Nouveau chapitre et un peu d'action dans celui ci ! Pas des masses mais quand meme =)
angel-ofshadow : Où je trouve mon inspiration ? Des fois, je me le demande aussi ! Mais bon, dans les bons jours, ça coule tout seul =) Oui, j'ai eu un peu de retard, j'ai juste des fois du mal à me souvenir de quel jour on est :p Mais ça ne devrait pas se reproduire, je vais faire un tableau avec mes dates de publi pour me les rappeler.
Alviss : Je pensais surtout à des nécroses ou des infections, d'une manière un peu imagée. imagine toi en combat contre un dragon, tu te fais blesser, tu peux pas te soigner directement alors quand le combat se termine, tu peux, entre temps, avoir choppé n'importe quelle connerie :p
Elle fut réveillée par un rugissement important accompagné de cris de panique et des traditionnels cors de chasse raisonnant partout dans le château. Instinctivement, elle attrapa arbalète, sauta dans ses bottes et sortit de la bâtisse en courant pour voir, haut dans le ciel dégagé, le dragon qui tournait comme un rapace au dessus de sa future proie, mais ce comportement était surtout une position d'attente.
Il l'attendait elle.
Ignorant les gens qui couraient dans tous les sens, elle se rendit dans la partie la plus dégagée des jardins et vit en premier Madara, la bouche entrouverte, subjugué par le dragon, ignorant les domestiques qui essayaient de le ramener en sécurité, ainsi que d'autres traqueurs, préparant leurs armes.
Quand il la remarqua, le dragon descendit en piquet sur le château, évitant habilement les flèches qu'on lui lançait et il se posa devant Dovah, son énorme mâchoire dépassant d'une tête la taille de la jeune femme. Elle abaissa doucement son arbalète et il cracha les restes de deux traqueurs, ayant sûrement profité de la nuit pour aller l'attaquer avant de la regarder dans les yeux et reprendre son envol en direction des montagnes.
Dovah sourit en sentant son coeur battre à une vitesse inimaginable et ses genoux tremblèrent légèrement sous l'émotion. Il était aussi impatient qu'elle de combattre.
Quelques secondes passèrent avant qu'elle ne se remette de ce face à face et elle retourna dans sa chambre pour se préparer tandis qu'un prince courrait dans la chambre de son père pour lui parler.
- Père ! Vous devez annuler le tournoi !
Le Roi regarda son fils s'approcher du lit en haletant légèrement et semblait furieux. Il se redressa avec difficulté avant de demander :
- Aurais-tu perdu la tête ! Pourquoi n'étais-tu pas à l'abri pendant l'attaque ? Qu'aurais-je fait si tu avais été tué !
- Vous avez un second fils pour cette éventualité.
Le roi soupira et Madara s'agenouilla près du lit avant de baiser la main de son père et dire :
- Vous devez faire annuler le tournoi. Le dragon ne voudra pas combattre une autre personne que Dovah.
- Qu'est ce que tu racontes ?
- J-je l'ai vu ! Il a tué des Traqueurs et …
- Et tu crois qu'une bête féroce a des sentiments ?
- Oui ! Dovah m'a dit que ..
- Dovah ? Oh, je ne dis pas, son père était doué mais elle est encore loin d'avoir son expérience.
- Laissez moi parler !
Toutes les personnes présentent dans la chambre furent surprise d'entendre Madara hausser la voix sur son père. C'était la première fois qu'il le faisait.
- Elle connait les dragons et ils ne sont pas ce que tout le monde dit. Si vous annulez le tournoi et que vous la laissez faire, ça évitera des …
- Elle a réussi à te monter la tête ?
- Me monter la tête ? Non ! Elle …
- Tu es conscient qu'elle ne fait ça que pour l'argent ?
- Elle n'est pas comme ça …
- Et depuis combien de temps est ce que tu la connais pour affirmer ça ? Deux jours ?
Madara aurait aimé répondre mais son père le réduisit au silence en un regard et dit :
- Ton comportement n'est pas digne de celui d'un futur souverain. Remets toi dans le droit chemin et arrête d'être aussi naïf.
- Mais Père, je …
- Tu es un homme, pas un gamin. Les histoires de ce genre ne devraient plus t'émouvoir. Pense au trône qui t'attend et arrête de fréquenter des roturiers !
Madara se releva, rageur, les poings serré et grogna :
- Peut être que le trône ne m'intéresse plus.
