La chaleur derrière la fenêtre

Bla bla bla : Bon du coup, j'ai fais le lendemain, on est pas à l'abri d'un jour en plusieurs parties, je sais pas encore. En attendant bienvenue dans ce nouveau chapitre. Ce truc se transforme en huit clos et ça risque de mal finir. J'ai changé le résumé en attendant de faire mieux encore.

Réponses aux reviews :

Efliirette : C'est vrai que je prends mon temps, peut être un peu trop, j'espère pas trop. J'essaie quand même de mettre des infos partout encore. C'est vrai que je mise beaucoup sur le dialogue du moins pour l'instant. Pas beaucoup d'actions parce que bon en même temps ils font que boire et parler. J'espère que tu te laisseras encore emporter par ce chapitre, dis moi ce que tu en penses et merci beaucoup !

( Laissez des commentaires vraiment j'adore savoir ce que vous en pensez )

Allez c'est reparti pour un tour.


Chapitre 3 - 11 juillet 1999

* Draco Malfoy

De sa chambre, ils avaient la meilleure vue sur la terrasse où Adrian s'était réfugié. Ils avaient bien entendu remarqué la silhouette de Terence le rejoindre après le repas catastrophique et silencieux. La plupart n'avait rien avalé. Graham cependant, collé à Cassius, avait réussi à faire du pop-corn à l'aide d'un sort et ne s'était pas privé pour en grignoter. Et maintenant que Marcus qui avait tant bien que mal calmé le jeu était parti se coucher, plus rien ne semblait empêcher le drame de se dérouler.

« Il est marié, marmonna Lucian. Non mais vraiment quel fils de pute.

- Un peu de décence, fit Cassius en piquant du pop-corn, on a aucune idée de ce qui a bien pu se passer pour qu'il en arrive là.

- Pas bien compliqué à deviner cela dit. » rétorqua Draco en se levant.

Pour sa part, il en avait marre. Il ouvrit la porte qui menait au dressing où l'attendait ses vêtements et surtout une veste qu'il enfila en sachant pertinemment que tous les autres l'observaient, attendant la suite de sa phrase.

« Sa famille était ruiné, c'est un secret pour personne. Et vu que ses parents n'ont jamais pu le voir en peinture, je les imagine très bien le forcer à épouser le premier sang bleu venu. En prime, un Norvégien selon ses dires, comme ça il débarrassait le plancher et monsieur et madame Higgs s'enterraient dans leurs hontes.

- T'es beaucoup trop intelligent pour ton bien, tu le sais ça ? murmura Miles.

- Terence aussi est intelligent, il est pas resté quatre ans en Norvège piégé dans un mariage sans rien faire ? fit remarquer Graham.

- Pourquoi pas ? Imagine, on t'offre le confort, une position sociale, des domestiques, ta salle de bain privée et même un emploi au Ministère, qu'est-ce que tu ferai ? »

Il sembla y réfléchir, mais Draco savait très bien que Graham aurait été le premier à foncer. Lucian soupira et se tordit le coup pour essayer de les apercevoir.

« Bon et maintenant qu'est-ce qu'on fait ? On reste là toute la soirée à les guetter ou on ouvre la bouteille de rhum de vingt ans d'âge que j'ai aperçu dans la cuisine ?

- T'as déjà trop bu Miles.

- Par contre je suis pour que vous sortiez de ma chambre, j'ai des choses à faire, tenta le plus jeune en croisant les bras.

- Genre quoi, te reblanchir la peau ? attaqua Lucian avant de se lever.

- Ah ah, super blague, vraiment. Cassez-vous. »

Le ton sec dut décider les quatre autres à partir et Draco en profita pour claquer la porte. La pièce sembla d'un coup beaucoup plus silencieuse et il perdit aussitôt son air assuré. Il ne perdit pas de temps, se mit au bureau et sortit plume, encre, parchemin et enveloppe.


* Cassius Warrington.

