Chapitre 3 : Ronald Weasley

Elle était merveilleuse, un véritable ange...Enfin, maintenant c'était une vraie furie mais elle restait belle, à sa manière. Sa manière qu'il aimait aussi finalement.

Ron restait muet face à la beauté de la femme qu'il venait d'épouser et qui lui hurlait dessus.

Elle portait une robe sublime, marquant avantageusement ses formes qui lui tardait de toucher durant leur nuit de noce. Sa jupe lui donnait l'apparence d'une véritable femme mariée comme il en avait vu dans les contes que Ginny, enfant, adorait et qui faisait rêver les coeurs, mais le haut la rendait plus sensuelle, plus séductrice, faisant naître en lui un bonheur bien différent de celui d'avoir épousé la femme qu'il aimait.

Sa poitrine semblait plus rebondie, plus généreuse aussi, il avait du se retenir de ne pas la fixer béatement durant toute la journée. Ses cheveux étaient aussi doux qu'une cape d'invisibilité et il aurait pu passer la journée à y faire glisser sa main en l'embrassant. Il avait toujours aimé ses cheveux, même broussailleux, prouvant qu'elle n'était pas facile à dompter mais qu'il avait su la garder auprès d'elle malgré tout.

Certes, la voir avec d'une coiffure aussi délicate et surtout, différente de la crinière dont elle avait le secret au quotidien, lui avait à un moment rappelé le soir maudit où elle avait dansé avec Krum -qui était d'ailleurs dans la salle- au bal de noël. Mais pour ce jour, non seulement elle était plus belle mais elle avait aussi fait bien plus d'effort et l'occasion était fort différente : elle ne venait pas pour danser uniquement...Non, elle était venue pour s'unir à lui jusqu'à la fin de leurs jours. Elle n'était pas dans une robe bleue choisie par défaut mais dans une longue robe blanche sur laquelle elle avait du méditer un long moment comme seul les filles savent le faire. Elle n'était pas là suite à une obligation causée par un vieux tournoi, elle était présente pour fêter le plus beau jour de sa vie. Elle ne s'était pas faite belle pour une soirée d'adolescent mais pour un jour qui resterait inoubliable.

Oui, c'était vraiment différent.

Ses lèvres empourprées par du maquillage semblait n'appeler qu'à l'amour bien qu'elles ne lui jetaient que des reproches en cet instant et il s'était forcé à parler aux autres invités durant la journée afin de ne pas ressembler à une ventouse ne pouvant quitter sa cible. Il avait déjà du mal dans la vie réelle, à vouloir l'embrasser dès qu'elle disait quelque chose d'intéressant -tout le temps donc-, alors là, sa bouche étant mise en valeur, c'était un véritable défi qu'il avait sous son nez, un défi qui l'énervait et le grisait. Ses yeux semblaient plus brillant, sûrement à cause de ses émotions, mais cela ne la rendait que plus merveilleuses, ses joues désormais cramoisie par la colère qui chauffait chaque cellule de sa peau faisait naître en lui un malaise du au fait qu'il ne comprenait pas d'où venait cette fureur mais aussi une envie de la calmer, de toucher cette peau brûlante, de l'embrasser pour sentir la chaleur qu'elle dégageait. Et puis, à chaque fois qu'ils se réconciliaient, la nuit n'était que meilleure : comme lorsqu'ils étaient encore au collège, lorsqu'ils arrivaient à se réconcilier, chacun faisait des efforts pour l'autre, et avec l'âge et leur intimité, cela avait évolué en quelque chose de plus charnel. Quoique là, les dieux ne semblaient pas vouloir mettre un terme à cette rage qui avait prit de plein fouet sa bien aimée.

Sous les violents mouvements de tête et de poings, laissant s'échapper de longues mèches redevenues rebelles et sauvages, la robe chancelait dangereusement. Les épaules semblaient avoir été dénudée volontairement et l'habit ne retenait que sur le bustier et le peu de tissus entourant délicatement et élégamment les bras. Hermione ne semblait pas s'en rendre compte...Elle était toujours comme ça : trop passionnée pour voir ce qui la concernait alors que tout le monde voulait l'en avertir. Et là, le marié souhaita intérieurement que tous les invités s'en aillent le plus rapidement possible et qu'un brusque geste de sa femme fasse dégringoler sa tenue de cérémonie. De là où il était, la vue aurait été parfaite...Mais il état évident que le corset serait resté, l'empêchant de voir ce qu'il désirait.

Soudain, Ron se rendit compte qu'il ne voyait pas la gravité de la situation : Hermione continuait de lui hurler dessus des reproches qui n'avaient ni queue ni tête, et cela le déstabilisait de plus en plus, se rendant compte que si ses yeux étaient brillants, c'étaient peut être parce qu'elle allait pleurer...Lui qui lui avait promis le plus beau jour de sa vie...

Et si elle lui en voulait, peut être était-ce parce qu'elle regrettait en réalité, elle regrettait ce mariage. Hermione cachait ses souffrances jusqu'à un certains point où elle laissait tout éclater. Il était dur pour Ron de savoir ce qu'elle ressentait vraiment.

Il commença à être pris de panique et se rendit rapidement compte que tous les invités commençaient à s'échapper par la porte placée derrière lui.

Lorsqu'il entendit la porte se fermer il vit Hermione tendre brutalement le cou, comme lorsqu'un professeur posait une question et qu'elle s'apprêtait à lever la main pour répondre.

Puis, tout aussi brusquement, elle replongea son regard brûlant dans les yeux de Ron et sortit sa baguette magique de sa jupe.

Elle n'allait tout de même pas le tuer le jour de leur mariage ? Juste parce qu'il avait fait rater le plus beau jour de leur vie...

C'est vrai qu'il avait dit qu'à partir de ce jour, il pourrait mourir heureux mais c'était une expression !