Chapitre 4
Disclaimer : les personnes de Harry Potter ne m'appartienne pas, mais promis l'histoire vient bien de ma caboche
Couple: Harry / Drago
Note: M
Note de l'auteur : Hallo, Mafia et ma première fan fiction, je vous en supplie soyer indulgent ! Si il y a des remarques à faire je suis vraiment preneuse. Merci déjà pour les premiers commentaires, et merci pour les suivants. Un simple merci peut faire tant de bien.
Je pense publier mes chapitres tous les mercredis !
Bonne lecture !
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Me voilà devant ma porte, la main sur la poignée, je ne savais même pas pourquoi je n'arrivais pas à l'ouvrir... Hermione avait essayer d'en savoir plus, mais je n'avais rien voulu lui dire.
Je décidais de rentrer dans ma chambre, que je retrouvais plongée dans le noir. J'allumais la lumière et le vis dans le lit, enroulé dans les draps de soie. Je m'approchai et vis son visage, ses joues étaient rosies. Mais qu'est-ce que j'étais en train de faire? Pourquoi le gardais-je? Il fallait vraiment que j'arrête…
Soudain il bougea et sauta brusquement du lit pour me faire face. Je reculais et prit intuitivement mon arme, la pointant sur son torse. Le problème, c'est que lui aussi tenait une arme. La mienne, celle que j'avais jeté dans la pièce tout à l'heure. Potter avait les yeux rivés sur moi, ses mains tenaient l'arme tout en tremblant. Il avait les yeux rouges, les lèvres tremblantes.
D'un coup de coude brusque, il essuya une larme qui tombait de son œil. Il retira le cran de sécurité, je suivis ses gestes tout en retirant à mon tour la sécurité. J'étais si stupide, voilà je ne gèrais plus rien. Jamais je n'aurai eu idée de laisser une arme dans la chambre.
Je restais droit, je ne devais pas faiblir devant lui, ce gamin. Le visage dur, le regard noir, j'articulais:
-Si tu fais ça, tu ne sortiras pas vivant de cet endroit…
Il se campa plus sûrement sur ses jambes.
- Si tu tires, j'aurais largement le temps de tirer moi aussi, donc lâche cette arme, car dans les deux cas tu vas mourir.
Il avait dépassé les bornes, voilà pourquoi il ne faut pas réfléchir quand on doit tuer quelqu'un. Sinon, c'est cette personne qui vous tuera avant. Je suis stupide, je sais pas ce qui m'a arrêté tout à l'heure mais elle ne m'arrêtera pas maintenant.
Des larmes coulèrent le long de ses joues, mais je m'endurcis, il ne m'aura pas une seconde fois !
- Alors c'est ça, tu as était envoyé par Dursley pour me tuer.
Il secoua la tête, tout en hoquetant.
- Alors quoi ? Tu veux quoi de l'argent? De la drogue?
Il secoua la tête.
- De toute façon, je ne te donnerais rien, je préfère crever.
Il secoua la tête encore une fois, je hurlai :
- Tu veux quoi alors ?
La tension était à son comble. Il fit le geste de tirer… Je sentis une goutte de sueur couler le long de mon échine. J'allais mourir ici, même mon père était mort plus dignement.
Pour mourir, autant mourir en connaissant le visage de son tueur. Je le tuerai avant, j'en suis sûr.
Le garçon trembla encore plus soudain il fit tomber son arme sur le sol. Je gardai mon arme braqué sur lui et fis deux pas pour mettre un coup de pied dans le revolver qui glissa sous un fauteuil. Je saisi le garçon par les cheveux et le soulevait en approchant son visage du mien, pointant mon arme sur sa tempe :
-À quoi tu joues là?
Il pleurait tout en hoquetant, ses bras ballant contre son corps trop maigre. Il ferma ses yeux, je hurlais:
- Regarde-moi!
