Chapitre 3 : C'est qui ces types ?!

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Et blablabla et blablabla ... Mais il s'arrête jamais de causer ce type !? il me casse les tympans a force ! ... En parlant de tympans... J'ai un gros problème je crois...

Cela faisait plusieurs heures que Fumi marchait dans cette foret, encadré par les deux gars bizarres comme on encadre du jambon entre deux tranches de pains... Bonne nouvelle : apparemment ils vont bientôt s'arrêter pour la nuit ; mauvaise nouvelle : Soirée à la belle étoile pour nos protagonistes. Enfin, c'est surtout la protagoniste qui est embêtée, et par autre chose également...

Déjà que je suis en train de bousiller mes bottes, que je me retrouve je ne sais où pour je ne sais quelle raison avec je ne sais qui, il a fallu que ça m'arrive maintenant !

Soudain, Kakuzu s'arrêta dans une autre clairière (pas la même que celle ou ils étaient avant).

On dort ici pour la nuit, déclara-t-il, Hidan tu prends le premier tour de garde.

_ Pff, râla celui-ci, pourquoi j'ai toujours le premier tour ?

_ Par ce que c'est moi qui décide de l'heure du départ, répliqua l'homme aux ficelles.

_ Excusez moi ? Intervint Fumi.

_ Même ! C'est pas une raison !

_ Si ça te pose un problème tu peux partir tout de suite !

_ Scuse me ? tenta elle de nouveau.

_ Tu fais chier Kakuzu !

_ C'est réciproque !

_ Eh oh ! s'écria-t-elle, vous êtes bien gentil a vous disputer comme un vieux couple mais j'ai comme qui dirait un besoin pressent !

Les deux hommes ne réagirent pas. Ils semblaient tous deux resté fixé sur le ''vieux couple''. Puis, Kakuzu jeta un regard vil et méchant à Fumi qui se tortillait nerveusement en tripotant ses mains. Soudain, Hidan éclata de rire, la deuxième information venait de monter à son cerveau. Elle le gratifia d'un regard vexé et gêné a la fois.

Oh ça va, hein ?! Je suis humaine après tout !

L'homme aux cheveux argenté continua à rire et Fumi fit craquer ses doigts d'un air lugubre.

Quand on se fout de la gueule d'une dame, on est prié de le faire sans qu'elle s'en rende compte...

Lorsqu'elle eu fait craquer toutes ses jointures une par une, Fumi pris son gros cahier dans son sac et se mit a frapper le crâne de Hidan le plus violement possible en s'exclamant que la galanterie ce n'était pas pour les chiens. Kakuzu regardait la scène avec un air interloqué et le jashiniste était bien trop surpris pour penser a répliquer.
Quand elle s'arrêta enfin, Fumi serra son cahier contre sa poitrine, s'écroula par terre, et se mit à rire a en avoir les larmes aux yeux et tout a coup, sans préavis, éclata en sanglot.
Les deux autres la regardèrent avec ébahissement.

Foutu crise de nerf, renifla Fumi, Depuis le temps que ça me l'avait pas fait... Pff, c'est humiliant et pitoyable !

_ Surprenant plutôt, s'esclaffa Hidan, je comprends mieux l'expression passer du rire aux larmes !

Je suis humiliée ! Mais ça me rappel trop de souvenir...

Finalement, faisant mine de rien, elle se releva et demanda :

Donc, je disais, j'ai droit a un minimum d'intimité le temps de quelques minutes ?

_ T'as dix minutes, accepta Kakuzu, et sache que tu ne peux pas t'échapper.

_ Ok, acquiesça-t-elle en s'éloignant d'une dizaine de mètre de la clairière.

Elle revint cinq minutes plus tard, un air dépressif sur le visage et s'installa avec un soupir près du feu qui venait d'être allumé en pressant ses genoux contre elle. Elle resta ainsi à fixer les flammes. Le jashiniste avait disparut on ne sait où et elle était seule avec l'autre. Soudain il lui tendit un bout de viande séché sous le nez.

Mange ! ordonna-t-il.

Elle lui obéi en soufflant.
Quand elle eut fini, Kakuzu l'interrogea :

Très bien, Hidan a beau te trouver marrante, il va falloir que tu explique deux trois chose... t'es d'accord ?

_ Est-ce que j'ai vraiment le choix ? demanda-t-elle.

_ Pas vraiment.

_ Bah alors demander pas, posez directement vos foutues questions qu'on en finisse.

_ Qui est tu ?

_ Fumi Haru.

_ Et d'où tu viens ?

_ De Paris.

_ De quoi ?!

_ De Paris, soupira-t-elle, je ne sais pas ce que je fais ici, un moment j'étais dans mon appartement en tête à tête avec une hallucination et le moment d'après je me retrouve dans une forêt perdu au milieu de nulle part.

Un long silence s'ensuivis cette déclaration. Fumi continuait à fixer le feu d'un air égal. Et Kakuzu pesait le pour et le contre a cette aveu étrange qu'elle venait de lui faire.

J'ai pas l'impression que tu mens.

_ J'en ai pas l'impression non plus, rajouta Hidan en surgissant tout a coup derrière Fumi.

_ Je m'en fiche... tout m'est égal, de toute façons j'ai plus rien à perdre a part ma vie et sincèrement je la donne volontiers a Satan...

_ C'est pour ça que tu ne mens pas, répliqua Kakuzu, T'as déjà dépassé le stade du ''je mens pour protéger ma vie''. Tu nous l'as montré tout a l'heure.

Fumi ne répondis rien. Elle avait froid mais elle s'en fichait. Elle avait sommeil mais elle n'en avait rien a faire. Elle murmura alors :

Alors quoi ? Je vais rester comme ça combien de temps avant que quelqu'un n'ai la bonne idée de m'achever ?

