Chapitre 3 : Ce lien du sang n'est qu'un avertissement :

-Nous y sommes presque ! annonça Mr. Castor.

Il les fit grimper par une sente ouvertes de mousses épaisse et élastique, vers un lieu ou il ne poussait que d'immenses arbres et très espacé. L'escalade les acheva pour de bon, si bien qu'Angelique du faire plusieurs aller-retour en balai pour les y faire grimper. Lucie se découvrit, par ailleurs, un talent pour le dérapage contrôlé…Ils étaient sur un plateau herbu et dégagé, d'où l'on pouvait observer la forêt qui s'y étendait, à perte de vue et dans toutes les directions, sauf en face de soi. Là, à l'est de Narnia, il y avait une étoffe qui scintillait autant qu'elle remuait : La mer…

Les enfants aperçurent un pavillon sur la droite du plateau, un magnifique pavillon, surtout en ce moment, avec le soleil couchant juste à l'arrière de celui-ci. Ses teintures semblaient jaune et en soie, ainsi que des cordes rouge et des piquets d'or fixaient à une hampe, très haut, au dessus du pavillon. Une barrière armorié sur laquelle un lion d'or paraissait rugir.

Les couleurs de Gryffondor, son symbole…

Juste au milieu du plateau, se trouvait la table de pierre, une immense dalle sinistre de pierre grise posée sur quatre pierres verticales. Elle avait l'ai très vieille et couverte d'inscription étrange en tout genre, comme une autre langue. Angelique poussa un petit cri victorieux et se jeta sur la pierre sous les yeux de milliers de personne. Elle fit un accio carnet avec sa baguette sur sa poche, prit un crayon et commença à reproduire les reliefs sur la feuille.

-Ses runes sont magnifiques, je n'en ai jamais vu de pareil, quand je pense qu'avec Trelawney je ne peux pas tenir en place, il faut toujours que je sorte !

La jeune sorcière se mit dans le devoir de lire les runes lorsque les premiers mots la frappèrent de plein fouet « ceux qui ont le pouvoir de vaincre » Elle se releva tremblante et fixa, une à une les personnes qui se trouvaient en cercle de lune face à elle. Au centre, se trouvait la créature la plus étrange et la plus forte qui ne lui était donné de voir. Aslan, était là, et conversait avec un centaure. Il y avait des dryades et des naïades tout autour d'eux qui jouaient des instruments à cordes. Un sentiment étrange s'empara d'elle, c'était lui, elle le savait, le seul et l'unique membre de sa famille qui ne lui reprocherait pas d'être à Poursouffle. Le seul qui la verrait comme elle était.

Alors que les autres ne savaient pas s'ils devaient avancer ou se mettre à genoux et qu'une peur grandissante les submerger, Angelique avança lentement, relevant sa cape et découvrant sa longue chevelure à la fois platine et ébène. Le lion l'observa un instant, les autres créatures voulurent cracher son ascendance à la figure mais en voyant leur Roi s'avançait à la même vitesse vers cette sorcière, ils ne firent rien. Se contentant de voir ce qui allait se produire et lorsqu'a quelques centimètre de lui, elle s'agenouilla, Aslan posa une énorme patte sur elle et sourit de manière chaleureuse à l'enfant qui avait baissé la tête pour refouler ses larmes.

-Angelique n'est-ce pas ? dit il plus en affirmation.

-En effet votre maj… elle ne put finir que la patte se retrouva sur sa bouche.

-Il me semble qu'étant de la même famille, tu n'as rien à craindre mon enfant… une question qui n'as aucun rapport mais, pourquoi tant de larmes alors que tu ne m'avais jamais vu auparavant, moi ton Ancêtre ? L'enfant hoqueta et se releva plantant ses orbes turquoise dans celle chocolat du lion.

-Très peu de membre de la famille me considère comme tel depuis ma répartition à Poudlard.

-Alors, il serait temps d'y remédier, tu ne crois pas ?

-Moi je suis d'accord avec le vieillard ! Aslan émit un rire chaud comme la braise et sourit devant les yeux ahurit des fils d'Adam.

-Elddir !

Finalement, Peter comprit que c'était à lui d'agir, il sortit son épée et dans un salut, s'agenouilla et dit d'une voix qui laisser entrevoir sa nervosité.