Il avait fallu encore une bouteille de vin pour que Graham se décide à aller se coucher, abandonnant Lucian et Miles endormis sur le canapé. Cassius le tient dans les escaliers jusqu'à leur chambre. Au départ elle contenait deux lits simples, puis ils les avaient assemblés après sa sixième année et le début de leurs relations sexuelles. Puis l'année suivant, c'était devenu un lit double et cela avait toujours été ainsi. Ils se laissèrent tomber, se mirent rapidement sous les draps et Cassius attira l'autre près de lui pour l'embrasser doucement. Il caressa sa joue, ses cheveux, sa nuque et jusqu'à ses épaules.

- Tu m'as vraiment manqué, marmonna-t-il. Pas seulement ton cul, genre … toi. Ta personne.

- Ouh la, ma personne, carrément … soupira Graham.

- Ouais. J'avais pas réalisé, mais … ouais. Pourquoi on a arrêté de se voir déjà ?

- Oh, j'sais plus trop … la guerre, tout ça … »

Cassius hocha la tête avant de se mettre sur l'autre pour descendre sa bouche le long de son torse, sentant l'autre frémir.

« Mais Cass', on n'est pas ensemble hein tu te rappelles ?

- T'inquiète pas, j'ai aucune envie de sortir avec toi, j'te frapperai au bout de deux jours.

- Ne sois pas méchant.

- J'expose une vérité. En plus t'as l'autre éditeur ou j'sais plus quoi.

- Directeur artistique, gémit Graham alors que Cassius atteignait son ventre.

- Bref. On est toujours amis n'est ce pas ? »

Il s'arrêta, leva les yeux vers l'autre qui riait. Ses cheveux étaient en désordre.

« Amis ? On est que ça ? Des amis ?

- Des amis qui couchent ensemble ouais.

- J'aime beaucoup ta conception de l'amitié.

- Ta gueule Montague. »

Quelque part dans le jardin, il y eut un bruit de verre brisé.


* Adrian Pucey.

Il bouillonnait de rage face à cet individu qui se prétendait Terence mais qui ne l'était plus. Une nouvelle fois il le fixa et essaya de retrouver son ami.

« Je dis juste que tu aurai au moins pu me prévenir ! J'ai envoyé des dizaines de lettres à tes parents pour savoir où tu étais passé !

- Mes parents auraient préféré me voir mort que gay, rétorqua Terence en réparant son verre d'un coup de baguette. Ils étaient à deux doigts de m'envoyer porter une marque sur le bras gauche en espérant que je crève comme un Moldu. Donc excuse moi si tu n'as pas eu de faire part, mais les choses étaient légèrement compliquées !

- Compliquées ? Et pour moi alors tu crois que ça a été une partie de plaisir ? Tu es parti ! T'as disparu alors qu'on avait juré de se soutenir ! Tu m'as laissé tomber et …

- Et quoi ? cria l'autre en s'avançant d'un pas. Tu t'es senti seul alors t'as trouvé du réconfort dans la première pétasse venue, tu l'as engrossé et maintenant t'es dans la merde ? Et bah on a tous nos problèmes dans la vie !

- Tu ne sais rien de ce qu'on a vécu, t'étais parti te faire foutre en Norvège !

- Mais par Merlin et Salazar, qu'est ce que tu ne comprends pas dans la phrase « mes parents m'ont vendu à un sang-pur veuf pété de tunes pour pouvoir avoir plus que trois mornilles dans leur coffre » ? Tu crois que c'était quoi ce mariage ? Rien de plus qu'un accord financier entre deux partis et que j'étais le produit à échanger ! »

Il y eut un instant de silence et Terence en profita pour essuyer les larmes qui avaient perlé au coin de ses yeux. Adrian hésita et s'approcha dans le but de prendre sa main, mais il le repoussa.

« T'as raison, j'ai aucune idée de ce qui a bien pu se passer quand j'étais pas là. Mais toi non plus. Et j'ai rien à te dire.

- Je suis désolé. Je me suis emporté et … excuse-moi, bafouilla Adrian tant bien que mal.

- Trop tard. »

Terence tourna les talons et Adrian ne put que le regarder partir, les mains tremblantes de rage, de regret et de tristesse.


* Terence Higgs.

