Note: Bonjour ^^
J'espère que ce nouveau chapitre ne vous déçcevra pas trop... Les choses avancent doucement mais sûrement ^^
Bonne lecture à tous :)
little-road et Malh : Merci pour vos gentilles reviews. Je vous fais un câlin. en espérant que la suite vous plaira :)
Chapitre 4
— Olivier ? s'étonne faussement Katie tout en fixant le mur qui lui fait face, l'air ailleurs.
— Ton steak est en train de brûler Belle..., s'inquiète Garry.
— Oui, Olivier Dubois ! Ton ancien capitaine, chuchote Juliet à l'intention de la brune. C'est bizarre que tu ne parles jamais de lui…
Katie ne l'écoute plus, elle a sombré dans un état second. Ses tempes battent contre sa boîte crânienne, ses mains deviennent moites et elle sent des sueurs froides la parcourir. Cet état n'a rien à voir avec la chaleur que produisent la friteuse et les plaques brûlantes. Non, c'est à l'intérieur de sa poitrine que se cache le fautif. Son cœur risque de bondir hors d'elle si elle n'arrive pas à contrôler son affolement. Katie sent monter l'angoisse en elle. Elle s'est transformée en une bulle de savon, reflétant les possibilités et les craintes que révèle la lumière artificielle des néons. Fragile de nouveau, si fragile qu'un simple frôlement anéantirait la perfection de la sphère faite d'eau et de savon qu'elle est devenue. Comment Olivier va-t-il réagir lors de leurs retrouvailles? Il doit sûrement lui en vouloir d'avoir disparu, alors qu'il l'avait tant aidée et soutenue. Mais la distance avait été la solution la moins douloureuse, bien que la plus brutale. S'éloigner de tout ce qui lui rappelait la douleur et la perte, voilà ce qui avait motivé Katie. Pourrait-il comprendre ces motivations ?
— Tiens, tu vas aller les servir ! dit Juliet en lui tendant des assiettes débordantes. Essaye de ne rien faire tomber cette fois !
— Nan, je peux pas...je...je...
— Hé ! Qu'est-ce que t'as Belle ? T'es encore plus pâle que d'habitude ! dit Garry en posant une main sur son épaule.
En effet, Katie suffoque dans la cuisine, elle cherche désespérément l'air dans cet endroit confiné. Ses yeux font le tour de la pièce à la recherche d'une échappatoire, mais c'est dans son cœur que se cachent les réponses. Elle ne peut pas y aller, elle souffrirait trop de voir la peine et la déception dans le regard de son ancien ami. C'est trop lui demander ! Les plateaux tremblent entre ses mains.
— Hé, te mets pas dans des états pareils ! Betty va t'aider, la rassure Juliet.
— MOI ? s'insurge Betty. Tu ne trouves pas que j'ai assez à faire avec toutes ces assiettes sales ? En plus, ça devrait être elle à ma place. C'est elle la nouvelle...
— Mets-la en veilleuse Javotte ! lui conseille Garry.
— Je t'ai déjà dit d'arrêter de m'appeler comme ça ! s'énerve la jeune femme en lançant son éponge savonneuse sur le cuisinier.
Katie n'a pas envie d'être à l'origine d'une dispute, et Betty n'a pas tort, en tant que nouvelle elle doit assumer son rôle. Elle a tellement eu du mal à obtenir ce travail à mi-temps qu'elle ne le lâchera pas de sitôt. Surtout, elle n'a pas envie d'avoir à justifier son comportement étrange, elle ne peut pas leur expliquer qu'elle a coupé tout contact avec Olivier, qu'ils ne sont pas ce qu'on peut appeler communément des amis – en tout cas, pas après ce qu'elle lui a infligé –. Que ses retrouvailles risquent d'être plus que maladroites. De toute façon, Juliet a déjà prévenu Olivier qu'il connaissait une des serveuses. Il finira tôt ou tard par s'inviter dans les cuisines pour découvrir qui se cache derrière toute cette histoire. Se terrer dans la cuisine ça ne la mènera nulle part. Doucement, elle reprend une respiration posée, ses mains sont encore mal assurées, mais elle a repris quelques couleurs.
— Je vais y aller. Je ne te décevrais pas cette fois, Juliet.
Sur ces mots, elle plante la compagnie et entre dans la salle.