-nous sommes venus, Aslan.

-Bienvenu à toi, Peter, fils d'Adam. Bienvenue à vous, Susan et Lucie, fille d'Eve. Bienvenue à vous Mr et Mrs Castor. Mais ou est le quatrième ?

-Il les a trahit et à rejoins la sorcière, Ô Aslan. Répondit Mr Castor. Peter se sentie obliger d'ajouter quelque chose mais ce fut Angelique qui le fit à sa place.

-Jadis utilise un procédé étrange qui mêle la nourriture et l'imperium, je ne sais pas si l'ont peut le contré, mais je compte bien essayer… car tout sortilège possède un contre-sort…

-c'est bien parlé ! s'exclama une voix parmi les centaures. Un sourire étira les lèvres du Lion.

-S'il vous plait, pourrait-on faire quelques chose qui puisse le sauver ? demanda Lucie

-Tout sera mis en œuvre, mais cela risque d'être difficile.

C'est à ce moment qu'Angelique et Lucie remarquèrent que, à travers son air majestueux et impérial, prônait une tristesse infinie. Le lion secoua sa crinière et frappa dans ses pattes pour ensuite s'exclamer d'un ton pompeux :

-En attendant, préparons le festin, mesdames, conduisaient ces jeunes filles dans la tente et occupez-vous d'elles.

Les filles furent emmenées dans la tente, les dryades les dévêtirent puis les habillèrent de vêtements qu'elle n'avait jamais vus, sauf Angelique qui en portait souvent lors des cérémonies. Susan portait une robe moyenâgeuse verte bouteille avec les bordures dorées et argentée. Lucie en portait une grise avec de la dentelle blanche sur les bords, et leur cheveux étaient noués avec des liens fleuries. La jeune sorcière se vit mettre une robe royale dus à son appartenance à la famille d'Aslan. Sa robe était rouge comme le sang et ses bordures dorées représentait les sigles de sa famille, les manches étaient évasées vers le coude et de la dentelle rosée s'en réchappaient. Cependant, elles démarraient aux épaules et semblait irradiait sa peau laiteuse. Ses cheveux furent noués en chignon descendant dont les mèches blanches scintillaient en se balançant avec grâce sur ses épaules. Ses mains graciles exhibèrent le sceau de Gryffondor lui-même.

-Vous êtes magnifiques votre majesté. Jamais personne n'avait aussi bien porté les parures de la reine Ariana… s'exclama l'un des dryades.

-Je ne suis que sa descendante… voulut plaidée Angelique.

-Eh bien une très jolie descendante alors, rit Susan, maman portait des robes comme celles-là autrefois.

-Ma grand-mère aussi…

-Ta mère non ? Un sourire étira les lèvres de la jeune fille.

-je n'ai pas de mère...

-Oh ! Je suis désolé, je ne voulais pas je…

-Je ne suis pas née d'une mère, Lucie, j'ai deux pères.

Angelique allait leur exposé la vérité lorsque d'un coup, Un bruit grave les fit toutes hurler de terreur. Les naïades et leur comparse se mirent à courir dans tous sens alors qu'un puissant loup gris s'apprêtait à briser la nuque de la plus jeune des filles. La sorcière sortis la baguette de sureau et la pointa sur lui.

-Ne bouge plus ou tu connaitras milles souffrances ! s'écrit-elle à l'adresse de la bête. Susan en profita pour grimper dans l'arbre le plus proche tandis que celui qui retenait Lucie ne bougeait pas d'un poil.

-Et que comptes-tu faire avec cela ? Me battre ? grogna l'animal. Il sembla rire.

-Oh bien pire… l'animal s'apprêtait à assassiner Lucie quand un sort doré fusa jusqu'à lui et le percuta de plein fouet. Il se mit à convulser en hurlant de douleur sous le visage impassible de la sorcière. La plus jeune s'en écarta et envoya la corne à sa sœur qui en sonna.

En ce moment même, au Ministère de la magie, dans le département des mystères, Ronald Bilius Weasley essayait, avec l'aide de son épouse, Hermione, d'empêcher son ami de faire un meurtre. Car Harry Potter était au bord du gouffre. La disparition de sa fille l'avait plongé dans un état d'hyperactivité dévastatrice. L'homme, après avoir fais passé un interrogatoire surprise à tous les mangemorts d'Azkaban, s'était précipité au ministère dans la section des prophétie, espérant trouvé des réponses, car, tout comme lui, Drago avait une prophétie à son nom, clamant qu'il serait celui qui porterait l'enfant bénie des Dieux.

