Je suis impardonnable ! Je vous présente toutes mes excuses pour ce retard monstrueux ! Pleins de choses me sont arrivées en même temps résultat je n'ai même pas vu les jours passer et j'ai tardé à vous écrire une suite ! Enfin bon voilà le chapitre 4 !
Chapitre 4
Cela fait au moins cinq bonnes minutes que Malefoy monologue dans le vide lorsque nous arrivons devant la porte de la salle de classe de Potion. Je m'adosse contre le mur froid derrière moi attendant patiemment l'arrivée de notre professeur favori lorsque je les vois. Harry et Ron se traînent d'un pas lent vers nous, je me doute qu'ils ne sont pas très pressés d'arriver au milieu d'un attroupement de Serpentards. Puis, me rappelant de la leçon que Malefoy m'a faite un peu plus tôt je me dis que c'est le bon moment pour engager les hostilités, histoire de faire plaisir à cette fouine idiote. Je ne pensais pas avoir « l'envie » de faire plaisir à Malefoy un jour. Mais résignée à me faire bien voir par ce décoloré, c'est d'un ton acerbe que je m'adresse à mes deux amis.
« - Alors c'est vous les Gryffondors ? N'est-ce pas une maison censée représenter le courage ou une autre idiotie du genre ? Parce que je ne vois devant moi que deux loques humaines pas bien sures de ce qu'elles font ici ! »
Malefoy me regarde d'un air ravi et ajoute de son habituel air supérieur.
« - En plus ceux-ci sont les plus misérables représentants des Gryffis ! L'un est plus pauvre que mon elfe de maison et l'autre est un orphelin balafré complètement idiot ! »
Les quelques Serpentards présents s'éclaffent à la remarque de leur Prince.
« - Malefoy ce n'est pas la peine de te rendre intéressant devant cette fille. Si elle a été admise dans votre maison elle doit être aussi bête que ses pieds. Enfin au moins elle est à ton niveau. »
Je vois bien que le blondinet n'apprécie pas du tout la réplique d'Harry et il s'apprête à répliquer au moment ou la voix de Rogue claque dans les couloirs.
« - Potter dix points en moins pour vos remarques désobligeantes envers Mr Malefoy. Maintenant rentrez ! »
Le ton est sans appel et tout le monde s'empresse d'obéir au professeur. Je décide de m'installer à côté de Zabini, le préférant de loin à Malefoy, mais Rogue a l'intention de commencer dés le premier jour à me torturer. Et moi qui pensais qu'être chez les serpents pourrait m'aider un peu de ce côté-là. Grosse erreur. Rogue est et restera un être cruel et sans pitié.
« - Ne vous installez pas. Cette année j'ai décidé que vous feriez équipe avec un élève de l'autre maison. »
L'ombre d'un sourire narquois passe sur les lèvres du professeur. Les élèves eux semblent plutôt avoir vu un fantôme. Et c'est comme ça que je me retrouve à faire équipe avec Harry. Malefoy, lui, parait écœuré de se retrouver à côté de Ron, qui lui rend bien d'ailleurs. Je regarde mon compagnon de tablée d'un air que je veux dégoûté mais j'ai du mal à y mettre toute la haine voulue pour paraître crédible. Etre si proche de lui est oppressant, j'air peur de craquer. D'ailleurs je soupçonne mon professeur de se livrer à cette petite mascarade dans le but de me déstabiliser ou alors de tester ma capacité à réussir cette mission. Je suis bien décidée à ne pas lui donner la satisfaction de faiblir, c'est donc d'un air plus décidé que jamais que je prends un masque glacial à faire frissonner un Esquimau, et que j'affronte Harry du regard. Lui ne se démonte pas et ne détourne pas les yeux, mais lorsque Rogue prend la parole il décide de regarder dans sa direction. J'ai la douloureuse impression qu'il ne ressent plus d'émotions, tout à l'heure j'ai bien vu qu'il répondait à Malefoy plus par principe que par réelle conviction ou envie. Le seul moment où je l'ai vu ressentir quelque chose c'était dans le train lorsque le serpent a fait allusion à moi, enfin à Hermione bien sur. Mais je n'ai pas le temps de m'étendre plus dans mes pensées puisque le cours commence et qu'il serait fâcheux pour moi que Rogue me surprenne en train de rêvasser.