Il rouvrit ses yeux en me fixant de cette couleur si belle, elle semblait estompée de par ses larmes qui semblaient le noyer de l'intérieur. Je tirais un peu plus, je voulais le voir souffrir, le voir se tordre de douleur, voir son visage se crisper. Je voulais lui faire du mal:
- N'oublie pas qui je suis…
Comme je le relâchait violemment, sa tête heurtant le sommier, il ne dit rien et s'arrêta de pleurer, choqué. Il ne me regardait plus:
- Regarde-moi !
Il releva la tête, et releva fièrement le menton. Le voilà prêt à affronter la mort, à crever comme un chien, comme il l'avait surement toujours été, comme une ordure, un gamin battu, et surement un drogué jusqu'à la moelle. Je fis quelques pas, il s'était cru supérieur, il avait cru pouvoir me tuer…
- Pourquoi as-tu pris cette arme? Tu voulais me tuer?
Il secoua la tête...
- Répond.
Rien, encore rien, j'en ai marre de ce silence. Il sortit son carnet de sa poche et chercha son stylo des yeux. Je m'approchais et lui arracha des mains le calepin, pour le jeter à travers la pièce.
- Parle! Je t'es entendu parler, tu sais le faire, alors parle!
Je pointais à nouveau mon arme sur lui. Pourquoi m'embêtai-je avec ce genre question. Je devrai m'en ficher complètement mais c'était plus fort que moi, je voulais l'entendre, je voulais savoir, je voulais…
- Je…
Je le fixais, il avait parlé, je plissais les yeux, le scrutant :
- Parle ou je te flingue.
- Je…
Je criais :
- Mais parle bordel !
Il ouvrit la bouche, hésitait, et il le pouvait ou c'était la mort, sa mort... Ses mains glissèrent le long de son corps, pour s'arrêter à son bassin, puis finir par poser sur son entrejambe. Je suivais son raisonnement et…
- Non.
Il l'avait murmurait comme un secret, comme une peur enfouie trop profond en lui et qui était terriblement douloureuse a chacune de ses mentions. Je baissais mon arme, sidéré…Il avait cru que je voulais le violer. Harry rougit mais se remit à pleurer en répétant:
- Non, non, non ...
Je posais mon arme sur la table basse et m'approchais de lui, qui se recroquevilla un peu plus. Je posais une main sur son épaule tremblante:
- Je ne vais pas te violer.
- Tout à l'heure...
- Je ne le fais pas, je ne viole pas moi, je ne suis pas un monstre comme Dursley.
Je suis un monstre mais pas comme lui, il se servait des gens, il abusait de gamins, ce que je ne ferai jamais. Le garçon secoua la tête. Je m'assis sur le sol et le prit contre moi, il se laissa faire, se liquéfiant à mon contact pour se fondre contre mon torse
- Que t'as-t-il fait d'autre?
Il hoqueta encore un long moment, trempant ma chemise en coton :
- M'a touché...
Je frissonnais devant cette évidence, cet homme me dégoûtait, c'était un gros porc, un homme répugnant. Comment avait-t-il pu faire ça ? Comment avoir l'envie, même l'idée de faire subir cela à des gamins qui n'avaient rien demandé. Et qui la plus part du temps étaient sans parents, droguais, mal dans leur peau. Comment pouvait-il abuser de leur faiblesse.
- Je ne te toucherai pas, je te le promets.
Pourquoi lui dis-je cela? Plus je sortais ce genre de parole, plus je lui faisais comprendre que j'allais le garder. Je ne devais pas. Je le serrais encore un peu plus contre moi :
- N'aie pas peur de moi.
Il renifla et écrasa plus encore - si c'était possible- son visage contre mon torse, contre lequel je sentis ma chemise s'humidifier encore un peu plus. Il avait parlé, il m'avait parlé !
- Tu ne retourneras plus le voir.
Arrête Drago, mais arrête merde! Je fais quoi là, je suis con, mais je suis con! Je voulu le lâcher, mais il s'accrochait mon dos:
- Merci.
BOUM, mon cœur loupa un battement pour un simple murmure… Depuis combien de temps personne ne m'avait dit ce simple mot " merci"... Je m'écartais de lui, presque violemment et me levais, il me suivit du regard. Je le regardais, hagard, puis m'enfermais dans la salle de bain.
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