Salut les petits loups !
Merci encore de me lire, de me suivre et de me laisser des petits mots qui me donnent le sourire et l'envie de continuer à vous faire lire ce que j'écris.
Bon alors, vous m'avez réclamé de continuer et de leur donner une fin heureuse alors voilà.
Chapitre un petit peu plus court que le précédent, mais on commence à rentrer dans le vif du sujet si je puis dire ;) Par contre, pas de flash-back pour celui-là, mais il y en aura d'autres plus tard pour celles/ceux qui se poseraient la question.
Allez j'en dis pas plus et je vous laisse découvrir par vous-même !
Bonne lecture ^_^
4
Après m'avoir lavée, teintant l'eau de la bassine de rouge, elle étala une pommade sur mon dos. La fraîcheur de la crème sur les brûlures de ma peau me semblait si agréable que je laissais échapper un soupir. Elle transforma le massage au toucher léger en douces caresses, une fois le baume imprégné. Je me sentais à présent comme enrobée d'une boule de coton. La douleur était devenue une sorte de bruit de fond dans mon crâne et mes pensées en étaient distraites par les mouvements délicats sur mon dos. Sans tarder, ses lèvres si douces rejoignirent ses mains sur ma peau. Je la sentis se rapprocher derrière moi et son souffle me chatouiller l'oreille.
" Je ne peux pas m'empêcher de te toucher…", me murmura-t-elle entre deux baisers.
" Tu imagines alors ce que j'ai enduré… "
" Quelle idée aussi de résister autant ! "
" Je… "
" Peu importe ! " me coupa-t-elle en changeant de place et en s'asseyant devant moi.
Elle prît mon visage entre ses mains et m'attira lentement vers elle pour me donner un tendre baiser. Je ne pus faire autrement que d'y répondre. Lorsqu'elle passa ses mains dans mes cheveux pour approfondir le baiser et qu'elle lâcha un soupir de plaisir, je ne tins plus. Mes bras s'enroulèrent autour de sa taille mince et je la serrais fortement contre moi. Notre étreinte devînt plus passionnée et notre baiser n'eut plus rien de doux. J'écrasais mes lèvres contre les siennes, mêlant nos langues alors que sa bouche me dévorait, tour à tour suçant, léchant et mordant.
"J'ai tellement envie de te sentir… Sur moi… En moi…", chuchota-t-elle au creux de mon oreille, m'envoyant des frissons tout le long de ma colonne vertébrale.
Je tremblais de désir alors que ses lèvres descendaient le long de mon cou, le parsemant de baisers. Je la sentis se pencher en arrière et m'entraîner avec elle, m'obligeant à m'allonger sur son corps pour cueillir à nouveau ses lèvres. Mes mains s'empressèrent de glisser sous son haut pour retrouver la douceur de sa peau. Quelque part dans un coin de ma tête, une douleur sourde se manifesta alors que mes mouvements étiraient mon dos, mais le plaisir que me procurait notre étreinte, me rendait indifférente à tout ce qui n'était pas elle. Pourtant, alors que son souffle se faisait plus court sous mes caresses, des pensées parasites s'immiscèrent dans mon esprit.
* Ils sont juste en haut dans leur chambre. Ils peuvent sortir à n'importe quel moment et nous surprendre. Il faut qu'on arrête tout de suite. Il faut que...*
Le gémissement qui s'échappa de ses lèvres à l'instant où ma langue glissa sur sa gorge et que ma main frôla son sein, fît dérailler le train de mes pensées. Je dus faire un effort de volonté qui me parut surhumain pour reprendre mon travail d'auto-persuasion et reconnaître la véracité des arguments dictés par ma raison. Je laissais tomber ma tête contre son torse, appuyant mon front contre sa clavicule et soufflais de dépit. Je retirais doucement mes mains, les posant sagement sur le canapé et tournais la tête lentement, posant ma joue contre son sein.
" Désolée... Faut arrêter..."
" Tu... tu n'as pas envie? " me demanda-t-elle hésitante et visiblement blessée.
" Non! Enfin si, mais c'est pas ça! J'en ai envie, mon ange, je t'assure. Seulement, on est dans le salon et s'ils se réveillent... "
" J'ai compris," me coupa-t-elle avec une petite moue adorable. " Je crois que je me suis un peu emballée... "
Je ne pus m'empêcher de laisser un petit rire m'échapper devant son expression contrariée. Ce qui l'ennuya encore plus, au vu du regard noir qu'elle me lança. Je ne voulais pas qu'elle pense que je me moquais d'elle alors je lui fis un sourire charmeur. Elle soupira exagérément en levant les yeux en l'air. Je lui volais un baiser avant de me redresser en grimaçant.