« - Je me demande ce que vous faîtes encore dans cette école, une bande d'incapables comme vous ne devrait même pas avoir l'audace de se présenter à mon cours. »
Je me doute bien que ces douces paroles ne sont adressées qu'aux rouges et ors. La suite des incriminations de Rogue me donne raison.
« - Je compte donc réduire tous risques éventuels d'explosion ou autre et c'est pour cela que vous vous trouvez avec des personnes capables de réaliser les complexes potions que vous aurez à réaliser cette année. Remerciez donc les Serpentards de vous éviter de finir à l'infirmerie. »
Bien sur personne ne prend la peine de répondre à la requête du professeur. Faut pas abuser tout de même. Le reste du cours continue sur le même ton et Harry ne m'adresse pas une seule fois la parole, il se contente d'exécuter sa partie de boulot sans tenir compte de ma présence. Je ne peux pas vraiment lui en vouloir, je ne suis pas ce qu'on peut appeler une fille chaleureuse sous l'apparence de Thalie.
Les deux heures de Potion se terminent enfin et c'est sans grand enthousiasme que je me dirige vers les serres pour le cours de botanique. Encore avec les Gryffondors pour deux heures. Vive le lundi matin. Je regarde à peine où je vais et je sens que je me fais bousculer, la personne ne prend même pas la peine de s'excuser et je comprends que c'était un acte volontaire au moment où je vois Ron passer rapidement devant moi et continuer son chemin après m'avoir adressé un regard plein d'une fureur à peine contenue. Je voudrais ne pas relever cette attaque mais je vois Malefoy et Zabini prés de moi qui ont tout vu et ne pas répliquer serait une trop grande marque de faiblesse alors je lance un sort informulé à Ron qui se retrouve au plafond tenu à la cheville par une force invisible.
« - Alors le rouquin on fait moins le malin maintenant, hein ?! » Mon ton est sadique et je vois Ron qui grimace lorsqu'il comprend qu'il s'est peut-être attaqué à plus fort que lui.
« - T'es aussi rouge que tes cheveux la belette ! Qui s'attaque aux Serpentards en paye le prix, tu devrais le savoir depuis le temps, non ?! » Malefoy a le don de toujours se mêler des histoires des autres et surtout quand il s'agit d'humilier un peu plus un Gryffondor.
Je me dis que c'est suffisant comme « punition » mais le blondinet ne semble pas de cet avis et il sort sa baguette afin de jeter un autre sort à Ron. J'ai peur de ce que peut bien faire ce Mangemort en herbe mais il se contente de faire tourner mon ami dans tous les sens. Tous les élèves présents rigolent bien, même ceux qui ne sont pas de Serpentard et Ron en devient d'autant plus rouge. Et enfin c'est la libération pour lui puisque Harry arrive et assène un violent coup de poing à Malefoy qui s'étale de tout son long. Manque de bol j'étais sur le chemin de sa chute et je finis sous lui. Dans la violence du choc j'ai la tête qui se cogne par terre avec force. Dans un accès de fureur je me relève et me rappelant in extremis que je ne peux m'en prendre à Malefoy je décharge ma haine, due à la douleur lancinante, sur Harry.
« - Non mais ca va pas espèce d'empoté ! Quand on se prétend sorcier on utilise la magie et pas la technique moldue ! Enfin vu ton incapacité peut-être qu'il ne vaut mieux pas tu aurais pu faire exploser l'école ! Espèce de crétin ! »
Je me demande pourquoi il ne répond pas et pourquoi il me regarde avec cet air étrange, presque… inquiet. Ce n'est pas normal alors je me retourne vivement et je constate que c'est le cas de tous ceux ici présents. Je lance un « Qu'est-ce que vous avez ? » guère encourageant pour donner une réponse.