Il tourna les talons et sortit de la pièce, ignorant les appels énervés et désespérés de son père.
De son côté, Dovah avait revêtu ses vêtements de combat et préparait son cheval avec soin. D'après ce qu'Hinata lui avait expliqué, une sorte d'arène avait été construite de l'autre côté du château, dans un ancien champ et tous les Traqueurs devaient se présenter devant le Roi, à cheval et en armure.
Quand Kyubi fut sellé, elle le caressa doucement avant d'aller passer son armure, et contrairement aux chevaliers et traqueurs, la sienne n'était pas en plaques, aussi lourde qu'un cheval mort, mais elle l'avait formée, au fil du temps, grâce à des écailles de dragons de différentes taille et elle était aussi, voire plus, résistante que les autres, mais surtout lui permettait de se déplacer et de battre sans effort.
Au moment où elle attachait fermement ses cheveux pour mettre son casque, Hinata entra lentement dans la chambre pour dire :
- Madame, le défilé va commencer.
- Aide moi à mettre l'écharpe.
- Bien sûr.
Hinata récupéra rapidement l'écharpe de soie déposée sur le lit et la fixa, sous les instructions de Dovah, avant d'accompagner la jeune femme dans la cour.
Là, Dovah appela son cheval et refusa qu'on lui apporte un marche pied ou quelconque aide et se mis à cheval avec prestance. Elle caressa doucement Kyubi, pas habitué à ce qu'elle monte en armure, étant donné qu'elle ne la portait qu'en combat, quand elle pensait en avoir besoin et la petite Hinata lui souhaita bonne chance avant qu'elle rejoigne la file des traqueurs qui descendait dans la cité, faisant le tour du château afin d'arriver à l'arène où une grande partie des habitants semblaient déjà installés sur des gradins de bois, sous d'épaisses fourrures.
La tribune royale était grande, et quelques nobles avaient été invités pour l'occasion. Le Roi avait son trône en son centre, même si son visage portait toute la fatigue de sa maladie et les princes l'entouraient, fiers et bien habillés.
Dovah croisa le regard de Madara et il semblait avoir quelque chose de différent dans le regard. Une sorte de fierté, peut être parce qu'il avait tenu tête à son père, bien qu'il l'ait fait de façon un peu puérile. Elle l'influençait, sans le vouloir mais c'était pour son bien.
Quand les Traqueurs furent en rang devant la tribune, le Roi leva la main pour demander le silence et Kakashi s'avança pour prendre la parole :
- Combattez avec justesse et fierté. Le Roi s'attend à des combats équitables et à un respect entre les participants. Le déroulement des combats a été affiché à l'entrée de la lice et il se déroulera sur plusieurs jours. La finale aura lieu dans exactement neuf jours et opposera les deux meilleurs d'entre vous. Honorez votre Roi et que le tournoi commence.
La foule applaudit avec enthousiasme et les Traqueurs firent un tour d'honneur avant d'aller regarder leur ordre de passage sur les parchemins accrochés sur la porte fermant la lice et Dovah soupira longuement quand elle vit qu'elle n'avait pas de combat avant trois jours.
Les premiers concurrents entrèrent dans l'arène et le combat commença sans attendre. Dovah, de son côté, envoya son cheval en liberté, avant de s'installer, comme les autres, dans la tribune réservée aux Traqueurs.
Elle pensait déjà à son combat contre le dragon, essayant de mettre un plan en place mais les regards qu'on lui jetait l'empêchait de se concentrer. Bien sûr, elle savait ce que les hommes pensaient d'elle. En général, ils ne la prenaient pas au sérieux, sans parler de ceux qui avaient essayé de la remettre à sa place, à savoir à leurs pieds. Certains n'avaient même pas hésité à l'attaquer mais ils étaient, la plupart du temps, assez surpris de sa façon de répliquer.
Pendant qu'elle regardait ce premier combat, aussi ennuyant qu'un dimanche de pluie, elle se laissa voyager dans le passé.
Alors qu'elle avait onze ans, elle avait, sans autorisation, fouillé dans les affaires de son père à la recherche d'idées pour confectionner un nouveau piège et était tombée sur une dague ornée de pierres précieuses. Jamais elle n'avait vu d'objet aussi beau, mais quand elle voulu demander sa provenance à son père, celui ci devint fou de rage et disparut pendant plusieurs jours, la laissant se débrouiller seule à leur campement.