" Tu sais, je suis aussi frustrée que toi, mon ange! "
Je me levais doucement en empoignant ce qui restait de mon haut, ravie que mon dos ne proteste pas trop violemment. Je baissais mon regard sur elle en souriant et lui tendis la main pour l'aider à se relever.
" Oui, ben on va vite régler ce problème..." marmonna-t-elle alors que ses yeux étaient fixés sur ma poitrine dénudée.
" Je ne suis pas sûre que ce soit une bonne idée. "
" Hum... "
" Hé! Tu m'écoutes? "
" Oui, oui, c'est bon! " râla-t-elle en détournant finalement le regard et en prenant ma main pour se mettre debout. " Dis-moi alors, pourquoi ce n'est pas une bonne idée? "
" Pour les mêmes raisons qu'il y a quelques minutes! "
" Ta chambre ferme à clé et je n'aurais qu'à retourner dans la mienne pour dormir. Si on ne fait pas de bruit, tout se passera bien," contra-t-elle avec assurance.
Je crus bien n'avoir qu'à rendre les armes devant tant de conviction, bien que l'idée de résister ne m'avait pas effleurée l'esprit plus de quelques secondes.
* Qui envisagerait réellement de résister à une créature pareille ? *
Tandis qu'elle s'éloignait rapidement pour ranger tout ce qu'elle avait sorti pour me soigner, je l'observais en silence et immobile. Ma bouche esquissa un doux sourire et mes yeux durent briller alors que je contemplais ce bel ange avec tendresse et adoration. Une fois sa tâche finie, elle revînt vers moi. Ses yeux plongèrent immédiatement dans les miens, brillant d'une étincelle certainement identique à la mienne. Ses lèvres s'étirèrent dans un sourire éclatant, faisant naître son jumeau sur les miennes. Elle franchit les quelques pas qui nous séparaient en se jetant pratiquement dans mes bras, comme si nous nous étions quittées il y a des heures. Ses mains se mêlèrent aussitôt dans mes cheveux, son corps se fondit dans le mien et sans aucune hésitation, nous échangeâmes un baiser fougueux et passionné. Quand je l'entendis gémir, je me reculais à regret, le souffle court. Elle me dévisagea en plissant le front, visiblement contrariée de cette interruption. Je haussais un sourcil en écartant les bras pour me désigner, puis je la pointais du doigt et indiquais ensuite l'escalier puis l'étage. Elle me lança un regard l'air de dire « Et alors ? ». Manifestement le fait que j'étais à moitié nue et que nous étions à la limite de faire l'amour dans les escaliers alors qu'ILS étaient juste à côté, pouvant se réveiller à l'improviste, ne semblait pas la déranger le moins du monde. Je posais les mains sur mes hanches et inclinais légèrement la tête. Elle lâcha un soupir de dépit et détourna le regard. Elle marmonna quelques mots indistincts pour elle-même et gravit les marches. Je secouais la tête en souriant, attendrie par sa moue adorable. Je montais l'escalier à sa suite, bien que plus lentement, mes yeux ne pouvant se décrocher de sa silhouette gracile. Le balancement de ses hanches, qui rythmait chacun de ses pas, m'hypnotisait et je ne réalisais que nous étions dans ma chambre qu'au moment où je manquais de peu de la percuter suite à son arrêt. Elle se retourna avec un petit rire, consciente apparemment de mon regard fasciné sur elle. Elle fit glisser le bout de ses doigts sur ma joue, le long de ma gorge puis entre mes seins jusqu'à mon ventre, tout en me contournant pour passer derrière moi. J'accompagnais le mouvement comme un automate, me retrouvant face à l'entrée de ma chambre. Elle me tournait le dos à présent, mais je ne la quittais toujours pas des yeux. Elle referma la porte et je l'entendis enclencher le verrou. Elle me fit à nouveau face et me lança un regard aguicheur. Mon sang ne fit qu'un tour, avant d'être frénétiquement pompé par mon cœur pour essayer d'irriguer à nouveau mon cerveau. Une petite voix dans ma tête me rappela à l'ordre.