De son coté, Drago Malfoy, 1er Ministre de la magie, venait de transplaner aux limites de Poudlard, et courrait à présent en direction du château. Sa baguette en main, il franchit la grande porte et se précipita sur la directrice. Arme pointée sur elle, il sourit de manière assez particulière et demanda de sa voix forte qu'il utilisait pour les grandes occasions :

-alors, qu'est-ce que c'est cette fois ?

-mais de quoi parlez-vous Mr Malfoy ?

-qu'est-ce que vous cachez dans cette école, Minerva, ne me prenez pas pour un Gryffondor !

-que voulez-vous que je cache ici ? Vous avez perdu la tête ? Claqua sèchement l'animagus chat en sortant l'immense carte des lieux, privilège du directeur.

-je vais vous faire un petit rappel alors, en première année, nous avons eut droit à un troll, un cerbère, la pierre philosophale et Voldemort greffés à l'arrière du crâne de notre enseignant. La directrice allait l'interrompre lorsqu'il reprit, cette fois-ci de manière acérée, 2eme année, un incompétent en matière de défense, un basilic, une armée d'accromentulas géante et un Voldy spectral, je continue ?

-Mr Malfoy, commença la vieille sorcière, il n'y à strictement rien caché dans ce château, le fait que votre fille ait disparu est tout un problème alors, je vous en prie, n'en rajoutez pas !

Alors que la situation n'allait pas tardé à dégénéré, un patronus dragon fit son apparition dans le bureau directorial, celui de Tom Riddle. Il leur expliqua qu'il avait peut-être retrouvé l'enfant et leur demandé à tous se rendre dans la chambre des secrets de Poudlard, enfants y comprit.

De son coté, le silence régnait depuis la conversation que Peter avait eut avec Aslan, un étrange son vint briser le calme.

-Peter, c'est la trompe de Susan…

Il mit un temps avant de comprendre, puis en voyant les autres créatures se jeter en avant. Il saisit le sens de ses paroles et s'élança le plus vite possible vers le pavillon. Là, il vit un horrible spectacle : les dryades et les naïades courraient en tous sens, Lucy courrait vers lui aussi vite que lui permettait ses petites jambes, Angelique essayant de ne pas paraitre choqué alors qu'elle maintenant le sortilège de torture sur le loup et l'autre bête tentait d'attraper la jambe de Susan qui pendait inlassablement prêt de la mâchoire du loup qui tentait de mordre. Peter se demanda pourquoi Susan n'allait pas plus haut, puis il vit le regard de sa sœur fixait la sorcière en pleine torture, elle semblait prête à s'évanouir, et si elle sombrait, il sut qu'elle allait tomber.

Peter ne se sentait guère le courage, il avait même plutôt l'impression qu'il allait être malade, mais cela ne changea rien à ce qu'il avait à faire, il se rua sur le monstre et lui assena un coup d'épée sur le flanc. Mais ce coup ne toucha même pas le loup, et rapide comme l'éclair, il avait fait volte-face, ses yeux lançant des impardonnables et sa gueule ouverte en un mugissement furieux. Si le loup n'avait pas été saisi par une colère aussi forte, au lieu de hurler, il se serait jeté à la gorge de Peter. La bête se jeta ensuite sur lui. Le garçon eut juste le temps de baisser la tête et de plonger son épée, aussi fort qu'il le put, entre les pattes avant de la brute, pile sur le cœur. Peter mit un moment avant de se relever, il tira son épée et essuya les gouttes de sueur qui perlait de son front. Les deux sœurs se précipitèrent sur lui et l'enlacèrent. Le moment de frayeur était passé. Angelique libera le second loup de l'emprise du sortilège et il partit rapidement.

-Suivez-le, il vous conduira à Edmund. Parla calmement Aslan, immédiatement après, un bruit de sabot qui claque et de battement d'aile indiqua le départ de quelques troupes disparut dans l'obscurité grandissante. Peter, nettoie ton épée.

