Chapitre 4

Lorsque le jour se leva, Sabrina fût tirée de son sommeil par le réveil ultra-bruyant de Lucy.

Lucy – Ah ! C'est encore une belle journée qui s'annonce.

Sabrina – Dodo…

Lucy – Allez vous deux, on va à la guilde avant que les autres ne cassent tout.

On lui répondit avec des voix endormis.

Salem – Et bien part devant, on te rejoint dans deux ou trois heures. Ce lit apprécie trop notre compagnie.

Sabrina – Pour une fois je suis d'accord avec le matou.

Lucy – Mais sinon on va rater les heures où le petit déjeuner est servi.

Salem – Quoi ?... Allez Sabrina ! Debout paresseuse !

Le chat lui donna des coups de pattes sur le visage puis la queue sous le nez. Elle finit par se lever en grognant.

Sabrina – Tu ne pouvais pas simplement y aller sans moi ?

Salem – Maintenant que tu le dis…. C'est possible.

La lycéenne soupira et finit par se préparer à partir. Quitte à être réveillée, autant que ce ne soit pas pour rien. Lucy et ses invités la suivirent jusqu'à la guilde sous un très beau soleil.

Sabrina – Dire que c'est l'hiver à West bridge… J'espère que personne ne me demandera pourquoi j'aurai l'air bronzée à mon retour… Si on rentre un jour.

Lucy – Ne t'en fais pas. Le maître est un grand sage. S'il s'est réveillé, il saura comment t'aider.


Maître – Désolé petite. Tout ça me dépasse.

Lucy tomba de sa chaise.

Lucy – Vous plaisantez n'est-ce pas ?!

Maître – Hélas non. La magie est une chose puissante et mystérieuse. Avec elle on a pu faire des choses incroyables, même changer de dimension. Mais un sort pour voyager vers un monde à l'autre bout de la galaxie… Je n'en ai jamais entendu parler.

Sabrina faisait une tête de six pieds de long.

Salem – Ça va aller Sabrina ?

Sabrina – Oui bien sûr Il faut juste que je me fasse à l'idée que je ne reverrai plus jamais mes tantes, ou mon père, même si je le voyais très peu, ni Harvey ou Valérie, que je ne me lèverai plus à sept heure du matin pour aller en cours ou aller faire du shopping avant que les boutiques ne soit envahie…

Elle se retint autant qu'elle put, mais au final, la lycéenne s'effondra sur une chaise et fondit en larme. Lucy la pris dans ses bras pour la consoler. Salem posa une patte sur son genou en disant :

Salem – Allons Sabrina, ce n'est pas si terrible.

Gray – T'as l'air de prendre tout ça plutôt bien.

Salem – Quand on a vécu dans la peau d'un chat aussi longtemps que moi, il ne nous reste plus grand chose à pleurer à part de vieilles balles mâchouillées et un panier à moitié griffé. Même si les dix sardines que mon bookmaker me doit risquent de me manquer un peu.

Lucy et Mirajane passèrent la matinée auprès de Sabrina pour la réconforter. Salem s'était éclipsé à une table avec les Exceeds pour la laisser tranquille. Même lui savait que ce n'était pas le moment pour être casse-pied. Dans l'après-midi, voyant que le moral de sa nouvelle amie ne s'améliorait pas, Lucy eut une idée :

Lucy – Hé Sabrina ! Tu sais ici aussi on peut faire du shopping entre fille. Viens on y va !

Sabrina – Comment… Maintenant ?

Lucy – Mais oui. Allez viens !

La constellationiste tira la lycéenne vers la grande porte. Sabrina l'interrompit un instant.

Sabrina – Attends. Je vais dire à Salem ce qu'on fait juste.

Lucy – Ok je t'attends devant l'entrée.

Sabrina hésitait un peu à sortir aussi vite. Mais Lucy essayait de lui remonter le moral en lui offrant des vêtements, Sabrina se rendait bien compte que Lucy n'avait plus d'argent, vu combien elle en avait fait porter la faute à Natsu. Elle refusait d'être grossière avec une fille aussi gentille… et de laisser passer une occasion d'avoir de nouveaux vêtements. Son arrogant matou s'éloigna de son groupe pour rejoindre sa maîtresse.

Sabrina – Ecoute Salem, Lucy et moi on va sortir un moment.

Salem – Super. Je t'avoue que c'était assez déprimant de te voir comme ça.

Sabrina – Et c'est de la faute à qui si on est coincé là ?

Salem – Heu… Mettons que je n'ai rien dit.

Sabrina – En tout cas on se revoit ce soir chez Lucy. Essaies de ne pas faire de bêtise.

Salem – Ne t'en fais pas. J'ai réussi à convaincre les trois autres d'amener un jeu de carte et du poisson. Je leur ai appris à jouer au Black Jack et on va se faire une partie. Prépares-toi à me retrouver avec une montagne de poisson durement gagnée.

Sabrina – Et si jamais tu perds ?

Salem – J'ai dit que je leur ai appris à jouer, pas à compter les cartes.

Sabrina – C'est ça que t'appelles « durement gagné » ?

Salem – Ce n'est pas aussi facile que tu le crois.

Sabrina – …. Tu te laveras bien en rentrant. Je n'ai pas envie que le lit sentent la sardine.

Salem – D'accord Madame « Je n'apprécie pas le Parfum de la victoire ».

Finalement, Sabrina rejoignit Lucy au dehors et les deux blondes partirent en souriant vers les rues commerçantes. L'une avait un sourire de façade et l'autre un sourire sincère. Mais cette dernière espérait bien lui faire faire de même.


