L'ampoule nue au plafond grésille et la lumière vacille un peu.
J'ai retiré mes écouteurs depuis un moment déjà. Le silence de mon appartement m'oppresse et m'angoisse plus que jamais. Seul le chuintement de mon ordinateur et le bourdonnement du réfrigérateur que j'entends d'ici emplissent un minimum l'espace.
Péniblement, je cherche à côté de mon lit une bouteille d'eau qui ne soit pas vide afin de couper la faim qui commence à prendre possession de mon ventre en le tordant douloureusement.
Quand un plastique craque sous mes doigts et qu'un clapotement brise une seconde le silence, j'ai un sentiment de gratitude envers je ne sais quoi –l'Univers peut-être ?- pour ne pas être contre moi cette fois encore.
Je sens le liquide froid courir dans ma gorge puis se jeter dans mon estomac vide.
Peut-être que je devrais manger finalement. Ca fait au moins deux jours que je suis à jeun.
Evidemment je ne fais rien de mes journées alors ce manque de repas ne se fait pas tellement ressentir. Je finis même pas ne plus tellement y penser. Le fait que je ne vois pas grand monde ne m'aide pas non plus à me recaler sur un rythme dit « normal » et un mode de vie plus sain que ça.
Peut-on réellement prétendre pouvoir passer toute une vie à écrire, boire, écouter de la musique et ne prendre l'air qu'en ouvrant parfois la fenêtre la nuit, lorsque les rumeurs de la rue ne sont plus ?
Mon dos endolorit me force à me lever pour faire quelques pas et longuement m'étirer. Ma nuque commence aussi à se faire raide et j'y passe mes doigts pour tenter de la masser pendant que je pars à la cuisine me chercher une bouteille de soda dans le frigo.
Lorsque je retire le bouchon, aucun gaz ne s'échappe. Je me demande depuis combien de temps est-ce que ça traîne dans mon frigo, tout en buvant la boisson sucrée dont l'absence de bulle me perturbe.
A vrai dire, peu importe : je n'ai plus grand-chose d'autre pour assouvir ma faim, à part peut-être une clémentine dont je m'empare lorsque je retourne à ma chambre.
Rester éveillé jusqu'aussi tard, c'est se confronter au vide. Vide de son habitation, sa vie.
Pas de bruits, juste les chuchotements de cette petite voix dans ma tête qui se moque de moi, de la loque que je deviens jour après jour. Nuit après nuit.
Chysako :
Je suis la seule à trouver que "Une Heure", ça donne un petit côté polar, genre scène de crime? J'aime bien... Enfin, pour le coup je pense que je pourrais dormir, mais je sais pas... J'ai l'impression que je ne doit fermer les yeux sous aucuns prétextes, un peu comme si j'étais en danger, ou qu'il allait se passer un truc important... Je n'arrive même pas vraiment à écrire... Pour l'instant, une seule chose à faire: regarder des vidéos... J'ai peur que ça ne fasse pas long feu...
-Tiens, une psychopathe en puissance ? Perso, je pensais pas du tout à ce côté « polar » que tu prêtes à ce piteux titre de chapitre. ^^
J'comprends ce que tu veux dire. Tu te forces à garder les yeux ouverts parce que t'as l'impression que sinon tu vas louper un truc. T'arrives à rien faire mais tu restes quand même debout sans savoir pourquoi.
Résiste pas si t'es fatiguée, c'pas la peine. (message contraire à ce que j'ai déjà pu écrire bonsoir x) ) ^-^
+x+x+x
missPika :
Toujours présente capitaine!
J'ai chopé des cookies et Orange is the new black
Merci pour le clin d'oeil
Bisous sur ton museau d'Alcazam
MissPika
-J'vois ça soldat, et j'en suis honorée. :3
Bon plan ça. Quant à moi je me rabats sur un pauvre fond de boîte d'Haribo. *soupir* Plus rien à manger dans mon pieu. D :
Fleubeuleus affectueux :3