Le garçon se retourna, halenant, puis rougit en voyant la lame souillée par le sang et les poils du loup. Il se baissa, la nettoya en l'essuyant dans l'herbe et la sécha avec son manteau.

-à genoux. Ordonna le lion. Peter obéit et sentie l'imposante patte d'Aslan se poser sur son épaule. Relève-toi, seigneur Peter, terreur des loups, chevalier de Narnia.

Peter se releva et avisa du coin de l'œil la jeune sorcière encore sous le choc, qu'avait-elle fait pour être dans un état pareil ? Il écouta distraitement le lion lui parlait, et se demanda ensuite ce qu'était le sort qu'elle avait utiliser sur la bête.

-Tout va bien, mon enfant ?

-euh… je… oui… c'est juste que… je ne m'attendais pas à devoir mettre autant de… puissance…

-seul les pulsions meurtrière t'aurait permis de ne pas le faire, cependant tu n'en avais pas et c'est pour cela que cela à prit toute ton énergie.

-je sais, mais qu'est-ce que ce sera durant la bataille ?

-avant la bataille, j'ai quelque chose de plus important à te demander, au sujet de son emprise…

Maintenant, du coté d'Edmund. La sorcière blanche l'avait fait marcher durant des heures, si loin, et si longtemps, qu'il ne savait même pas comment il avait put tenir. Et finalement, ils avaient fait halte dans une vallée obscure, et assombris par les sapins et les Ifs. Un ogre le secoua si fort en passant qu'il l'envoya s'étaler contre un roc, et Edmund ne put plus faire de mouvement. Il était désormais incapable de bouger, les coups de fouets répétés ainsi que les coups bas, dont il avait été victime, l'avait anéantit. Il resta donc là, sans bouger, et ferma les yeux, priant pour que personne ne vienne le déranger et qu'on le laisse tranquille. Son esprit se mit à vagabonder sur toutes les pensées possibles.

Ses sœurs et son frère allaient-ils bien ? Pendant que le nain et la sorcière parlait, il se surprit à penser à la sorcière qu'il avait rencontré, totalement différente de celle qui le retenait prisonnier, pourquoi ? Pourquoi à chaque fois qu'il fermer les yeux, il se sentait presque fixer par les siens, et leur mélange d'Emeraude et de Saphir. Il n'avait jamais vu une telle couleur auparavant, ni pour ses cheveux d'ailleurs. Sa frange d'un blond platine vraiment très clair, et le reste de sa chevelure si sombre, comme la nuit. Et pourquoi l'avait elle laisser partir ? Pourquoi lui avait elle lancer ce sort qui l'avait réchauffé puis été repartie comme si de rien n'était ? D'ailleurs, d'où venait-elle ? Les Castors avaient été méfiants avec elle, et elle disait venir d'un autre endroit. Pouvait-elle être de leur monde à eux ? Non, impossible, il n'y avait pas de sorcière en Angleterre. Cependant, il ne pouvait savoir réellement ce qui se tramait sous ses yeux.

Edmund se retrouva mit de force sur ses pieds, puis il fut attacher à un arbre, il ouvrit fébrilement les yeux. La sorcière enleva sa cape, découvrant ses bras d'une blancheur terrifiante, si blanc que l'ont ne voyait que cela à travers l'obscurité des arbres.

-prépare la victime ! ordonna la sorcière.

Le nain défit le col d'Edmund et plia sa chemise de façon à dégager son cou, ensuite il le saisit par les cheveux et lui tira la tête en arrière si fort qu'il dut lever le menton. Puis Edmund entendit un bruit étrange, il comprit rapidement que l'on aiguiser une lame. Au même instant, il entendit de grand cri jaillir de tout les coté à la fois, des martèlements de sabot, des battements d'ailes et bien d'autre. Jadis poussa un hurlement strident qui manqua de lui transperçait les tympans. C'était la confusion totale autour de lui, quelqu'un détacha ses liens, des bras puissants l'entouraient et il fut soulever. C'est à ce moment là qu'il perdit connaissance pour de bon.

