Bonjour Bonjour ! j'ai enfin trouvé le temps de taper la suite et mine de rien, ca me prend beaucoup de temps ... Enfin bon, voila la suite donc, je ne vais pas tergiverser pendant des heures.

Ici, le Rating M est a prendre un peu plus au sérieux. Mais cela reste léger.


CHAPITRE IV.

Jelina se sentit faiblir. Ses jambes ne tenaient plus son corps, lui-même tremblant. Il posa très lentement sa main sur la joue rougit de la jeune fille qui frémit à ce contact.

-Tu as beau dire, petit oiseau, mais je te fais plus d'effet que tu ne le crois.

Drago posa sa main dans son dos, l'approchant de lui. Rapidement, sa poitrine entra en contact avec son torse.

-Et je connais ton nom. Il est juste imprononçable.

Elle gigotait, essayant de s'extraire d'entre ses bras. Ce contact l'oppressait à la gênait. Lui pourtant si perspicace, ne devinait-il pas le malaise qu'il lui causait ? Ou sans doute en faisait-il exprès. Contre lui, elle se sentait ridicule et regrettait pour la première fois sa petite taille.

-Et je préfère ne pas employer ton nom ailleurs que dans un gémissement.

Il approcha sa bouche de son lobe, se courbant un peu pour arriver à la hauteur de la jeune sorcière. Dans un murmure chaud, il dit :

- Jelina.

Celle-ci soupira et frissonna, ne pouvant contrôler son corps. Malgré tout et pendant que Malefoy riait elle se redressa et fixa ses prunelles grises.

- Ça se prononce Yélina crétin.

Profitant de sa stupeur, elle fit volte-face et s'échappa de son emprise. Elle ne put faire que quelques pas avant de sentir une vive douleur dans son crane. Il la tenait par ses deux nattes, à la manière d'un rêne.

- Hop hop hop ma jument. Elles sont sympa tes tresses ! Je t'imagine bien à quatre pattes sous mes assauts alors que je te tiens par les cheveux. Cette idée me ferait presque …

-Tais toi ! Le coupa-t-elle. Je ne veux pas savoir le fond de tes pensées salaces, gros pervers ! Lâche mes cheveux sur le champ, finit-elle froidement.

Le ton qu'elle employait amusait beaucoup le Serpentard qui, bien sur, n'obéit pas. Il tira un peu plus sur la chevelure blonde, obligeant la Serdaigle à revenir vers lui. A contre cœur et luttant contre la bile qui lui montait aux lèvres, elle fit marche arrière. Il enroula son bras gauche autour de la taille fine de Jelina et le droit passa derrière son cou. Sa manière d'agir rappelait à la jeune sorcière la façon dont le Boa constrictor capturait ses victimes.

- Je n'aime pas que l'on me résiste. Même si te voir te débattre est très excitant, chuchota-t-il.

Il respira l'odeur de ses cheveux. L'air qu'il expira chatouilla son oreille et en dépit de la sensation assez agréable que cela lui procurait, elle resta impassible. Puisque la rébellion ne menait nulle part, elle tentait l'impassibilité. Qu'avait-elle à perdre ? Son amour-propre peut être...

Devant cette nouvelle parade, un sourire s'étira le long du visage de Drago. C'était une bonne chose qu'elle soit dos à lui, sans cela elle appréhenderait d'autant plus la réaction qu'il aurait. Elle choisit de prendre les devants.

- Si tu n'aimes pas les rebelles, je te conseille réellement Carlie Stappenbeck. On dit qu'elle couche avec tout le monde, persiffla-t-elle.

Apparemment, cette réponse ne plus pas au sorcier qui serra son bras autour de son cou. Il serrait tellement fort qu'elle ne parvenait presque plus à respirer. Avec cette seule prise, il réussit à la porter, apportant l'oreille de Jelina à sa bouche. Ses pieds ne touchaient plus terre et gesticulaient, donnant des coups à Malefoy. Il rit sous les pitoyables défenses déployées par Jelina et lécha sa gorge, montant jusqu'à son oreille.

- Tu m'insultes là. Carlie n'est qu'une sang-de-bourbe. Je n'irais jamais jusqu'à souiller mon corps pour une simple envie de baise.

Il mordilla son cou, aspira sa peau et léchouilla sa carotide jusqu'à ce qu'une marque apparaisse sur sa peau diaphane. Cette fois-ci, Jelina ne pu contrôler les soupirs lascifs qu'il lui procurait. Cela en était douloureux même. Il avait allié plaisir et douleur, contrôlant jusqu'à sa respiration. Drago reposa la Serdaigle sur le sol, ravi de son mutisme. Il retira son bras de sa gorge et posa ses mains sur ses hanches, pressant celles-ci entre ses paumes. L'air revint dans le cerveau de Jelina qui réussit à dire, assez froidement :

- Tu es déjà souillé, sale et répugnant. Carlie n'y changera rien. Elle est même sans doute plus pur que toi abruti.

