l'éclat de ses prunelles avait disparu, ses yeux était vides de toute émotion et l'on pouvait y lire une fatigue extrême.

Au bout de quelques secondes, Seiya détourna le regard. Si au départ Hadès était préoccupé par l'état de Seiya maintenant, il était vraiment inquiet cette fatigue qui l'avait vu dans ses yeux, ne datait pas d'hier. En public, il faisait comme de si de rien était, mais il ne pouvait pas le berner surtout pas avec un regard pareil. Ça ne pouvait pas durer, il devait y mettre un terme et pour cela il aurait besoin de l'aide d'Hypnos, il adressa un message mental au dieu du sommeil pour s'entretenir avec lui dès que le repas serait terminé.

De l'autre côté de la table, Hyôga avait bien vu l'échange de regards entre Hadès et Seiya. Même si cela n'avait pas duré longtemps, il était certain d'une chose le dieu des enfers avait pu apercevoir qu'il cachait quelque chose. Si tel est le cas, alors pas besoin d'emprunter quatre chemins, ils étaient foutus tous les deux.

Il y avait deux possibilités, soit il en parlerait avec Athéna et Shion et serait obligé de leur dire la vérité, soit il allait continuer de chercher jusqu'à ce qu'il découvre le pot aux roses. Bien sûr, la seconde hypothèse était sûrement la bonne, car pour le moment il n'avait aucune preuve de ce qu'il avançait si ce n'est un bref échange de regard et les dires de son conseiller.

Cela lui laissait un peu de temps pour réfléchir à un moyen de redresser la situation et de régler le problème sans que personne ne soit au courant.

Il observa son ami qui souriait et essayait de manger un peu malgré son état, personne en dehors de lui ne connaissait l'ampleur de la situation dans laquelle se trouvait Seiya. Au train où allaient les choses, son corps risquait de le trahir à tout moment, c'était décidé après le repas, il irait dans la bibliothèque pour trouver des indices sur les rêves de son ami et peut-être un moyen pour les faire cesser. Il était loin de se douter que le dieu des Enfers avait déjà prévu un plan et que la suite des événements tournerait à son désavantage.

À la fin du repas, Hypnos rejoignit son maître se demandant de quoi, il voulait lui parler, il entra dans un petit salon où l'attendaient son frère et Hadès.

_ Pour quelle raison vouliez-vous me voir, majesté Hadès ? demanda le dieu du sommeil.

Le dieu à la chevelure d'ébène invita son conseiller à s'asseoir sur le fauteuil en face de lui avant de prendre la parole.

_ Nous allons mettre notre plan à exécution aujourd'hui même et avant ce soir, je connaîtrais, le fin mot de l'histoire cette fois. Je ne laisserais pas le Cygne interférer, j'ai fait en sorte qu'il soit convoqué par ma nièce en privé, ça me laissera le temps de parler avec Seiya.

_ Et nous que devons-nous faire majesté ? demanda Thanatos, un peu sceptique sur la réussite du plan de son dieu.

_ Vous devrez surveiller Hyôga, qu'il ne sorte pas trop vite de son entretien avec Athéna, répondit la divinité.

_ Vous savez qu'au moindre problème, la situation pourrait dégénérer, intervint Hypnos.

_ Ne t'en fais pas Hypnos, si tout se passe comme prévu, il ne devrait avoir aucun problème, répondit Hadès d'un ton assuré.

Pendant ce temps, Hyôga et Seiya avaient gagné la bibliothèque, la pièce était emplie de nombreuses étagères garnies de livres en tout genre. La solution, si elle existait devait se trouver ici, Hyôga inspecta les rayons et prit tous les livres qui parlaient des rêves et leurs significations, mais aucun d'eux ne parvenait à expliquer les cauchemars de Seiya.

Ne perdant pas espoir, il continua de chercher dans les livres qu'il trouvait, ainsi sans qu'il le remarque plus de trois heures s'écoulèrent et Seiya avait fini par replonger dans un sommeil sans rêve, aidé par Hyôga même si cette méthode ne permettait pas vraiment qu'il se repose au moins, il ne faisait pas de cauchemar.

Au bout d'un moment il reçut, un message mental de sa déesse lui demandant de la rejoindre dans ses appartements. Sur le coup le Cygne voulut réveiller le châtain, mais se disant que cela ne durerait pas préféra le laisser tranquille, il le regard un court instant,

_ Je reviens vite, Seiya, lui dit-il avant de quitter la salle.