Lorsqu'il ouvrit les yeux, il se trouvait dans la tente même d'Aslan, le lion l'effraya avant tout, mais son sommeil semblait lourd et la sorcière, qu'il avait tout de suite reconnus, dormait entre ses pattes. Angelique, en vérité, ne dormait pas, elle méditait, et calmer sa nervosité depuis qu'elle avait lancé le doloris. C'est pour cela que, lorsqu'elle se sentie observer, elle sut tout de suite que c'était Edmund. Elle ne fit pas un mouvement, sauf quand Aslan se releva et la prévint qu'il devait aller faire un tour.

-n'oublie pas, demain, les liens se resserrons… Edmund, dit-il à l'adresse du garçon, suit moi… le brun le suivit docilement malgré ses membres endoloris. Personne ne sut ce qu'ils se dirent à ce moment là, ni même ce qui s'en suivit, cependant, ceux qui ne dormait pas et qui pouvait voir clair la nuit, aurait aperçus les joues d'Edmund qui s'enflammèrent et devinrent si rouge qu'elles lui réchauffèrent le visage.

Et le matin même, lorsque les Pevensie apprirent que leur frère avait été délivré la nuit dernière, ils voulurent le voir immédiatement. Aslan les prévint qu'un événement important aller subvenir dans la vie de leur frère, et les tint à l'écart de la cérémonie du lien. Une cérémonie qui lierait Edmund et la jeune Angelique pour l'éternité…

La jeune sorcière porté la même robe que la veille, et s'était assise en tailleur au milieu du pavillon mis à sa disposition. Elle avait dessiné un cercle de sel tout autour d'elle et avait disposé les douze bougies en un splendide pentagramme. Au bout d'un moment, le garçon entra, assez inquiet de la suite de ces événements. Il vint s'asseoir en face d'elle et attendit qu'elle prenne la parole, mais visiblement, elle n'allait pas le faire, il décida donc de faire le premier pas.

-Euh… Angelique, je voulais savoir, comment… enfin… comment on va procéder ? Elle sentie la peur dans sa voix et préféra le rassurer.

-Je vais boire ton sang, tu boiras le mien, et nous unirons nos deux sangs… son visage ne paraissait pas vraiment tranquille, ne t'en fais pas, je suis aussi terrifié que toi, c'est la première fois que je vais faire un lien du sang, je veux dire, j'en avais déjà vu mais… cela fait bizarre… c'est l'heure…

-ouais…

Les deux se rapprochèrent tout en faisant attention de ne pas briser le cercle de sel. Angélique récita d'étranges paroles qu'Edmund ne comprit pas mais il sut que c'était maintenant. Il déboutonna le haut de sa chemise et tendit le cou. Il sentie une étrange sensation au niveau de ses dents, signifiant que ses canines s'allongeaient pour le rituel. Angelique s'approcha de lui et vint prendre son visage presque tendrement, elle effleura sa nuque avec les lèvres, lui procurant des frissons qu'il ne pensait jamais pouvoir ressentir. Puis elle entrouvrit la bouche et planta ses crocs dans la chaire tendre de son cou. Le liquide carmin s'échappa de la morsure et glissa littéralement dans sa gorge. Le brun commença à trembler, il y avait dans son ventre des centaines de papillons qui dansaient la javanaise et sa tête tourner.

La jeune sorcière se retira et déplaça ses cheveux afin qu'il ait libre accès à sa nuque. Edmund souffla légèrement sur la peau avant d'y enfoncer ses crocs et de mordre aisément sa chaire. Le sang d'Angelique coula le long de sa gorge et il but, la même quantité qu'elle pour ensuite se retirer. Mais un bruit terrifiant les alerta à l'extérieur. « La sorcière réclame le fils d'Adam ! » Le cœur d'Angelique s'emballa, ils n'avaient plus le temps de s'entaillaient la main et d'unir leur sang, alors elle prit une grande inspiration et utilisa la légilimencie pour prévenir le garçon. En sachant que c'était le seul moyen d'assurer que Jadis ne puisse le reprendre il accepta :

Et scella leurs lèvres pour s'unir dans l'éternité…

Une vague de magie secoua tout, autour d'eux, le pavillon s'était presque renversé et les bougies toutes éteintes. Lorsqu'ils se séparèrent, tous deux étaient aussi rouge que la robe royale et Angelique du mordiller ses lèvres pour ne pas rire devant le fait accomplit. Les morsures disparurent, ne laissant qu'un pentagramme comme signe sur leur nuque. Ils sortirent tous deux précipitamment et rejoignirent les autres adolescents. Ceux-ci ne purent s'empêcher de poser des questions sur ce qu'ils avaient fait ensemble, mais aucune réponse ne vint satisfaire leur curiosité, si ce n'est les joues rouges des deux liés. Un grand silence suivit la déclaration du nain, et Aslan, accepta de rencontrer la sorcière en une audience.