Il pleuvait au matin. Il avait ouvert la porte fenêtre du salon qui donnait sur la piscine. Il y avait encore des verres sur la table basse et une bouteille ouverte. Il était encore tôt. Terence avait dormi, enfin du moins somnolé sur l'immense canapé du salon. Il avait piqué une cigarette mentholée dans un paquet qui traînait.

Vers les sept heures, Marcus était descendu en tenue de sport et avait préparé du café en un coup de baguette. Il portait ses baskets, visiblement prêt pour aller courir. Il sourit à son ami et s'approcha.

« Bien dormi ?

- Non. D'autres questions stupides ?

- Pas pour le moment. Je pensais que tu serai reparti.

- Tu m'as invité pour la semaine.

- Je t'avais invité les années précédentes, t'es jamais venu. »

Terence leva les yeux au ciel et tira une nouvelle bouffée de sa cigarette en soupirant. Marcus lui tendit sa bouteille de jus d'orange, il refusa d'un coup de tête.

« Pourquoi tu continues à nous inviter d'ailleurs ? La moitié d'entre nous peut pas blairer l'autre.

- Déjà pour vous faire chier avec mon bonheur conjugal. Et ensuite parce que vous êtes encore mes amis et que j'ai envie de passer du temps avec chacun de vous.

- C'est tout ?

- C'est tout. Tu viens courir ? »

Au temps de Poudlard, Marcus allait courir tous les matins. Ses partenaires avaient changé au fil des années. Adrian au début. Graham un temps. Draco la dernière année. Quelques fois Lucian. Il hésita. Puis l'héritier Malfoy descendit à son tour, portant des lunettes de soleil qui couvrait son visage malgré le mauvais temps. Ce qui lui fit accepter. Tout était mieux que de rester encore dans ce salon à ruminer.


* Graham Montague.

Il se réveilla seul, ce qui le fit grogner, puis gémir lorsqu'il sentit la douleur dans son crâne et dans ses reins. Il eut beaucoup de mal à sortir du lit et il ne le fit qu'en sentant les croissants et le pain frais. Dans la cuisine, il vit qu'il n'était pourtant pas le dernier. Lucian vit qu'il glissait un shoot de vodka dans son café.

« Sérieusement de si bon matin ?

- Hey, il pleut, ce qui veut dire qu'on va tous rester enfermer et admirer l'épis d'Oliver sur son côté droit.

- J'ai grandement apprécié l'oreiller.

- C'est le titre de ta photo sexuelle ? »

A coté de sa tasse, Draco posa d'un coup un verre qui contenait un breuvage fumant et à la couleur douteuse. Graham fronça les sourcils à l'odeur.

« Par les fondateurs qu'est ce que c'est que ça ?

- Potion anti gueule de bois. Avec un anti-douleur.

- T'es un amour ! s'exclama-t-il alors en buvant d'un seul coup.

- Revois le visuel, ajoutant Miles en en avalant lui aussi une gorgée.

- J'ai peur que ça les encourage dans leur beuverie, fit remarquer Marcus alors qu'il tentait d'aplatir les cheveux de son fiancé.

- Fallait y penser avant de nous convier dans la maison des péchés. »

La remarque venait d'Adrian qui descendait sans se presser, lui aussi afflué de lunettes de soleil. Il se servit un café en ignorant royalement le regard triste de Terence à l'autre bout du comptoir. Miles eut un raclement de gorge tout sauf discret et Graham mordit dans un croissant. Il y eut un instant de silence que l'ancien Gryffondor brisa.

« Si je peux me permettre, c'est quand même sacrément con que ça finisse comme ça.

- Et c'est reparti, marmonna Cassius en s'éloignant.

- Vous devriez profiter de cette semaine pour vous dire les choses non ?

- Je crois qu'on s'est tout dit, rétorqua Adrian les bras croisés. Terence est un lâche doublé d'un connard et moi je ne suis qu'un enfoiré et un queutard. Quelque chose à ajouter ?

- C'est pas ce que j'ai voulu dire, fit Terence d'une petite voix. J'ai insisté sur le fait qu'on avait vécu séparé pendant longtemps et que c'était pas un simple ragoût de bœuf qui allait changer les choses.

- Il était délicieux ce ragoût au passage Lucian.

- Merci Graham.

