Bonjour ! J'espère que vous allez bien. Je remercie du fond de mon petit cœur tout ceux qui ont laissé un commentaire ou sont simplement passés lire mon histoire. Voici venu le chapitre 4, du point de vue de Sigrid. Enjoy !

La ligne de votre correspondant est occupée

Sigrid serait volontiers restée dans son lit. Elle avait passé une bonne partie de la soirée à éplucher les informations qu'ils avaient recueillis Fili et elle sur le docteur Grey, faisant ainsi l'impasse sur quelques heures de sommeil dont elle aurait bien eu besoin.

Bien sûr, elle avait eu droit, ainsi que Fili, à un nouveau sermon de Smaug un peu plus tôt dans la matinée quant à l'avancement de l'affaire mais en l'absence du moindre indice, la leçon de morale de leur chef n'avait pas servi à grand-chose.

Ils en étaient à étudier une nouvelle fois les documents relatifs à la carrière de Grey quand soudain, un de leur collègue les interrompit :

- Venez vite, Smaug est avec le ravisseur au téléphone !

- Quoi ? Qu'est-ce que c'est encore que ces histoires ?

Sigrid se précipita, Fili à sa suite. Smaug leur fit signe de se taire. Un de leur collègue était déjà là, essayant de tracer l'appel :

- Ne vous inquiétez pas, je ne ferai pas de mal à Grey pour l'instant, fit une voix que l'on avait manifestement modifié.

- Que voulez-vous ? De l'argent ?

- Oh non, je n'en ai pas besoin. Ce que ce bon vieux Gandalf peut me donner est bien plus important et précieux que de l'argent. Vos équipes feraient bien de se dépêcher si vous voulez le retrouver en un seul morceau par contre. Il est si peu coopératif que cela risque de m'énerver à un point où je ne pourrais plus me contrôler.

Sans crier gare, le ravisseur raccrocha. Cependant le matériel utilisé par leur collègue était suffisamment puissant pour avoir détecté sa position : à Erébor, à l'autre bout de la ville, depuis une cabine téléphonique. Sigrid n'eut qu'un regard à échanger avec Fili pour savoir ce qu'ils allaient faire : partir à la chasse au kidnappeur.

La jeune femme laissa le volant à son collègue. Ils n'échangeaient pas une parole, l'adrénaline les laissant silencieux. Elle était sûre qu'il aurait ri si elle le lui avait dit, mais Sigrid aimait partager ces moments là avec son collègue. Il n'y avait plus qu'eux dans une bulle faite de bon stress et de concentration.

Comme il fallait s'en douter, le ravisseur avait déjà quitté les lieux lorsqu'ils arrivèrent. Pour les narguer, il leur avait laissé un petit mot scotché sur le combiné : ça ne sera pas si facile que ça, je suis bien plus intelligent que vous.

Avec mille précautions, ils mirent le petit mot dans un sac plastique hermétique puis ils décidèrent de l'emmener tout de suite au laboratoire d'analyses.

Ils firent une enquête de voisinage. A l'heure du téléphone portable, l'utilisation d'une cabine téléphonique tenait presque de l'excentricité, quelqu'un avait forcément vu quelque chose. Ils commencèrent par le café devant lequel se trouvait la cabine. Ils furent reçus par une barmaid un peu plus jeune qu'eux et qui visiblement, trouvait Fili très à son goût :

- Est-ce que j'ai vu quelqu'un aller dans la cabine ce matin ? Non désolée, fit la jeune femme qui avait subrepticement ouvert un bouton de son chemisier et ne quittait pas Fili des yeux.

- Vous n'avez eu aucun client suspect ? Quelqu'un qui vous aurait paru agité ou un peu louche ? Insista Sigrid qui se retenait de ne pas la frapper.

- Non, rien du tout. J'ai eu mes habitués et deux trois personnes de passage. Y a eu un p'tit vieux qui avait l'air hyper distingué, vous voyez genre vieux lord anglais ? Sinon y a eu une femme avec ses deux gamins mais c'est tout. Après, si quelque chose me revient je n'hésiterais pas à vous contacter. Tenez, si vous voulez m'appeler, voila mon numéro, fit la jeune femme en tendant un papier à Fili avec un sourire aguicheur.

Sigrid leva les yeux au ciel mais ne dit rien. D'ailleurs, elle était si énervée qu'elle garda le silence presque tout le reste du temps que dura le reste de leurs investigations. Elle se contentait d'ouvrir la bouche pour interroger les gens, mais se gardait bien de parler à Fili. Pourquoi fallait-il qu'il fasse cet effet là aux femmes ? En un sens, ce n'était pas vraiment de sa faute. Il était beau et ne pouvait rien contre cela.

Alors qu'elle avait pris le volant pour retourner au commissariat, Fili en profitait pour téléphoner à son oncle, pour lui demander l'autorisation de visionner les bandes des caméras de surveillance de la ville mais malheureusement, il tomba sur la messagerie.

Sigrid s'était radoucie. Elle essayait de tordre le coup au serpent de la jalousie, mais c'était difficile. Du coin de l'œil, elle regardait son collègue et une partie de son cerveau lui criait de faire le « coup de la panne » à Fili. Cependant, elle n'osa pas.

Les deux policiers savaient que quelque chose leur avait échappé. Mais quoi ? Bien décidés à exploiter toutes les hypothèses, les deux inspecteurs, avec l'approbation exceptionnelle du commissaire, décidèrent de retourner à l'hôpital de Mirkwood afin d'avoir accès aux dossiers des patients ayant eu affaire au docteur Grey et qui, peut-être, auraient rechuté et commis l'enlèvement.

Le docteur Galadriel les accueillit dans son bureau. Après avoir écouté leur requête, elle les accompagna au service des archives, afin qu'ils puissent obtenir des copies des documents inhérents à chaque patient que le docteur Grey avait traité. L'archiviste leur envoya une version numérique de chaque dossier sur leur boite mail. Il y en avait une quantité industrielle, et Sigrid voyait donc son rêve de rejoindre son lit le plus tôt possible s'envoler.

Ils demandèrent à la directrice de l'hôpital la permission d'interroger le personnel, et Galadriel ayant donné son accord, Sigrid et Fili se rendirent au service psychiatrie pour poser des questions à ceux qui travaillaient avec le docteur Grey. Peut-être allaient-ils enfin trouver quelque chose…

Hé, hé, au tour de Sigrid d'être jalouse ! Ce chapitre est un peu plus court que le précédent, mais ne vous inquiétez pas, vous en apprendrez toujours plus. A la semaine prochaine. Bisous