Quelques minutes plus tard, la sorcière apparut au sommet de la colline et marcha droit vers Aslan. Les trois enfants, qui ne l'avaient jamais vu, frissonnèrent des pieds à la tête en voyant son visage, Angelique, elle, due retenir une crise de fou rire. Il y eut des grondements sourds parmi les animaux. Et, bien que le soleil brillât, chacun eut soudain très froid. Les trois seules personnes présentes qui semblaient tout à fait à l'aise, furent Aslan et les deux sorcières. En sentant le froid émaner de son partenaire, Angelique se saisit de sa main et lui renvoya la chaleur bienfaitrice de sa magie. C'était étrange de voir ses deux visages si proche l'un de l'autre. Le lion, doré et chaud comme le soleil, et la sorcière, blanche comme la mort elle-même. Mme Castor, ainsi que la plupart des filles remarquèrent que Jadis ne regarder pas Aslan droit dans les yeux.

-vous avez un traitre parmi-vous, Aslan… déclara la sorcière.

Tous surent immédiatement qu'elle parlait d'Edmund, mais celui-ci avait cessé de penser à lui-même, après tout ce qu'il avait enduré, ainsi que la cérémonie, il ne dit rien, la sorcière s'approcha de lui et tenta d'effleurer sa joue, mais quelques secondes avant de le toucher, un choc électrique perturba sa main. Elle fixa alors avec haine le garçon, puis avisa la personne à ses cotés. Angelique souriait de manière effrontée, elle irradiait de plaisir à maintenir la bouche fermé de cet infâme hybride. Pas qu'elle soit raciste, mais que quand ça l'arranger.

-qui es-tu pour me sourire ainsi ? Misérable insecte !

-moi ? Rien de plus que votre supérieur hiérarchique…

-impossible, tu n'es qu'une gamine…

-sa c'est ce que vous croyiez, voyez plutôt, vous ne pouvez plus approcher mon partenaire…siffla Angelique entre ses dents, elle ne supportait pas qu'on la sous-estime. Et puis, ce n'est point vous qu'il à offensé…

-Avez-vous oublié la puissante magie ? demanda alors Jadis à Aslan, délaissant totalement les adolescents, eux-mêmes fixé à présent par les reste des Pevensie.

-Disons que je l'ai oubliée, répondit Aslan avec gravité, bien qu'Angelique discerne le micro-sourire au coin de ses babines. Parlez nous de cette puissante magie.

-Vous en parlez ? cria la sorcière, dont la voix se fit soudain perçante. Vous dire ce qui est écrit sur cette table de pierre dressé à coté de nous ? Vous dire ce qui est entaillée, aussi profondément qu'une lance est longue, sur les pierres de feu de la colline secrète ? Vous dire ce qui est gravé sur le sceptre de l'empereur par delà les mers ? Vous connaissez au moins la magie que l'empereur à établie à Narnia, au commencement des temps ? Vous savez que chaque traitre m'appartient, comme ma proie légale, et que pour chaque trahison, j'ai le droit de tuer.

-Oh, dit Mr. Castor, c'est ainsi que vous êtes arrivée à vous prendre pour reine, parce que vous étiez le bourreau de l'empereur, je vois !

-Paix, castor, se répéta Aslan dans un grognement.

-Pour cette raison, continua la sorcière, ce fils d'Adam m'appartient, son sang est ma propriété !

-alors, venez le prendre gronda le taureau à tête d'homme de sa voix mugissante.

-Idiot ! Cri la sorcière avec un sourire féroce, ressemblent à s'y méprendre à un grognement de hargne. Penses-tu vraiment que ton maitre peut me dépouillé de mes droits pas la simple force ? il connait la puissante magie mieux que cela. Il sait que si je n'obtiens pas le sang du traitre, Narnia sera mis sens dessus dessous, et périra, par le feu et par l'eau…

-c'est parfaitement vraie, reconnut Aslan. Je ne le nie pas…

-Oh, Aslan, chuchota Susan à l'oreille du fauve, ne pouvons nous pas… je veux dire, vous ne le ferez pas, n'est-ce pas ? Ne pouvons nous pas agir envers la puissante magie, n'y a-t-il pas quelque chose que vous puissiez faire opérer contre elle ?