_ J'en sais rien et j'en ai rien à battre, s'exclama Hidan. De toute façon, la seule personne qui puisse savoir quoi que ce soit la dessus, c'est le chef, et si il estime que t'es inutile il va t'éliminer donc...

_ Maintenant silence, Hidan tu me réveil dans 4h compris ?

_ Ouai, râla de nouveau Hidan, il fait chier se con...

Fumi s'étendis sur le dos et contempla le ciel. Elle tremblait, se rendit-elle compte. Mais quand elle regarda les étoiles, elle oublia bientôt le froid, et tous ses problèmes et laissa son esprit s'égarer vers l'univers. Elle sentait la légère brise sur sa peau comme une promesse d'une nouvelle vie, une meilleure que celle qu'elle avait menée durant ces six dernières années. Mais si l'espoir fait vivre, il a aussi la capacité de briser une vie.

C'est pour ça que je suis incapable de quitter ma routine... J'ai bien trop peur de tomber encore plus bas que je ne le suis maintenant. Pourquoi faut-il toujours que je pèse le pour et le contre ? Super résultat, j'arrive pas à dormir ...

Fumi se redressa en position assise. Elle passa sa main dans ses cheveux en jurant mentalement. Elle resta ainsi quelques instants avant de prendre son sac et de farfouiller dedans. Elle en sortit sa pochette de feuille et un stylo et se mit à gribouiller sur une page à moitié rempli de son écriture empressé. Le feu produisait suffisamment de lumière pour qu'elle puisse voir ce qu'elle marquait. De temps en temps, elle relevait son visage vers le ciel et regarder sans vraiment les voire les étoiles.
Hidan, qui avait le premier tour de garde, la regardait avec curiosité. Il était installé de l'autre coté du feu et ne semblait pas ressentir le froids glacial qui régnait dans la foret. Finalement, il se leva et s'assit a coté d'elle en demandant a voix basse :

Tu fous quoi ?

_ Je m'apprète a mon art... répondit-elle distraitement.

_ Ah non ! Me dit pas que t'es une fanna d'art comme Deidara ! gémit-il. Déjà qu'avec lui est Sasori y'a que des disputes la dessue, si y'en a une troisième qui s'y ajoute alors là...

_ Mmh ... fit-elle sans relever les yeux.

_ Dit le si je t'emmerde, ça ira plus vite, se vexa-t-il.

_ Je ne dis pas ça... Disons que je ne suis pas du genre a vendre mes idée comme d'autre vende du pain...

_ Tant mieux, surtout si jamais tu parle avec Deidara ne prononce jamais le mot art.

_ C'est qui Deidara ?

_ Un grand blond efféminé qui pense que fait sauter des trucs c'est de l'art. Ricana-t-il

_ C'est un point de vue intéressant, beaucoup d'artiste pense que l'art est éphémère. C'est vrai que dans un sens une explosion est assez jolie, mais moi je préfère mes bouquins ... déclara-t-elle en s'arrêtant d'écrire. Je pourrai faire une thèse dessue, c'est une idée non négligeable...

_ Euh... C'est quoi une thèse au juste ? demanda l'homme aux cheveux argenté avec un air perplexe

_ Thèse et antithèse, c'est de l'argumentation. Par exemple tout a l'heure tu m'as fait la thèse de ta religion, l'antithèse c'est quand on dit tout les mauvais coté. Tu vois le truc ?

_ Ouai ... a peu près...

Il y eut un grand silence durant lequel Fumi rangea ses affaires dans son sac. Hidan recommença alors a chuchoter :

Et d'où tu sais tous ça toi ?

_ Ca fait a peu près 4 ans que j'étudie en FAC de lettres, et a coté de ça y'a mes recherche personnel...

_ Et t'as le temps d'étudier, de faire des recherche et de trainer avec tes copines ?! S'exclama-t-il, incrédule.

_ Bien sur que non ... ria-t-elle, je me passe de vie sociale et comme ça je peux tranquillement étudier.

_ Pas de vie social ... il y eu soudain une drôle de lueur dans son regard et un sourire tordu étira ses lèvres. Tu ne dois pas avoir plus de la vingtaine, si sa fait plus de 4 ans que tu te passe de vie social alors t'es encore vierge, non ?

Fumi le regarda avec des yeux ronds sans réagir. Au bout de quelques minutes elle se mit a rire silencieusement :

T'as une drôle de manière d'utiliser ton intellect ! En temps normal je pense que je t'aurais certainement cogné pour ces paroles mais la j'ai la flemme, une prochaine fois peut-être.

_ Ca ne réponds pas a ma question, remarqua Hidan avec un sourire pervers .

_ Ne t'attend pas a une réponse tu va être déçu sinon.

_ Je n'ai pas l'intention d'abandonner.

_ Moi je n'ai aucune obligation de répondre a un parfaite inconnu impoli, sur ce bonne nuit Mr Pervers.

Et elle se roula en boule pour dormir tandis que Hidan regagnait son poste. Peu après elle sombra dans le sommeil et c'est en la regardant qu'Hidan pensa Oh ça non, je ne vais pas abandonner ma mignonne...

''La connaissance est le dernier recours de la nostalgie''
Yves BONNEFOY


Désolé pour mes publications assez aléatoires.

Et merci pour les gens qui aiment ma fic ^^ J'avoue que je suis une tarte en Orthographe et j'essaye autant que possible de corriger les fautes alors quand on me dit qu'il n'y en a pas sa me fait super plaisri.

Et merci aussi a ceux qui disent que j'ai un style d'écriture super, par ce que moi des fois, j'ai des doutes XD je vous raconte pas comme ça me titille de mettre un XD par ci ou un _ par la.

Bref merci a tous et a toutes !!! 3