Athéna ne comprenait pas pourquoi son oncle lui avait demandé de convoquer Hyôga à la fin du repas. Il lui avait fait part de son attitude étrange et du fait qu'il restait toujours avec Seiya et il lui avait dit que lui parler face à face, cela lui permettrait de se confier. Chassant ses doutes de son esprit, la jeune déesse s'assit en tailleur sur un fauteuil de velours de sa chambre et attendit que son chevalier arrive.

Le plan d'Hadès fonctionnait à la perfection lorsque Hyôga fut hors de portée, il camoufla son aura et commença à avancer vers la bibliothèque. Enfin, il allait pouvoir parler seul à seul avec Seiya et savoir de quoi, il en retournait, les jumeaux surveillant les environs pendant qu'il parlerait tranquillement sans que l'autre glaçon intervienne.

Seiya émergeait lentement de son sommeil avec l'impression de ne pas avoir dormi plus de quelques minutes, il regarda aux alentours sans voir son ami. Les livres étaient toujours au même endroit.

_ Il est très certainement allé chercher quelque chose, se dit-il perdu dans ses pensées.

Il ne vit pas la porte s'ouvrir lorsqu'il entendit des bruits de pas, il se retourna croyant que c'était Hyôga, pour se retrouver face à face avec Hadès.

_ Désolé, je ne voulais pas te faire peur, tu as quelques minutes à m'accorder ? demanda le dieu un doux sourire sur les lèvres.

Seiya ne savait pas comment réagir, puis il se dit qu'il pouvait, peut-être, donner le change jusqu'au moment où Hyôga reviendrait.

_ Oui bien sûr, dit-il en souriant.

Hadès s'approcha et s'assit dans un fauteuil en face de lui, sans quitter le jeune garçon du regard.

_ Je voulais te parler en privé, j'ai remarqué que tu ne te mêlais pas aux autres durant les réunions, que tu restais toujours près d'Hyôga.

_ Ce n'est rien, je reste près d'Hyôga parce que l'on a des points en commun sur certaines choses, quant au fait que je reste loin, ce n'est pas vraiment le cas... »

_ Seiya, inutile, de faire comme si tout allait bien avec moi. J'ai bien vu que ce n'était pas le cas, surtout pendant le dîner, le coupa-t-il.

Le châtain commençait par être gagné par la panique.

_ Seiya, tu peux me le dire, je commence vraiment à m'inquiéter pour toi.

À ce moment-là dire que Seiya était étonné, aurait été un euphémisme, il n'aurait jamais pensé qu'Hadès était préoccupé par son état. En voyant ses yeux remplis d'inquiétude, il sut que c'était la vérité sur le coup, il voulut tout lui dire sur ses cauchemars terrifiants, mais avant cela, il voulait être sûr que le dieu des Enfers ne dirait rien à personnes.

_ Je vais tout vous dire, mais je veux que vous gardiez cela pour vous et que vous ne direz rien à Athéna ou aux autres, répondit-il.

Hadès ne comprenait pas pourquoi il devait faire une telle promesse, mais devant le regard de Seiya, il sut que ça devait être important.

_ D'accord Seiya, je te promets que je ne le dirais à personne que cela restera entre nous.

Sûr à présent que le dieu des Enfers ne dirait rien, Seiya voulut d'abord se lever pour prendre une des bouteilles d'eau que Hyôga avait emmenées avec lui et qui reposaient sur la table. Cela risquait d'être un peu long et il voulait boire un coup pour se dessécher la gorge.

Alors qu'il prenait la bouteille sur la table, il fut pris de vertige, la pièce tourna, ses jambes cédèrent, puis ce fut le noir.

Hyôga arriva devant la porte des appartements de sa déesse et se fit signaler par un léger coup à la porte, une voix l'invita à entrer ouvrant la porte, il la vit tranquillement installée sur le fauteuil, elle lui fit signe d'approcher.

_ Vous vouliez me voir Athéna.

La jeune femme sourit et lui demanda de s'asseoir sur le fauteuil en face du sien.

_ Oui, Hyôga, je voulais m'entretenir avec toi, j'ai remarqué que ces temps-ci, tu restes beaucoup près de Seiya et tu as tendance à éviter Camus, je voulais seulement savoir si tout allait bien entre vous.

Sur le coup, le blond avait manqué de peu l'infarctus ainsi, elle l'avait remarqué, elle aussi, non, il devait se ressaisir.

_ Ce n'est rien Athéna, il est vrai que je passe beaucoup de temps avec Seiya, c'est uniquement parce que j'apprécie sa compagnie. Pour Camus, ce n'est pas que je l'évite, mais…

La discussion s'arrêta net quand ils sentirent l'aura de Seiya s'éteindre brusquement.