-agir contre la puissante magie ? dit le lion en se tournant vers elle avec, sur le visage, une expression qui ressemblait à un froncement de sourcils désapprobateur, bien que le sourire mental qu'il communiqua à sa descendante manqua de déstabiliser son masque impassible.

Et plus personne n'osa avancer cette suggestion, Edmund se trouvait de l'autre coté d'Aslan. Ses yeux rivés sur le sol, il se sentait suffoqué par l'émotion. Il avait peur d'être remis à Jadis, et c'était compréhensible, il sentit la main d'Angelique resserrer son étreinte sur la sienne. Cela l'apaiser un peu, mais il se demander s'il devait dire quelque chose. Hélas, l'instant d'après, il comprit qu'il n'était pas supposé faire quoi que ce soit si ce n'est attendre et obéir.

-venez sous ma tente, nous devons parler… rugit Aslan. La sorcière parut surprise, mais suivit le grand fauve dans sa tanière et la longue attente débuta.

Ce fut un moment terrible, attendre dans l'incertitude pendant que le lion et la sorcière discutaient gravement à l'intérieur. Lucy chuchota :

-Oh ! Edmund… et la pauvre se mit à pleurer, ce qui ne réussit qu'a inquiéter encore plus son frère condamné.

-ne t'en fait pas, murmura Angelique à l'oreille du garçon qui frissonna, tout ira bien, je te donne ma parole…

Susan remarqua cet échange et tenta d'en faire part à son grand frère. Cependant, Peter lui tourné le dos et contempler la mer, dans le lointain. Les castors se tenaient les pattes et gardaient leurs têtes baissées. Les centaures piaffaient avec inquiétude, et puis, finalement, chacun devint, peu à peu, parfaitement silencieux. Le calme était seulement troublé par le bruit des sanglots étouffé de la plus jeune et de la respiration saccadé du concerné. Au bout d'un moment, ils virent tous la sorcière sortirent du pavillon, elle se tourna un instant vers Edmund et leur jeta un regard de pure haine. Puis vint le tour d'Aslan de quitter la tente.

-La sorcière renonce à réclamer le sang du fils s'Adam…

Partout sur la colline, il y eut un immense soupir : c'était comme si chacun avait retenu son souffle et qu'il s'était mis à respirer de nouveau. Puis, il s'éleva un murmure de parole, le bonheur éclairé le visage de tous les enfants. La sorcière était en train de s'éloigner avec une expression de joie démente sur le visage, lorsque, tout à coup, elle fit volte face, s'arrêta, et demanda :

-comment puis-je être sur que vous tiendrez votre parole ? Un sourire esquissa les lèvres de la jeune Potter-Malfoy, connaissant déjà la réaction de Godric à cet affront.

Et comme elle l'avait prévu, son ancêtre se leva, tel un roi, et rugit de tout son saoul. Son immense gueule s'ouvrit de plus en plus grand, son rugissement retentit de plus en plus fort, et la sorcière qui, après être resté stoïque un instant, retomba dénue sur son traineau, qu'elle fit partir à toute vitesse. Le nain courant derrière la charrette. La joie éclata alors de toute part, Angelique relâcha son étreinte et se hâta de rejoindre le fondateur du courage poudlardien.

-elle à accepté… quelle idiote, elle ne sait pas ce qui l'attend…

-en effet, lui répondit l'animagus. Nous devons quitter cet endroit sur le champ, il servira en d'autres occasions. Nous établirons notre camp cette nuit au gué de Beruna. Naturellement, chacun mourrait d'envie de lui demander comment il avait arrangé l'affaire avec la sorcière. Mais son visage était sévère et les oreilles de tout le monde résonnaient encore du vacarme de son rugissement, si bien que personne n'osa poser de question, pas même à sa descendante qui semblait savoir tout de la conversation qui s'était déroulé dans la tente.


Merci de me lire et j'espère avoir moins de retard pour le prochain chapitre et se chapitre vous a plut! Kisous