A peine eut-elle finit sa phrase qu'il cingla sa joue de sa main. La violence avec laquelle il la frappa la laissa bouche-bée. IL aurait pu lui briser la mâchoire. Vite, une trace de doigts apparut sur sa joue. Il lui saisit le menton et l'obligea à le regarder dans les yeux.

- Tu me dois le respect, petite garce. Rien ne t'autorise à m'insulter.

Les larmes montaient aux yeux de Jelina et roulèrent sur ses joues, rendues écarlates par la colère et la douleur. S'emportant, elle cria :

- LE RESPECT !? Sais-tu seulement ce qu'est cette notion ? Je ne te respecterais quand toi tu le feras ! Je vaux même mieux que toi ! Je ...

Sans la laisser finir sa phrase, il posa ses mains de chaque coté de son visage et l'embrassa. Réduite au silence. C'était son deuxième baiser dans toute sa vie, son deuxième baiser de la journée. Mais le second n'avait rien à voir avec celui de Luna. Drago était brutal, violant sa bouche avec sa langue. Rien n'était agréable dans ce baiser. Même dans un geste pourtant affectueux, on trouvait son envie de dominer et de tout contrôler. La danse rythmée de sa langue dans sa bouche fatiguait Jelina, restant pourtant passive. Le contact se brisa, elle le toisait, son regard émeraude teinté de haine. Elle crut même voir dans ses yeux qu'il était désemparé. Mais cela ne dura qu'un instant.

- Tu n'auras jamais autrement que par la force. Refais ça et les seuls sons que je produirais seront des plantes. Et tes baisers seront mouillés de mes larmes, confia-t-elle plus froide que jamais.

Il retira ses mains de son corps, la laissant fuir. Il ne lui fallut pas longtemps pour qu'elle parte en courant, sanglotant doucement. Pourquoi s'acharnait-il sur elle aujourd'hui ? Alors quoi, elle était une pauvre gazelle poursuivit par le tigre ? Elle se sentait sale. Ses mains sur elle... c'était la première fois qu'on la touchait ainsi. Que des gestes si violents aient pu lui ôter des gémissements la rendaient malade. Il l'avait souillé, profané, violé. Ses pensées se heurtaient les unes contre les autres, lui donnant une migraine affreuse. Elle pleurait, portant les mains à son cou. Il l'avait marqué, comme un animal. Dans l'obscurité, la fatigue, la honte et les larmes eurent raison d'elle et s'écroula sur le sol pavé du château. Inerte.

Lui était stoïque devant les cuisines. Lui ne comprenait même pas ses propres agissements. Drago Malefoy n'avait jamais eu à violenter une fille pour avoir ce qu'il voulait d'elle. Il avait obtenu bien plus de certaines filles en usant de moins de méthodes de persuasion. Elle... elle était si pure, si fragile ...intacte. Il le devinait, par le regard qu'elle lui lançait. Celui-ci était empli d'une innocence peu commune. Cela faisait bien plus d'une journée qu'il pensait à elle. Ne s'était-elle pas étonnée qu'il s'acharne autant alors qu'elle ne lui avait accordé qu'une œillade un peu plus tôt ? Et puis il connaissait déjà son nom... Jelina Eigikona. Il avait fait quelques recherches dans son dossier scolaire. Elle était tout ce qu'il adorait chez une femme. Ses cheveux blonds le rendaient fou, il pourrait se damner pour qu'elle continue à le regarder indéfiniment. Ses lèvres pulpeuses ...il se doutait qu'à son contact il faiblirait. Mais il n'avait pas pu résister. Lorsqu'elle se débattait, il la sentait moins proche de lui et cela le rendait mal.

- Stupide ! Lâcha-t-il, se parlant à lui même.

Il s'assena une chaque sur le front. Il s'en voulait d'avoir gâché sa chance de l'emmener dans ses appartements privés pour la … Pff, même lui n'y croyait pas. Il ne voulait pas seulement son corps, mais tout son être. Pour lui, uniquement. Depuis deux ans maintenant. IL se souvenait la première fois qu'il l'avait vu comme si c'était hier : Elle sortait d'un cours de Sortilèges et discutaient avec deux filles de sa maison – sans doute Luna et Rosalia. Son sourire illuminait son visage de porcelaine et ses yeux lagune croisèrent ceux de Malefoy. Son cœur, qu'il croyait d'ailleurs inexistant, n'avait fait qu'un bond dans sa cage thoracique. Pensant au début qu'il ne s'agissait que d'un coup de coeur passager, il chopa une étudiante de sa maison et coucha avec elle comme pour oublier.

Parfois, il arrivait à ne pas penser à sa Serdaigle, mais il suffisait qu'il la croise pour détruire toutes ses certitudes. Lorsqu'il était dans la Grande Salle, il la cherchait du regard. C'était la seule raison pour laquelle il appréciait que la table des Serdaigle soit proche de celle des Serpentard. Cela simplifiait son travail. Lorsqu'il la voyait, il était heureux pour la journée et quelque part, était ravi de sa timidité. L'an dernier, il avait remarqué qu'elle s'était rapprochée de Luka O'Leary. Voyant cette relation d'un mauvais œil, il demanda et usa de son influence auprès des 5ème année de sa propre maison pour tourmenter Lukas. Jared se trouvait être le parfait bourreau. L'obliger à réaliser les devoirs d'un autre par exemple le contraignait à ne pas profiter de ses moments vacants pour voir Jelina. Mais aujourd'hui, ils avaient bossé ensemble. Cette idée énervait Drago qui luttait contre son envie de tout casser.

