Désolé de n'avoir pas posté avant, j'ai eu un problème d'ordinateur.
J'ai eût un peu de mal à écrire ce chapitre, alors j'espère qu'il vous plaira.
Bonne lecture !
Résumé du chapitre précédent :
Harry accepte que Dumbledore fasse croire à Snape qu'il veut passer ses vacances avec lui et personne d'autre. Après une discussion avec le directeur, celui-ci promet d'emmener le jeune homme en vacances avec lui toute l'année si il a la preuve que c'est bien lui qui l'a sauvé de la mort lors de la bataille finale. Cette preuve est un tatouage que Harry est censé porter dans le dos alors que Severus a ce tatouage au niveau du cœur.
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Chapitre 3 : Le départ
Le départ du Poudlard Express était prévu pour onze heures. En sortant du bureau de Dumbledore, Harry décida de commencer par déjeuner avant de rejoindre ses camarades. Attablé aux côtés des rares Gryffondors qui n'étaient pas en train de boucler leur malle, le jeune homme sourit, amusé par l'effervescence qui régnait dans la Grande Salle. En effet, habituellement, les rouge et or n'étant pas du matin, la plupart somnolaient au-dessus d'un bol de leur boisson chaude préférée. Il se servit un chocolat chaud en bavardant avec quelques filles assises à côté de lui, puis attrapa un croissant et se leva. Il fallait vraiment qu'il aille finir sa malle.
Alors qu'il cheminait à travers les couloirs en réfléchissant à ce qu'il allait pouvoir faire pour s'occuper durant les vacances si le professeur Snape acceptait de l'emmener, une douleur fulgurante le prit à la tête, exactement au niveau de sa cicatrice. Il tomba à genoux et serra les dents. Il avait la brusque impression que son crâne se fendait en deux. Il tenta de toucher sa tête, mais la douleur semblait s'aggraver à ce geste. Les larmes lui montèrent aux yeux, tandis qu'il tentait de réguler sa respiration, presque coupée par la souffrance qu'il endurait. Puis aussi vite qu'elle était apparue, elle disparut, laissant Harry recroquevillé au milieu d'un couloir vide, haletant et le visage recouvert de larmes. Il attendit quelques instants que sa respiration sifflante se calme, puis se releva, appuyé au mur. Ce n'était pas la première fois qu'une crise de ce genre lui arrivait, mais elles semblaient de plus en plus rapprochées, et le fatiguaient énormément à chaque fois. Il fallait qu'il aille à l'infirmerie demander une potion pour s'en remettre, sinon il tremblerait toute la journée.
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Poppy Pomfresh avait appris la veille au soir lors du bal que Severus Snape quittait l'école pour les vacances. Forte de ce nouveau savoir, elle avait envoyé une liste de potions au professeur, afin de disposer de ce dont elle aurait besoin durant son absence. C'est ainsi qu'elle attendait dans son bureau la venue de son collègue, en espérant qu'il avait assez de réserve pour qu'il ne lui manque rien. Elle avait appris au fur et à mesure des années que les élèves réussissaient toujours à attraper des maladies qui n'auraient pas dû apparaître en cette saison, ou à se blesser stupidement. Et de part la quantité de temps libre que les vacances leur permettaient c'était sans aucun doute les périodes où elle avait le plus de travail.
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Le professeur Snape sortit très agacé du bureau du Directeur, et regagna ses quartiers en grognant sur le fait qu'il ne pouvait enlever aucuns points aux élèves survoltés qu'il croisait. Bien heureusement, ses Serpentards avaient assez de dignité pour se tenir comme il le fallait, eux.
Il pénétra dans ses appartements et avisa la note de l'infirmière, posée sur sa table basse. Quelques minutes plus tard, il repartait en sens inverse, une caisse chargée de fioles de potions en tout genre lévitant devant lui.
Il pénétra dans l'infirmerie et appela :
- Mme Pomfresh ?
- Ah, Severus, vous avez pu m'apporter tout ce que je vous ai demandé ?
- Presque, il manque quelques fioles de Pimentine, je vous en enverrais par hibou dans quelques jours, je pense que celles que je vous apporte devraient suffire jusque-là.
- Permettez que je vérifie.
Et les deux collègues firent une nouvelle fois l'inventaire de toutes les fioles.
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Alors que Severus et Poppy bavardaient tranquillement dans le bureau, Harry arriva enfin devant la porte de l'infirmerie. Il l'ouvrit, faisant retentir une alarme qui interrompit la discussion dans la pièce à côté et, sans attendre l'infirmière, s'assit au bord d'un lit.
- Mr Potter ? Que vous est-il arrivé encore ? interrogea l'infirmière.
- Une autre crise Madame Pomfresh.
- Une crise ? s'étonna Severus.
- Albus ne vous en a pas parlé ?
- Non, qu'est-ce que c'est que cette histoire ?
- Bois ça Harry, ça devrait limiter les effets. Attendez deux minutes Severus, je vous explique après. Enlèves ton t-shirt mon petit.
Harry s'exécuta, laissant apercevoir un phœnix tatoué sur son dos au professeur de potions que retint son souffle. L'infirmière l'ausculta attentivement, puis lui fit signe de se rhabiller.
- Je peux lui expliquer Harry ?
- Laissez, je vais m'en occuper, soupira-t-il. Asseyez-vous professeur, ça vaut mieux, ajouta-t-il.
Trop soufflé par la vision du tatouage pour penser à protester, Severus s'exécuta, s'installant sur le lit en face du jeune homme.