* Il ne faut pas faire de bruit… Il ne faut pas… *
Malgré tout, la seule chose que j'avais à l'esprit, c'était l'image d'elle criant mon nom. Avec une force à peine contenue, je la plaquais contre la porte, son dos heurtant brutalement le bois et pressais mon corps contre le sien. Elle gémit pourtant de plaisir comme si c'était exactement ce qu'elle attendait. Ses bras se nouèrent derrière ma nuque et attirèrent ma tête vers le bas. J'écrasais mes lèvres sur les siennes, l'embrassant avec toute la passion dévorante qui me consumait. Sa bouche était déjà rouge, presque meurtrie, lorsque la mienne l'abandonna pour suivre la ligne de son cou. Je me fichais bien de laisser des traces sur sa peau. Au contraire, je voulais qu'elle porte mes marques. Toute pensée raisonnable avait déserté mon cerveau. Ses doigts fourrageaient dans mes cheveux, maintenant ma tête contre son corps. Mes mains pétrissaient sa chair, parcourant sa peau avec avidité. Je voulais toucher chaque centimètre, caresser chaque endroit de son corps. Elle semblait lutter pour se retenir de crier. J'aurais voulu pouvoir lui dire que je voulais l'entendre. J'aurais voulu pouvoir hurler mon désir, ma passion, mon amour…
" Mon amour… S'il te plaît, je… "
Seul un grognement sortit de ma gorge.
* Pourquoi voudrait-elle parler dans un moment pareil ? *
Je savais très bien ce que je faisais et ce que j'avais à faire. Mes doigts s'activaient d'ailleurs déjà à défaire les boutons de ses vêtements. En quelques secondes, son haut et son pantalon s'étaient échoués sur le sol, me permettant de coller nos peaux nues l'une contre l'autre. Une fine pellicule de sueur recouvrait déjà nos corps et j'avais l'impression de bouillir de l'intérieur. Je suçais son cou, aspirant sa peau pour y laisser une marque violacée. J'eus la satisfaction de l'entendre gémir à mon oreille et de la sentir appuyer plus fortement son bassin contre moi. Je glissais une jambe entre les siennes et elle s'empressa d'enserrer ma cuisse. Elle commença à onduler des hanches à la recherche d'un peu de soulagement. Elle se mit à haleter quand je pressais contre son bas-ventre, accentuant d'une poussée chacun de ses mouvements.
" S'ilte plaît…"
* Encore? Il me semble pourtant lui avoir fait passer l'envie de parler. *
Je savais pertinemment ce dont elle avait besoin et je comptais bien le lui donner. Je saisis ses seins à pleines mains, la faisant hoqueter de plaisir. Mes doigts jouèrent avec ses tétons durcis, bientôt remplacés par ma langue. Elle essaya à nouveau de parler, mais seul un marmonnement sortit de sa bouche alors que je mordillais sa poitrine. Elle tira sur mes cheveux pour interrompre l'exquise torture que je lui infligeais et attirer mon attention quelques instants sur sa demande. Je fronçais les sourcils, un peu irritée d'être privée du goût de sa peau. Elle souffla deux mots dans une supplique alors que sa respiration semblait laborieuse, comme si elle était en manque d'air.
" Le lit ! "
* Ho ça! Ouais, bien sûr, ça peut se faire…*
Mes bras entourèrent son dos et je me reculais légèrement pour pouvoir la soulever. Ses jambes s'enroulèrent immédiatement autour de ma taille et sans résister à l'envie de l'embrasser à nouveau, je la portais jusqu'au lit. Quelque part dans ma tête, mon dos protesta contre une telle agitation. Sauf qu'en cet instant, je me fichais pas mal de la douleur. Quelle douleur, demanda le reste de mon corps qui brûlait de désir. Mon cerveau était apparemment tout à fait d'accord pour occulter ce problème, car il ramena bien vite ma concentration à la jeune femme presque nue qui se trouvait dans mes bras. Rien d'autre n'avait plus d'importance, que de faire l'amour à la merveille que je contemplais. Et je m'empressais de m'exécuter… Avec fougue et passion.
Alors ? Oui, je sais, j'ai coupé avant de vous donner les détails croustillants, mais ce sera pour une autre fois, je suis sûre que votre imagination comblera la suite ;) sinon vous avez les droit de râler hahaha !