Le pire pour lui, ce fut sans doute la déclaration de la jolie blonde lors du diner : qui l'avait embrassé ? Si c'était Luka, le Serpentard jura de le tuer pour avoir oser coller sa bouche contre les délicieuses lèvres de sa ...proie. Ses derniers mots à son égard tournaient dans sa tête. Peut-être pensait-elle qu'il l'épiait ? Ce qui n'était pas tout à fait faux. Mais leur rencontre était le fruit du hasard … les préfets en chef effectuaient toujours une ronde et la faim de Drago l'avait simplement conduit jusqu'aux cuisines. D'ailleurs, il était temps pour lui de regagner ses appartements. Même si il savait bien qu'il serait trop tourmenter pour fermer l'œil.

Il détestait faire des rondes, mais cela faisait partie de ses devoirs. Après tout il jouissait suffisamment des privilèges d'être préfet en chef. C'était un honneur pour la maison de Poufsouffle et il devait se montrer à la hauteur. Adrian était en 7ème année à Poudlard et était un élève très brillant. Son apparence négligé faisait fondre bon nombre de jeunes sorcières. Il était brun, les cheveux en bataille, rejetés nonchalamment vers l'arrière lorsqu'il y passait ses doigts. Ses yeux gris, tirant sur le noir, lui donnait cet air mystérieux qui rendait hystérique la gente féminine. Malgré le nombre affolant de groupies qu'il avait, il était célibataire. On pourrait penser que son célibat lui permettrait de se taper tout Poudlard, mais il attendait surtout la fille qui le ferait chavirer.

Adrian longeait les couloirs du 2ème étage de l'aile gauche du château, sa baguette illuminée baissée au maximum vers le sol pour ne pas déranger les habitants des tableaux. Certains ronflaient, ce qui amusait beaucoup le Poufsouffle. Il avait vécu seule avec sa mère moldue, dans Londres et n'avait jamais eu connaissance du monde de la magie avant de recevoir sa lettre. A cette nouvelle, Madame Hannigan raconta à son fils la nature magique de son père. Chez lui, il ne pratiquait pas la magie et n'en parlait que peu. Le seul sujet que sa mère abordait était les notes qu'il avait en cours. Sa mère trouvait qu'il n'y avait rien de plus important que les résultats. Ce qui n'était pas l'avis d'Adrian. Lui préférait constater lors de travaux pratiques qu'il avait assimilé de nouveaux sortilèges : comme lors de Duels de sorciers. Ça, le coté actif de la magie, le fascinait.

Il tourna à l'angle d'un couloir et dévala silencieusement les escaliers. En bas de ceux-ci, il manqua de trébucher sur quelque choses. Il s'apprêta à jurer mais lorsque sa baguette éclaira le corps inerte, son sang ne fit qu'un tour. Il s'agenouilla pour prendre le pouls de l'élève. Par chance son cœur battait. Il ne s'agissait que d'un malaise. Il la prit dans ses bras assez aisément, laissant ses cheveux blonds nattés bouger au rythme de ses pas. En toute hâte, le brun la conduisit à l'infirmerie qu'il trouva vide. Il la posa sur un lit au milieux et s'assit sur le rebord.

- Je vais rester près de toi le temps que Madame Pomfresh arrive, murmura-t-il malgré l'inconscience de Jelina.

Adrian était sur d'avoir déjà vu cette fille. Ses cheveux blonds, son visage d'albâtre ne lui étaient pas étrangers. Ses souvenirs lui suggéraient qu'elle était de la maison Serdaigle. Il rougit en remarquant la tenue qu'elle avait, sa nuisette remontant dangereusement sur ses cuisses. Il la couvrit des draps, sans pouvoir cesser de la contempler. Elle était si jolie, fragile et innocente ainsi alitée. Mme Pomfresh arriva, s'arrêtant devant le lit de Jelina. Adrian expliqua l'avoir trouver évanouie dans les couloirs et l'avait amené là. L'infirmière ignorait également l'identité de la jeune fille et après avoir remercié Adrian, lui conseilla d'aller se coucher.

- Je reviendrais demain matin, pour voir si elle va mieux et rependre connaissance. Bonne nuit Madame, dit-il avant de quitter l'infirmerie, en se retournant pour observer le lit occupé.


Voila, cher(e)s lecteurs/lectrices. J'ai pris beaucoup plus de plaisir à écrire se chapitre et commence à être plus à l'aise avec les personnages et tout et tout. C'est un immense effort que je fais d'oser poster ce que j'écris mine de rien.

Reviewez, vos avis comptent beaucoup !