Zabini s'approche alors de moi et me dit :
« Thalie, tu saigne beaucoup et tu es toute tremblante. Il t'est peut-être arrivé un truc grave. »
Je vois bien que lui aussi s'inquiète de mon état. Bon sang c'est pas une petite bosse qui doit leur faire peur, où sont passés les grands sorciers ! Mais c'est vrai que la douleur est vraiment prenante et puis mon état de nerf actuel n'arrange pas mon état. Je porte alors la main sur l'arrière de ma tête et là je me dis que c'est vraiment pas normal. Et en effet lorsque je vois ma main je retiens un petit cri étouffé. Elle est pleine de sang. Je lève les yeux vers Zabini et je lui demande calmement où se trouve l'infirmerie. Ils sont étonnés que je reste aussi sereine alors que je suis en train de me vider de mon sang. Bon d'accord je vais peut-être pas faire une hémorragie là tout de suite au milieu des couloirs mais si je ne me dépêche pas je sens que je vais m'évanouir.
Et là se passe une chose bien étrange, d'ailleurs vu l'air ahuri de tous les élèves je vois bien que je ne suis pas la seule à trouver cela vraiment exceptionnel. Draco Malefoy, oui LE Draco Malefoy narcissique, égocentrique et prétentieux, s'approche de moi et me lance un « Bouge pas. » juste avant de pointer sa baguette sur ma tête et de prononcer une drôle de formule assez complexe. Il me semble l'avoir entendue à l'école Bulgare et je reconnais là un sort de guérison. Et en effet je ne sens plus aucune douleur et le sang a cessé de couler. Je me retourne et le regarde longuement avant de murmurer un « Merci » que je ne pensais jamais prononcer sincèrement.
« - Pas d'quoi. Après tout t'as pas à payer pour l'incapacité maladive de cet idiot. »
En disant cela il m'adresse un petit sourire, pas un méprisant ou sadique comme il a l'habitude. Non, juste un petit sourire. Mais celui-ci s'efface bien vite de ses lèvres lorsqu'il se retourne vers Harry et c'est d'une voix haineuse qu'il s'adresse à lui.
« - Je n'oublie pas ce coup Potter. T'inquiète pas tu me le paieras.
- Je n'attends que ça Malefoy te régler ton compte alors c'est quand tu veux. »
Après ce petit échange fort cordial nous reprenons notre route vers les serres. Tout ce cirque n'a duré que cinq minutes seulement et pourtant j'ai réussi à faire deux choses que je ne pensais jamais avoir à faire : m'énerver après Harry qui me blesse, même involontairement, et trouver Malefoy attentionné en plus de l'avoir remercié. Je reste songeuse durant tout le cours de botanique, il faut dire que l'attitude de Malefoy était vraiment étrange. Pendant quelques minutes j'ai eu l'impression qu'il avait perdu son masque de froideur et qu'il se faisait vraiment du souci pour moi. Je n'avais pas eu l'impression de me trouver en face du Malefoy que je voyais à présent devant moi. Après s'être soigné la blessure infligée par Harry il s'était empressé de redevenir arrogant et distant. J'eu la vague impression que lui aussi jouait un rôle. « Tu débloques ma pauvre Hermione, y t'a soigné c'est tout il a pas non plus sauvé le monde dans son slip rouge ! » Oui je me faisais des films. Il restait un petit aristocrate méprisable à mes yeux, et ce petit acte de sympathie ne pouvait effacer quatre années d'insultes.
Durant le reste de la journée il ne se passe rien de bien passionnant et c'est avec beaucoup de soulagement que je m'écroule sur mon lit après la fin des cours. Il me reste trois heures avant d'aller manger alors je m'accorde un peu de repos. Je repense alors à l'attitude de Malfoy et une information capitale s'impose à moi. Pourquoi je n'y ai pas fait attention plus tôt ? Pourtant ce n'est pas normal. Pourquoi et surtout comment Malefoy connaît un sort de guérison ? Surtout que c'est un sort de magie blanche et qu'il n'est pas enseigné à Poudlard et je doute que chez Mangemort&Co on enseigne cette magie.