Quand il revint, calmé, il lui raconta :
- Cette dague est une récompense gagnée lors d'un combat, lorsque j'étais encore chevalier.
- Tu as été chevalier ?
- Oui ! Il y a très longtemps.
- Qu'est ce que tu faisais ?
- Des tournois, principalement, et je t'ai déjà dit que j'étais allée à la guerre.
Il commença à raconter ses plus beaux combats, souriant devant l'émerveillement de sa fille.
Il avait été le champion pendant plusieurs années de sa ville d'origine, Kumo. Il lui avait raconté qu'il était né dans une famille très modeste, sous le règne du Roi A mais grâce à un fait d'arme, il avait été anobli. C'était de cette façon qu'il avait connue Mélie, sa future femme.
À ce moment là, elle était avec son cousin, futur Roi du Pays de la Terre, en visite diplomatique et avait échappé à la surveillance de ses gardiens pour explorer les alentours mais elle s'était retrouvée beaucoup trop près d'un nid de dragonne en train de couver. Et celle ci était sur le point de la tuer quand Fusroh, réunissant tout son courage, s'était interposé en demandant à la dragonne de pardonner à la jeune fille, qui était simplement perdue et ne voulait aucun mal à sa progéniture.
Il tomba profondément amoureux d'elle dès qu'il vit les yeux de Mélie et, pendant qu'il la raccompagnait à Kumo, il se promit qu'il ferait n'importe quoi pour qu'elle tombe à son tour amoureuse de lui.
Il enchaina les tournois, ainsi que les faits d'armes, défendant des villages de civils contre des attaques de dragons, gagna des trésors inestimables, jusqu'à un jour, se retrouver au Pays de la Terre pour demander la main de Mélie à son cousin qui était devenu Roi. Celui ci accepta à la seule condition que Fusroh devait gagner le tournoi du printemps et affronter des champions du monde entier.
Et il en sortit, bien entendu, vainqueur.
La dague en question lui avait été offerte en gain lors d'un de ses tournois les plus important, rassemblant au moins deux cent chevaliers, venus du monde entier. Les festivités avaient durées deux mois complets et, même s'il n'était arrivé que second, il en gardait un très bon souvenir. Mélie, présente pour l'occasion, lui avait accordé un sourire.
Il raconta aussi à sa fille qu'elle avait hérité les yeux de sa mère, et qu'il ne serait pas étonnant qu'un jour, un jeune homme, tombe amoureux d'elle à cause de ceux ci.
Secrètement, il avait toujours espéré qu'un homme s'intéresse à sa fille. Pas pour sa beauté, ou pour la cantonner au nettoyage d'une maison, mais pour vivre des aventures, comme il l'avait fait avec sa douce Mélie. Car même si celle ci était d'une santé fragile, elle l'avait suivi jusqu'au bout du monde, ne se plaignant jamais du froid ou de la pluie, mangeant ce qu'il chassait. Même enceinte jusqu'aux yeux, elle avait refusé d'être séparée de lui et elle le voyait comme son héros. Celui qui l'avait sortie de son château pour lui montrer des paysages extraordinaires.
La fin de la journée arriva rapidement et les combats cessèrent à la tombée de la nuit. Dovah récupéra rapidement Kyubi, qu'elle avait laissé en liberté autour de l'arène, sachant pertinemment qu'il ne s'éloignerait pas et au lieu de remonter dessus préféra ménager le dos de l'animal et le ramena à pieds jusqu'à l'écurie où elle le dessella rapidement, le félicita pour sa patience et elle ramena tout son matériel dans sa chambre tandis que les deux perdants de la journée se préparaient déjà à partir, l'air déçu.
Dovah refusa l'invitation à diner avec les autres Traqueurs, ne voulant pas côtoyer des misogynes bruyants et mangea dans sa chambre avant d'aller marcher, après s'être changée, dans le village pour se détendre.
L'attente de son premier combat l'excitait au plus au point. Déjà, parce que ça ferait taire plusieurs personnes, et en plus, parce que même si elle défiait souvent des dragons, cela faisait un moment qu'elle n'avait pas combattu contre des hommes, le dernier en date ayant été son père, il y avait dix années de cela.
Elle ne releva la tête qu'en entendant des pas s'approcher d'elle et fus surprise de voir le prince Izuna lui sourire. Elle lui rendit le geste, par politesse et il demanda :
- Cela vous dérangerait-il que je vous accompagne ?