Pendant ce temps, sur terre, le foyer des Spellman était d'un calme incroyable. Zelda pianotait son article le sourire aux lèvres. La tante Hilda rentra à la maison en criant :

Hilda – Zelda ! Tu peux m'aider à porter notre nouvelle armure au salon ?

Zelda – Tu as acheté une armure complète ?!

Hilda – Je me suis dit que ça ferait joli à côté de notre canon. Alors tu m'aides à l'amener ici ?

Zelda – Et pourquoi tu ne la zappes pas directement ?

Hilda – Mais c'est beaucoup plus drôle si on s'y met à deux.

Zelda – Je vais te montrer ce qui est vraiment drôle.

La scientifique agita l'index et Hilda se retrouva l'instant d'après habillée d'une armure de chevalier si lourde qu'elle en tomba au sol sans pouvoir résister. La chute fût douloureuse.

Hilda – Maintenant je me souviens pourquoi on ne fait aucune activité à deux.

Zelda fit disparaître la tonne de métal du dos de sa sœur.

Hilda – Bon pas grave, je demanderai un coup de main à Sabrina… Oh c'est vrai elle est encore en croisière.

Zelda – Maintenant que tu me le rappelles, c'est bientôt l'heure d'aller la chercher à l'astroport.

Hilda – Parfait, je vais laisser le tas de ferraille à sa place et prétendrait ne pas avoir eu le temps de le déplacer.

Zelda – Tu parles de ton armure ou de ta voiture ?

Hilda – Ça c'est mesquin.

Les tantes partirent ainsi pour chercher leur nièce, sans se douter de ce qui se passerait.


Lucy et Sabrina s'étaient bien éclatées tout l'après-midi. Le soleil commençait à se coucher et les lampadaires éclairaient déjà les rues. Elles avaient visité toutes les boutiques de vêtement de Magnolia, vidant tout ce qu'il restait dans le porte-monnaie de la constellationiste. Elles regrettaient de ne pas avoir fait les yeux doux à un des garçons de la guilde pour avoir un porteur attitré.

Epuisées par la quantité faramineuse de sacs qu'elles avaient rassemblés, les deux blondes s'installèrent à un petit café pour commander une grosse glace avec le dernier billet de Lucy. Celle-ci était heureuse d'avoir réussi à faire sincèrement sourire sa nouvelle amie. Elle ne s'en était pas faite de nouvelle depuis longtemps et Sabrina pensait la même chose. Tout le monde à West Bridge la voyait comme une folle, et pas simplement à cause des rumeurs que Libby faisait courir sur elle, mais simplement parce que sa vie pleine de magie l'obligeait à faire face à certains imprévus difficilement justifiables en public.

Lucy – C'était vraiment un super après-midi.

Sabrina – Je me suis pas autant éclatée depuis l'inondation du centre commercial.

Lucy – En quoi est-ce amusant ?

Sabrina – Ça l'est quand les articles trempés perdent la moitié de leur valeur.

Les filles rirent ensembles. Sabrina passa un bon moment à faire l'éloge de son petit ami Harvey. Lucy, voyant le chagrin revenir, se dépêcha de prendre la parole :

Lucy – Oh moi je n'ai pas de petit ami tu sais.

Sabrina – Ah bon ? Et Natsu ?

Lucy – Quoi lui ?! Qu'est-ce qui peut te faire croire qu'on est ensemble ? On n'arrête pas de se disputer et de s'envoyer des trucs à la figure chaque fois qu'il fait une bêtise. Et en plus il ne remarque jamais quand je change de look.

Sabrina – C'est un couple lambda que tu me décris là.

Lucy - Hein ?! Mais ! Que ?! Oh zut regarde : Notre glace a fondu.

Leur montagne de glace n'était en effet plus qu'un petit îlot de vanille dans une mer de chocolat.

Sabrina – Oh je m'en occupe.

La lycéenne bougea son index et, sous une flopée d'étincelles magiques, la glace revint à son état initial. Ce qui fit reculer de surprise Lucy, les yeux gros comme des soucoupes.

Lucy – Co… Comment t'as fait ça ?!

La lycéenne perdit son sourire pour une figure de surprise.

Sabrina – Quoi, tu ne pensais pas que je pouvais faire ça?

Lucy – Ben non…

Un déclic se produisit dans la tête de Sabrina.

Sabrina – Il faut que j'y aille !

La sorcière partit en courant, laissant la constellationiste abasourdie face à ce qu'elle avait vu et choquée en recevant la note.

Sabrina avait traversé la ville à une vitesse folle pour arriver chez Lucy où elle retrouva Salem… et une montagne de poisson.

Sabrina – Salem je… C'est quoi toute ces sardines ?

Salem – Je t'avais dit qu'ils ne savaient pas compter les cartes.

Sabrina – Peu importe écoute : J'étais au café avec Lucy, on a commandé une glace mais on discutait trop la glace a fondu, j'avais envie qu'elle me parle de son béguin pour Natsu alors pour pas qu'elle change de sujet j'ai par réflexe agité mon index pour faire dé-fondre la glace ce qui l'a surprise du coup ça m'a fait comprendre qu'elle pensait que j'avais qu'un seul pouvoir et si ça l'as surprise ça veut dire qu'elle aussi n'a qu'un pouvoir normalement comme peut-être tout le monde ici et qu'en toute logique, pouvant tout faire cela fait de moi la personne la plus puissante de cette planète.

Salem – Si tu voulais me punir en me donnant la migraine c'est réussi.

Sabrina – Mais ce n'est pas le pire…

Salem – Je n'ai pas assez payé visiblement.

Sabrina – Le pire c'est que… J'adore ça !


Un petit chapitre pour mesdames et messieurs ^^

Les choses vont commencer à devenir épiques maintenant -)