Je me dis que le meilleur moyen d'avoir une réponse c'est de m'adresser au principal intéressé. Je descends dans la salle commune, espérant le trouver. J'ai de la chance puisque je le vois affalé sur un fauteuil, un gros livre dans les mains. Tient il sait lire celui là ? Grande nouvelle. Il n'est peut-être pas si incompétent que ça au final ! Quoique c'est peut-être un livre avec des images ? Bon j'arrête mes divagations. Je m'approche discrètement de lui et je me place derrière son épaule. Je me baisse afin d'être au niveau de son visage et mes cheveux effleurent son épaule. Il fait alors un bon en avant faisant valdinguer son livre, il se met en position d'attaque, baguette en main et me regarde comme s'il s'attendait à voir Voldemort en personne. Alors j'éclate de rire, d'un vrai rire comme ça faisait longtemps que je n'avais pas connu. Il me regarde avec de grands yeux et se rend compte du ridicule de la situation alors il abaisse sa baguette.
« - Pas la peine de te foutre de moi Champa, son air renfrogné le rend presque adorable, et surtout ne t'avise pas de me surprendre à nouveau !
- Promis la prochaine fois je ferais une annonce en bonne et due forme pour te prévenir que j'arrive, le petit sourire avec lequel je lui réponds ne semble pas vraiment lui plaire.
- Pas la peine de se la jouer arrogante. Je lisais et pris dans mon histoire je ne t'ai pas entendu arriver c'est tout.
- Tu serais pas un tantinet parano quand même ? »
C'est toujours sur un ton joyeux que je continue ce drôle d'échange et sans que je m'y attende il se retrouve rapidement à quelques centimètres de moi.
« - C'est pas vraiment un monde tout rose par ici. Tu t'en rendras vite compte par toi-même. Pour survivre : reste sur tes gardes.
- Ben dis donc joyeuse l'ambiance dans le coin. »
Il ne répond pas et se contente de se rassoir sur son fauteuil alors je prends place sur le canapé qui lui fait face et j'aborde le sujet qui me tient à cœur en essayant de paraître le plus naturelle possible.
« - C'est gentil de ta part de m'avoir empêché de me vider de mon sang ce matin. Je me demandais où tu avais appris un tel sort ?
- Dis donc serais-tu aimable ce soir ? Tu devrais tomber plus longtemps sur la tête si le résultat c'est un peu plus de bonne humeur et un peu moins d'agressivité. »
Je remarque bien qu'il esquive ma question, cependant il n'a pas semblé gêné par celle-ci. Peut-être qu'au fond il n'a rien à cacher et que c'est moi qui vire parano ? C'est vraiment néfaste pour la santé de fréquenter trop longtemps cette fouine.
« - Et toi ce n'est pas la peine de prendre ton air suffisant.
- Bon, ta bonne humeur aura au moins durée deux minutes trente.
- Es-tu toujours aussi agaçant ?, je lui demande en perdant patience.
- Bien sur que non je garde ça pour toi. C'est si agréable pour moi de te voir sortir de tes gonds ! »
Il a pris un ton bizarre, un peu trop… familier. Comme s'il savait que ce n'étaient pas nos premières joutes verbales. Je me rends compte d'ailleurs qu'il a très bien su détourner la conversation et que si je ne trouve pas rapidement quelque chose ce ne sera pas très discret de revenir sur le sujet de ma guérison.
« - Je viens seulement te féliciter et je me fais attaquée presque physiquement ET verbalement.
- Me féliciter ?, il semble vraiment étonné par ma réplique.
- Et bien oui je me demande où tu as pu apprendre un sort comme celui là. A Durmstrang il n'est abordé qu'en septième année et j'ai bien pu voir qu'ici il n'y avait pas ce genre d'enseignement. »
J'ai lancé ça le plus innocemment possible et je vois Malefoy afficher un petit air genre je-sais-un-truc-que-tu-sais-pas qui est profondément agaçant. Il s'approche alors de moi, regarde rapidement autour de lui comme s'il voulait me confier un secret mais il peut le faire sans craindre d'oreilles indiscrètes puisqu'il n'y a que deux élèves au fond de la salle commune qui ne nous portent aucune attention. Il me regarde alors droit dans les yeux et la réplique qu'il me sort à ce moment là m'ôte toute capacité de réflexion.
«- Tu es bien trop curieuse… Granger. »
Voilà, fin de ce quatrième chapitre ! J'espère que l'histoire vous plait toujours ! Toutes réflexions, critiques, remarques sont les bienvenues !
Bien à vous chers lecteurs ;)