- Vous êtes chez vous.
Il prit cela pour un oui et réajusta son manteau en relevant un peu les épaules, gardant le silence pendant quelques minutes avant de dire :
- Je ne sais pas ce que vous avez raconté à mon frère, mais il a fait demander tous les ouvrages traitant des dragons et les décortique dans un des bureaux.
- Je lui ai simplement parlé de plusieurs choses que la majorité des gens ne soupçonnent pas.
- Je ne l'ai jamais vu comme ça.
- Me le reprochez- vous ?
- À vrai dire, non. Bien au contraire.
Dovah releva doucement la tête vers lui et il sourit en disant :
- Je connais mon frère par coeur, et je sais qu'au fond, il n'a pas l'ambition de devenir Roi.
- Dites-vous cela parce que vous voulez prendre sa place ?
Il la dévisagea un instant avant d'éclater de rire et dire :
- Je vais vous faire une confidence. Si je suis la raison et la sagesse, Madara est le battant et il est fait pour se battre et vivre d'aventures. Ça le ronge d'être enfermé ici, mais depuis des années, il refoule tout ça pour ne pas décevoir notre père.
- Pourquoi me parlez vous de ça ?
- Parce que je l'ai vu faire face à un dragon, le sourire aux lèvres. Et contrairement à mon père, je refuse de le voir malheureux. Déjà qu'il n'a pas été chanceux avec sa femme mais je crois que s'il devenait roi, sa vraie personnalité mourrait définitivement.
- Je me répète, mais pourquoi me dites vous ça ?
- Il serait heureux s'il pouvait vous accompagner lors de vos voyages.
Dovah s'arrêta, surprise par la demande et Izuna se tourna vers elle, les mains jointes dans son dos, l'air tout à fait sérieux. La jeune femme secoua la tête, un sourire moqueur aux lèvres et dit :
- Il ne suffit pas de rêver pour partir à l'aventure. Votre frère n'a aucun entrainement et ne serait pas capable de tuer même si sa vie en dépendait.
- Il a reçu un entrainement militaire par un des meilleurs chevaliers de la région et était très doué d'après notre maitre d'arme.
- Un chevalier au service de votre père n'aurait jamais dit à un prince qu'il était mauvais.
- Et il n'en a peut être pas l'air comme ça, mais il est courageux.
- Mais il ne connait rien à la vie en dehors d'un château. Il ne tiendrait pas une journée.
- Si vous êtes avec lui, je suis certain qu'il s'en sortirait parfaitement.
- Qu'est ce que vous croyez ? Que c'est une balade de santé d'aller à la chasse aux dragons et risquer sa vie en les combattant ?
- Non mais …
Dovah regarda le mur d'enceinte, près duquel ils s'étaient arrêtés et dit :
- Je peux vous donner un exemple simple. Imaginez qu'un dragon lui fonce dessus, et qu'il doive absolument grimper à une arbre pour déclencher un piège, et sauver sa vie. Imaginez que cet arbre est aussi raide qu'un mur avec aussi peu de prises, vous croyez qu'il y arriverait ?
- N'ayez pas l'arrogance de croire que vous pouvez le faire.
Dovag soupira légèrement et recula un peu avant de courir vers le mur, bondir pour attraper une pierre dépassant des autres et se hissa à la force des bras avant de se donner assez d'élan pour attraper une des poutres ayant servit à solidifier le mur et se balança rapidement sur le côté pour faire passer ses jambes au dessus des créneaux et ainsi se redresser sur le mur en se frottant légèrement les mains pour les dépoussiérer.
Elle baissa ensuite les yeux vers Izuna et dit :
- En serait-il capable ?
- Je ne .. pense pas.
Dovah se laissa tomber du haut du mur, fléchissant les jambes à sa réception pour amortir le choc, à la manière d'un félin et se redressa en disant :
- Croyez moi, je ne dis pas ça pour briser ses rêves ou même pour être méchante, mais ma vie est dangereuse et votre frère n'a pas encore ce qu'il faut pour la supporter.
- Dans ce cas, ne lui mettez pas des rêves plein la tête.
Izuna la jaugea un instant avant de retourner au château, l'air contrarié.
Dovah termina sa marche en silence, et finit par se dire qu'elle devait mettre un terme à ses discussions avec Madara. Le cadet avait raison, on ne présente pas des plats succulents à quelqu'un qui ne doit pas manger.