- Le fait est que la discussion est close. A moins que l'un d'entre vous n'ait un commentaire pertinent à faire sur une situation qui ne le regarde pas ? »

La remarque d'Adrian était clairement adressé à Draco qui se contenta d'un sourire derrière sa tasse de thé et d'un signe de la main.

« Je maintiens que vous êtes cons, termina Oliver.

- OK on en prend note. Quelqu'un d'autre ?

- J'ai été adopté » lâcha Lucian d'un coup.


* Lucian Bole.

Cela n'avait rien à voir avec la discussion. De nombreuses fois ils avait accusé Draco ou Graham de ramener la conversation à eux et cela aurait très bien pu lui retomber dessus. Il n'empêche que depuis le début du séjour, il se contentait surtout d'écouter et il trouvait leurs problèmes tellement superficiels. Il savait que maintenant tous les yeux étaient tournés vers lui et qu'il devait continuer. Il se leva et déglutit avant de poursuivre.

« Mes parents ne pouvaient pas avoir de gosse alors ils ont été dans un orphelinat où ils m'ont récupéré. Donc je ne sais pas d'où je viens, ni qui je suis et ils n'ont même pas été capable de prouver si j'avais du sang sorcier dans les veines alors je vous laisse imaginer le bordel que ça a été ces derniers mois. Je trouve qu'on devrait plutôt parler des vrais problèmes au lieu de se concentrer sur vos conneries.

- Si tu veux faire dans la surenchère, j'en ai sous le coude, dit simplement Terence.

- J'en ai rien à faire de tes enchères. Je tiens juste à te signaler que t'es pas le seul à avoir des problèmes mais qu'au moins certains ici essaient de les régler au lieu de ne pas donner de nouvelles pendant des années.

- Amen, fit Graham.

- Au nom du ciel Montague ferme ta gueule. »


* Miles Bletchley.

Après ce premier petit déjeuner désastreux, Lucian était allé se réfugier dans sa chambre où il le rejoignit. Il préféra ne pas parler et s'assit simplement par terre vers lui, posant une main sur son épaule. L'autre soupira et rapprocha ses genoux de son menton.

« Je suis désolé pour tes parents.

- C'est des enfoirés.

- Ne dis pas ça, ils ont voulu fonder une famille et ils t'ont donné de l'amour …

- On dirait ma psy. »

Miles ne répondit pas et se releva pour rouvrir les rideaux. Il ne pleuvait plus.

« Ca sert à rien de broyer du noir. En plus ça a servit à rien, Terence est encore plus énervé et y a eu un vase de cassé.

- Ca va être de ma faute maintenant ?

- Arrête, j'essaie juste de te dire de te détendre, les vacances sont faites pour ça non ? T'as vidé ton sac, maintenant tu oublies, juste pendant quelques jours. Après … tu sais que mon père est dans la police magique … on pourrait peut être essayer …

- Si tu dis de retrouver mes parents biologiques je t'éclates ta gueule. »

De nouveau il y eut un silence mais cette fois Miles ne resta pas. Il sortit en claquant la porte, vexé et ne comprenant pas l'attitude de son ami. Il redescendit au salon où seuls restaient Marcus et Cassius.

« Il boude.

- Il est pas le seul, fit leur capitaine.

- T'étais obligé d'inviter Terence ? demanda Cassius.

- On a tous des choses à régler.

- Alors c'est ça, t'as cru qu'en nous invitant tous on allait tout se dire, qu'on allait faire comme Lucian, dévoiler leurs secrets intimes et qu'à la fin on sortirait en se faisant des gros câlins parce qu'on serait unis pour la vie ?

- Non, j'avais juste envie de vous revoir parce qu'on aurait pu tous y passer l'année dernière et qu'on a tous besoin de décompresser. Mais rien ne vous retiens après tout si ça vous fait tant chier de rester ici. »

Marcus heurta Miles en quittant la pièce et ne s'excusa pas. Il clappa trois fois des mains en direction de Cassius qui soupira.


Bla bla : Honnêtement on est pas à l'avis d'une deuxième partie sur ce jour parce que bon les vacances c'est qu'une semaine. A très vite.