- Quelques jours après la bataille finale, j'ai commencé à avoir des crises. La douleur me prend d'un seul coup au niveau de ma cicatrice, j'ai l'impression que mon crâne va se scinder en deux, et ça empire si je touche ma cicatrice. Souvent, ça ne dure pas plus d'une minute ou deux, mais ça me paraît vraiment long tellement c'est douloureux. Et puis ça s'arrête d'un seul coup. Après, je tremble toute la journée. Les seules potions qui calment mes tremblements, ce sont celles des cures anti-Doloris. En ce moment, j'ai des crises de plus en plus fréquentes. Le professeur Dumbledore m'a emmené à Sainte Mangouste, et même dans les hôpitaux sorciers d'autres pays, mais personne n'a trouvé d'où venaient mes crises. Ma cicatrice ne contient plus d'horcruxe, alors ça ne peut pas être dû à cela.
- Vous avez reçu un sort de magie noire ?
- On en a détecté aucun.
- Et le professeur Dumbledore n'a pas jugé utile de m'en avertir.
- Il a voulu le faire Monsieur, mais j'ai refusé. Je vous ai assez dérangé comme ça depuis que je suis arrivé à Poudlard.
- Eh bien Mr Potter, c'est raté. Vous souhaitiez passer vos vacances avec moi n'est-ce pas ? Nous en profiterons donc pour trouver la raison de vos crises. Soyez à dix heures et demi devant le portail de l'école, ajouta le professeur avant de s'en aller.
Harry soupira, puis esquissa un sourire. Le professeur Dumbledore allait être content. Et si en bonus il était enfin débarrassé de ses crises, la conclusion de ces vacances ne pourrait être que positive, même si le quotidien avec son professeur de potions ne serait sans aucun doute pas facile.
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La potion ayant fait effet pendant la discussion, Harry pût très vite se relever et reprendre la direction de son dortoir. A peine avait-il pénétré dans la salle commune qu'une impression de déjà vu le pris de plein fouet. Hermione lui sauta à nouveau dessus, hystérique.
- Qu'est-ce que tu faisais, t'as fini ta malle ? Pourquoi Dobby vient de partir avec ? Et le Directeur, il voulait quoi ?
- Oui, j'ai fini ma malle. Si Dobby l'a emmené, je suppose que c'est le professeur Snape qui lui a dit de le faire.
- Pourquoi il aurait fait ça ? l'interrogea Ron.
- A cause de ma discussion avec Dumbledore.
- Hein ?
- Je vais faire court, vous savez que je comptais allez à Grimmaud Place pour les vacances ? Eh bien, le professeur Dumbledore m'a trouvé un autre endroit où passer mes vacances.
- Tu viens à la maison alors ? demanda le rouquin.
- Non. En fait, je pars avec Snape.
- Quoi ?!
- Du calme Ron, intervint Hermione, laisse-le finir son explication.
- J'ai eût une crise ce matin. Et quand je suis arrivé à l'infirmerie, il était là. Forcément, il a voulu des réponses. Enfin bref, du coup, il va essayer de trouver une solution.
- Mais c'est génial Harry !
- Et t'a accepté de partir avec lui ? T'es fou mon pote ! Je suis sûr que n'importe quel autre sorcier pourrait trouver.
- Je te rappelle, siffla le brun, amer, que non, justement, aucun autre sorcier n'a trouvé, et que ça fait plus de six mois que ça dure. Alors tu m'excuseras mais oui, je suis tout à fait d'accord pour passer deux semaines avec Snape si il peut arriver à m'en débarrasser.
Ron baissa les yeux, penaud, et s'excusa.
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Lorsque Severus pénétra à nouveau dans ses quartiers, il ne s'était toujours pas fait à l'idée que Dumbledore ne lui avait pas menti, et que par conséquent, le gosse Potter lui avait vraisemblablement sauvé la vie en pleurant. Beurk, quelle horreur, songea-t-il.
Il avait tout de même réussit à signifier au gamin qu'il l'emmenait sans perdre la face, c'était toujours ça. Maintenant, il allait falloir prévenir le vieux fou, et pour éviter son sourire moqueur, mieux valait rédiger une note que de lui dire de vive voix.
Albus,
Puisque personne ne semble être en mesure de régler le problème des crises de Potter, je m'en occuperais pendant les vacances.
Je l'emmène à l'impasse du Tisseur. Je vous serais gré de ne pas débarquer chez moi sans prévenir. Dans le cas contraire, j'envisagerais très sérieusement ma démission.
Severus Snape
Une fois la note envoyée, Severus rassembla ses affaires, en espérant que son hôte plus ou moins imposé ne l'empêcherait pas de s'occuper pendant les vacances comme il l'avait prévu. Et qui sait, les recherches concernant son problème pourrait peut-être l'intéresser assez pour compenser la présence du morveux. Jetant un dernier coup d'œil dans ses appartements pour être sûr de ne rien oublier, il prit le chemin pour rejoindre le portail d'entrée de Poudlard.
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Harry s'était assuré d'arriver à l'heure au portail et attendait désormais son professeur. Lorsque sa montre indiqua dix heures et demi pile, celui-ci venait d'arriver.
- Ponctuel Potter, auriez-vous subit un lavage de cerveau ?
Harry se renfrogna. Le message était très clair, il ne serait pas traité différemment de d'habitude pendant ces vacances. Il n'avait plus qu'à espérer que Dumbledore connaissait aussi bien le professeur qu'il le disait.
- Comment partons-nous Monsieur ?
- Transplanage Potter, prenez mon bras.
Le jeune homme s'agrippa au bras de Snape, espérant arriver miraculeusement sur ses deux pieds pour ne pas se ridiculiser. Il ferma les yeux, découvrant en même temps que sous ses robes noires, l'homme semblait presque musclé.
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Et voilà, Harry et Snape sont partis.
Dites-moi tout. Vous en pensez quoi ?
Quelles sont vos suppositions pour la suite ?
Lune Sombre
